Matin. White Stripes dans les oreilles, le soleil m'éblouit à travers les vitres sales du train et du métro. J'ai créé le soleil, ça vous embouche un coin, non? Si j'ai créé le soleil, je peux créer l'amour. Etrange comme il arrive à grandes enjambées, je le vois venir de partout, dans mes rêves, dans la vie, dans les regards que l'on pose sur moi. Hier on m'a dit: "ah! Maintenant tu vas devenir quelqu'un!". Comme si maintenant je n'étais personne. J'ai ris. Je suis déjà quelqu'un, depuis longtemps mais vous ne l'aviez pas remarqué, peut-être ne l'ai-je pas montré? Comme j'ai créé le soleil, je peux aussi me pardonner tous les péchés commis jusqu'à aujourd'hui. Le concept de péché n'est pas chrétien, on a tous l'âme barbouillée quand on fait quelque chose de travers, on le sait naturellement. C'était juste des pièces du jeu placées (par moi) sur le parcours, pour en arriver ici et maintenant. Il n'y a que ça qui compte, ici et maintenant. La vie est un jeu, the ultimate game et j'ai sérieusement envie de continuer à jouer, en ramassant un maximum de points de vie.
J'ai dépassé les 500 messages sans m'en rendre compte...
jeudi, novembre 15, 2007
mercredi, novembre 14, 2007
Euh!
Y a longtemps, je sais. Je cours derrière le lapin blanc, il est rapide et me fait voir du pays. Inimaginable quand j'ai commencé ce blog je ne pensais pas en arriver là. Ce n'était qu'un rêve lointain, un but impossible à atteindre, une idée de Wilson, le début de la voie. Mais soudain toutes les pièces du puzzle se sont assemblées, rien ne semble pouvoir arrêter le trip. L'univers est un hologramme, rien n'est réel et c'est (vous) moi qui ai créé tout ça. Woaw! Cette seule donnée fait frémir, même sensation que dans un avion qui décolle la cervelle collée au siège...
jeudi, juillet 19, 2007
Kali
J'ai pas grand chose à faire, alors je surfe et fouille tous les sites ésotériques du web, parfois on fait des bonnes rencontres, avec une impression étrange de "déjà vu" ou d'esprit commun, surtout quand je lis ce blog Sword of Kali, drôle non? Malheureusement, il ne semble plus très actif. Dommage! Sur les côtés ou dessus de la vague on trouve des chercheurs, des débroussailleurs de vérité, des farfelus et une montagne d'entourloupeurs...
jeudi, juin 28, 2007
Parasites
Attrapé "Les Parasites de l'Esprit" ce matin dans l'étagère. Temps de s'y replonger avec attention. Tant sur un plan professionnel que personnel. Même si Wilson lui-même, et probablement avec le recul et le temps passé, avoue que ce n'est qu'une métaphore, ces parasites semblent parfois très réels. J'ai eu affaire, il y a très peu, à quelqu'un qui semblait en être infesté. L'impression est toujours la même, un liquide froid qui s'insinue dans vos pensées, un regard malveillant se pose sur vous, malaise grandissant avec le sentiment que l'on est contrôlé par une entité extérieure, on devient un robot incapable de percevoir le réel, inapte à démêler le vrai du faux, ignorant que l'on est tout à coup possédé par une force extérieure.
Le livre s'ouvre avec une vague de suicides inexpliqués et notamment celui d'un psychologue, qui à priori, n'était pas du tout disposé à cela. Une force de raisonnement, joie de vivre et intérêt pour son métier. C'est là qu'il faut pouvoir se muscler l'esprit pour résister, pour simplement sentir et voir.
"-Après tout lui dis-je, la civilisation est une sorte de rêve. Supposons un homme qui s'éveillerait soudain de ce rêve? Ne serait-ce pas suffisant pour l'amener à se suicider?
- Oui, mais que faites vous de cette allusion à des êtres non humains? Me répondit-il. " (Les Parasites de l'esprit", Colin Wilson.
Le livre s'ouvre avec une vague de suicides inexpliqués et notamment celui d'un psychologue, qui à priori, n'était pas du tout disposé à cela. Une force de raisonnement, joie de vivre et intérêt pour son métier. C'est là qu'il faut pouvoir se muscler l'esprit pour résister, pour simplement sentir et voir.
