samedi, février 27, 2010

Ti amero per sempre...

EMDR, Eyes Movement Desentization and Reprocessing, j'en sors et j'y suis allée essentiellement pour ça: "Le retraitement ne s'adresse pas seulement aux émotions mais aussi aux croyances négatives liées au traumatisme.
L'objectif sera donc d'identifier et d'évaluer ces croyances limitatives et d'y substituer des croyances constructives. On modifie ainsi la perception de l'événement à la lumière des ressources mentales et émotives positives nouvellement acquises."

Je croyais que j'avais pas été suffisamment présente, je croyais que j'étais une mauvaise fille, je croyais que je l'avais abandonné à son triste sort. J'en pouvais plus de voir la dernière bulle de vie au bord de ses lèvres, j'en pouvais plus de cette envie de vouloir le suivre. Prends moi avec toi, je sais pas où tu vas, mais je veux y aller aussi. Voilà ce que j'ai pensé, quand il a donné son dernier souffle. J'ai posé sa main sur ma tête comme une guenon perdue. J'aurais du hurler. Mais il est temps que je lâche prise et que j'arrête de suivre le même schéma que lui. Après l'homme tranquille, je découvre l'homme passionné. Il m'aimait trop, beaucoup trop, il m'étouffait de son amour mon père...
Hey! je reçois des insultes tout le temps. Réponse: "Arrête de les recevoir!". (pas con ça et ça marche en plus!)
Temps de libération pour tous les deux, temps de lever la main et de dire aurevoir. Sans regrets je continue le chemin, il sera différent du tien... Question déstabilisante: "devez-vous être fidèle à vous-même, ou a quelqu'un d'autre?". Ca me laisse sur le cul. La première réponse trop évidente et sans réfléchir est je dois être fidèle à moi-même, mais en deuxième vient, je ne dois pas construire mon malheur et qu'est-ce qui m'empêche d'être fidèle à quelqu'un d'autre en plus?
Réponse, si vous n'aviez pas fait ce que vous avez fait, vous l'auriez regretté, non?
Oui, oui, oui, mais l'heure est aux changements. Je suis sortie de là avec les jambes en cotton et de la ouate dans la tête. Je ne pensais à rien, incroyable mais vrai, un vide libérateur, ligne plate et révélatrice. E finito il tempo del purgatorio. Son sicura che sei in paradiso adesso, un giorno, ci rivedremo, ma non ancora, non ancora!

jeudi, février 25, 2010

Les pendules à l'heure

Déja vu! cesser de chercher puisqu'on me trouve. Renard apprivoisé, il m'a cernée doucement, pas de précipitation. Patience, persévérance, humour, intelligence. Rien de ce que j'avais imaginé, mais pourtant bien là, là depuis longtemps, en phase et dans le ton juste. Rires et fous rires, conversations à multiples couches, vivacité d'esprit et toujours le mot ou la phrase qui me calent... Euh! essentiellement masculin. Je me sens là où je dois être et il semble savoir où il se trouve. Mystère tout de même, j'ai le ventre en pagaille et la cervelle en perpétuelle question, mais je me sens bien, en phase. Il n'y a que moi pour imaginer d'invraisemblables montagnes russes. Quand il n'est pas là je meuble, je me déguise en loup, en amazone, en femme fatale, je danse, j'explore, je tire les cartes. Mais même quand il n'est pas là, il s'arrange pour y être tout de même. En tout lieu, à toute heure. A quand un voyage sur le Rescator, alchimie et aventures sur les 7 mers de l'imagination? Et oui, je reste indomptable. Rires. Il sait que je suis une emmerderesse.

mercredi, février 24, 2010

Je choisi de...

Exercice: "Writing Fiction for Dummies". Oui je suis dum! J'ai l'estomac chiffoné. Un petit serpent jaloux me torture les intestins. Quel est le choix? Mon premier chevalier servant m'a trahi, mon deuxième chevalier servant m'a trahi et j'ai trahi le troisième. Qui suis-je?
Réponse, un monstre? Une bête? Une boule électrique? L'éternelle jangleresse? L'énigme... Quelle est la foutue question? Et où est celui qui me la posera. There is no spoon, only your mind is bending, not the spoon. Quel est le choix? L'idéal, c'est un mec comme lui (photo) mais ce n'est qu'une image et elle ne suffit pas, une enveloppe agréablement cabossée. Je ne palpe rien. Message de MLD: "le pittbull s'en ira en temps voulu Mina! et elle sourit. Je crée un nouvel Ouroboros, je me mords la gorge, toute seule comme une grande. Univers je t'implore, il est temps de faire le bon choix, un signe, un souffle, une infime caresse pour m'indiquer le chemin... Mes yeux ne peuvent plus être des guides, l'âme doit prendre le relais. Choisir avec sagesse et définitivement. Débarasse-moi de l'incertitude qui fait valdinguer mon coeur d'une erreur à l'autre. Do you know the question, are you ready to ask it? You, man should know what to do. I take my role, i am here to inspire you.

