Phrase du jour: "… Sachez que le temps est ellipsoïdal et que lorsque deux spires se rejoignent l'humanité connaît une transformation profonde. C'est ce qui se passe en ce moment."… La Chamane Blanche
Me sera-t-il donné, comme à Alice ou Néo, de traverser le miroir et de découvrir ce qu'il y a de l'autre côté. Je repense à mon tout premier vrai film, l'Orphée de Cocteau, on le voit traverser du métal liquide et passer du côté des ombres, motivé par l'amour qu'il porte à Eurydice. Contrairement à lui, c'est la lumière que je cherche, motivée uniquement par la soif de savoir. Les vrais miroirs sont les gens et c'est à travers eux qu'il faut passer, voir les éclairs qui les soulèvent et les mènent. Je pense aux vivants, ceux qui sont obsédés par une idée, capables de sortir de leur paradygme et des spirales dans lesquelles ils s'enferment, à qui on a donné la possibilité de s'évader de l'armure de robot lobotomisé. Ils sont plus nombreux qu'il n'y paraît, il faut les voir et j'avais presque oublié ce goût des autres, le besoin de les voir vivre et respirer, combien c'est savoureux, enchanteur et magique, j'étais tout occupée à tourner autour de mon nombril et à culpabiliser sans cesse, c'est épuisant de ne jamais être à la hauteur, de ne pas atteindre les ambitions que l'on croyait essentielles.
Livre du jour : L'Ombre des Autres, Nathalie Rheims
vendredi, septembre 22, 2006
jeudi, septembre 21, 2006
Juste au moment ou je me dis, j'ai trois quart d'heure devant moi, on s'acharne à m'envoyer moulte mails et demandes (non incongrus puisque c'est mon boulot).
Vous êtes-vous déjà exclamé : la vita e bella!! Dio mio!
Je le répépterais bien tout le temps, comme une incantation, pour m'assurer que ça va durer. Le temps a changé pour moi, il s'élance lentement au gré des mes envies. Jamais je n'avais été aussi consciente des distorsions et méandres qu'il pouvait prendre, comme si il y avait une quelconque maîtrise de notre part. Je suis constamment proche des "peak experiences" dont parle Wilson et essaie de me maintenir à cette hauteur, je porte au coeur une perfusion qui distille de l'elixir de jouvence et tout ce qui m'entoure a plus de relief, les gens sont faits d'un autre matériel, les choses prennent une autre perspective, les arbres, l'église.
Le meilleur de tout, c'est que c'est sans raison, enfin presque, j'ai juste atteint un but et me repose sur mes lauriers. Je sais que je vais devoir en fixer un autre et foncer, tout cela se met en place et j'admire la construction mentale de l'extérieur, un dédoublement jouissif, un emboitement parfait. En cherchant bien, je pourrais me plaindre et dire l'amour manque dans ma vie, mais non, de l'amour, il y en a tout autour, enveloppant chaleureux, des gens riches sont là, installés, à portée d'envie. Il manque juste une relation amoureuse, mais j'ignore si je suis suffisammant construite pour ça. Toujours pas vu l'ange...
Vous êtes-vous déjà exclamé : la vita e bella!! Dio mio!
Je le répépterais bien tout le temps, comme une incantation, pour m'assurer que ça va durer. Le temps a changé pour moi, il s'élance lentement au gré des mes envies. Jamais je n'avais été aussi consciente des distorsions et méandres qu'il pouvait prendre, comme si il y avait une quelconque maîtrise de notre part. Je suis constamment proche des "peak experiences" dont parle Wilson et essaie de me maintenir à cette hauteur, je porte au coeur une perfusion qui distille de l'elixir de jouvence et tout ce qui m'entoure a plus de relief, les gens sont faits d'un autre matériel, les choses prennent une autre perspective, les arbres, l'église.
Le meilleur de tout, c'est que c'est sans raison, enfin presque, j'ai juste atteint un but et me repose sur mes lauriers. Je sais que je vais devoir en fixer un autre et foncer, tout cela se met en place et j'admire la construction mentale de l'extérieur, un dédoublement jouissif, un emboitement parfait. En cherchant bien, je pourrais me plaindre et dire l'amour manque dans ma vie, mais non, de l'amour, il y en a tout autour, enveloppant chaleureux, des gens riches sont là, installés, à portée d'envie. Il manque juste une relation amoureuse, mais j'ignore si je suis suffisammant construite pour ça. Toujours pas vu l'ange...
