jeudi, juin 28, 2007

Parasites

Attrapé "Les Parasites de l'Esprit" ce matin dans l'étagère. Temps de s'y replonger avec attention. Tant sur un plan professionnel que personnel. Même si Wilson lui-même, et probablement avec le recul et le temps passé, avoue que ce n'est qu'une métaphore, ces parasites semblent parfois très réels. J'ai eu affaire, il y a très peu, à quelqu'un qui semblait en être infesté. L'impression est toujours la même, un liquide froid qui s'insinue dans vos pensées, un regard malveillant se pose sur vous, malaise grandissant avec le sentiment que l'on est contrôlé par une entité extérieure, on devient un robot incapable de percevoir le réel, inapte à démêler le vrai du faux, ignorant que l'on est tout à coup possédé par une force extérieure.
Le livre s'ouvre avec une vague de suicides inexpliqués et notamment celui d'un psychologue, qui à priori, n'était pas du tout disposé à cela. Une force de raisonnement, joie de vivre et intérêt pour son métier. C'est là qu'il faut pouvoir se muscler l'esprit pour résister, pour simplement sentir et voir.
"-Après tout lui dis-je, la civilisation est une sorte de rêve. Supposons un homme qui s'éveillerait soudain de ce rêve? Ne serait-ce pas suffisant pour l'amener à se suicider?
- Oui, mais que faites vous de cette allusion à des êtres non humains? Me répondit-il. " (Les Parasites de l'esprit", Colin Wilson.
Une tentative réussie du pamphlétaire et essayiste britannique dans la science-fiction. La phénoménologie appliquée tente de retarder un cancer de l'esprit qui aurait entamé une guerre sans merci à l'humain depuis la fin du XVIIIe siècle. Brillante dissertation, que l'art de conteur possédé par l'écrivain rend intéressante à lire sur un postulat plus culturel que spécifiquement technique. Bon exemple de fiction spéculative.
Yvon Allard

mercredi, juin 27, 2007

True Romance

Rien que d'écrire la date, j'ai comme un lézard dans le cœur. Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Popeye. J'aurais adoré courir en Italie pour aller l'emmerder un peu et recevoir des baisers mouillés. Je ne peux que regarder le ciel et implorer tous les dieux païens, qu'on lui passe le message. J'aurais pas cru qu'après six ans, il me manquerait encore. But then again, it will go on for the rest of my life. Je le vois souvent quand j'aperçois mon image dans le reflet d'une vitrine, lui et son sourcil levé, le sourire sardonique au coin des lèvres. J'aimerais des signes, un geste de la main.
J'irai me consoler avec les anges ce soir, on va se faire un "carrefour" d'enfer et je me flanquerai une demi-douille en guise de consolation.
Cadeau d'aujourd'hui: collector de True Romance avec plein de suppléments, un texte qui dit la vérité:
"On m'a souvent demandé: pourriez-vous un jour écrire une histoire romantique? Comme si une telle chose était absolument inconcevable de ma part.
Mais j'ai déjà écrit un film romantique – True Romance!-.
Non, non, je voulais dire un vrai film romantique.
Mais c'est un vrai film romantique.
Non, un film dans lequel il n'y aurait pas de violence.
Ecoutez, il y a sans doute des tas de choses contradictoires dans les films que je fais, mais n'importe quel fan du film vous le dira, le titre "True Romance" n'est pas ironique. C'est une true romance, une histoire vraiment romantique. (Quentin Tarantino)
C'est vrai, j'ai rarement vu deux personnes s'aimer autant.

A propos, Ragnar où tu restes là? Fait une éternité que t'es plus venu me parler de l'axe de la terre qui vacille??? C'était pour quand encore?

mardi, juin 26, 2007

Pour se lier

Je viens de découvrir mon alcool favori au cours de mes errances bloguesques... Zubrowka, je pouvais pas rater, fait longtemps que j'en ai pas bu tiens, de la bison. Puis ça aussi Uzdrük ....

Kiedis hon!

