samedi, janvier 15, 2011

Lakota, Le retour 4

Lara Croft c'est moi et le sioux est une énigme. Je creuse les tombes pour y découvrir des trésors. il est mon envers (ou l'endroit, c'est selon!), l'autre moitié de moi, l'âme-soeur, avec les défauts et les qualités. C'est les mêmes. J'ai beau essayer de m'accrocher des oeillères salvatrices, il revient toujours, par un (une?) interstice oublié(e). Reprend mon coeur comme on arrache une mauvaise herbe, me culpabilise et me fait tous les reproches du monde, oui nous sommes mauvais, mais lui, il est rusé. Parfois, j'aimerais que les rêves se matérialisent, d'un coup d'un seul, il serait là, devant moi à sourire en coin, à s'amuser de l'émotion qu'il provoque. Il parle seulement radicalement, pas une phrase qui ne veuille rien dire, c'est carré, direct, court, concis et les flèches atteignent leur but. Je me demande seulement si il croit à ce qu'il dit, si il est aussi convainquant pour lui-même. Il dit que causer avec moi c'est comme une partie d'échecs et que j'ai toujours deux coups d'avance. Si seulement c'était vrai... Il dit toutes sortes de choses essentielles et je voudrais le croire. Il veut être unique, il ne sait même pas qu'il l'est, impossible de passer à côté de soi-même en version opposée, il pointe le sud quand je regarde au nord et il revient quand je me crois libre. A deux on se posent des milliers de questions, pas un pour rattraper l'autre, je l'aime , il m'aime, mais on est pas doués pour ça. Des chasseurs qui se prennent pour des proies, mais ni lui , ni moi n'avons pratiqué le rôle de la proie, alors on est obligés d'inventer, de créer, vaincre le temps et la distance. Le temps et la distance l'obsèdent, des vautours tournoyant au dessus de ses longs cheveux.
En attendant, je trace, j'écris l'histoire de Mina, Salander en moins trash, je tricote comme une bête et les fils s'emmêlent les uns aux autres, je dévore du Vargas au kilomètre.

vendredi, janvier 07, 2011

Ma théorie du Chaos

Bon ok, on est pas demain et je ne compte pas écrire Jezus le retour, quoique! parfois j'ai l'impression qu'il est très présent dans ma vie. Pas lui en personne non, mais une force sous-jacente qui guide mes pas vers les personnes et les choses qui me sont nécessaires. Là je trace avec conviction sur un roman de ma composition. Oui! j'ai enfin attelé les chevaux au carosse (non pas les boeufs) et je fouette joyeusement, j'effleure leurs fesses dodues pour qu'ils avancent, tout de même à grandes foulées, pas de transumance lente et pénible. Je respecte le premier principe de monsieur Maslow, changer d'environnement si l'environnement fait chier. C'est une interprétation personnelle parce qu'il ne l'a pas dit comme ça, comme vous pouvez, d'ailleurs, vous en douter! Nous nous attaquerons ensuite aux comportements et capacités qui laissent parfois à désirer. Est-ce sous mon contrôle? Oui totalement. Là mon coach est fier de moi. Je continuerai avec la sacro-sainte identité qui a une fâcheuse tendance à se tirer au diable vauvert, le diable vauvert étant un lieu très connu de ma personne, mais ce n'est pas le propos de ce billet. Nous promènerons nos bêtes sauvages, les chevaux sont des étalons noirs, vers la spiritualité qui fait parfois défaut et doit pourtant être rattachée à la liste que je formule dans ce texte. Croyez moi , il y en a une! et nous finirons avec le lien aux autres qui a son importance, force m'est de le constater avec rigueur et attention. Voilà pour la leçon d'aujourd'hui, hautement riche et prolixe. Je ramasserai plus tard, en quelques boulettes-points (c'est de l'anglais), la dite liste pour ceux qui n'auraient pas saisi le concept chaotique de ma vie, soyez assurés que je le comprends parfaitement. Bonne année chaos à vous aussi à qui je conseille les chevaux plutôt que les boeufs. Oui! je souris en coin.

jeudi, décembre 16, 2010

Geezuuus!

Jésus vient de se connecter. Mais il ne me parle pas. M'a-t-il seulement parlé un jour? Quand les mouches encombrent mon cerveau et que j'aurais besoin d'un bon insecticide pour les faire disparaître, ou d'un clavier et d'un écran? je suis au centre d'un chaos total, peut-être l'oeil du cyclone ou dispersion totale. Faut-il s'éparpiller pour mieux se rassembler, là est la question. Pourtant la mer est calme, aussi plate qu'un encéphalo de cadavre. Liste de choses à faire: revoir P, avec son doctorat sur l'Enfer, elle devrait pouvoir m'aider. Cesser de répeter la même chose depuis 5 ans et évoluer. Relire Wilson. Partir en Suisse pendant un mois et me faire dorlotter par ma potesse kinésiologue. Voir les anges d'en bas plus souvent (l'ange Michael pense à moi et me demande si je veux un sandwich, oui , là maintenant tout de suite). Mettre de l'argent de côté et aller à la rencontre du vrai Jésus qui s'appelle Tony.
Trouver un pont entre le visible et l'invisible, quelque chose dans l'air me dit que les choses vont changer et qu'il faut que je sois prête. J'accroche donc les boeufs à la charrue et j'avance en hahanant, le labour est pénible et il faut que je choisisse bien les sillons que j'emprunterai. Deux mouches me hantent, la mouche du choix : est-il toujours en notre pouvoir de décider des meilleures choses pour nous? La mouche de l'intuition, puis-je me fier à cette intuition qui m'envoie souvent par mont et par vaux , sans se soucier de mon histoire? La réponse demain, dans "Jésus, le retour".

