Musique? Iggy the Wild One, 1969, juste pour démarrer. Difficile d'être libre, de ne pas constamment s'entraver de lourdes chaînes, d'avoir un coeur qui volerait comme un aigle. Difficile de ne pas s'éparpiller. La chimère qui habite Tank a effrayé le démon, il continue sa transformation sans elle. Je voudrais tuer Zaytsev, qu'elle se fasse couper la tête pour son manque de discernement, son impatience dévastatrice, sa frivolité. Elle se jette aveuglément dans tous les buissons d'épines, saigne, pleure et se lamente. Certains cherchent l'absolu, d'autres la perfection, elle ne fait que chasser et jouer. Tank est comme Raziel, une mangeuse d'âmes, à la poursuite de l'inaccessible. Ses propres démons l'indiffèrent, elle ne les reconnaît même pas, seulement possédée par une faim de louve, de lionne, rôdant pour trouver la cible parfaite. Au plus le gibier est récalcitrant, au plus elle s'amuse, anticipant déjà le goût du sang à venir. Si la proie lui échappe elle devient furie et s'arrache le coeur. Si au contraire la proie se laisse fasciner, elle en mange quelques morceaux du bout des dents, voyant déjà passer la suivante. Qu'on lui sépare la tête du coeur!
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vendredi, septembre 18, 2020
mercredi, novembre 11, 2009
post-apocalypto
Marche soutenue de la maison vers l'arrêt du bus au rythme de "Thunderstruck". Belle gymnastique non? Train, train, train boring. I am your bogeyman. Rencontre d'un homme défiguré par d'anciennes brûlures dans l'ascenseur. Je me dis qu'est-ce qu'il a du souffrir et trois pas plus loin , je me dis quelle chance j'ai, d'avoir la gueule que j'ai , à l'âge que j'ai. Mes problèmes sont bien insignifiants à côté de certains; si petits, si cons.Visite d'une sim post apocalyptique, des italiens, bourré d'italiens… toujours des choses à découvrir des gens
étranges ou pas, des danses étranges ou pas.lundi, octobre 26, 2009
Déposer les armes
Je n'ai jamais eu le sentiment d'appartenir à quelqu'un. Je n'avais, en fait, aucune conscience de cette possibilité. Je marchais seule, le flingue bien accroché à la ceinture et les flèches de l'arc cliquetant dans mon dos Pourtant, aujourd'hui je le réalise, c'est exactement ce que je cherchais, l'appartenance. Ce "you belong to me" qui me laissait perplexe sur SL.J'en ai eu peur pendant des années, remettant toujours en question, les relations que j'avais. Peur de l'engagement, peur de rater quelque chose, de passer à côté de la lumière, de l'essentiel, partant tous azimuts, une guêpe folle et agressive, à la recherche de miel. Puis soudain le focus, apprentissage par la douleur, mais juste ce qu'il faut. Please l'univers, fais en sorte que ma vision soit comme de l'eau pure. Elle ne peut pas être trompeuse puisque je la ressens à l'intérieur de moi, au fond de mon cœur comme jamais, je sens un morceau de charbon, je le croyais éteint, mais il vient d'être avivé. Je devais trouver qui j'étais avant de l'apercevoir, avant de sentir la chaleur se diffuser petit à petit.
He chooses his words wisely when he knows I am not doing right (He heals me, India Arie). Je devais me trouver face à quelqu'un qui en est arrivé au même point, rencontrer le miroir. Miroir qui d'emblée m'a fait prendre conscience de ce que j'allais rater si je continuais à créer le chaos…En échange, la protection. Je croyais ne pas en avoir l'usage puisque j'avais construis une belle armure, cette armure qui a tout détruit autour de moi. Mais c'est exactement cette impression d'être à l'abri, que j'ai cherché comme une dératée sans cervelle. C'était important pour moi et je ne voulais pas le savoir, pas vraiment. Cette protection qui va me permettre d'être enfin une femme et plus ce guerrier efficace et sanglant. La réponse est dans le futur, pas de plan sur la comète and "seize the day". Doka TVB :-)))
…I will learn what you teach and do the best that i can, i am ready for love, let me know what is mine, to prove I am ready for love… (India Arie).