lundi, février 22, 2010

She Wolverine

Krix m'emmène chez Virago, un des plus vieux magasin de SL. Liste de courses: Bitter Thorns Cyber armor, Bitter thorns glasses, BT telescope claws, tattoos grease... un smokin outfit puisque je fume.... Avec ça j'enfile les army boots small et je peux aller danser, chasser, m'amuser. Comble de la drôlerie quand j'arrive au Demonic je tombe sur Freddy Krueger (les griffes de la nuit) et je lui fais peur. Mes griffes sont plus grandes que les siennes, ma pote me dit : "t'es gentille tu restes de ton côté, pas envie de terminer en lambeaux!". Il ne me reste plus qu'à danser sauvagement aux côtés de Freddy qui apparemment s'amuse autant que moi, surtout quand c'est Killer qui est aux commandes des machines musicales, il lance un désinvolte: " you are my dream slashgirl!!!". Ha!! On ira tuer ensemble sur les sims infinies de Second Life. Je me fais un petit tarot, autour de vous l'amour abonde, ha bon! c'est nouveau. J'ai rien vu venir madame Irma. Et pourtant on me surveille et pourtant on est là. Suis une grande idiote aveugle et sourde qui s'en va t'en guerre sans avoir localisé l'ennemi... Non l'ennemi n'est pas partout, il est en toi, prends un miroir et regarde au fond des yeux violets, il t'observe doucement, attendant patiemment que tu fasses un faux pas. A côté l'amour est là. Vingt dju!!!! je l'avais pas vu :)) et je tombe en syncope comme Angélique quand elle sait plus quoi dire à part Geoffrey! Geoffrey! J'enlève les lunettes et je me regarde au fond des mirettes.

lundi, février 15, 2010

Alpha

Eels, beautiful freak…. Cette chanson occupe mon inconscient depuis deux jours et le freak occupe mon esprit depuis (toujours?) un bout de temps. Enigme, intrigue, je pensais l'avoir perdu, mais non. Il revient avec des propositions qui ne lui ressemblent pas. Test? Elles sont incompatibles avec moi (avec lui?), malgré toute ma légèreté. On est comme des fauves qui se toisent, en rond l'un autour de l'autre, pas d'animosité, juste de l'étonnement, un peu de méfiance et beaucoup d'attirance. Je perçois la faim qui le ronge, me creusant l'estomac pour déterminer jusqu'à quel point. Il me frole et fait se hérisser les poils de ma nuque. Je me retourne brusquement, mais il n'est pas surpris au contraire, il ronronne et me déstabilise d'un coup de patte et je ris…Je sais déjà que je ne lui dirai jamais vraiment non mais il faut déterminer les rôles et délimiter le territoire. Un jeune tigre au sang vif s'attaquant à une vieille biche, la biche de Brel: "....Elles sont notre pire ennemi. Lorsqu'elles savent leur pouvoir, Mais qu'elles savent leur sursis…"

mardi, février 09, 2010

From time to time...

De temps en temps je le revois, toujours aussi mystérieux, toujours aussi déchiré. Le démon est un perfectionniste. Il tient à être un démon jusqu'au bout des cornes, on doit le voir sur chaque centimètre de sa peau, de plus en plus tatouée. Il est fluide et malheureux. Il produit des moments lumineux et ne s'en rend pas compte. Il se croit petit et insignifiant, tout en sachant au fond, qu'il est l'ange déchu. Pas déchu par dieu, non, tombé par ennui. Tout à coup stoppé dans son élan machiavélique. J'adore passer mon temps à le regarder s'améliorer, évoluer, respirer. Il dit: "je suis un homme tout ce qu'il y a de plus normal", mais il en crève parce qu'il sait que ce n'est pas vrai. Lucifer déçu, cherchant sa lumière, l'accord parfait ou la note suprême. Personne n'est un homme ou une femme normal, à chacun sa vérité. Il croit le combat perdu d'avance alors qu'il n'a qu'à regarder devant lui, prendre ses ailes cassées et les remettre à neuf. Il aurait aimé aimer la cruauté, mais je crois qu'il y a autre chose en réserve pour lui, il le sait et c'est pour ca qu'il revient, de temps en temps…

C'est pas Fred et Ginger

Vargas a des mots qui fendent la cervelle comme des flèches, exemple: "…un joueur, un rieur, mais des yeux noirs qui vous détaillaient à cru…" Ou encore: "… ca ne vous a pas chiffoné, cela? – c'est-à-dire monsieur Velasco, que je suis difficile à chiffoner…"
Et c'est comme ça toutes les dix lignes. Je deviens camée, addicted to Fred…
Je vais m'imprégner, me rouler dans ses mots jusqu'à ce que je puisse les façonner, qu'ils deviennent miens. Je pars pour l'immersion totale de la langue Vargas. Ne plus sortir des pages au parfum encré, m'imprimer les caractères sur le visage et dormir dedans. Faire un tour de magie et interpréter. Je secouerai un mélange de Tosches, Vargas, Wilson, écrire en TVW, devenir un bolide. Pantagruel, un ogre aussitôt repu, aussitôt affamé. Je veux ouvrir ma gorge en grand et faire sortir le rire comme une force, le son est aussi important que l'émotion qui le génère, le son rend les mots solides, tangibles et quelquepart peut-être rassurants.
Vargas, c'est Maria Vargas alias Ava Gardner dans "La comtesse aux pieds nus", c'est là qu'elle a dégoté son nom de plume. Un excellent Mankiewicz, romantique et sulfureux. Il est 11h11, hehe!