Mon coeur, mon coeur, remets toi de la douleur, ne te laisse pas physiquement émietter par les attaques soudaines... N'allez pas croire que vous êtes immortels, la mort des autres nous prend un peu de nous-même, à chaque fois, petite ou grande. il faut vivre avec elle toujours, en sachant qu'à l'instant suivant elle peut vous toucher. Il faut se nourrir la cervelle pour qu'elle reconstitue les organes, un à un, patiemment. On a le contrôle, si on sait qu'on l'a. Par exemple, écouter de la musique nourrit l'ADN, elle se glisse, envoûte l'échelle, redonne de la force, élève le niveau de protection de la barrière immunitaire...
Je dois faire mon auto-évaluation, j'aurais jamais pensé que ça me poserait autant de questions, se présenter sous son meilleur jour, montrer le travail accompli dans l'ombre, qui suis-je? vraisemblable manque de confiance en moi, trop émotionnelle, j'essaie de gérer, mais il m'est impossible de séparer l'émotion du reste de ma vie, même pas du boulot. Que serait le boulot sans dimension humaine, sensible, je vis dans la dimension cachée, comment la mettre en lumière, les gens n'ont qu'à voir, merde quoi!
Bon, je me fais un Buddha Bar, on verra bien. Je viens d'un autre monde, mais il faut dealer avec celui-ci, parviendrai bien à trouver une combine. Quelqu'un ma'a dit (au boulot): "surtout ne sois pas trop modeste!"
Je le serai pas, je l'ai jamais été, ça me semble étrange que des gens puisse me percevoir comme modeste ou timide. Le jour où j'ai dit ça à mon Homme, il était mort de rire: toi timiiiide, hah aha, hah!
samedi, mars 05, 2005
vendredi, mars 04, 2005
Vinnie
Vinnie, Vinnie, Vinnie is the name
when anything goes wrong Vinnie is to blame
(Blues lee)
In this case things goes very right...
Un petit clin d'oeil au responsable de cet élan qui me pousse à revenir ici, pas que l'envie soit absente, mais la vie est trop présente, un tourbillon qui m'empêche de penser. "I" robot
I see plans within plans, within plans... De temps en temps je pense à Popeye, j'ai cette image, cet instant douloureux de la dernière bulle dans sa bouche, et de moi qui attend, qu'il continue à respirer, refusant de comprendre que l'on puisse arrêter comme ça, juste comme ça. Alors je pleure, un gros bouillon puissant. Puis je lis que la mort est toujours à une longueur de bras sur la gauche et qu'elle peut être un allié précieux, en ritournelle dans les méandres de ma cervelle, il y a "Je-veux-garder-le-contrôle!!! "I" superwoman. Alors je ris, parce que je trouve la structure, je vois les plans de Dieu (je vous jure), des circuits, des réseaux, des fréquences, mon logo est un Ouroboros se refermant sur le symbole du yin-yang, au centre, partant d'un point (la cellule primaire, primordiale) s'élance une spirale ascendante qui revient longer l'ouroboros. Ca peut parâitre compliqué, mais non, je le dessinerai un jour. Il explique tout, le Tout.
Je reste souvent abasourdie par les messages que la vie m'envoie, elle me fait entrevoir l'amour, soleil, et dans la minute suivante me confronte à une mort brutale. Highly time to do and to be.
Il me reste à méditer quand je fais des croque-monsieurs, ou le ménage, faut vraiment que j'apprenne à réfréner le flux d'infos.
when anything goes wrong Vinnie is to blame
(Blues lee)
In this case things goes very right...
Un petit clin d'oeil au responsable de cet élan qui me pousse à revenir ici, pas que l'envie soit absente, mais la vie est trop présente, un tourbillon qui m'empêche de penser. "I" robot
I see plans within plans, within plans... De temps en temps je pense à Popeye, j'ai cette image, cet instant douloureux de la dernière bulle dans sa bouche, et de moi qui attend, qu'il continue à respirer, refusant de comprendre que l'on puisse arrêter comme ça, juste comme ça. Alors je pleure, un gros bouillon puissant. Puis je lis que la mort est toujours à une longueur de bras sur la gauche et qu'elle peut être un allié précieux, en ritournelle dans les méandres de ma cervelle, il y a "Je-veux-garder-le-contrôle!!! "I" superwoman. Alors je ris, parce que je trouve la structure, je vois les plans de Dieu (je vous jure), des circuits, des réseaux, des fréquences, mon logo est un Ouroboros se refermant sur le symbole du yin-yang, au centre, partant d'un point (la cellule primaire, primordiale) s'élance une spirale ascendante qui revient longer l'ouroboros. Ca peut parâitre compliqué, mais non, je le dessinerai un jour. Il explique tout, le Tout.
Je reste souvent abasourdie par les messages que la vie m'envoie, elle me fait entrevoir l'amour, soleil, et dans la minute suivante me confronte à une mort brutale. Highly time to do and to be.
Il me reste à méditer quand je fais des croque-monsieurs, ou le ménage, faut vraiment que j'apprenne à réfréner le flux d'infos.
dimanche, janvier 30, 2005
Clarck
"Frankly my dear, I don't give a damn!"
aujourd'hui le Rhett Butler de mon coeur est parti.
