Suis descendue fumer une cigarette, un rayon de soleil pour compagnon et une chanson de Camille dans la tête: "Je vais bloquer l'ascenceur, saboter l'interrupteur, je vais prendre ta douleur..."
Sentiment irrésistible d'ouverture, corneille rigolote et sautillante, j'adore ces bestioles là, elles ont vraiment de l'humour. Impression rare d'avoir le contrôle sur tout, euphorique et bref, mais tout de même, ça se cultive, juste parce qu'il y a de la plénitude et du bonheur, des gens et de l'amour autour de moi.
Pas de paroles, pas de venin, ExHom a peut-être raison lorsqu'il dit que les mots sont des virus. Parfois ils enveniment tout et ne sont pas du tout le reflet de ce que nous pensons vraiment. Je m'y suis fais piéger tant de fois. Si en plus on a une nature à s'emporter, mon cas, alors c'est la tempête, le cyclone qui balaie tout sur son passage, qui nous laisse meurtri sans qu'on ait compris comment tout cela s'est déclenché. C'était juste les mots qu'il ne fallait pas prononcer, ceux qu'on regrettera pour le restant de ses jours. Pourtant, c'était rien que des mots, hein!
vendredi, juin 15, 2007
mercredi, juin 13, 2007
C'est moi
Je viens de lire ça sur moi : "Mina, c'est bien plus qu'un post où elle lâche ses envies du moment ;) C'est un esprit bouillant, matérialisé de manière brute dans son blog, par une plume percutante. A lire, en commencant par le début :-)".
J'avais oublié Vincent, ça fait du bien tout de même. Surtout quand le matin même je reçois ce commentaire sur un article que je viens de pondre, et pondre n'est pas un vain mot puisque je l'ai râtissé au moins vingt fois : "Oui, c'est vraiment, vraiment beaucoup mieux. On sent une structure, une intention, c'est bien envoyé, bien écrit, on a envie d'en savoir plus et de connaître la suite car on sent que tu n'as pas fini de ronger ton os..."
Tartinez-moi l'ego, Encore !!!!!
J'avais oublié Vincent, ça fait du bien tout de même. Surtout quand le matin même je reçois ce commentaire sur un article que je viens de pondre, et pondre n'est pas un vain mot puisque je l'ai râtissé au moins vingt fois : "Oui, c'est vraiment, vraiment beaucoup mieux. On sent une structure, une intention, c'est bien envoyé, bien écrit, on a envie d'en savoir plus et de connaître la suite car on sent que tu n'as pas fini de ronger ton os..."
Tartinez-moi l'ego, Encore !!!!!
T-Rex
J'ai entendu Marc Bolan ce matin dans le métro. Je me disais, c'est la seule musique que j'ai aimé, sans que personne me l'ai fait entendre, amour brut sans influence. Un amour qui vient des trippes, une correspondance immédiate entre la folle musique et mon ADN. J'ai aimé "Children of the Revolution", "Solid Gold Easy Action", "Get it On", "The Ripper"…. T-Rex, le plus pur des glam-rock. J'ai toujours le vynile d"Electric Warrior" qui traîne quelque part à la cave. A l'époque je lisais, "Je veux regarder Dieu en face" et je découvrais Huxley par le truchement du "Meilleur des Mondes". Quand les autres écoutaient les Doors et Pink Floyd, j'écoutais Bolan en boucle, je dansais toute seule dans ma chambre orange et vert pomme, comme Billy Elliot sur la table de sa cuisine, sautant comme un diable sur l'air de "Born to Boogie". Rien n'aurait pu m'arrêter. Je l'ai encore écouté dans les années 80, et je l'entends toujours avec la même ferveur, simplement parfois, il sort de mon esprit. Jusqu'à ce qu'un matin comme aujourd'hui, il me revienne aux oreilles et au cœur.
