Le livre s'ouvre avec une vague de suicides inexpliqués et notamment celui d'un psychologue, qui à priori, n'était pas du tout disposé à cela. Une force de raisonnement, joie de vivre et intérêt pour son métier. C'est là qu'il faut pouvoir se muscler l'esprit pour résister, pour simplement sentir et voir.
"-Après tout lui dis-je, la civilisation est une sorte de rêve. Supposons un homme qui s'éveillerait soudain de ce rêve? Ne serait-ce pas suffisant pour l'amener à se suicider?
- Oui, mais que faites vous de cette allusion à des êtres non humains? Me répondit-il. " (Les Parasites de l'esprit", Colin Wilson.
Une tentative réussie du pamphlétaire et essayiste britannique dans la science-fiction. La phénoménologie appliquée tente de retarder un cancer de l'esprit qui aurait entamé une guerre sans merci à l'humain depuis la fin du XVIIIe siècle. Brillante dissertation, que l'art de conteur possédé par l'écrivain rend intéressante à lire sur un postulat plus culturel que spécifiquement technique. Bon exemple de fiction spéculative.
Yvon Allard
Yvon Allard