jeudi, septembre 07, 2006
Michael
Je voudrais un ange qui fume et qui se gratte les couilles, dansant comme Travolta dans "Michael". Préférablement sentant le caramel et n'ayant pas perdu trop de plumes. Je ne regarde plus les hommes (enfin je fais semblant de ne pas les voir) mais je m'aperçois qu'ils me regardent. Je les renifle, espérant découvrir un parfum de bonbon, un petit shoot d'adrénaline. Cela dit, mon dentiste trouve que j'ai un sourire carnassier (mais c'est seulement quand je regarde sa bouche, elle me donne envie de me pourlécher les babines), il a aussi dit que j'avais de jolies mains et que je devrais faire de la musique, mon dentiste parle beaucoup, mais la dernière fois, il m'a semblé qu'il parlait beaucoup de sexe, il en profite parce que je ne peux répondre qu'avec des "han, han!" gargouillants, j'aime plonger dans ses yeux, au moins je peux les voir de près. j'ai une dent qui pousse là, va falloir que je retourne, on est télépathes, c'est très intéressant comme relation, il voulait m'appeler pour que je vienne plus tôt, l'a même pas eu à le faire, je l'ai entendu... DNA theory, son animal totem doit être le corbeau. Ca lui fait des ailes noires, mais il ne fume pas et je ne l'ai pas vu se gratter les couilles.
Message personnel : Frank de l'autre côté de la terre je n'arrive plus à t'envoyer un mail, quant à écrire un commentaire sur ton blog, c'est pas de la tarte
mercredi, août 30, 2006
J'aimerais contempler le mur des morts, celui de Popeye avec la photo qui fait scandale dans le village. Popeye riant au soleil, dans un petit marcel blanc, détendu, peut-être heureux? J'aimerais m'asseoir par terre, le menton sur les genoux, apaiser les douleurs du corps et de l'âme et rester là à méditer, attendre et entendre le bruit de la pierre. Ce n'est pas triste, juste nostalgique. Je devrais retourner là-bas, respirer l'air du Misma.
En ce moment j'observe, ce matin, la peau d'une fille dans l'ascenseur, trente centimètres d'écart entre elle et moi. Soudain je prends conscience de la réalité physique des autres, elle est belle, peau de pêche, oreille en coquillage. Etrange réalité je ne suis jamais physique, rarement dans mon corps, même quand je baise, je suis dans mon cerveau, à contempler, analyser, à l'extérieur de ce corps que je ne supporte pas, comme une expérience hallucinogène, je me vois en dehors, perception parallèle, je ne suis qu'émotion. Je devrais tenter l'expérience hayauasca, mais je ne suis pas prête à me vomir complètement.
Il arrive pourtant que le corps prenne les commandes, alors, je ne réponds plus de rien, l'esprit ignore le mouvement, à tel point que je ne me souviens pas des actes, brumes d'alcool, déconnection.
J'ai découvert un adepte des tarots, une écriture incantatoire, portant le nom attachant d'entropie, c'était fatal, pas écrit, mais programmé. Pas de hasard, des fractions, des morceaux qui s'assemblent une seconde et se séparent, le temps d'un battement d'ailes.
Aujourd'hui pour moi : les Amoureux, le Monde et la Maison-Dieu…. Bien! si le coup de foudre n'arrive pas, j'ai le choix du meilleur de tous les mondes, le corps et l'esprit. L'autre est celui qui réunira, réconciliera ce qui me déchire. Pas trop violemment si possible...
En ce moment j'observe, ce matin, la peau d'une fille dans l'ascenseur, trente centimètres d'écart entre elle et moi. Soudain je prends conscience de la réalité physique des autres, elle est belle, peau de pêche, oreille en coquillage. Etrange réalité je ne suis jamais physique, rarement dans mon corps, même quand je baise, je suis dans mon cerveau, à contempler, analyser, à l'extérieur de ce corps que je ne supporte pas, comme une expérience hallucinogène, je me vois en dehors, perception parallèle, je ne suis qu'émotion. Je devrais tenter l'expérience hayauasca, mais je ne suis pas prête à me vomir complètement.
Il arrive pourtant que le corps prenne les commandes, alors, je ne réponds plus de rien, l'esprit ignore le mouvement, à tel point que je ne me souviens pas des actes, brumes d'alcool, déconnection.
J'ai découvert un adepte des tarots, une écriture incantatoire, portant le nom attachant d'entropie, c'était fatal, pas écrit, mais programmé. Pas de hasard, des fractions, des morceaux qui s'assemblent une seconde et se séparent, le temps d'un battement d'ailes.
Aujourd'hui pour moi : les Amoureux, le Monde et la Maison-Dieu…. Bien! si le coup de foudre n'arrive pas, j'ai le choix du meilleur de tous les mondes, le corps et l'esprit. L'autre est celui qui réunira, réconciliera ce qui me déchire. Pas trop violemment si possible...
jeudi, août 03, 2006
Popeye
Le ciel passe par d'étranges couleurs. Du septième étage, on dirait un Michelangelo.
