jeudi, octobre 23, 2008

Hirondelle

Réflexion dans un train, 8h43 du matin, quelques rayons de soleil éclairent les vitres sales, aveuglants parfois. Je lève la tête de mon livre : "Journal d'Hirondelle" d'Amélie Nothomb, acheté en me disant: "Bon, allez, je vais lui donner une deuxième chance à cette farfelue prétentieuse!". J'avais détesté, alors que tout le monde encensait, son "Stupeurs et Tremblements", probablement parce que je n'aime pas m'identifier à un héros qui s'écrase de façon aussi éhontée. Je n'avais pas particulièrement non plus, d'attirance pour la culture Niponne, machiste et imperméable, faussement délicate. Force m'est de constater qu'avec ce "Journal", elle me retourne comme une petite crêpe sèche, c'est absurdement grâcieux, écrit avec une belle patte de chat. La seule chose qui me dérange vraiment, encore une fois, son personnage principal, auquel je ne crois pas, enfin je ne crois pas en sa masculinité. Ses manières, ses réflexions, ses attitudes ont tout d'une femme, sophistiquée de surcroit, mais je conçois que ce soit un exercice difficile, je n'en serais pas capable, quoi que! avec mon côté baroudeur…

Kamilla va bien et vit sa deuxième vie tranquille, apprend les rudiments de cet univers où personne ne mange ni ne dort, où tout le monde, danse, s'amuse, essaie de faire du business, où les looks son bien plus amusants que dans ce monde de grisaille et de faux semblants.

Pour l'achat de son terrain, Kamilla s'est trouvée face à une tigresse Teutone, très sexy et très aimable, parlant un anglais de couloir de métro. Drôle la transaction! Me clean the land!, you like palms? no , me clean, you like stones, scuse my English, OK, now pay to the box! Elle dit : "Follow me", mais disparaît et puis m'invite à me téléporter. Faut payer à la boîte. Ensuite elle me demande d'être son amie. Ce fut court mais rigolo.

jeudi, octobre 09, 2008

Découverte d'un autre monde: Second Life

Je n'ai jamais essayé de fumer du crack , ni de me
shooter à l'héro, mais les premiers pas sur Second Life, sont comparables à ce que l'on doit ressentir la première fois qu'on essaie.
Addiction totale! Bon, clair que j'étais prédestinée. Camilla Vericondi, mon héroïne de roman est devenue Kamilla Vayandar, l'avatar. Une personne née le le 6 octobre vers 23h00, une Balance ascendant Cancer, bonne combinaison. Kamilla est beaucoup plus nuancée que moi, plus fine moins guerrière. Maintenant, le tout est de savoir comment vont cohabiter ces deux femmes si différentes et si semblables à la fois. L'une influencera l'autre...L'une vivra des aventures, assemblant des bout de miroirs éparses.
Quelle émotion, un flot qui soulève une vague dans tout mon corps, lorsque j'ai vu Kamilla danser gracieusement, langoureusement et surtout parfaitement, un tango de la mort, dédoublement étrange, elle est moi, je suis elle, mais l'image est là. Quelle surprise pour elle/moi, de se faire inviter par Ange Zanetti à une lecture des textes de Proust, un événement sur Second Life et retransmis sur grand écran à La Villette, dans la vie réelle, événement dont le nom évocateur: Le Baiser de la Matrice ne pouvait que m'interpeller. Impression étrange, ce dôme tout blanc, avec en fond sonore des textes lus, en décor, d'immense livres dont on peut tourner les pages, à l'écran les avatars qui parlent et déconnent, cherchent des infos, demandent comment ils doivent s'asseoir... Et puis tous les échanges, les cadeaux, les conversations. Il y a des lustres que je n'ai pas reçu une Rose, des chaussures, des vêtements. Ils semblerait que les avatars soient plus généreux qu'ailleurs. Tout cela rejoins l'idée du paradoxe holographique, l'univers n'est qu'une grande illusion, j'y adhère de plus en plus au fil du temps.
il reste à trouver les moyens d'utiliser ces univers à bon escient. Second Life n'est pas plus virtuel que l'univers dans lequel nous croyons vivre. Nous ne sommes pas ce que nous croyons, et tout, autour de nous, s'agence en fonction de ce que nous pensons... See you soon