vendredi, juin 05, 2009

Non pas lui !

Il y a des visages que l'on voudrait immortels, qui font partie de vous comme si c'était de lointains cousins. Pas souvent rencontrés mais aimés, chéris. Lui je l'adore, depuis que je suis petite, je l'aime comme ça, et c'est cette image que je garderai toujours. David Carradine, Mr Bill dans "Kill Bill", s'est donné la mort hier dans un hôtel de Bangkok. Mr Kung Fu a tiré sa révérence. Peut-être a-t-il décidé que ça suffisait? J'ignore pourquoi , mais j'ai des difficultés à l'imaginer atteint d'un accès de désespoir. On se sait jamais vraiment, ce qui motive les gens à se donner la mort, mais c'est souvent parce qu'ils n'ont plus la vision d'une issue possible, parce qu'une trappe se referme sur leur coeur, les éloignant comme un couperet, du genre humain. Dégoût amenant à se dire, assez, je ferme les volets, je m'envole vers d'autres écrans? Fatigue insurmontable, plus rien à vivre ou espérer? Je crois que je ne comprendrai jamais!

jeudi, juin 04, 2009

Issue de secours

La dédicace de Didier Van Cauwelaert est rédigée comme ceci: "Cette histoire d'une issue de secours dans un Magritte. Amical Souvenir." Etrange, puisque la seule chose que j'avais noté pendant qu'il parlait était l'expression : "ouvreur d'issue de secours". Elle me plaisait, elle me parlait, j'entendais "libération". Mais "mon" issue de secours n'est pas dans l'Empire des Lumières, elle est quelquepart cachée dans cet autre monde au sein duquel je navigue trop en ce moment. J'expérimente mon "Upper limit problem", le syndrome de : quand tout va bien, faut trouver quelque chose qui va pas. J'ignore encore la raison de ce mode de fonctionnement, mais je trouverai. Dans Second Life, il est facile de se tromper, de rêver, de s'illusioner, mais je ne vis plus dans aucune réalité, sinon la mienne, peut-être aurai-je la chance d'apercevoir une porte, lors d'une ballade bénie. En ce moment je ne fais rien et ça me ronge. Allons! En quoi est-ce important pour moi de ne rien faire?Je dois pouvoir trouver une réponse.

vendredi, mai 15, 2009

The Sleeper as awaken

Toute la pluie tombe sur moi, et je ne la sens pas. A l'intérieur j'ai l'énergie du soleil et c'est de plus en plus fabuleux. J'ai terminé mon master en PNLH (programmation neuro linguistique humaniste), enfin j'aurai l'examen le mois prochain. Difficile d'expliquer à quel point cela a changé ma vie. Il n'y a plus de freins, plus rien qui me tire vers l'arrière, j'ai virtuellement changé mon passé et pris mon envol, je suis fascinée par la machine cerveau et ses pouvoirs, d'où vient la voix qui parle en moi et qui dirige? Je ne suis plus fatiguée, je ne sais même pas si je souffre encore, un peu le matin quand je me lève, mais les symptomes de la fybro disparaissent un à un. Je m'aime, ça paraît idiot, je sais, mais combien d'entre vous peuvent dire cela: "Je m'aime"? Pour la première fois de ma vie, j'ai sincèrement de l'estime pour moi-même, non ce n'est pas du nombrilisme, mais une découverte. Je sais que ce que je raconte est encore chaotique, la clarté viendra au fil des jours. Avez-vous déjà eu le sentiment que tout est possible? réalisable? que rien ne pourra vous arrêter, qu'il n'y a pas de hasard et que les choses se mettent en place lorsque vous êtes prêt à les recevoir. Je pourrais être seule à penser cela, mais certains livres arrivent entre mes mains et ne viennent pas comme par enchantement. Celui de Wilson (ben oui, il sera toujours là), sur les expériences paroxystiques (je nage dedans) , le livre que l'on pourrait nommer "Ouroboros", le serpent se mord la queue. Last but not least, celui d'un super coach "The Big Leap" (Gay Hendricks), je ne pouvais pas mieux recevoir.

jeudi, mai 07, 2009

Les loups

J'aimerais bien qu'un jour on dise cela de moi : raised by wolves from the other side...

dimanche, avril 26, 2009

2001, odyssée sur la fybro...

