vendredi, décembre 16, 2005

attendre

L’attente infernale a recommençé. Question primordiale : comment faire cesser la torture ? A part mourir, je n’entrevois pas de solutions. Est-ce moi-même qui freine, qui m’empêche de vivre, d’être là dans le présent et non dans un passé en dents de scie ou un futur hypothétique ?. J’entends pourtant une voix lancinante au creux de mes neurones : « Lâche pas, lâche pas ! ». Et j’imprime au plus profond de ma chair ces mantras qui transforment l’esprit : What your mind can conceive and BELIEVE it can achieve, et puis cet autre qui résonne et prend de plus en plus de signification ; Don’t think you are, know you are !
Le diable en moi s’est éveillé, un volcan qui sommeillait, maintenant en éruption et qui me rend à cette nature sauvage, un flot de lave s’écoule et je ne parviens pas à le canaliser, il charrie la frustration, la vérité, le mensonge, l’attente, le désir, le sexe, l’amour.
On m’a dit, l’amour est partout. Faut-il connaître une recette secrète pour savoir comment le saisir? Je sais pourtant que dès que je cesserai d’attendre, les choses viendront à moi comme une rivière d’apaisement.

vendredi, décembre 02, 2005

Gorillaz


Pas envie, mais alors là pas du tout envie de travailler, j'écouterais bien un bon petit "Gorillaz", calée dans un fauteuil, près d'un bon feu. Margerita dans une main, cigarette dans l'autre (on se refait pas, quoique!). J'oublie le mot "motivation" (nette tendance à doubler les choses en ce (mo)ment, surtout les mots), il n'a plus le même pouvoir sur moi. Je croiserais bien les bras et puis si on m'embête, je dirai: "m'en fous". J'ai un côté schtroumpf grognon, moi j'aime pas la confiture.
En dehors de moi : la pluie, le froid et la grisaille...
Intérieur de moi : Printemps, espoir et flemardise, un grattage, j'ai rien perdu, je peux continuer à jouer, à force de me gratter la tête et puis les "Win for Life", je serai riche et chauve, enfin, je pourrai m'acheter des supers moumoutes.
Je commence vraiment à raconter n'importe quoi, manque-je d'inspiration? doutes sur mes capacités à écrire correct, mais je m'en fous, je pourrais le chanter sur tous les tons.
Je me refais tous les "Angélique" avec mes filles, c'est tellement kitsch qu'elles trouvent ça génial. Je leur ai appris à crier "Geoffrey, Geoffrey!" quand on entend au loin quelqu'un qui boite. Ben! savez quoi? elles adorent et moi aussi, au bout du deuxième elles sont accros, demain : Angélique et le Roy, la où l'on revoit le beau Samy Frey en Cheik cruel et sado maso. Il y a tout dans "Angélique" du sexe, de l'aventure, de la romance et de la violence et même du mystère...

jeudi, décembre 01, 2005

J'ai toujours pas dégelé, mes mains glacées collent à la souris, mon écran s'embue, je bois des litres de thé brûlant, mais rien ne change. C'est les os, endurcis par l'attente. Je ne suis que cela, attente, pas de plus horrible sentiment que celui-là, ça paralyse, rend la tête creuse, tributaire d'une réponse positive ou négative. Si j'ai réussi, je me saoule, juste pour oublier combien j'aurai attendu. Quant au ratage, je n'arrive même pas à l'envisager. Coquille out, coquille in. Je suis petée à l'attente et ça donne mal aux tripes. Je parviens tout de même, durant un bref instant, à me remonter aux endorphines, mais alors, je ne dors plus. Pendant que je ne dors pas je pense sans penser à rien, à mille choses. Mille choses c'est comme rien. Ce chaos est usant, je vais mordre, une morsure générée par le dépit et non pas la colère ou la peur. Tous les gens que je croise me posent la même question : "et alors? t'as les résultats??". Et moi je me plie en deux de désespoir et je fais: "naaaannn!". Puis se voulant rassurants ils disent: "ah, ouais, c'est long hein!". Ca vous a un petit côté condamné à mort qui me plaît pas.

