jeudi, septembre 24, 2020

Deuxième Vie

Deuxième Vie, ce n'est pas un titre vain puisqu'elle concerne ce blog et Second life. Huit ans d'absence, j'aurais du célébrer mon abstinence. La vie change, nous emporte, nous porte, comme dans la chanson de Noir Désir. Laisse des blessures, des bonheurs, traces de notre évolution. Pourtant, ma deuxième vie n'a jamais cessé, par intermittences, je me cachais, puis j'y retournais, comme la mouche Zaytsev, perdue dans les limbes et les ombres. Mais cette deuxième vie reste, je l'avoue, toujours bien présente. Cette expérience étrange où l'âme prend le dessus sur la matérialité, une autre matrice, un autre monde créé de toutes pièces par ses utilisateurs. Où l'on a la possibilité de créer un soi digital, "Your digital self", comme dit Morpheus. Beaucoup pensent que c'est un jeu, mais on est loin du compte, c'est une plateforme sociale puissance dix. Un lieu de rencontre envoûtant, parfois lancinant, un lieu de beauté et de magie. Mais que l'on ne s'y trompe pas, elle est le reflet de l'âme humaine, l'ombre s'y exprime aussi, parfois dans toute son horreur, la médaille sombre. L'anonymat laisse place à toutes les distorsions, trahisons, tromperies. Tout y est construit par les utilisateurs.

Un monde encore où l'art peut s'exprimer sous toutes ses formes, certains endroits sont fabuleux, magiques et nous font rêver de perfection. Il m'arrive souvent de méditer près de cette plage...


Je laisse le bruit des vagues me submerger, méditer, puis être interrompue, intrus ou révélation. Après quelques mois, je suis de nouveau dans l'addiction effrénée avec son lot de petits bonheurs et de déceptions, je fais les mêmes erreurs partout, ici et là bas. Le coeur déchiré malgré moi. Si facile de se mentir à soi-même, et comme dit notre cher Victor Hugo "un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Passage à vide ou vide abyssin au creux de mon âme. Revenir sur les blessures comme un loup lèche ses plaies, les miennes sont impossibles, karmiques. Synchronicité du jour, je reçois le nouvel Inexploré, dossier spécial: "La Roue des émotions, libérez vous des blessures karmiques". Un message de l'ange.



vendredi, septembre 18, 2020

Chimère

Il y a longtemps, lorsque la petite Zay n'était qu'une mouche insouciante :)
Musique? Iggy the Wild One, 1969, juste pour démarrer. Difficile d'être libre, de ne pas constamment s'entraver de lourdes chaînes, d'avoir un coeur qui volerait comme un aigle. Difficile de ne pas s'éparpiller. La chimère qui habite Tank a effrayé le démon, il continue sa transformation sans elle. Je voudrais tuer Zaytsev, qu'elle se fasse couper la tête pour son manque de discernement, son impatience dévastatrice, sa frivolité. Elle se jette aveuglément dans tous les buissons d'épines, saigne, pleure et se lamente. Certains cherchent l'absolu, d'autres la perfection, elle ne fait que chasser et jouer. Tank est comme Raziel, une mangeuse d'âmes, à la poursuite de l'inaccessible. Ses propres démons l'indiffèrent, elle ne les reconnaît même pas, seulement possédée par une faim de louve, de lionne, rôdant pour trouver la cible parfaite. Au plus le gibier est récalcitrant, au plus elle s'amuse, anticipant déjà le goût du sang à venir. Si la proie lui échappe elle devient furie et s'arrache le coeur. Si au contraire la proie se laisse fasciner, elle en mange quelques morceaux du bout des dents, voyant déjà passer la suivante. Qu'on lui sépare la tête du coeur!

vendredi, juillet 06, 2012

Silas...

Only had one desire when i crossed his way, buy his name. Why, cause that name has a special sound to me, resonance... Adventures, I see that giant albinos in "Da Vinci Code", a cruel monk in charge of the killing. The hand of God, perfect weapon made man.
Silas is doomed, his path is written. I know he punishes himself when alone in his monk cell. I know he hates what he does, but it's his mission, the role God has assigned to him. Silas is legions, his fall is near, death is challenging him every day, death makes him stronger, unbeatable... But Silas has a secret, he deeply hides the love he once knew, he has tasted light and wisdom, paradise was at his hand, pure, sharp as a sword... His betrayal has no name except duty... That is why Silas is what he is, the hidden hammer.

