lundi, novembre 03, 2008

Vite!

Je veux que le soir vienne viiiiiteeeeee. Mes collègues se fichent de ma tronche parce que je baille comme un crocodile, soit je dors douze heures, soit je ne dors pas. La discrète petite D dont les yeux rappellent toute l'Asie, et en l'occurence d'autres yeux ;-). Et K, affublée d'un appareil d'acier qui lui couvre toutes les dents, mais faut pas croire, ça lui donne du charme. Elles rient comme des gosses, avant que je me rende compte, ah ben tiens oui, je suis au bureau, et que je fasse: oups! pardon! et elles d'ajouter : "t'es sure que t'as pas besoin d'un café??". je dis oui j'irai fumer aussi, D me parle de Camille, c'est marrant ça! et lève un grand petit doigt, que tout cela ne t'encourage pas à fumer.
Bon, oui tiens! Je descends fumer et puis je vais me chercher un petit Illy bien serré. Dans l'ascenceur, évidemment, je me trompe d'étage, et le mec qui est avec moi dit: Ah! ah! trop tôt! vous pensiez déjà rentrer chez vous, hein? Je bafouille et je ris, ma parole , il lit dans mes pensées. Quand je reviens, la c'est le garde qui se marre, parce que j'extrais difficilement mon badge des dix couches de fringues, je pensais qu'il faisait froid moi ! et quand je rentre dans le bureau D nous a mis du Angelo Branduardi, son copain est italien, ça doit être ça! Poi dormire, e poi sbagliare, si po fare, si po fare, la la la... Je me suis regardée dans le miroir pour être certaine que je n'ai pas un nez rouge en plastique.

La Lune et le Soleil

La grisaille est inversément proportionelle au soleil qui envahit mon coeur. I am glowing, shining... et le soleil intense a rendez-vous avec une lune rouge et flamboyante. J'attends le moment précis où la transformation s'achèvera. Les changements , minimes au début deviennent maintenant évident. Tous les sens sont en éveil. Comme Lucy dans le "Dracula" de Coppola, j'entends une souris de l'autre côté de la maison comme si c'était un troupeau d'éléphants, j'entends ce que les gens disent alors qu'ils croient chuchoter, je sais ce qu'ils ont mangé ou bu la veille, même si je me trouve à quelques mètres de distance. Tout est plus intense, plus vif, a plus de relief. Mes yeux changent de couleur, passent du gris au vert et une énergie qui m'était inconnue coule dans mes veines. Je tourne sept fois sur moi -même dans le living, ne sachant plus dans quelle direction aller, je lis deux lignes et je suis distraite, je ne me souviens pas de ce que j'ai fait la minute d'avant et parle en mode dyslexique, je ne mange pas mais j'ai le gosier sec et je bois comme si ma vie en dépendait... Pas de doute, je suis possédée par une force nouvelle, étrange et suave; je m'en réjouis, elle est le bouclier qui me protège...

dimanche, novembre 02, 2008

Re questionnaire..

Retour du froid, chaleur du foyer, j'arrive quand la voix de Marilyn fait : "I wanna be loved by you, just you, nobody else but you..." mes filles ont bon goût. Le chemin est court quand on pense tout le temps, quand on échaffaude mille plans, mille possibilités, qu'on se projette dans un futur incertain. Je sais que je ne veux voir que le positif, mais il faut savoir regarder la face cachée de la lune et je ne sais pas encore si je suis douée pour ça ou pas, si la lune est noire et trompeuse ou jaune et accueillante, ouverte à réaliser les rêves?
Camille, est-ce que Dieu existe? qu'est ce qu'il y a dans la sac des filles? Elémentaire mon Cher Watson...

Questionnaire

Matinée encore embrumée de sommeil, musique "Wipe out", faut se réveiller des vapeurs de la nuit, table encombrée... Se jeter dans le froid pour faire des courses brrrr! Manger, mettre de l'ordre, penser à la vie de tous les jours,  la tête envahie par lui, le coeur en bandoulière et mille questions... Même pas peur, mais peut-être faudrait-il avoir peur? ne pas se lancer à poil, avec rien pour se protéger, je n'ai jamais eu assez peur de me jeter dans le vide, jamais pensé aux conséquences, "salto mortale" ou ce que je cherche depuis toujours? "Beware of what you wish?" ou "wish for what you want, you will get it?".
Ensorcelée par des yeux en amandes et une chaleur irrésistible, par les mots que j'ai trop envie d'entendre, envie de tangible, de bras qui m'entourent et me rassurent, envie qu'on me voie, envie d'exister, premiers pas...
Ca veut dire quoi : "Itsumedo sora o mitte iru"?