jeudi, novembre 24, 2005

J’avais oublié ce qu’avoir froid voulait dire, ce froid me va droit dans les os et au cerveau. En plus, les diables de la météo annoncent un hiver «rude». Arch ! je vais mourir, les os congelés, puis je me briserai comme dans «Demolition Man».
Je ne veux plus me laisser posséder par les mauvaises vibrations de la lucarne clignotante, elle m’exaspère, cracheuse de nouvelles déprimantes, je m’ennuie. J’aimerais mieux «Batman Begins», j’ai encore appris des choses sur la détermination. C’est drôle, je n’aime pas trop Christian Bale (cordialement détésté dans «Amercian Psycho»), mais là, après «The Machinist» et «Batman», je reviens à une vision plus juste. Il ne me plait toujours pas, mais c’est un excellent acteur, faut que j’arrête de ne pas voir, de m’enfermer dans des petits jugements à la con…

vendredi, octobre 28, 2005

15h57. Petite expérience pour savoir si je suis toujours capable d'aligner deux mots avec une tête creuse??? Je reviens d'une planète où je n'écrivais pas, de l'autre côté de l'Atlantique à contempler toutes les nuances de bleu des glaciers argentins, des pinguouins (euh?) Magellans et des cormorans.Ce n'est pas tant ce que j'ai vu, mais plutôt l'empreinte que ce pays a laissé en moi et le fait qu'il soit immense et que l'esprit s'y perde, soufflant de la brume vers un hypothétique horizon. Une macération est nécessaire.

J'ai rêvé de dragons qui étaient précisément des "léviathans". Moi, je n'étais qu'un petit dragon qui ne parvenait pas à se tenir debout. Me souviens pas des flammes, probablement parce que j'en ai fini avec les crachouillages.

vendredi, septembre 30, 2005

la rage

Je crois que j'ai la rage, bientôt des filets de bave s'écouleront de ma bouche distordue. J'ai rêvé qu'un toubib me disait que j'étais en manque d'acier et que mon sang se disloquait. Drôle de rêve ou peut-être pas, c'est ma vie qui se disloque, qui dysfonctionne. je n'ai plus envie d'écrire et j'en meurs d'envie, je manque de temps, j'ai l'impression d'être submergée de choses inutiles, de perdre mon temps à des conneries et de ne jamais arriver à l'essentiel. Je me trouve trop faible, mais trop violente, impossible de faire la part des choses, je bouffe la gueule de tout le monde. Je n'arrive plus à retrouver la paix. Là, bordel de merde, j'ai vraiement besoin d'un miracle. Une chose imprévue qui me sorte de cette spirale, je m'aimais mieux quand j'étais frivole et inconsciente...

vendredi, septembre 23, 2005

22/09/05
Bientôt je serai là, dans un ailleurs, un autre monde, une extraction de la réalité pendant quinze jours, une autre dimension, d’autres gens, un nouveau monde. Que l’Argentine cesse de pleurer, j’y viens d’un pas chaloupé. Rencontre de cousins jamais vus auparavant et du « black Glacier ». ce que j’aime dans les voyages c’est les gens, des histoires qui marchent…

23/09/05
Voici où j’aimerais en arriver. Certaines phrases lues au gré d’un magazine ou l’autre mettent l’accent sur ce que l’on pense exactement au moment précis où on les lit. Dans le Vif/l’Express de cette semaine (je n’achète jamais ce canard) : « …en grec esoterikos signifie « de l’intérieur ». Forme de pensée, style d’imaginaire aux modes d’expression variés (littérature, poésie, musique, peinture) , l’ésotérisme s’apparente à une teinture inhibant des matériaux divers auxquels elle confère une couleur spécifique. Il repose sur une intuition primordiale : la nature renferme une harmonie universelle, d’origine divine ou non, dont l’homme peut faire éclore des principes en recourant à la puissance des symboles et des allégories. Cette connaissance – la gnose- permet de faire le lien entre l’âme et la nature vivante, peuplée d’entités intermédiaires telles que les anges, les saints et les esprits. «Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut» enseigne l’hermétisme, l’une des doctrines fondatrices de l’ésotérisme traditionnel. L’initié apprend à cheminer au-delà du réel, en suivant la voie tracée par ses maîtres. Il saisit les correspondances et les analogies entre le microcosme, c'est-à-dire l’homme, et le macrocosme, le monde, grâce à l’interprétation des textes prophétiques et le recours à des méthodes précises : l’alchimie, l’astrologie ou la méditation.»

Pour moi, il n’y a que la méditation que je pratique de façon sauvage, n’importe où (toujours le manque de structures) et les tarots pour l’expérimentation et l’interaction avec les autres. Les maîtres étant librement choisis et très souvent aléatoires, même si il m’arrive de plonger dans les bouquins d’Eliphas Levy, la plupart sont des textes de vulgarisation scientifique sur le DNA et les dernières découvertes de physique… Tout est lié pour moi, toujours les morceaux du puzzle. Mais je me dis de plus en plus que c’est en étalant toutes les pièces sur la table que je commencerai à voir une image se former.