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jeudi, juin 28, 2007

Parasites

Attrapé "Les Parasites de l'Esprit" ce matin dans l'étagère. Temps de s'y replonger avec attention. Tant sur un plan professionnel que personnel. Même si Wilson lui-même, et probablement avec le recul et le temps passé, avoue que ce n'est qu'une métaphore, ces parasites semblent parfois très réels. J'ai eu affaire, il y a très peu, à quelqu'un qui semblait en être infesté. L'impression est toujours la même, un liquide froid qui s'insinue dans vos pensées, un regard malveillant se pose sur vous, malaise grandissant avec le sentiment que l'on est contrôlé par une entité extérieure, on devient un robot incapable de percevoir le réel, inapte à démêler le vrai du faux, ignorant que l'on est tout à coup possédé par une force extérieure.
Le livre s'ouvre avec une vague de suicides inexpliqués et notamment celui d'un psychologue, qui à priori, n'était pas du tout disposé à cela. Une force de raisonnement, joie de vivre et intérêt pour son métier. C'est là qu'il faut pouvoir se muscler l'esprit pour résister, pour simplement sentir et voir.
"-Après tout lui dis-je, la civilisation est une sorte de rêve. Supposons un homme qui s'éveillerait soudain de ce rêve? Ne serait-ce pas suffisant pour l'amener à se suicider?
- Oui, mais que faites vous de cette allusion à des êtres non humains? Me répondit-il. " (Les Parasites de l'esprit", Colin Wilson.
Une tentative réussie du pamphlétaire et essayiste britannique dans la science-fiction. La phénoménologie appliquée tente de retarder un cancer de l'esprit qui aurait entamé une guerre sans merci à l'humain depuis la fin du XVIIIe siècle. Brillante dissertation, que l'art de conteur possédé par l'écrivain rend intéressante à lire sur un postulat plus culturel que spécifiquement technique. Bon exemple de fiction spéculative.
Yvon Allard

lundi, mars 12, 2007

Wilson toujours

En esprit et depuis deux mois, je vis avec Wilson. Je lis trois livres à la fois; Ouspensky, Les Aliens et son autobiographie, j'ai commencé un blog qui lui sera entièrment consacré. Il n'a pas été suffisamment traduit en français. Il m'a envoyé quelques textes écrits récemment qui valent vraiment la peine d'être disséminés, connus. Il pointe certaines personnes dont les propos sont éléctrisants, Geoff Ward ou Michael Hayes, comme si il désignait ses successeurs... Je vis entre saouleries, copains et bouquins. Mon article sur lui n'en finit pas d'être paufiné, resurfacé. Plus rien n'existe en dehors de cela. Je pratique abondamment la technique du "vol plané", dans le sens je plane au-dessus... Voyant ma vie sous un autre angle. J'essaie de sortir du carcan dévastateur dans lequel l'Homme m'a encadré, je refuse de coller à cette image débile qu'il me colle au visage, trop petit, trop étroit. Je ne suis pas encore libre, c'est clair. Quand ses propos n'auront plus d'importance, je pourrai voler, je sais que le décollage est proche, je décolle et je me décolle.

mardi, décembre 19, 2006

Colin Wilson


Fait une semaine que je suis comme une pile électrique et que je communique par mail avec Colin Wilson. Pourquoi, pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de le contacter??? Si au début ses messages étaient polis et un peu froids, ce n'est plus le cas maintenant. Je pêche les infos à la source et elles sont de taille. Il n'est pas avare et partage allègrement ce qu'il sait. Je le rencontrerai au printemps, mais je n'en peux déjà plus d'attendre. Chaque jour amène une nouvelle idée qui va exactement dans le sens de ce que je veux. Je n'ai même pas le temps d'exprimer quelque chose, il m'envoie un texte qu'il a écrit sur le sujet; Pffff, je suis loin de dépasser le maître, mais je fais des petits bonds de joie. Je ne crois pas que je marche normalement, je cours ou je saute, mais je ne marche pas...