Je mets de l'ordre, sur mon bureau, dans mon appart, dans ma tête. Je suis même pas au bord des larmes. Pas de raison de se lamenter même si je passe par des abysses et des pics se rapprochant de l'Himalaya. Entretemps je regarde les hommes, les petits, les beaux, les gros, les moyens, les rigolos, les arrogants, les bavards. Je regarde leurs yeux, leur cul, leurs sourires surtout, je les écoute parler… Je ne les connais pas, je pensais qu'il y en avait un pour moi dans le tas, que je l'avais trouvé, j'étais même naïvement persuadée d'avoir trouvé la perle rare, mais apparemment je me suis trompée, la perle se change en charbon ou chardon épineux, c'est selon, entretient savamment le désamour, le décrochage calculé et la culpabilisation forcenée sous couvert d'humour, il est tout sauf drôle. Pourtant j'ai beaucoup ri avec lui, c'était même le meilleur ciment, le meilleur des remèdes. J'en ai fini d'avaler les couleuvres, arrêtons les dégâts, c'est quand le miel?
Suis certaine que Popeye est au paradis, qu'il se la coule douce et qu'il se marre toujours à me regarder me dépêtrer dans des problèmes qui pour lui n'en sont pas. On parle souvent ces derniers temps, je lui demande des trucs, il donne parcimonieusement. Son chapeau traîne sur le dessus de mon armoire, son horloge m'indique l'heure tous les matins, à côté des gargouilles. Quand je rentre chez moi, au dessus de l'escalier, juste avant la porte, l'odeur est la même que lorsque je rentrais chez lui. Parfois j'ai envie de rester là, assise, juste pour avoir l'impression qu'il est là, derrière, qu'il me prendra dans ses bras et me donnera un bisou mouillé dégoutant, il savait que ça m'emmerdait. J'ai pas regardé l'histoire du Bois du Casier, j'aurais du, il était là lui, pas dans la mine heureusement, juste sorti avant, de retour vers chez lui, vers chez ma mère qui croyait qu'il était mort, une fiancée éplorée fraîche et belle comme une rose, pleurant sur le quai de la gare. Lui marchant de son pas tranquille, hilare parce qu'elle l'a presque renversé en le voyant arriver. Il en a vécu des choses mon père, l'air de rien, toujours placide. La mort a eu bien du mal à l'attraper, pourtant c'est pas les occasions qui lui ont manqué, elle a eu tous les terrains de jeux, la guerre, la pauvreté, la faim, la mine, la vie, mais lui, il a traversé tout ça comme un bateau sur une mer huileuse, toujours bien fringué, frotté comme un sous neuf, la dérision accrochée au bord des sourcils.
Je mets de l'ordre, sur mon bureau, dans mon appart, dans ma tête. Je suis même pas au bord des larmes. Pas de raison de se lamenter même si je passe par des abysses et des pics se rapprochant de l'Himalaya. Entretemps je regarde les hommes, les petits, les beaux, les gros, les moyens, les rigolos, les arrogants, les bavards. Je regarde leurs yeux, leur cul, leurs sourires surtout, je les écoute parler… Je ne les connais pas, je pensais qu'il y en avait un pour moi dans le tas, que je l'avais trouvé, j'étais même naïvement persuadée d'avoir trouvé la perle rare, mais apparemment je me suis trompée, la perle se change en charbon ou chardon épineux, c'est selon, entretient savamment le désamour, le décrochage calculé et la culpabilisation forcenée sous couvert d'humour, il est tout sauf drôle. Pourtant j'ai beaucoup ri avec lui, c'était même le meilleur ciment, le meilleur des remèdes. J'en ai fini d'avaler les couleuvres, arrêtons les dégâts, c'est quand le miel?
Suis certaine que Popeye est au paradis, qu'il se la coule douce et qu'il se marre toujours à me regarder me dépêtrer dans des problèmes qui pour lui n'en sont pas. On parle souvent ces derniers temps, je lui demande des trucs, il donne parcimonieusement. Son chapeau traîne sur le dessus de mon armoire, son horloge m'indique l'heure tous les matins, à côté des gargouilles. Quand je rentre chez moi, au dessus de l'escalier, juste avant la porte, l'odeur est la même que lorsque je rentrais chez lui. Parfois j'ai envie de rester là, assise, juste pour avoir l'impression qu'il est là, derrière, qu'il me prendra dans ses bras et me donnera un bisou mouillé dégoutant, il savait que ça m'emmerdait. J'ai pas regardé l'histoire du Bois du Casier, j'aurais du, il était là lui, pas dans la mine heureusement, juste sorti avant, de retour vers chez lui, vers chez ma mère qui croyait qu'il était mort, une fiancée éplorée fraîche et belle comme une rose, pleurant sur le quai de la gare. Lui marchant de son pas tranquille, hilare parce qu'elle l'a presque renversé en le voyant arriver. Il en a vécu des choses mon père, l'air de rien, toujours placide. La mort a eu bien du mal à l'attraper, pourtant c'est pas les occasions qui lui ont manqué, elle a eu tous les terrains de jeux, la guerre, la pauvreté, la faim, la mine, la vie, mais lui, il a traversé tout ça comme un bateau sur une mer huileuse, toujours bien fringué, frotté comme un sous neuf, la dérision accrochée au bord des sourcils.