Me suis tordue les intestins et l'estomac de rire avec eux autres, les anges d'en bas… Lui qui fait Hon! Allez hon! Depuis quelques jours Rabbin se prend pour Poelvoorde, et même que ça marche. Et l'ange Michael sort du rire en cascade. Elle ignore à quel point elle est marrante, quand elle est tranquille et en confiance. L'autre jour, elle m'a proposé de poser du vernis sur mes orteils. Quant elle s'y met, elle renifle en disant: "Pfouah, j'crois pas qu'je' l' referai! En ajoutant tout de suite : "Nan! J'rigole! Elle fait sautiller les boucles mousseuses et sauvages emprisonnées haut sur son crâne. On célèbre la vie sans honte, savourant la chance à chaque seconde. Le hasard n'existe pas, j'en suis de plus en plus persuadée, et puis merci je dors comme un bébé. Je les aime ces deux là...

Red Hot en boucle depuis quatre jours, by the way I came to say I'll be there, waiting for…Aussi Give it away, give it away give it away now! A la minute précise où j'ai tourné la dernière page de "Scar Tissue" d'Anthony Kiedis la chaleur s'est répandue dans mon sang. Quel bonhomme! Quand je pense qu'on a pratiquement le même âge, ça me met le cœur en joie. Tout est toujours possible, ouvert, lumineux.
Pour rester dans la foulée, j'ai emporté ce matin "Monstres Invisibles" de Palahniuk, pas encore dépiauté, on verra ce que ça donne à l'arrivée.

vendredi, juin 15, 2007

Opening day

Suis descendue fumer une cigarette, un rayon de soleil pour compagnon et une chanson de Camille dans la tête: "Je vais bloquer l'ascenceur, saboter l'interrupteur, je vais prendre ta douleur..."
Sentiment irrésistible d'ouverture, corneille rigolote et sautillante, j'adore ces bestioles là, elles ont vraiment de l'humour. Impression rare d'avoir le contrôle sur tout, euphorique et bref, mais tout de même, ça se cultive, juste parce qu'il y a de la plénitude et du bonheur, des gens et de l'amour autour de moi.
Pas de paroles, pas de venin, ExHom a peut-être raison lorsqu'il dit que les mots sont des virus. Parfois ils enveniment tout et ne sont pas du tout le reflet de ce que nous pensons vraiment. Je m'y suis fais piéger tant de fois. Si en plus on a une nature à s'emporter, mon cas, alors c'est la tempête, le cyclone qui balaie tout sur son passage, qui nous laisse meurtri sans qu'on ait compris comment tout cela s'est déclenché. C'était juste les mots qu'il ne fallait pas prononcer, ceux qu'on regrettera pour le restant de ses jours. Pourtant, c'était rien que des mots, hein!

mercredi, juin 13, 2007

C'est moi

Je viens de lire ça sur moi : "Mina, c'est bien plus qu'un post où elle lâche ses envies du moment ;) C'est un esprit bouillant, matérialisé de manière brute dans son blog, par une plume percutante. A lire, en commencant par le début :-)".

J'avais oublié Vincent, ça fait du bien tout de même. Surtout quand le matin même je reçois ce commentaire sur un article que je viens de pondre, et pondre n'est pas un vain mot puisque je l'ai râtissé au moins vingt fois : "Oui, c'est vraiment, vraiment beaucoup mieux. On sent une structure, une intention, c'est bien envoyé, bien écrit, on a envie d'en savoir plus et de connaître la suite car on sent que tu n'as pas fini de ronger ton os..."
Tartinez-moi l'ego, Encore !!!!!

T-Rex

J'ai entendu Marc Bolan ce matin dans le métro. Je me disais, c'est la seule musique que j'ai aimé, sans que personne me l'ai fait entendre, amour brut sans influence. Un amour qui vient des trippes, une correspondance immédiate entre la folle musique et mon ADN. J'ai aimé "Children of the Revolution", "Solid Gold Easy Action", "Get it On", "The Ripper"…. T-Rex, le plus pur des glam-rock. J'ai toujours le vynile d"Electric Warrior" qui traîne quelque part à la cave. A l'époque je lisais, "Je veux regarder Dieu en face" et je découvrais Huxley par le truchement du "Meilleur des Mondes". Quand les autres écoutaient les Doors et Pink Floyd, j'écoutais Bolan en boucle, je dansais toute seule dans ma chambre orange et vert pomme, comme Billy Elliot sur la table de sa cuisine, sautant comme un diable sur l'air de "Born to Boogie". Rien n'aurait pu m'arrêter. Je l'ai encore écouté dans les années 80, et je l'entends toujours avec la même ferveur, simplement parfois, il sort de mon esprit. Jusqu'à ce qu'un matin comme aujourd'hui, il me revienne aux oreilles et au cœur.