jeudi, octobre 23, 2008

Hirondelle

Réflexion dans un train, 8h43 du matin, quelques rayons de soleil éclairent les vitres sales, aveuglants parfois. Je lève la tête de mon livre : "Journal d'Hirondelle" d'Amélie Nothomb, acheté en me disant: "Bon, allez, je vais lui donner une deuxième chance à cette farfelue prétentieuse!". J'avais détesté, alors que tout le monde encensait, son "Stupeurs et Tremblements", probablement parce que je n'aime pas m'identifier à un héros qui s'écrase de façon aussi éhontée. Je n'avais pas particulièrement non plus, d'attirance pour la culture Niponne, machiste et imperméable, faussement délicate. Force m'est de constater qu'avec ce "Journal", elle me retourne comme une petite crêpe sèche, c'est absurdement grâcieux, écrit avec une belle patte de chat. La seule chose qui me dérange vraiment, encore une fois, son personnage principal, auquel je ne crois pas, enfin je ne crois pas en sa masculinité. Ses manières, ses réflexions, ses attitudes ont tout d'une femme, sophistiquée de surcroit, mais je conçois que ce soit un exercice difficile, je n'en serais pas capable, quoi que! avec mon côté baroudeur…

Kamilla va bien et vit sa deuxième vie tranquille, apprend les rudiments de cet univers où personne ne mange ni ne dort, où tout le monde, danse, s'amuse, essaie de faire du business, où les looks son bien plus amusants que dans ce monde de grisaille et de faux semblants.

Pour l'achat de son terrain, Kamilla s'est trouvée face à une tigresse Teutone, très sexy et très aimable, parlant un anglais de couloir de métro. Drôle la transaction! Me clean the land!, you like palms? no , me clean, you like stones, scuse my English, OK, now pay to the box! Elle dit : "Follow me", mais disparaît et puis m'invite à me téléporter. Faut payer à la boîte. Ensuite elle me demande d'être son amie. Ce fut court mais rigolo.

jeudi, octobre 09, 2008

Découverte d'un autre monde: Second Life

Je n'ai jamais essayé de fumer du crack , ni de me
shooter à l'héro, mais les premiers pas sur Second Life, sont comparables à ce que l'on doit ressentir la première fois qu'on essaie.
Addiction totale! Bon, clair que j'étais prédestinée. Camilla Vericondi, mon héroïne de roman est devenue Kamilla Vayandar, l'avatar. Une personne née le le 6 octobre vers 23h00, une Balance ascendant Cancer, bonne combinaison. Kamilla est beaucoup plus nuancée que moi, plus fine moins guerrière. Maintenant, le tout est de savoir comment vont cohabiter ces deux femmes si différentes et si semblables à la fois. L'une influencera l'autre...L'une vivra des aventures, assemblant des bout de miroirs éparses.
Quelle émotion, un flot qui soulève une vague dans tout mon corps, lorsque j'ai vu Kamilla danser gracieusement, langoureusement et surtout parfaitement, un tango de la mort, dédoublement étrange, elle est moi, je suis elle, mais l'image est là. Quelle surprise pour elle/moi, de se faire inviter par Ange Zanetti à une lecture des textes de Proust, un événement sur Second Life et retransmis sur grand écran à La Villette, dans la vie réelle, événement dont le nom évocateur: Le Baiser de la Matrice ne pouvait que m'interpeller. Impression étrange, ce dôme tout blanc, avec en fond sonore des textes lus, en décor, d'immense livres dont on peut tourner les pages, à l'écran les avatars qui parlent et déconnent, cherchent des infos, demandent comment ils doivent s'asseoir... Et puis tous les échanges, les cadeaux, les conversations. Il y a des lustres que je n'ai pas reçu une Rose, des chaussures, des vêtements. Ils semblerait que les avatars soient plus généreux qu'ailleurs. Tout cela rejoins l'idée du paradoxe holographique, l'univers n'est qu'une grande illusion, j'y adhère de plus en plus au fil du temps.
il reste à trouver les moyens d'utiliser ces univers à bon escient. Second Life n'est pas plus virtuel que l'univers dans lequel nous croyons vivre. Nous ne sommes pas ce que nous croyons, et tout, autour de nous, s'agence en fonction de ce que nous pensons... See you soon

samedi, septembre 13, 2008

Better

Samedi pluvieux, cocoon et DVD, je viens de m'envoyer "There will be Blood" sacré Daniel Day, terrible Daniel Day. Je commence à recevoir de sérieux commentaires sur le blog dédié à Colin Wilson et quels commentaires..; Merci, ils me nourrissent, m'envoient vers l'avant, me laisse des vibrations très positives. 
Long time no see, je vis, bien! de mieux en mieux. Je me laisse envahir par Camilla, j'apprends tous les jours, ne dit-on pas que les gens heureux n'ont pas d'histoire, pourtant ces non-histoires devraient être communiquées, entendues, racontées comme des légendes, du bouche à oreille. J'ai enfin le sentiment de pouvoir déplier des ailes trop longtemps comprimées, d'ouvrir les poumons et de respirer en grand.