mardi, février 07, 2012

Un nénuphar au paradis

Regard extatique, ou contemplatif sur le curseur… Je voulais écrire, mais le fil qui lie les pensées est cassé. J'aimerais passer la parole à mon ventre, beaucoup plus bavard lui. Je me traîne depuis ce matin, inefficacité totale et rêverie intempestive, je voudrais dormir et laisser pousser le nénuphar, penser et croire que les miracles existent, téléporter le rêve dans la réalité. La fleur est encore en bouton mais je la sens bouger lentement et répandre une chaleur douce, elle étale lentement ses racines vers mon sexe pendant que la fleur se fraie un chemin vers le cœur et se permettra d'éclore entre deux battements, suis-je victime d'un sortilège irréversible et quel est ce monde dans lequel je me trouve? Monde ou la douceur, la sensualité, le sang et le mystère s'entrelacent. Elle ne poussera pas sans dégâts et sans déchirures… Tant pis, le mal est en moi, me soulève me possède et m'enivre. Je ne suis qu'un ange de passage, un messager. Lentement mon sang se transforme en sève brûlante et j'attire le serpent qui scellera mon sort.

mardi, septembre 20, 2011

Griff l'invisible ou le magnifique?


I know who you are
You are me and the opposite of me
you are the question, i am the answer
you are the proton, i am the neutron
you are a magnetic field and i am light
Forever drawn to you .
Melody to Griff, in Griff the invisible.
Or Kamilla to Mr Gideon?? :)

mardi, septembre 13, 2011

Perrette dans le métro

M'en allant toute guillerette, tout comme Perrette, qui sur sa tête, portait ses projets en pagaille, aussi remplie d'innocence et de joie que la pauvrette de la fable, j'emprunte l'escalator journalier et je le vois de loin, il fait semblant de jouer de la guitare. Dans les oreilles, entre Trent Reznor et Dead can Dance, je me rapproche mais reste à bonne distance, technique je l'ignore. Soudain, il s'assied sur le bord du quai, gesticule, rit, s'esclaffe. Je regarde le marqueur, métro dans deux minutes, je regarde les quatre pelés autour de moi, personne n'esquisse le moindre geste. Je m'avance vers lui, I-pod, toujours sur les oreilles, je lui prend la main, grande, chaude et sèche, j'essaie de le tirer pour qu'il se relève, mais il résiste. Alors je le regarde loin dans les yeux et dis: "monsieur s'il vous plaît, levez-vous!" (il est probable que je gueule fort). Il répond: woo non, ça vaut pas la peine, son haleine pèse des litres d'alcool, il ne lâche pas ma main. Je fais des moulinets avec l'autre bras regardant les gens autour, language non verbal, aidez-moi bande de connards, tout en essayant de le tirer à nouveau. Il fait poids lourd, je lâche sa main et m'éloigne de deux mètres, métro dans une minute...Je me demande, est-ce que j'aurai la force de le tirer au moment fatiditique, on dit que dans ces moments là, la force est décuplée. En face, les gens s'affolent, mais tout à coup il se relève, recommence à danser en riant... Je monte dans la rame, tremblante comme un lapin qui vient d'échapper de justesse au fusil d'un chasseur acharné. La semaine commence très bien, je l'avoue sans honte, la honte n'étant pas une de mes émotions favorites.

samedi, septembre 10, 2011

Errances

"Ce que nous observons, n'est pas la nature en soi, mais la nature sujette à notre méthode de questionnement". Heisenberg.
Etrange, le mot" méta-programme" me traverse l'esprit. Intéressant de noter qu'il n'y a pas d'ordre et que oui, Dieu joue au dés (ou pas?). L'oeuf ou la poule, la cause ou l'effet. Des systèmes fantômes qui interfèrent les uns avec les autres, jusqu'à ce que nous découvrions, un fait, un événement, un signe parlant à nos filtres, dès ce moment la vie se fixe de façon immuable, le choix est fait sans que l'on s'en soit aperçu. Immuable ou irréversible, je n'aime pas ces mots, ils m'ennuient.
Par contre le vertige vient de la complémentarité et du paradoxe, ces mots là oui, je les adore, ils priment sur les causes et les effets. Le réel est à vivre avant d'être disséqué, jugé, catégorisé. le choix m'appartient, mais il y a des milliers de réalités et le jugement tue , plus qu'il ne met de l'ordre. "Il y a une erreur de l'intellect dans la fragmentation du réel. Cette erreur se perpétue dans une non-reconnaissance de ce réel et cette non reconnaissance enferme la pensée dans l'illusion". Dixit Morgan Salez, mon physicien favori.
Je me booste en m'associant à l'extrordinaire Tony, il éveille une force intérieure inexplorée, me pousse en avant, une fontaine de jouvence à goûter sans modération, vous êtes le maître de vos choix, mais aussi la victime, acceptez-les.
Persiste et signe dans un style lourd et inconvenant... Etat de chrysalide, curieuse de cette journée qui s'annonce enveloppante, week-end, freedom. Le hasard m'a fait relire un courrier d'Alexandre, riche et foisonnant de références sci-fi, il se laisse aller à ses anciennes passions, je plonge au coeur des WingMakers, comment étais-je passée à côté, je l'ignore. Rendez-vous avec Monsieur Malkovitch (nick name choisi), impatiente comme toujours. Je passe d'un monde à l'autre sans culpabilité.