mardi, novembre 30, 2010

Refuge


Intérieur de moi, beau fixe. Extérieur de moi, grisaille et manteau blanc, j'observe le chat qui devient de plus en plus beau, l'hiver lui va bien. Lecture "Atlantis", faut croire que j'aime les mondes à part ou les mondes parallèles. Dans mon monde parallèle, je crée des silhouettes d'avatar et m'implique dans la vie du nouveau clan, le roi est déchaîné et vient d'élire une nouvelle reine. J'aime pas les reines... C'est comme les mouches qui sont des idées parasites, celles qu'on veut chasser de son esprit d'un revers de la main. Mais mon roi est ailleurs, envoûtant, drôle et spirituel, il me raconte des légendes dans la forêt enchantée de Chakryn pendant que je fais des cadeaux aux fées. Il dit qu'elles sont capricieuses...

samedi, novembre 13, 2010

le Chat c'est moi

Eh bien comme tous les démons qui se respectent, celui-là mentait, plus qu'il ne respirait. J'aime trop les alouettes, elles me font rêver et tomber dans tous les jolis panneaux tendus devant mes yeux. J'apprends, tu apprends, il apprend... Heureusement, les amis temporisent et minimisent, on est tous tombés, on s'est tous relevés, on a mémorisé le saut à la perche et le saut de moutons, la pirouette élégante et le retournement de situation. je connais la valeur des conseils de mon striptiseur... Après je vous parlerai des mouches, oui elles bourdonnent à nouveau (merci Vargas). Terminé la lecture de "Et Nietzsche a pleuré", dialogues savoureux, jubilatoires il faut que je l'avoue. Je plonge dans un drole de roman, histoire d'un indien adolescent boutonneux et délinquant notoire, "Flight" de Sherman Alexie (photo). L'achat s'est produit à cause d'une phrase en quatrième de couverture: "Dans une langue à la Salinger...", un déclic irrésistible, et d'ailleurs qui est passé à côté de "L'accroche coeur"? hein??? Peut-être aussi à cause de mon sioux, mais ça c'est personnel. Shhhhsh! C'est l'heure de dormir et de ronfler au plus fort de la nuit, après ces quelques lignes harassantes, le repos du juste, permettez-moi d'insister. Morphée j'adore. Les mouches c'est pour demain.

dimanche, novembre 07, 2010

Nemo a sombré dans les abysses...

Le plus bel endroit de second life a sombré dans les abysses, je voulais m'y promener, mais pas moyen, contacté son proprio qui fait maintenant des bijoux, tout aussi inventifs que ses constructions dans la cité sous l'eau... Il m'a dit désolé, c'est fini, j'ignore pour quelles raisons. J'espère qu'il va continuer, ce qu'il fait est magique, envoûtant, proche du sublime, tous les gens que j'ai emmené là en sont restés ébahis. Hommage à Sextan Shepherd... to be continued.

dimanche, octobre 17, 2010

L'exception?


Je me suis demandé comment traduire: "l'exception qui confirme la règle" en anglais? Mais au plus je tournais cette phrase dans mon esprit chaotique, au plus elle m'a paru absurde. Comment une exception pourrait-elle "confirmer" une règle, puisque c'est une exception et que les règles sont établies sur des lois supposées être répétées et probablement semblables. Pas de réponse, peut-être seulement une entourloupe de mon cerveau, qui tout à coup, se vide de sens commun. Comment cette phrase est-elle venue me tourmenter. Double réponse, une rencontre singulière sur Second Life et la lecture du texte d'Irvin Yalom, "Et Nietzsche a pleuré". Lignes savoureuses si il en est, débat entre Nietzsche, Breuer et Freud, tout un programme. C'est Breuer qui face à ses propres angoisses énonce cette phrase. Alors? se pourrait-il que j'aie rencontré l'exception qui confirme la règle? celle qui veut que toutes les personnes circulant sur SL sont là pour étancher une soif quelconque, non admise par le tout venant, pompeuse vérité énoncée par les gens de la soit disant vie réelle, pour combler la solitude, pour apprendre? La vie sur SL est tout aussi réelle que la première, même si on veut essayer de se bercer d'illusions séparatistes. Je me cale bien dans mon fauteuil et attends la faille, surveille, enveloppe, rassure, pour savoir d'où les maux viendront ou pour savoir si, effectivement, il serait cette fameuse exception. Pas d'angoisse, pas de vide à remplir, pas de faux-semblant, pas de fausses illusions. Y-a-t-il une règle sans exception? Décidément, c'est passionnant! Chaque fois que je me décide à en sortir, il y a un esprit brillant qui s'installe dans mon joli jardin virtuel et me fait revenir sur ce que j'avais pensé. Le futur me dira, mais c'est encore et probablement un moyen de me connaître mieux, un miroir qui n'a pas fini de m'en compter.
Nietzsche, par le biais de Yalom, dit que l'espérance est le pire de tous les maux glissé dans la boîte de Pandore, que nous devons nous en débarasser pour trouver la vérité, pour trouver notre propre vérité (entendons-nous, il n'y a pas de vérité suprême). Il dit aussi que Dieu est mort... Je sais pourquoi je l'admire et aussi pourquoi je ne l'aime pas. Nietzsche est mort, vive l'espoir...