vendredi, février 02, 2007

Guérison

Bonne nuit de sommeil, j'ai dû rencontrer un spécialiste de la grimpette dans mes rêves, Bruce Wayne peut-être, ou l'âme du chat, acrobate mystérieux, responsable de mes neufs vies. Je me sens lègère, sortie du broyeur. Il faut descendre dans le puits, rencontrer les chauve-souris et donner une poussée lorsqu'on touche le fond. L'eau du puits est purifiante mais on répugne à s'y plonger, on ose pas ouvrir l'esprit sur d'autres possibilités, alors que c'est le seul moyen de grandir de sortir de la torpeur du quotidien. Quotidien qui fait office de glu, réduit la vision et la conscience que l'on peut avoir sur une situation. On reste le nez collé sur l'image alors que pour la voir dans son entièreté, il faut s'éloigner, prendre le recul nécessaire à l'expression de la Faculté X. J'ai vu l'ouragan de loin, tout à coup, un saut quantique dans le passé et le futur, réalisant que le mantra répété devant le mur des lamentations a fait son effet. Au moment de le prononcer la douleur était présente, aujourd'hui elle a disparu et laissé la place à la vision effective: Il n'aurait pas pu être à la hauteur.

jeudi, février 01, 2007

Lui

Montagne russe et coeur en bataille. Je suis debout. Je répète comme un mantra: "ce n'est pas un homme pour toi! Ce n'est pas un homme pour toi..." en me balançant comme les juifs devant le mur des lamentations. Il faut que je parvienne à me persuader, changer le cours des pensées rongeantes. L'esprit est chaotique et je n'arrive pas à rassembler mes idées pour écrire l'article sur Colin Wilson. Accouchement difficile de mots qui se présentent par le siège. Comportement en zig et puis zag, idées confuses... Optimisme, follow the steps of the master, estomac en spirale et souvenir électrique. Je lui touche le bras, je sens les muscles et tout s'écroule à l'intérieur, je l'embrasse pour lui dire aurevoir et je me dis que je continuerais bien quelques heures, trop bon pour s'arrêter là, mais c'est seulement deux secondes de gourmandise. Puis je m'en vais, drappée dans ce qui me reste de dignité( pas beaucoup). Je me couche et rêve de lui, un rêve aussi bizarre que ses yeux. Au réveil je me dis que j'ai dû tomber dans un gouffre d'amour sans le faire exprès, faut que je trouve un expert de la grimpette pour remonter la paroi, j'appelle l'ange qui me dit: ce n'est pas un homme pour toi, ce n'est pas une homme pour toi... paroi glissante, qu'on me sépare le cerveau de la tête, qu'on me lobotomise, simplement arrêter le flux, arrêter cette submersion, cet auto-lavage de cerveau sectaire, unidirectionnel. Je me sens fragile et ça ne me plaît pas du tout.

mercredi, janvier 24, 2007

Le soir d'après

Le soir d'après l'ouragan Ben, j'ai rencontré un autre Ben, un photographe, amoureux de pays déchirés. On a discuté de tarots, de fréquence parfaite, de mon boulot où la fréquence parfaite n'existe pas et bien sur de Wilson que je ne peux m'empêcher d'amener sur tous les tapis. Dans le courant de la soirée il a pris une photo de moi, je l'ignorais, et cas d'exception, sur cette photo je suis quelqu'un d'autre. J'avais le coeur barbouillé, sentais les choses et les gens mais ne les voyais pas vraiment. Il a saisit un moment d'espoir, le fil du rasoir d'un événement qui n'arriverait pas, mais je ne le savais pas encore. Derrière les bougies on voit l'ange Michael...

lundi, janvier 22, 2007

Attendre et espérer


Ce matin, les cartes c'était, le Chariot, le Bateleur, le Soleil et le Pape. Je me demande vraiment ce qui va encore m'arriver là. Un prince va venir me demander en mariage. Mais nan, j'rigooole. Pour ce qui est de se relever, je suis à genoux et je prie, c'est déjà mieux que les coudes, non? Attendre et espérer, c'est la devise d'Edmond Dantes. Je sais qu'il a attendu longtemps, mais finalement ça valait la peine, je crois.

samedi, janvier 20, 2007

pfff

Ca fait quatorze heures que j'essaie de blogger, quelle frustration, upgrade, nouvelle version. J'ai fini par écrire dans mon grand carnet noir (en moleskine bien sur). En attendant, j'ai réfléchi, rien fait, pensé, fais des incantations, de la sorcellerie et de la magie, dormi chez les anges d'en bas, ils m'ont laissé baver sur leur divan. j'avais pas ça avant, des anges pour veiller sur moi. Les cartes, c'est mitigé, la Pape, L'amoureux, le Jugement et la mort. Ok, merde ça va quoi! foutez -moi la paix. Je voulais retrouver l'ouragan, je me suis endormie en pleurant et j'entendais : "Why do we fall, Master Bruce, Why do we fall?"
Pour mieux nous relever Maître disait Michael Caine. J'ai toujours les dents dans la poussière, mais j'ai déjà les coudes au sol, la gueule enfarinée Ok, mais ça va passer. Puis j'ai rêvé que j'avais des longs cheveux noirs, bouclés, brillants, pas moi.

jeudi, janvier 18, 2007

Ben

Beware of what you wish...Je voulais un slow chaloupé, j'en ai eu 33 et un ouragan en prime, même sur du Sex Pistols il aurait dansé un slow, trop, beaucoup trop irrésistible. Maintenant je suis dans le coton, dans la ouate et j'ai 16 ans. Alors là, je ne m'y attendais vraiment pas, j'avais pas programmé, j'étais bien sage (pour une fois) et j'allais juste boire un pot avec ma potesse avant de rentrer chez moi, je baillais, j'étais ailleurs et puis lui, à côté de moi, il a commencé à se moquer de moi et à me faire rire, à m'appeler "mon amour" ou "ma poule" et moi je riais en disant non, non, non, non et je le pensais fort ce non et au plus je le pensais au plus je me disais au fil des minutes défilantes et oniriques: "qu'est-ce qu'il est beau, Bordel, qu'est-ce qu'il est beau!". J'ai rencontré une dose de crack et maintenant suis accro et en manque.

lundi, janvier 15, 2007

Vendredi: La pluie a enfin cessé de nous harceler le moral. Pas encore de soleil, mais c'est déjà mieux. J'aimerais que quelque chose d'extraordinaire arrive. Installer la volonté sur un miracle, aménager les pensées pour l'avenir, pour maintenant, pour bientôt. Ce qui n'est plus n'a pas lieu de m'inquiéter, sinon pour en tirer des leçons salutaires. Seul hic, les mots s'appauvrissent, pas assez de tout. Rassemblement des facultés. Je suis frustrée.

Lundi matin râpeux, pas envie de sortir des plumes, état de manque, j'ai rêvé d'un slow chaloupé tout le week-end, dans des bras bien précis, loin, pas réaliste, au son du " A Mezzanotte e tre" de Celentano. Ce slow je l'ai dansé au mois d'aout, mais je ne parviens pas à l'extraire de mon âme. Certaines personnes vous plaisent, d'autres vous marque l'âme de façon indélébile. Le rêve alimente la chaleur, c'est déjà ça non? Je replonge dans le "Mystère" de Wilson et termine un petit bonbon d'Anna Gavalda "Ensemble, c'est tout", un petit vent frais, une description de la maison où je vis; presque point par point, sauf que je n'ai pas encore rencontré un Frank, assez proche, il me semble de l'Ange coquin et fumeur de cigarettes.