"-Après tout lui dis-je, la civilisation est une sorte de rêve. Supposons un homme qui s'éveillerait soudain de ce rêve? Ne serait-ce pas suffisant pour l'amener à se suicider?
- Oui, mais que faites vous de cette allusion à des êtres non humains? Me répondit-il. " (Les Parasites de l'esprit", Colin Wilson.
Une tentative réussie du pamphlétaire et essayiste britannique dans la science-fiction. La phénoménologie appliquée tente de retarder un cancer de l'esprit qui aurait entamé une guerre sans merci à l'humain depuis la fin du XVIIIe siècle. Brillante dissertation, que l'art de conteur possédé par l'écrivain rend intéressante à lire sur un postulat plus culturel que spécifiquement technique. Bon exemple de fiction spéculative.
Yvon Allard
Yvon Allard
mercredi, juin 27, 2007
True Romance
Rien que d'écrire la date, j'ai comme un lézard dans le cœur. Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Popeye. J'aurais adoré courir en Italie pour aller l'emmerder un peu et recevoir des baisers mouillés. Je ne peux que regarder le ciel et implorer tous les dieux païens, qu'on lui passe le message. J'aurais pas cru qu'après six ans, il me manquerait encore. But then again, it will go on for the rest of my life. Je le vois souvent quand j'aperçois mon image dans le reflet d'une vitrine, lui et son sourcil levé, le sourire sardonique au coin des lèvres. J'aimerais des signes, un geste de la main.J'irai me consoler avec les anges ce soir, on va se faire un "carrefour" d'enfer et je me flanquerai une demi-douille en guise de consolation.
Cadeau d'aujourd'hui: collector de True Romance avec plein de suppléments, un texte qui dit la vérité:
"On m'a souvent demandé: pourriez-vous un jour écrire une histoire romantique? Comme si une telle chose était absolument inconcevable de ma part.
Mais j'ai déjà écrit un film romantique – True Romance!-.
Non, non, je voulais dire un vrai film romantique.
Mais c'est un vrai film romantique.
Non, un film dans lequel il n'y aurait pas de violence.
Ecoutez, il y a sans doute des tas de choses contradictoires dans les films que je fais, mais n'importe quel fan du film vous le dira, le titre "True Romance" n'est pas ironique. C'est une true romance, une histoire vraiment romantique. (Quentin Tarantino)
C'est vrai, j'ai rarement vu deux personnes s'aimer autant.
A propos, Ragnar où tu restes là? Fait une éternité que t'es plus venu me parler de l'axe de la terre qui vacille??? C'était pour quand encore?
mardi, juin 26, 2007
Pour se lier
Kiedis hon!
Me suis tordue les intestins et l'estomac de rire avec eux autres, les anges d'en bas… Lui qui fait Hon! Allez hon! Depuis quelques jours Rabbin se prend pour Poelvoorde, et même que ça marche. Et l'ange Michael sort du rire en cascade. Elle ignore à quel point elle est marrante, quand elle est tranquille et en confiance. L'autre jour, elle m'a proposé de poser du vernis sur mes orteils. Quant elle s'y met, elle renifle en disant: "Pfouah, j'crois pas qu'je' l' referai! En ajoutant tout de suite : "Nan! J'rigole! Elle fait sautiller les boucles mousseuses et sauvages emprisonnées haut sur son crâne. On célèbre la vie sans honte, savourant la chance à chaque seconde. Le hasard n'existe pas, j'en suis de plus en plus persuadée, et puis merci je dors comme un bébé. Je les aime ces deux là...Red Hot en boucle depuis quatre jours, by the way I came to say I'll be there, waiting for…Aussi Give it away, give it away give it away now! A la minute précise où j'ai tourné la dernière page de "Scar Tissue" d'Anthony Kiedis la chaleur s'est répandue dans mon sang. Quel bonhomme! Quand je pense qu'on a pratiquement le même âge, ça me met le cœur en joie. Tout est toujours possible, ouvert, lumineux.
Pour rester dans la foulée, j'ai emporté ce matin "Monstres Invisibles" de Palahniuk, pas encore dépiauté, on verra ce que ça donne à l'arrivée.
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