lundi, mars 12, 2007

Wilson toujours

En esprit et depuis deux mois, je vis avec Wilson. Je lis trois livres à la fois; Ouspensky, Les Aliens et son autobiographie, j'ai commencé un blog qui lui sera entièrment consacré. Il n'a pas été suffisamment traduit en français. Il m'a envoyé quelques textes écrits récemment qui valent vraiment la peine d'être disséminés, connus. Il pointe certaines personnes dont les propos sont éléctrisants, Geoff Ward ou Michael Hayes, comme si il désignait ses successeurs... Je vis entre saouleries, copains et bouquins. Mon article sur lui n'en finit pas d'être paufiné, resurfacé. Plus rien n'existe en dehors de cela. Je pratique abondamment la technique du "vol plané", dans le sens je plane au-dessus... Voyant ma vie sous un autre angle. J'essaie de sortir du carcan dévastateur dans lequel l'Homme m'a encadré, je refuse de coller à cette image débile qu'il me colle au visage, trop petit, trop étroit. Je ne suis pas encore libre, c'est clair. Quand ses propos n'auront plus d'importance, je pourrai voler, je sais que le décollage est proche, je décolle et je me décolle.

vendredi, mars 09, 2007

Suis arrivée en retard au boulot, pas eu envie de sortir de mon rêve. L'amour, la complicité parfaite. Au réveil je pensais à "La Nuit des Temps" de Barjavel. L'impression furtive d'avoir vécu une histoire aussi parfaite que celle d'Eléa at Païkan, les amoureux du fond des âges. Un sentiment de pouvoir tranquille dominait ce fantasme, la sérénité du: "Je tai enfin trouvé!". Les hommes rêve-t-ils de l'amour parfait aussi, je me le demande de plus en plus, quand je vois comment ils se comportent, ils me semblent être tellement loin de là. Est-ce moi qui suis une naïve dans l'âme? J'avais vraiment pas envie de sortir de ce rêve, j'étais bien comme à 18 ans quand j'ai rencontré mon premier amour-amant...soupir!

vendredi, février 09, 2007

Ouf!

Changement, je retrouvais pas mes archives, seule possibilité? upgrade dans la section de blogger, résultat, j'ai perdu un tas de liens, tous les gentils "comments" qu'on m'avait laissé, mon layout et je ne sais quoi d'autres, je m'en vais à la recherche des gargouilles en pleurant. Et non , j'avais pas fais de back-up de mon ancien site. Je sais je suis con!

Palaniuk

Synchronicité tout le temps, même dans le "Berceuse" de Palaniuk (que j'aimerais assez rencontrer), je trouve de la sorcellerie. "Berceuse" est le livre qui peut tuer, avec le même logo que sur les cigarettes. J'y rencontre une parties des pensées qui me traversent l'esprit. J'aime décidément le ton de ce livre, sa hargne et son absurdité. On ne change pas sa nature intrinsèque. On peut changer beaucoup de choses mais pas ça. I-am-a-warrior... dans le sang, c'est tatoué là, quelquepart. Quand je lis Chuck, je me retrouve, je pense comme ça, je pense comme un mec, c'est souvent chiant, mais parfois utile. Quand je suis paûmée, je veux être seule, sinon je mords, pas nécessaire de mordre pour rien. Hier, c'était le cas, j'en voulais au monde entier, j'attends des nouvelles de mon article et personne ne semble s'y intéresser, c'est hautement frustrant, pas plus d'intérêt qu'il n'y a de commentaires sur ce blog. Je dois au moins avoir trois lecteurs, au bas mot et en étant généreuse. Puis je me suis fait bercer, aujourd'hui ça va mieux. Les cartes sont incroyablement bonnes depuis quelques jours, mais soeur Anne, je ne vois rien venir et je ronge le reste d'os qui me sert de main. La patience, c'est pas mon truc.

vendredi, février 02, 2007

Guérison

Bonne nuit de sommeil, j'ai dû rencontrer un spécialiste de la grimpette dans mes rêves, Bruce Wayne peut-être, ou l'âme du chat, acrobate mystérieux, responsable de mes neufs vies. Je me sens lègère, sortie du broyeur. Il faut descendre dans le puits, rencontrer les chauve-souris et donner une poussée lorsqu'on touche le fond. L'eau du puits est purifiante mais on répugne à s'y plonger, on ose pas ouvrir l'esprit sur d'autres possibilités, alors que c'est le seul moyen de grandir de sortir de la torpeur du quotidien. Quotidien qui fait office de glu, réduit la vision et la conscience que l'on peut avoir sur une situation. On reste le nez collé sur l'image alors que pour la voir dans son entièreté, il faut s'éloigner, prendre le recul nécessaire à l'expression de la Faculté X. J'ai vu l'ouragan de loin, tout à coup, un saut quantique dans le passé et le futur, réalisant que le mantra répété devant le mur des lamentations a fait son effet. Au moment de le prononcer la douleur était présente, aujourd'hui elle a disparu et laissé la place à la vision effective: Il n'aurait pas pu être à la hauteur.

jeudi, février 01, 2007

Lui

Montagne russe et coeur en bataille. Je suis debout. Je répète comme un mantra: "ce n'est pas un homme pour toi! Ce n'est pas un homme pour toi..." en me balançant comme les juifs devant le mur des lamentations. Il faut que je parvienne à me persuader, changer le cours des pensées rongeantes. L'esprit est chaotique et je n'arrive pas à rassembler mes idées pour écrire l'article sur Colin Wilson. Accouchement difficile de mots qui se présentent par le siège. Comportement en zig et puis zag, idées confuses... Optimisme, follow the steps of the master, estomac en spirale et souvenir électrique. Je lui touche le bras, je sens les muscles et tout s'écroule à l'intérieur, je l'embrasse pour lui dire aurevoir et je me dis que je continuerais bien quelques heures, trop bon pour s'arrêter là, mais c'est seulement deux secondes de gourmandise. Puis je m'en vais, drappée dans ce qui me reste de dignité( pas beaucoup). Je me couche et rêve de lui, un rêve aussi bizarre que ses yeux. Au réveil je me dis que j'ai dû tomber dans un gouffre d'amour sans le faire exprès, faut que je trouve un expert de la grimpette pour remonter la paroi, j'appelle l'ange qui me dit: ce n'est pas un homme pour toi, ce n'est pas une homme pour toi... paroi glissante, qu'on me sépare le cerveau de la tête, qu'on me lobotomise, simplement arrêter le flux, arrêter cette submersion, cet auto-lavage de cerveau sectaire, unidirectionnel. Je me sens fragile et ça ne me plaît pas du tout.

mercredi, janvier 24, 2007

Le soir d'après

Le soir d'après l'ouragan Ben, j'ai rencontré un autre Ben, un photographe, amoureux de pays déchirés. On a discuté de tarots, de fréquence parfaite, de mon boulot où la fréquence parfaite n'existe pas et bien sur de Wilson que je ne peux m'empêcher d'amener sur tous les tapis. Dans le courant de la soirée il a pris une photo de moi, je l'ignorais, et cas d'exception, sur cette photo je suis quelqu'un d'autre. J'avais le coeur barbouillé, sentais les choses et les gens mais ne les voyais pas vraiment. Il a saisit un moment d'espoir, le fil du rasoir d'un événement qui n'arriverait pas, mais je ne le savais pas encore. Derrière les bougies on voit l'ange Michael...