lundi, septembre 28, 2009
Le démon qui râle en polonais
Comment peut-il être aussi vrai et avoir autant d'importance pour moi? est-il solide, est-il fragile? Il trouve qu'SL est un monde étrange mais ne s'en arrache pas. De boites pollacks en déserts régénérants, de danse tribale en phrases assassines, il m'emmène dans son sillage. Il n'a pas de dieu, pas de maître, son seul dieu est la musique. Peut-être est-ce pour cette raison que l'on est fascinés l'un par l'autre, depuis la première seconde? Enfin, moi je le suis... Quand il n'est pas là, les lieux n'ont pas la même couleur, les choses n'ont pas le même goût, les paysages se dépeuplent. Mais dès qu'il apparaît, l'énergie se met à circuler en vases communiquants. Il m'obsède et j'ignore pourquoi. Chaque seconde passée en sa compagnie est dense et augmente la faim, fait grandir la curiosité. Je sais qu'il en a assez de se battre, j'aimerais l'aider à transformer son combat en plaisir. J'aimerais qu'il m'apprenne l'engagement, ce qu'il sait et que j'ignore encore. J'aimerais fabriquer une masse compacte avec un vent d'éphèmere, est-ce que c'est possible? Rassembler les électrons, créer une forme nouvelle.jeudi, septembre 17, 2009
Demonic Night Club
Musique ancrage, Annie Lennox, Little Birds? Ou Demi Moore dans Strip Tease. La journée est douce, ça change des derniers rough days. J'ai décidé de continuer ma formation en coaching, dernière ligne droite avant la certification. J'ai mis de l'ordre dans mes papiers, forcément ça nettoie un peu le chaos dans la tête. Le temps du décrochage SL commence, Kamilla devient le protrait inversé de Tank, comme le portrait de Dorian Gray. Tank la superbe tient le beau rôle, Kamilla prend la rage et les coups. Le résultat est détonnant, inattendu. La vulnérabilité semble attirer, le message d'optimisme étonne et plaît, mais le lieu est atypique, au Demonic on écoute que du heavy metal et il n'est fréquenté que par des démons, des vampires, nekos et autres créatures extraordinaires. Evidemment, elle est le contrepied d'une bimbo. Plus en adéquation avec mon fantasme, j'aimerais lui ressembler, si ce look était permis. L'intelligence est de la partie, les erreurs sont finalement porteuses. mardi, septembre 08, 2009
Un "Instant Message" à Beigbeder
Plus besoin de drogues pour le dérèglement de tous les sens, SL y pourvoit largement. Peut-être que Rimbaud avait tort, mais il n'avait pas les moyens actuels. Qu'en aurait-il fait, l'homme aux pieds de vent? Se serait-il perdu sur une toile improbable, comme je me perds délicieusement dans les limbes d'une illusion qui se renouvelle sans cesse? Chaque fois que je pense en sortir, une âme vient s'accrocher à mon coeur et mon cerveau, provoque des nouvelles vagues d'interrogations et de remises en question de la conscience, être ou ne pas être dans un metavers qui rend la réalité de plus en plus floue. Plus de marge entre ce monde et l'autre, pas de coupure, pas de séparation. La possession a-t-elle une quelconque utilité? Chaque part de personnalité peut s'exprimer sans complexe, schyzophrénie ou thérapie? Ce soir pour changer et décrocher, je vais à la rencontre du cynique Beigbeder, certainement moins qu'il n'y parait, relier la prose à l'homme et voir si il me plaît. Dommage que je ne puisse pas lui envoyer un IM, TankGirl est capable d'intéresser les plus cyniques ou les plus mystiques. De culbutes en danses tribales, chasseuse d'âme et d'amour, elle a fait renaître des guerriers qui pensaient avoir le coeur à jamais congelé. Est-ce un entraînement instructif? seuls les jours et les semaines qui suivent lèveront le voile d'Isis.dimanche, août 09, 2009
Unleash Hell!