Ce matin, en silence, il a du prononcer cette phrase. la dernière fois que je lui ai parlé il m'a dit: "salut ma poule! tu vas bien?", j'ai répondu: "salut tonton et toi?" et ça m'a vraiment fait chaud au coeur. Ce qui me console c'est que je sais que Popeye l'attend avec un verre de grappa et un gros cigare, ou peut-être un petit cognac, qu'ils vont bien rire en repensant à leur jeunesse, à comment ils étaient beaux et fiers, tout était à prendre et ils ont pris. En se trompant, comme tout le monde, en faisant des choses justes, comme tout le monde, en aimant, pas comme tout le monde.
Mon Clarck Gable laisse derrière lui une famille plus qu'impressionnante, mes cousins que je ne vois presque jamais. Si on était pas en Belgique, je dirais qu'ils ont des allures d'irlandais frondeurs, cathos et courageux, buveurs intègres. J'aimerais pouvoir dire à ma mère, à ma maman, reste au moins 24 heures dans mes bras et ne bouge pas de là, je sais que c'est ton grand frère qui part et j'imagine ce que tu ressens, même si je n'ai jamais eu de grand frère.
Je l'ai vu vivre et appliquer à la lettre ce fameux "sens du devoir" qui vous brûle, je l'ai vu l'appliquer avec une légereté désarmante, comme si il n'en ressentait pas le poids. je l'ai vu être toujours là quand il le fallait et pour tous les gens autour de lui, sans juger, sans se départir de la joie permanente et de la gourmandise qu'il avait de la vie. On ne fait pas sept enfants, plus les petits des petits qu'on prend en charge, si on aime pas la vie.
Maintenant il tape la carte autour d'une table spéciale, Maria essaie bien de le regarder sévèrement, mais la sévérité n'est plus de mise, Céline lui offre une guiness avec un grand sourire et une tape dans le dos, Jean senior à ses cartes en mains et l'incite à jouer, lui c'est un bluffeur, c'est lui qui m'a dit un jour : quand tu joues au poker, tu ne peux rien laisser voir sur ton visage à tes adversaires!" (j'ai suivi le conseil, puisque la vie n'est qu'une partie de poker), même le mouton noir est là, Dodo la débrouille, celui que ce fameux “sens du devoir” n’a pas étouffé. Et puis il y a quelques pigeons qui volent autour d'eux. Jean Junior alias Clarck, aime les pigeons, les amis, les cartes et les bons petits cognac… Aujourd'hui son âme s'est envolée avec le coeur d'un de ces pigeons voyageur et zélé qui l’emporte dans le vent.
j'aurais juste aimé l'entendre dire: "Salut ma poule, à la revoyure! la moustache relevée sur un sourire carnassier et enjoleur, juste comme Clark Gable...
aujourd'hui le Rhett Butler de mon coeur est parti.
Ce matin, en silence, il a du prononcer cette phrase. la dernière fois que je lui ai parlé il m'a dit: "salut ma poule! tu vas bien?", j'ai répondu: "salut tonton et toi?" et ça m'a vraiment fait chaud au coeur. Ce qui me console c'est que je sais que Popeye l'attend avec un verre de grappa et un gros cigare, ou peut-être un petit cognac, qu'ils vont bien rire en repensant à leur jeunesse, à comment ils étaient beaux et fiers, tout était à prendre et ils ont pris. En se trompant, comme tout le monde, en faisant des choses justes, comme tout le monde, en aimant, pas comme tout le monde.
Mon Clarck Gable laisse derrière lui une famille plus qu'impressionnante, mes cousins que je ne vois presque jamais. Si on était pas en Belgique, je dirais qu'ils ont des allures d'irlandais frondeurs, cathos et courageux, buveurs intègres. J'aimerais pouvoir dire à ma mère, à ma maman, reste au moins 24 heures dans mes bras et ne bouge pas de là, je sais que c'est ton grand frère qui part et j'imagine ce que tu ressens, même si je n'ai jamais eu de grand frère.
Je l'ai vu vivre et appliquer à la lettre ce fameux "sens du devoir" qui vous brûle, je l'ai vu l'appliquer avec une légereté désarmante, comme si il n'en ressentait pas le poids. je l'ai vu être toujours là quand il le fallait et pour tous les gens autour de lui, sans juger, sans se départir de la joie permanente et de la gourmandise qu'il avait de la vie. On ne fait pas sept enfants, plus les petits des petits qu'on prend en charge, si on aime pas la vie.