Voici une réflexion intéressante et pertinente venue D'Alexandre Miradas. Je tenais à la partager avec les personnes souffrant de fybromyalgie. J'ai à peu près le même point de vue, restant toujours critique par rapport aux soins que l'on peut me proposer et qui sont souvent très onéreux. Pour l'instant j'ai le sentiment que le "Brain Calm" (à base de GABA et vitamines B) fait son effet, mais pas seulement. Je parcours aussi un chemin psychologique et spirituel, les compléments à eux seuls ne pourraient suffire. Sur un concert de Keith Jarrett:

Alexandre dit: "Je voudrais cependant écrire un peu de ce que j'ai ressenti à la lecture de : " Fibromya...quoi? vendredi, février 06, 2009"J'ai consacré une partie de ma vie à la médecine et à la recherche en biologie moléculaire -je poursuis actuellement d'autres activités-.Ce que je ressens pour une personne qui lutte -et Dieu sait que j'en ai vu, que j'en ai cotoyé- c'est au sens vrai du mot une sympathie qui me prend, qui m'oblige, qui me fait mal et qui finalement me grandit. Vous avez le droit de protester et de répliquer que ce n'est pas moi qui vis les inconvénients invalidants et je répondrai respectueusement que c'est vrai.

Mais vous parlez ailleurs de médecine holistique, et c'est là un aspect de cette révolution en médecine : il n'y a pas de limite nette entre le malade et le soignant -le soignant peut d'ailleurs être malade demain. Une personne ayant des inclinations mystiques peut envisager cette porosité du monde, je crois.

C'est pour cela que je voudrais avec prudence émettre l'idée que certaines des pistes que vous citez mènent à des impasses. Qu'est-ce qu'une impasse ? Un chemin qui fait perdre du temps, de l'énergie, qui déçoit et nous rend au moins pour un temps impropres à recevoir de bonnes inspirations.

Est-ce qu'un chemin doit obligatoirement refléter la vérité ?Bien sûr que non, car la vérité est dure à supporter et nous avons besoin -j'ai besoin- d'un mélange vrai-faux pour l'accepter.Vous connaissez certainement la citation qui fait de la vérité "la blessure la plus proche du soleil".

J'ai eu un passé "mystique" et nombre d'amis ont appartenu à des organisations à l'évidence farfelues et pour certaines d'entre elles basées sur la triade pouvoir-sexe-argent. J'ai commencé par me faire pièger, puis par m'indigner, enfin j'ai considéré que ces organisations -néfastes sous un point de vue- avaient aussi leur utilité : faire grandir les gens et aiguiser leur sens critique.
Je ne crois pas utile, ni même peut-être possible de décerner des bons points aux uns et des mauvais à d'autres -ce que tentent de faire certaines organisations anti-secte probablement bien intentionnées-.Vous citez la conception selon laquelle l'ADN peut être modifié à volonté. Je connais quelques praticiens qui s'efforcent à cela. Non seulement ceux que je connais sont d'authentiques escrocs -à l'exception d'une américaine, qui elle, semble avoir basculé dans la fantasmagorie éveillée et ne discerne plus la réalité de ses rêves, ce qui est assez gênant quand on prend en charge des patients et qu'on est un tant soit peu responsable-.

Mais surtout, bien que je n'aie aucune répulsion pour les escrocs -ils sont plus trompés que trompeurs, et nous sommes tous, à des degrès divers plus ou moins sincères avec nous-mêmes-, je pense qu'il n'y a strictement aucun intérêt à modifier soi-même son ADN.

L'étude de l'hindouisme (shivaïsme, traditions siddha du Sud de l'Inde, Sri Aurobindo, Swami Ramalinga, tantrisme...), du bouddhisme ésotérique et de quelques courants syncrétiques, plus quelques contacts avec des personnes illuminées m'ont persuadé que tout est disponible pour l'humanité. Il existe -et depuis fort longtemps- une connaissance pour faire de chaque être humain un immortel. Que vous alliez au Liban, en Chine, en Inde bien sûr, ou même en Occident, cette connaissance est disponible. On peut facilement se procurer les rudiments en librairie avec des commentaires adaptés aux esprits occidentaux.

Alors dire qu'on peut modifier son ADN. Bien sûr que c'est possible. Cela a déjà été fait de nombreuses fois. Mais par des personnes très hautement illuminées et qui savaient quoi faire. Les livres que j'ai feuilletés par des praticiens -qui font payer assez cher leurs séances- sont d'une naïveté et d'une ignorance risibles quant à la structure, à la nature même de l'ADN. Qu'ils laissent donc l'ADN tranquille, parce qu'il est évident qu'il ne vaut mieux pas que ce dernier se plie à leur volonté !"

Mina dit: Ici, j'aimerais ajouter que la réflexion sur l'ADN est totalement subjective, c'est une intuition que je cherche à nourrir par des lectures d'une part, et par un travail mental de l'autre. Je ne cherche à convaincre personne, jusqu'au moment où je serai certaine de ce que j'avance. La seule chose dont je sois convaincue, c'est que l'environnement et surtout les émotions peuvent avoir une influence sur ce qui se passe dans notre corps. Quant à savoir si c'est sur l'ADN, il faudrait que je rencontre des scientifiques pour le savoir.