Regardé "L'Echange" de Clint Eastwood. Ou comment les chacals déforment la vérité dans leur propre intérêt. Quelle armure faut-il porter pour se sentir en paix? Faut-il vivre définitivement caché et ne jamais rien dire de ses sentiments pour être en paix? Ou faut-il se présenter devant l'armée des barbares et dire : "On my sign! Unleash hell!". Faut-il être entre quatre planches pour avoir la paix? Pour être compris vraiment, faut-il s'imposer comme un bulldozer? Faut-il se poser les questions de Marc Aurèle et se retourner sur ce que l'on a fait, pour constater que seule la guerre compte? Que le combat ne s'arrête jamais et que l'on a pas le droit de poser la tête sur une épaule chère? Le seul personnage vrai que j'ai rencontré dans ce monde s'appelle Mato et c'est un homme en colère, et son ami Lev qui voudrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour l'aider. Sa colère vient de loin, de la nuit des temps, il veut récupérer ses droits de premier né sur la terre qui lui appartient. Il veut rendre hommage à ses ancêtres et que ceux-ci soient reconnus. J'aime sa colère et son bras levé, sa réserve et sa prudence. Je devrais prendre exemple. Acquérir la structure et la stratégie d'un guerrier romain. Il vous est interdit de respirer, les chacals ne vous accorderont pas l'air qui entre dans vos poumons. Les chacals sont là, prêts à vous égorger, simplement parce qu'ils sont morts de peur, rendus fous par le souffle du guerrier, et que rôder et détruire est dans leurs gènes depuis l'aube du commencement des temps. Simplement parce que le mot bonheur n'existe pas dans leur vocabulaire.
lundi, août 03, 2009
21 grammes
Mes 21 grammes sont sur Second Life. C'est le "moi" parfait et le mot perfection convient à ce monde, piège doré et envoûtant. Les anges ont un sexe, le saviez-vous? J'en rencontre tout le temps. Ange ou démon, il est les deux. Le maître et l'esclave, l'homme impétueux, commandeur des âmes et tendre amant à ses heures. Il anticipe mes désirs et je me plie aux siens. Il m'appelle Circé et il est Ulysse. Il m'invite à une promenade sur son furieux étalon, me fait nager dans des eaux limpides et magiques, me fait découvrir des mondes insolites et fabuleux, me fait danser jusqu'à ce que les ailes m'en tombent. Pourquoi l'idée d'Atlantide nous a-t-elle traversé l'esprit en même temps? Comme si le souvenir des dieux que nous étions revenait nous bercer? Nous savons que nous venons de là, démiurges venus de loin pour se retrouver un bref moment. Un archéologue nommé Linden nous a décriogynisé, nous a offert l'éternel retour et une connaissance profonde l'un de l'autre, sans paroles, juste un souffle et une inextinguible soif. Voilà des siècles que je l'attends. Nous n'avons pas beaucoup de temps et jamais nos corps ne s'incarneront, alors chaque seconde passée ensemble est un cadeau divin.mardi, juillet 14, 2009
Pray!
Those who are going away, they will come back. I have to prepare for long conversations. Still wait to meet Yasgar for parallel universes and perfect frequency, also Amrit for immortality and the unbearable lightness of being. Amrit is buddhist, you sometimes make strange encounters, a Dalaï Lama fan, enlighted by Matthieu Ricard, I like that. In five minutes, we spoke about vampires, immortality, alchemy, nectars and elixirs of life. The more i look dangerous, the more I seem to attract interesting persons. My vampire Fox is there, giving me tenderness and attention, a player in the soul. He told me : "I'll kill anyone who would try to disturb us now!". (this post is in english for you My Lord!).Grace and beauty are away, even if I read phrases like : I want to realise your dreams, who could do that? Future will tell and I know, sometimes dreams are becoming alive but it takes faith and alignement.
