jeudi, janvier 18, 2007
Ben
Beware of what you wish...Je voulais un slow chaloupé, j'en ai eu 33 et un ouragan en prime, même sur du Sex Pistols il aurait dansé un slow, trop, beaucoup trop irrésistible. Maintenant je suis dans le coton, dans la ouate et j'ai 16 ans. Alors là, je ne m'y attendais vraiment pas, j'avais pas programmé, j'étais bien sage (pour une fois) et j'allais juste boire un pot avec ma potesse avant de rentrer chez moi, je baillais, j'étais ailleurs et puis lui, à côté de moi, il a commencé à se moquer de moi et à me faire rire, à m'appeler "mon amour" ou "ma poule" et moi je riais en disant non, non, non, non et je le pensais fort ce non et au plus je le pensais au plus je me disais au fil des minutes défilantes et oniriques: "qu'est-ce qu'il est beau, Bordel, qu'est-ce qu'il est beau!". J'ai rencontré une dose de crack et maintenant suis accro et en manque.
lundi, janvier 15, 2007
Vendredi: La pluie a enfin cessé de nous harceler le moral. Pas encore de soleil, mais c'est déjà mieux. J'aimerais que quelque chose d'extraordinaire arrive. Installer la volonté sur un miracle, aménager les pensées pour l'avenir, pour maintenant, pour bientôt. Ce qui n'est plus n'a pas lieu de m'inquiéter, sinon pour en tirer des leçons salutaires. Seul hic, les mots s'appauvrissent, pas assez de tout. Rassemblement des facultés. Je suis frustrée.
Lundi matin râpeux, pas envie de sortir des plumes, état de manque, j'ai rêvé d'un slow chaloupé tout le week-end, dans des bras bien précis, loin, pas réaliste, au son du " A Mezzanotte e tre" de Celentano. Ce slow je l'ai dansé au mois d'aout, mais je ne parviens pas à l'extraire de mon âme. Certaines personnes vous plaisent, d'autres vous marque l'âme de façon indélébile. Le rêve alimente la chaleur, c'est déjà ça non? Je replonge dans le "Mystère" de Wilson et termine un petit bonbon d'Anna Gavalda "Ensemble, c'est tout", un petit vent frais, une description de la maison où je vis; presque point par point, sauf que je n'ai pas encore rencontré un Frank, assez proche, il me semble de l'Ange coquin et fumeur de cigarettes.
Lundi matin râpeux, pas envie de sortir des plumes, état de manque, j'ai rêvé d'un slow chaloupé tout le week-end, dans des bras bien précis, loin, pas réaliste, au son du " A Mezzanotte e tre" de Celentano. Ce slow je l'ai dansé au mois d'aout, mais je ne parviens pas à l'extraire de mon âme. Certaines personnes vous plaisent, d'autres vous marque l'âme de façon indélébile. Le rêve alimente la chaleur, c'est déjà ça non? Je replonge dans le "Mystère" de Wilson et termine un petit bonbon d'Anna Gavalda "Ensemble, c'est tout", un petit vent frais, une description de la maison où je vis; presque point par point, sauf que je n'ai pas encore rencontré un Frank, assez proche, il me semble de l'Ange coquin et fumeur de cigarettes.
mardi, décembre 19, 2006
Colin Wilson

Fait une semaine que je suis comme une pile électrique et que je communique par mail avec Colin Wilson. Pourquoi, pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de le contacter??? Si au début ses messages étaient polis et un peu froids, ce n'est plus le cas maintenant. Je pêche les infos à la source et elles sont de taille. Il n'est pas avare et partage allègrement ce qu'il sait. Je le rencontrerai au printemps, mais je n'en peux déjà plus d'attendre. Chaque jour amène une nouvelle idée qui va exactement dans le sens de ce que je veux. Je n'ai même pas le temps d'exprimer quelque chose, il m'envoie un texte qu'il a écrit sur le sujet; Pffff, je suis loin de dépasser le maître, mais je fais des petits bonds de joie. Je ne crois pas que je marche normalement, je cours ou je saute, mais je ne marche pas...