Alexandre dit: "Par contre, envisager l'influence de la conscience sur la maladie, se rendre compte que la conscience est authentiquement opérante, enquêter sur le pourquoi de la maladie, voilà qui est -j'en suis intimement persuadé-utile, efficace, j'ose le dire : salvateur. Comment ? Je n'ai pas le dernier mot sur ces sujets contrairement aux charlatans qui savent tout sur tout.Ce que je peux dire, c'est que la démarche est personnelle, intime.Je crois la personne qui porte sa question en elle, qui marche avec elle, qui regarde tranquillement des oiseaux dans un arbre, infiniment plus proche de recevoir une bonne inspiration que la kyrielle de praticiens irresponsables et avides.
Voir en soi, écouter en soi, être avec soi-même : apaisant, utile, efficace.Si j'avais un problème de santé tel que celui évoqué, je trouverais plus efficace de communiquer avec une personne telle que vous qu'avec un pseudo-spécialiste des oméga 3.
Tous ces affairistes ont fait perdre beaucoup de temps en détournant un grand nombre de personnes de leur intériorité qui est infiniment riche.

Je ne sais si vous avez lu "2001 l'odyssée de l"espace". Le héros regarde le monolithe (un artefact extraterrestre laissé sur la lune) et au moment où se dernier émet une radiation surpuissante, il a un aperçu de l'intérieur de l'objet énigmatique. Il s'écrie : "Mon Dieu, c'est plein d'étoiles !"
Nous ressemblons beaucoup au monolithe, Mina.

samedi, mars 28, 2009

Les livres

J'ignore pourquoi, j'ai ce plaisir intense, enfantin de posséder des livres. Je lis "Seule Venise" de Claudie Gallay, et tout à coup un éclair, une flèche de joie rien qu'à l'idée de savoir que ce livre "est à moi". Je pourrais les emprunter, parce que tout mon argent passe en livres, mais alors j'aurais l'impression qu'une partie de la joie manque. Je ne posséderais pas l'histoire comme je la possède, je ne pourrais pas l'entasser sur les autres... Inexplicable et jouissif. J'ai tellement de livres que mes étagères ont craqué, je n'en trouve plus un seul, enfin pas celui que je cherche. Ceux qui sont sur le haut des piles me reviennent à la main, je les palpe, les tourne, les renifle, je me demande quand et si je les ai lu. Il m'arrive d'en acheter et de ne pas lire. Je me console en sachant que mon maître à penser, Colin Wilson, fait pire que moi. Il en a environ trente mille, répartis dans sa maison en Cornouailles, il en a fait des tables et autres meubles, on ne sait pas se déplacer chez lui, à cause des livres... J'ai fait une petite table pour la télé avec la collection des Conan Doyle, ils sont tous rouges, c'est plus joli. Evidemment je me condamne pendant un certain temps à ne pas relire Sherlock Holmes. Pas grave, je relis rarement excepté "La Pierre Philosophale" (de Colin Wilson) dont je n'ai pas encore étudié toutes les nuances. Cette histoire de professeur, qui pour élargir son champ de conscience, se fait des minuscules trous dans la tête avec des fils d'or, me fascine complètement. Tout mon chemin littéraire est parti de là et puis finalement les croyances sur lesquelles je me suis construite. Le terreau de base était là, mais il l'a modelé. J'aime moins la fin où il rejoint Lovecraft et ses terribles Grands Anciens.

mercredi, mars 25, 2009

Davaï

Ouache! t'as vu ce qui tombe dehors, ça me donne envie de mon lit, haut lieu de repos et de création le dimanche matin (ou le samedi c'est selon). Un livre sous les yeux, un carnet avec un bic côté gauche de moi, un café, paquet de cigarettes et cendrier, côté droit de moi. J'en rêve! On me dit que le fond de mes yeux est légèrement jaune, je pense hépatite bordel de merde. Celle que j'ai eu il y a vingt ans, à cycles (ah! donc elle revient cette salope!). C'est peut-être pas pour rien que je rêve de couette douce et d'oreiller moelleux. Le ciel vire au jaune pisseux, apocalyptique comme couleur, pourquoi je vis dans ce pays? Mon toubib me répondrait: "Ben pour pas attrapper la malaria!". Bon je replonge dans google" les italiens durant la deuxième guerre mondiale et les marches qui tuent. Je sais pas comment il a fait pour en réchapper Popeye?