jeudi, juin 04, 2009
Issue de secours
La dédicace de Didier Van Cauwelaert est rédigée comme ceci: "Cette histoire d'une issue de secours dans un Magritte. Amical Souvenir." Etrange, puisque la seule chose que j'avais noté pendant qu'il parlait était l'expression : "ouvreur d'issue de secours". Elle me plaisait, elle me parlait, j'entendais "libération". Mais "mon" issue de secours n'est pas dans l'Empire des Lumières, elle est quelquepart cachée dans cet autre monde au sein duquel je navigue trop en ce moment. J'expérimente mon "Upper limit problem", le syndrome de : quand tout va bien, faut trouver quelque chose qui va pas. J'ignore encore la raison de ce mode de fonctionnement, mais je trouverai. Dans Second Life, il est facile de se tromper, de rêver, de s'illusioner, mais je ne vis plus dans aucune réalité, sinon la mienne, peut-être aurai-je la chance d'apercevoir une porte, lors d'une ballade bénie. En ce moment je ne fais rien et ça me ronge. Allons! En quoi est-ce important pour moi de ne rien faire?Je dois pouvoir trouver une réponse.jeudi, octobre 23, 2008
Hirondelle
Réflexion dans un train, 8h43 du matin, quelques rayons de soleil éclairent les vitres sales, aveuglants parfois. Je lève la tête de mon livre : "Journal d'Hirondelle" d'Amélie Nothomb, acheté en me disant: "Bon, allez, je vais lui donner une deuxième chance à cette farfelue prétentieuse!". J'avais détesté, alors que tout le monde encensait, son "Stupeurs et Tremblements", probablement parce que je n'aime pas m'identifier à un héros qui s'écrase de façon aussi éhontée. Je n'avais pas particulièrement non plus, d'attirance pour la culture Niponne, machiste et imperméable, faussement délicate. Force m'est de constater qu'avec ce "Journal", elle me retourne comme une petite crêpe sèche, c'est absurdement grâcieux, écrit avec une belle patte de chat. La seule chose qui me dérange vraiment, encore une fois, son personnage principal, auquel je ne crois pas, enfin je ne crois pas en sa masculinité. Ses manières, ses réflexions, ses attitudes ont tout d'une femme, sophistiquée de surcroit, mais je conçois que ce soit un exercice difficile, je n'en serais pas capable, quoi que! avec mon côté baroudeur…Kamilla va bien et vit sa deuxième vie tranquille, apprend les rudiments de cet univers où personne ne mange ni ne dort, où tout le monde, danse, s'amuse, essaie de faire du business, où les looks son bien plus amusants que dans ce monde de grisaille et de faux semblants.
Pour l'achat de son terrain, Kamilla s'est trouvée face à une tigresse Teutone, très sexy et très aimable, parlant un anglais de couloir de métro. Drôle la transaction! Me clean the land!, you like palms? no , me clean, you like stones, scuse my English, OK, now pay to the box! Elle dit : "Follow me", mais disparaît et puis m'invite à me téléporter. Faut payer à la boîte. Ensuite elle me demande d'être son amie. Ce fut court mais rigolo.
jeudi, octobre 09, 2008
Découverte d'un autre monde: Second Life
shooter à l'héro, mais les premiers pas sur Second Life, sont comparables à ce que l'on doit ressentir la première fois qu'on essaie.
Addiction totale! Bon, clair que j'étais prédestinée. Camilla Vericondi, mon héroïne de roman est devenue Kamilla Vayandar, l'avatar. Une personne née le le 6 octobre vers 23h00, une Balance ascendant Cancer, bonne combinaison. Kamilla est beaucoup plus nuancée que moi, plus fine moins guerrière. Maintenant, le tout est de savoir comment vont cohabiter ces deux femmes si différentes et si semblables à la fois. L'une influencera l'autre...L'une vivra des aventures, assemblant des bout de miroirs éparses.
Quelle émotion, un flot qui soulève une vague dans tout mon corps, lorsque j'ai vu Kamilla danser gracieusement, langoureusement et surtout parfaitement, un tango de la mort, dédoublement étrange, elle est moi, je suis elle, mais l'image est là. Quelle surprise pour elle/moi, de se faire inviter par Ange Zanetti à une lecture des textes de Proust, un événement sur Second Life et retransmis sur grand écran à La Villette, dans la vie réelle, événement dont le nom évocateur: Le Baiser de la Matrice ne pouvait que m'interpeller. Impression étrange, ce dôme tout blanc, avec en fond sonore des textes lus, en décor, d'immense livres dont on peut tourner les pages, à l'écran les avatars qui parlent et déconnent, cherchent des infos, demandent comment ils doivent s'asseoir... Et puis tous les échanges, les cadeaux, les conversations. Il y a des lustres que je n'ai pas reçu une Rose, des chaussures, des vêtements. Ils semblerait que les avatars soient plus généreux qu'ailleurs. Tout cela rejoins l'idée du paradoxe holographique, l'univers n'est qu'une grande illusion, j'y adhère de plus en plus au fil du temps.
il reste à trouver les moyens d'utiliser ces univers à bon escient. Second Life n'est pas plus virtuel que l'univers dans lequel nous croyons vivre. Nous ne sommes pas ce que nous croyons, et tout, autour de nous, s'agence en fonction de ce que nous pensons... See you soon
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