lundi, avril 23, 2007
Con
Il y a des jours où je me sens con comme la lune, et encore, je crois que c'est une erreur de dire: con comme la lune, parce que je trouve que la lune est pas con, mais bon! Les mots sont extrêmement bizarres parfois, enfin, les mots, les proverbes, les comparaisons, les métaphores, les symboles... hein! J'ai rarement eu les pinceaux aussi emmêlés (je ne sors pas des clichés c'est pénible!). Je suis amoureuse. Bien évidemment, d'un homme qui ne l'est pas de moi. Pourtant je persiste à croire que la vie n'est pas mal faite et que ceci est une leçon. Je n'en ai pas encore compris le sens. Vraisemblablement ou alors, j'ai la tête dure, ce qui me semble plus près de la vérité. La vérité, la vérité... Qu'est-ce que ça sonne faux! Quant à savoir si j'aime la lune, parfois oui, parfois non. Je ne l'aime pas dans les Tarots, mais je l'aime au naturel, quand j'aperçois les croissants lumineux par les fenêtres de l'antre aux gargouilles.Question du jour : Comment garder l'énergie accumulée et s'en servir de façon positive? Mes week-ends se résument à des images éclectiques, moi pleurant dans mon divan, le chat ronronne et me console, Thomas Gunzig lisant un des ses textes, il danse quand il lit, une vodka orange à la terrasse du Métropole, Rabbin qui m'attend au terminus du tram 52 (je me dis que ça fait longtemps que personne ne m'a attendu quelquepart), les Tribulations d'une Chamane à Paris. Le chat, encore lui, qui se bagarre pour gagner du territoire, il devient un vrai chat de sorcière, suis fière de lui. Puis l'ouragan perpétuellement là, barrant toutes les pensées, il occupe tout l'espace et ça m'empêche de respirer. Il entre par un ventricule et sort par un poumon, se promène tout nu impunément, perturbe l'ordre établi de mon chaos, fait beaucoup de bruit, m'envahit pour dormir à deux, puis disparaît. Là, son silence m'étouffe. Moi tout ce que j'aimerais dire c'est: Voyez-moi, voyez-moi maintenant! signé: Votrrre ami, D.
jeudi, avril 19, 2007
L'Ouragan
mercredi, avril 11, 2007
J'ai oublié d'avoir la frousse. J'ai décidé de ne plus avoir peur. Je pensais que mes obsessions me bouffaient l'énergie, mais c'est tout le contraire. Pourtant je ne dors pas, plus... J'explore "Le Dieu du Labyrinthe" (Wilson encore), et comme à chaque fois, une étrange électricité court dans mes veines. Je ne laisse pas à l'ennui, le temps de me surprendre. Par moment je ne suis plus qu'esprit, un moteur qui carbure à plein gaz, mais à d'autres, je ne suis plus qu'un corps affamé. Ca, c'est la deuxième obsession! Mordante, envahissante. J'ai le sourire carnassier des prédateurs, mais je n'en fais plus partie. J'essaie de temporiser, d'empêcher mon coeur de s'échapper de la cage thoracique. Le flot va venir et j'ignore comment il s'exprimera. J'ai tout intérêt à canaliser, mais je n'ai pas encore trouvé le moyen. Je voudrais donner, exhaler, vivre.
vendredi, avril 06, 2007
Mo
Je dois éloigner de moi les éclaboussures de haine jetées insidieusement. Jeter un regard acéré comme un diamant sur cette pauvre petite vie, a de quoi en effrayer plus d'un. Je me rends compte de l'abîme dans lequel il vit, profond, noir et gluant. des murs noirs que l'on a construit autour de lui, sans qu'il le sache, sans qu'il s'en rende compte, victime de la médiocrité, de la petitesse et du mensonge. Pas de porte de sortie, à moins qu'il ne la fabrique de ses mains, avec des pensées innocentes, innaccessibles pour lui.Pourtant, au milieu de ce fatras vit un esprit d'or qui ne demande qu'à être libéré. Qu'est-ce qui l'attache si fort au sol boueux, je l'ignore. Pourquoi les gens changent-ils tellement? Ma mère m'a posé cette question hier, et j'avoue ne pas pouvoir y répondre. Je me suis cru responsable de certains changements, en fait, je n'y étais pour rien. Je ne faisais que suivre une ligne tracée à l'avance, tombant dans tous les pièges tendus par la vie. Mais cette naïveté qui m'a fait vivre les pires choses poussé dans des extrêmes idiots, des chemins de non retour, est paradoxalement ce qui me sauve. On ne pourra pas m'enlever la joie de vivre, l'envie de rire et de m'amuser, on ne m'empêchera pas de débusquer la magie là où elle se trouve. Je viens de terminer le "Tokyo" de Mo Hayder. On s'approche du mal pur, de la pire des horreurs, fasciné par le regard du serpent. Encore une fois, pas de hasard.
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