mardi, décembre 05, 2006
Ma Potesse
L'ange Michael pour qui je pleurais dans un post précédent, habite au rez-de-chaussée, mais je ne le savais pas. En fait, il était déguisé en biche blonde sautillante, aux cheveux mousseux, tout doux et parfumés. Forcément, comme elle se gratte pas les couilles, je ne l'avais pas repéré tout de suite. Evidemment aussi, j'envisageais autre chose, oubliant que les anges n'ont pas de sexe, mais tout de même, elle fume et elle me fait grandir. Ils me font tous grandir. Tout à coup, ils sont là tous, des présences auxquelles je ne m'attendais pas. Un rendez-vous avec le destin. J'avais tendance à le voir plutôt noir le destin. Eh bien non! Il n'est que chaleur et émotions…De la tendresse et des yeux à l'eau pétillante, des allumés de la musique et des boulettes, des qui se font oublier dans les coins parce qu'ils sont entraînés dans un livre, des qui disent rien, et des qui s'accrochent à vous quand ils sont petés…Les gens, je pourrais pas vivre sans eux. 15 ans d'abstinence, c'était beaucoup trop long pour moi. Maintenant, j'ai l'impression d'être dans la maison de Saint Nicolas à courir d'une pièce à l'autre pour savoir par quel bonbon je vais commencer…
L'ange Michael pour qui je pleurais dans un post précédent, habite au rez-de-chaussée, mais je ne le savais pas. En fait, il était déguisé en biche blonde sautillante, aux cheveux mousseux, tout doux et parfumés. Forcément, comme elle se gratte pas les couilles, je ne l'avais pas repéré tout de suite. Evidemment aussi, j'envisageais autre chose, oubliant que les anges n'ont pas de sexe, mais tout de même, elle fume et elle me fait grandir. Ils me font tous grandir. Tout à coup, ils sont là tous, des présences auxquelles je ne m'attendais pas. Un rendez-vous avec le destin. J'avais tendance à le voir plutôt noir le destin. Eh bien non! Il n'est que chaleur et émotions…De la tendresse et des yeux à l'eau pétillante, des allumés de la musique et des boulettes, des qui se font oublier dans les coins parce qu'ils sont entraînés dans un livre, des qui disent rien, et des qui s'accrochent à vous quand ils sont petés…Les gens, je pourrais pas vivre sans eux. 15 ans d'abstinence, c'était beaucoup trop long pour moi. Maintenant, j'ai l'impression d'être dans la maison de Saint Nicolas à courir d'une pièce à l'autre pour savoir par quel bonbon je vais commencer…
vendredi, septembre 22, 2006
Phrase du jour: "… Sachez que le temps est ellipsoïdal et que lorsque deux spires se rejoignent l'humanité connaît une transformation profonde. C'est ce qui se passe en ce moment."… La Chamane Blanche
Me sera-t-il donné, comme à Alice ou Néo, de traverser le miroir et de découvrir ce qu'il y a de l'autre côté. Je repense à mon tout premier vrai film, l'Orphée de Cocteau, on le voit traverser du métal liquide et passer du côté des ombres, motivé par l'amour qu'il porte à Eurydice. Contrairement à lui, c'est la lumière que je cherche, motivée uniquement par la soif de savoir. Les vrais miroirs sont les gens et c'est à travers eux qu'il faut passer, voir les éclairs qui les soulèvent et les mènent. Je pense aux vivants, ceux qui sont obsédés par une idée, capables de sortir de leur paradygme et des spirales dans lesquelles ils s'enferment, à qui on a donné la possibilité de s'évader de l'armure de robot lobotomisé. Ils sont plus nombreux qu'il n'y paraît, il faut les voir et j'avais presque oublié ce goût des autres, le besoin de les voir vivre et respirer, combien c'est savoureux, enchanteur et magique, j'étais tout occupée à tourner autour de mon nombril et à culpabiliser sans cesse, c'est épuisant de ne jamais être à la hauteur, de ne pas atteindre les ambitions que l'on croyait essentielles.
Livre du jour : L'Ombre des Autres, Nathalie Rheims
Me sera-t-il donné, comme à Alice ou Néo, de traverser le miroir et de découvrir ce qu'il y a de l'autre côté. Je repense à mon tout premier vrai film, l'Orphée de Cocteau, on le voit traverser du métal liquide et passer du côté des ombres, motivé par l'amour qu'il porte à Eurydice. Contrairement à lui, c'est la lumière que je cherche, motivée uniquement par la soif de savoir. Les vrais miroirs sont les gens et c'est à travers eux qu'il faut passer, voir les éclairs qui les soulèvent et les mènent. Je pense aux vivants, ceux qui sont obsédés par une idée, capables de sortir de leur paradygme et des spirales dans lesquelles ils s'enferment, à qui on a donné la possibilité de s'évader de l'armure de robot lobotomisé. Ils sont plus nombreux qu'il n'y paraît, il faut les voir et j'avais presque oublié ce goût des autres, le besoin de les voir vivre et respirer, combien c'est savoureux, enchanteur et magique, j'étais tout occupée à tourner autour de mon nombril et à culpabiliser sans cesse, c'est épuisant de ne jamais être à la hauteur, de ne pas atteindre les ambitions que l'on croyait essentielles.
