
Je n'ai jamais essayé de fumer du crack , ni de me
shooter à l'héro, mais les premiers pas sur
Second Life, sont comparables à ce que l'on doit ressentir la première fois qu'on essaie.
Addiction totale! Bon, clair que j'étais prédestinée. Camilla Vericondi, mon héroïne de roman est devenue Kamilla Vayandar, l'avatar. Une personne née le le 6 octobre vers 23h00, une Balance ascendant Cancer, bonne combinaison. Kamilla est beaucoup plus nuancée que moi, plus fine moins guerrière. Maintenant, le tout est de savoir comment vont cohabiter ces deux femmes si différentes et si semblables à la fois. L'une influencera l'autre...L'une vivra des aventures, assemblant des bout de miroirs éparses.
Quelle émotion, un flot qui soulève une vague dans tout mon corps, lorsque j'ai vu Kamilla danser gracieusement, langoureusement et surtout parfaitement, un tango de la mort, dédoublement étrange, elle est moi, je suis elle, mais l'image est là. Quelle surprise pour elle/moi, de se faire inviter par
Ange Zanetti à une lecture des textes de Proust, un événement sur Second Life et retransmis sur grand écran à
La Villette, dans la vie réelle, événement dont le nom évocateur:
Le Baiser de la Matrice ne pouvait que m'interpeller. Impression étrange, ce dôme tout blanc, avec en fond sonore des textes lus, en décor, d'immense livres dont on peut tourner les pages, à l'écran les avatars qui parlent et déconnent, cherchent des infos, demandent comment ils doivent s'asseoir... Et puis tous les échanges, les cadeaux, les conversations. Il y a des lustres que je n'ai pas reçu une Rose, des chaussures, des vêtements. Ils semblerait que les avatars soient plus généreux qu'ailleurs. Tout cela rejoins l'idée du
paradoxe holographique, l'univers n'est qu'une grande illusion, j'y adhère de plus en plus au fil du temps.
il reste à trouver les moyens d'utiliser ces univers à bon escient. Second Life n'est pas plus virtuel que l'univers dans lequel nous croyons vivre. Nous ne sommes pas ce que nous croyons, et tout, autour de nous, s'agence en fonction de ce que nous pensons... See you soon