Maintenant il tape la carte autour d'une table spéciale, Maria essaie bien de le regarder sévèrement, mais la sévérité n'est plus de mise, Céline lui offre une guiness avec un grand sourire et une tape dans le dos, Jean senior à ses cartes en mains et l'incite à jouer, lui c'est un bluffeur, c'est lui qui m'a dit un jour : quand tu joues au poker, tu ne peux rien laisser voir sur ton visage à tes adversaires!" (j'ai suivi le conseil, puisque la vie n'est qu'une partie de poker), même le mouton noir est là, Dodo la débrouille, celui que ce fameux “sens du devoir” n’a pas étouffé. Et puis il y a quelques pigeons qui volent autour d'eux. Jean Junior alias Clarck, aime les pigeons, les amis, les cartes et les bons petits cognac… Aujourd'hui son âme s'est envolée avec le coeur d'un de ces pigeons voyageur et zélé qui l’emporte dans le vent.
j'aurais juste aimé l'entendre dire: "Salut ma poule, à la revoyure! la moustache relevée sur un sourire carnassier et enjoleur, juste comme Clark Gable...
vendredi, janvier 28, 2005
Douglas & Douglas
"... C'est ce qui rend la vie si pourrie, parfois, cette accumulation de déceptions et de souffrances, petites ou grandes. Mais ceux qui ne baissent pas les bras (et tu fais partie de cette catégorie, mon coeur, aucun doute la dessus) finissent par trouver comment survivre avec la douleur. Parce que bon, c'est intéressant, la douleur. Essentiel même. Ca donne une signification aux choses. Et aussi c'est la raison pour laquelle Dieu a créé la gnôle."
Cette juste phrase de Douglas Kennedy m'habille assez bien, c'est comme la théorie de l'élastique ou de la corde de guitare, elle revient toujours à son point de départ, les théories, c'est ce qui me reste à développer. Les meilleurs textes arrivent toujours quand on a rien sous la main, ni bic ni papier, pas de clavier, même pas un bout de craie pour faire éclater la lumière, le trait de génie à jamais perdu dans les limbes. Rien à faire, j'ai le goût du bonheur, au moins je sais comment me coller à lui quand il passe. Au moins je serai toujours une indécrottable de la vie...
Cette juste phrase de Douglas Kennedy m'habille assez bien, c'est comme la théorie de l'élastique ou de la corde de guitare, elle revient toujours à son point de départ, les théories, c'est ce qui me reste à développer. Les meilleurs textes arrivent toujours quand on a rien sous la main, ni bic ni papier, pas de clavier, même pas un bout de craie pour faire éclater la lumière, le trait de génie à jamais perdu dans les limbes. Rien à faire, j'ai le goût du bonheur, au moins je sais comment me coller à lui quand il passe. Au moins je serai toujours une indécrottable de la vie...
mercredi, janvier 05, 2005
J'ai faim, ça faisait longtemps que j'avais plus eu faim. Elle m'a dit : "écris!", alors j'écris. Vous là dehors, dans ce monde que je ne connais pas, merci! Pour les commentaires et les élans du coeur ou de l'esprit. La vie me fait des signes gros comme des maisons, mais je suis parfois tellement centrée sur mon nombril que j'en oublie de regarder dehors, les âmes qui courent à ma rencontre. Cette année va briller, simplement parce que je le veux. On ne soupçonne pas assez l'effet de la volonté, mais il est parfois difficile de s'asseoir ailleurs et de contempler les choses avec des yeux nouveaux. La souffrance fait partie de la vie, sauf que parfois elle me donne le hoquet, elle me met en colère, je deviens un pitbull hargneux (il parait que ce n'est pas séduisant), m'obstine à vouloir l'inaccessible...
dimanche, janvier 02, 2005
La souffrance me rend aphone, la méchanceté calculée, dirigée, me laisse sans voix. Les jours passent, tous pareils à eux-mêmes, pas un qui ne ressemble à l'autre, et chaque soir le même scénario se répète, inlassablement. J'ai cessé de rire et le mot joie n'a plus de signification pour moi. Lentement, je me laisse détruire en me disant que je paie un forfait dont je ne me souviens pas bien. On me renvoie le mépris dont j'ai, soi-disant abreuvé l'autre. Tous les jours je me dis: il faut que je sorte d'ici, il faut que j'arrête de servir de souffre-douleur à quelqu'un qui n'est plus possédé que par la haine et le mépris de soi. Que celui qui n'a jamais péché, me jette la première pierre. il est un cauchemar dont il faut que je me sorte, il est urgent de se réveiller...
lundi, novembre 08, 2004
Le reve du loup
Les rêves parfois, m'emballe trop fort. Je voulais m'installer devant la télé, regarder Bacri et Emilie Duquenne, dans "Une femme de ménage", mais je vois des roses partout. J'ai des conversations avec des gens qui marchent à l'envers, ça met du chaos dans l'âme. Impossible d'écrire mille pensées à la fois, c'est un flot indomptable, un mot saisi ici et là, des secondes magiques. Dans ce rêve virtuel on ne rencontre que des esprits, un peu comme au paradis, mais on est souvent déçu par la réalité des corps et de la chair, on a peur de décevoir et de n'avoir que cette enveloppe à présenter. Je sais que la danse me transforme, qu'elle éblouit, c'est la tribu que j'ai en moi, qui tout à coup fait surface et séduit, détachée de ma volonté, un éclat sauvage qui ne parle que d'instinct, une louve de l'autre côté de la rive. Cet animal est présent, depuis que j'écris, depuis longtemps, même si c'est présomptueux, c'est ce que je ressens, c'est le regard que je donne parfois, je rêve tout haut...
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