mardi, août 01, 2006
vide
Ce blog se vide dangereusement. Il est peut-être temps de revenir à ma spirale. Peut-on expérimenter et écrire en même temps? ne faut-il pas avoir une vision globale pour dire des choses sensées? Une chose est sûre, j'en ai assez que l'Homme me dise que je parle trop fort, comme si je prenais trop d'espace pour lui. Puis il s'étonne que je n'ai pas envie de rester chez lui??? je ne parle pas fort je suis enthousiasmée, emportée, ce qui lui a plu, lui déplaît. Ca doit être ça le changement, le désamour
Temps pour la coolitude (le chill comme dit ma fille) et l'égoïsme. J'ignore si je le deviens ou si je l'ai toujours été ou encore si nous le sommes tous? je m'accroche aux précieux moments que je passe seule, je les délecte à petites lampées avec une langue de chat, je fais ce que je veux, les orteils en éventail. Personne pour se foutre de ma tête parce que je regarde Urgences, les Experts (j'adore les séries, suis indécrottable), le "71" (pire que tout ça) ou une connerie à l'eau de rose. Après la pluie le beau temps, dit-on! mais c'est toujours mitigé, on se fait délicieusement caresser par un rayon enveloppant, à peine le temps de se rouler pour atteindre la bonne position et puis on reçoit une trombe de flotte en pleine tronche, dura lex sed lex...
Temps de reprendre mon petit carnet partout où je vais, j'ai fini d'attendre, il est temps de passer à l'action.
Temps pour la coolitude (le chill comme dit ma fille) et l'égoïsme. J'ignore si je le deviens ou si je l'ai toujours été ou encore si nous le sommes tous? je m'accroche aux précieux moments que je passe seule, je les délecte à petites lampées avec une langue de chat, je fais ce que je veux, les orteils en éventail. Personne pour se foutre de ma tête parce que je regarde Urgences, les Experts (j'adore les séries, suis indécrottable), le "71" (pire que tout ça) ou une connerie à l'eau de rose. Après la pluie le beau temps, dit-on! mais c'est toujours mitigé, on se fait délicieusement caresser par un rayon enveloppant, à peine le temps de se rouler pour atteindre la bonne position et puis on reçoit une trombe de flotte en pleine tronche, dura lex sed lex...
Temps de reprendre mon petit carnet partout où je vais, j'ai fini d'attendre, il est temps de passer à l'action.
mercredi, mai 31, 2006
Vrac
Les torrents de pluie défilent et j'apprécie le spectacle qui s'offre à mes yeux, des nuages d'eau, tourmentés par un vent furax. j'ignore si les gargouilles me transforment, j'en ai juste la conviction profonde. Rien contre la conviction. Les fantômes de pierre me parlent, collent à mon identité, délivrent des messages sybillins. Arrête la valse des hésitations! Décide, ce que tu auras décidé arrivera. On ne réussit qu'à petits pas, en persistant. Parfois la technique du pitbull a du bon. Parfois le jeu peut sembler absurde et vain, mais si on a la foi, il en vaut toujours l'effort.
Quelque chose se délie, une ouverture invisible se crée, comme une porte sur l'infini. les pensées peuvent librement s'élever vers une réponse trop longtemps attendue.
la recette est partout, toujours disponible pour les yeux ouverts (ou les coeurs?). Pourquoi personne ne semble s'en apercevoir, les signes à décrypter sont sous les regards. Par exemple, il est impossible de définir l'amour, pas plus qu'on ne peut définir cette force appelée Dieu, force, énergie. On peut juste se dire qu'on y croit ou pas. Si on y croit, il existe.
Quelque chose se délie, une ouverture invisible se crée, comme une porte sur l'infini. les pensées peuvent librement s'élever vers une réponse trop longtemps attendue.
la recette est partout, toujours disponible pour les yeux ouverts (ou les coeurs?). Pourquoi personne ne semble s'en apercevoir, les signes à décrypter sont sous les regards. Par exemple, il est impossible de définir l'amour, pas plus qu'on ne peut définir cette force appelée Dieu, force, énergie. On peut juste se dire qu'on y croit ou pas. Si on y croit, il existe.
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