Livre du jour : L'Ombre des Autres, Nathalie Rheims
jeudi, septembre 21, 2006
Juste au moment ou je me dis, j'ai trois quart d'heure devant moi, on s'acharne à m'envoyer moulte mails et demandes (non incongrus puisque c'est mon boulot).
Vous êtes-vous déjà exclamé : la vita e bella!! Dio mio!
Je le répépterais bien tout le temps, comme une incantation, pour m'assurer que ça va durer. Le temps a changé pour moi, il s'élance lentement au gré des mes envies. Jamais je n'avais été aussi consciente des distorsions et méandres qu'il pouvait prendre, comme si il y avait une quelconque maîtrise de notre part. Je suis constamment proche des "peak experiences" dont parle Wilson et essaie de me maintenir à cette hauteur, je porte au coeur une perfusion qui distille de l'elixir de jouvence et tout ce qui m'entoure a plus de relief, les gens sont faits d'un autre matériel, les choses prennent une autre perspective, les arbres, l'église.
Le meilleur de tout, c'est que c'est sans raison, enfin presque, j'ai juste atteint un but et me repose sur mes lauriers. Je sais que je vais devoir en fixer un autre et foncer, tout cela se met en place et j'admire la construction mentale de l'extérieur, un dédoublement jouissif, un emboitement parfait. En cherchant bien, je pourrais me plaindre et dire l'amour manque dans ma vie, mais non, de l'amour, il y en a tout autour, enveloppant chaleureux, des gens riches sont là, installés, à portée d'envie. Il manque juste une relation amoureuse, mais j'ignore si je suis suffisammant construite pour ça. Toujours pas vu l'ange...
Vous êtes-vous déjà exclamé : la vita e bella!! Dio mio!
Je le répépterais bien tout le temps, comme une incantation, pour m'assurer que ça va durer. Le temps a changé pour moi, il s'élance lentement au gré des mes envies. Jamais je n'avais été aussi consciente des distorsions et méandres qu'il pouvait prendre, comme si il y avait une quelconque maîtrise de notre part. Je suis constamment proche des "peak experiences" dont parle Wilson et essaie de me maintenir à cette hauteur, je porte au coeur une perfusion qui distille de l'elixir de jouvence et tout ce qui m'entoure a plus de relief, les gens sont faits d'un autre matériel, les choses prennent une autre perspective, les arbres, l'église.
Le meilleur de tout, c'est que c'est sans raison, enfin presque, j'ai juste atteint un but et me repose sur mes lauriers. Je sais que je vais devoir en fixer un autre et foncer, tout cela se met en place et j'admire la construction mentale de l'extérieur, un dédoublement jouissif, un emboitement parfait. En cherchant bien, je pourrais me plaindre et dire l'amour manque dans ma vie, mais non, de l'amour, il y en a tout autour, enveloppant chaleureux, des gens riches sont là, installés, à portée d'envie. Il manque juste une relation amoureuse, mais j'ignore si je suis suffisammant construite pour ça. Toujours pas vu l'ange...
jeudi, septembre 07, 2006
Michael
Je voudrais un ange qui fume et qui se gratte les couilles, dansant comme Travolta dans "Michael". Préférablement sentant le caramel et n'ayant pas perdu trop de plumes. Je ne regarde plus les hommes (enfin je fais semblant de ne pas les voir) mais je m'aperçois qu'ils me regardent. Je les renifle, espérant découvrir un parfum de bonbon, un petit shoot d'adrénaline. Cela dit, mon dentiste trouve que j'ai un sourire carnassier (mais c'est seulement quand je regarde sa bouche, elle me donne envie de me pourlécher les babines), il a aussi dit que j'avais de jolies mains et que je devrais faire de la musique, mon dentiste parle beaucoup, mais la dernière fois, il m'a semblé qu'il parlait beaucoup de sexe, il en profite parce que je ne peux répondre qu'avec des "han, han!" gargouillants, j'aime plonger dans ses yeux, au moins je peux les voir de près. j'ai une dent qui pousse là, va falloir que je retourne, on est télépathes, c'est très intéressant comme relation, il voulait m'appeler pour que je vienne plus tôt, l'a même pas eu à le faire, je l'ai entendu... DNA theory, son animal totem doit être le corbeau. Ca lui fait des ailes noires, mais il ne fume pas et je ne l'ai pas vu se gratter les couilles.
Message personnel : Frank de l'autre côté de la terre je n'arrive plus à t'envoyer un mail, quant à écrire un commentaire sur ton blog, c'est pas de la tarte
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