jeudi, août 26, 2004

la mort

Aujourd'hui, j'ai rencontré la mort. Très masculine ceci dit. Elle, il m'a attiré comme un aimant et je lui ai tendu la main, qu'il n'a pas voulu lâcher. J'ai dit ; "heyyy", lâche ma main merde!". Il a tourné la tête ostensiblement et frappé dans son bac à sous avec sa faux. J'ai dit : quoi? tu veux des sous?". Il a fait oui, avec la tête. J'ai dit : "je peux pas avec une seule main". Il a de nouveau tourné la tête et tapé dans son bac. Il me faisait rire (l'avait toujours pas lâché ma main). J'y ai donné un euro à la mort et elle m'a laissé tranquille. Fastoche finalement!
La montée continue, j'aimerais que ça s'arrête pas...

mercredi, août 25, 2004

Un seul point de convergence, devant moi, soon I will see, as if the rain was gone...
i know it can always come again, but the fear is fading...

Sling Blade

Si Dieu avait un bras vengeur, il s'appellerait Karl Childers. Si vous ne l'avez pas vu, regardez ce film "Sling Blade", de et avec Billy Bob (malheureusement que pour les belges bloggers, puisque sur Canvas, ce soir). Ce sera jamais que la quatrième fois que je le reverrai et toujours avec autant de coeur...
Journée énergique, j'ai déménagé de bureau, dans ma tête aussi j'ai déménagé, il faut souvent passer par l'âpreté avant de rencontrer l'énergie, le destin est avec moi, je le sais, toutes les pièces se mettent en place, très doucement (c'est ma leçon d'impatiente!).

You are so impatient, you! Woman!
(William Shakespeare)

dimanche, août 22, 2004

21 grammes

"21 grams", le poids de mon âme? le poids de la vôtre? qu'est-ce qu'on perd, qu'est ce qu'on gagne? Les lieux sont-ils des catalyseurs? J'ai viré quelques crapauds de ma gorge, mais il en reste encore... J'ai rêvé de sperme sale ou sali. Peut-être que je suis un mec? ou que je l'ai été, un jour. She wants to move! J'aimerais prendre conscience de mon pouvoir, j'aimerais savoir si j'en ai. Croire que l'on contrôle quoi que ce soit est une illusion, mais on peut essayer.

jeudi, août 19, 2004

pionniers

Comment faisaient les pionniers pour garder foi et courage, quand rien ne les y poussait plus. ? Certains d’entre eux sont-ils rentrés au bercail, penauds et étonnés de l’aventure qu’ils venaient de vivre ? Abasourdis de cette audace destructrice, fruit d’une bonne ou d’une mauvaise décision, d’un bon ou d’un mauvais choix ?
Une chose est certaine, les premiers arrivés, sont ceux qui en ont le plus bavé, et pourquoi ? Ont-ils jamais eu la récompense de leurs efforts ? et sinon, à quoi sert-il d’être un pionnier ? Avaient-ils des moments de découragements désespérés, où trouvaient-ils la force de continuer ? je ne supporte plus la légèreté des êtres et des choses...

Au magasin, j’irai m’acheter une tête et un cœur en acier trempé, pas une neurone qui bouge de place, pas de sang qui passe par cet organe encombrant, lorsqu’il est vivant et palpitant...Suis-je occupée à me détruire, bit by bit, avec âpreté, un lent travail de sape, inconscient mais irréversible. Il n'y a rien de plus terrible que d'être un aveugle de l'âme, pas plus qu'il n'est pardonnable de rater la seule et unique chance de saisir ce que l'on a toujours cherché.
J'ai passé mon temps à passer à côté des chances qui me tenaient vraiment à coeur..
Dis! Dieu, est-ce que je vais devoir mourir en ayant des regrets?

mercredi, août 18, 2004

La vie est souriante, j’en profite quand la joie passe, j’apprécie, en la jaugeant, la colline, je la grimpe, palier par palier, toujours un petit peu plus haut. Je devrais parvenir à écrire sans penser, écrire d’abord, penser ensuite. J’aimerais avoir la générosité littéraire de Vinnie, (Vincent Vega, says Mia Wallace), moins le chaos. Pas de doute, il accomplit bien un parcours chamanique, lui aussi… Certains prennent de l’hayauasca, d’autres écrivent, à chacun sa façon de vomir, et ça fait du bien de vomir, même si parfois, c’est à la limite de l’insoutenable ou simplement désagréable. Nettoyage.

Après, « Clicker l’amygdala forward » (les drôles d’amandes, juste derrière les conduits du nez) , et respirer les parfums offerts, les naturels sont les plus évidents pour décoller ; l’herbe coupée, la terre mouillée, fragrances indéfinissables de champignons et de terre noire, ce parfum laissé par on ne sait qui, sur l’oreille du chat, les cheveux de mes filles, odeur des poupées de mon enfance, leurs joues pleines d’air et de vent, regarder goulûment les fossettes creusées par les rires. Ma plus petite les appelle ses fissures et elle insiste, elle tient à ce mot là.

Etat de présence à soi-même où rien n’échappe à la rétine affinée, amélioration des facultés de perception, voir le vert des arbres se multiplier à l’infini, tellement de couleurs sans nom, où les choses offrent plus de relief, où les mots, les regards, les attentions des autres vous touchent fort et juste.
Regarder l’autre dormir et plonger le nez dans son cou, encore respirer, ce qu’il est , son essence, son âme.

dimanche, août 15, 2004

Quantum

Un saut quantique, quand? quand est-ce que j'y arriverai? Mon âme suit une montagne russe, un jour la force, l'autre la misère, c'est fatigant. Ecrire, écrire, du sang qui s'écoule, une obsession irrésistible et irrationelle. Looking for boost, partout, puis je bois pour oublier que je l'ai pas trouvé. Mauvais sang, mauvaise pente. Se vider de la misère accumulée. La réponse est au-dessus de mon crâne, en puzzle, j'en suis "intimement" persuadée. Trouver l'énergie, attirer l'énergie. Faire des efforts quand on est paresseux. Je veux dépasser, me dépasser, découvrir le bouton, le déclic, la transe : "I know he is there, and I'm gonna get that fucking asshole!" (William Hurt in "Altered States", Ken Russell).
Quand j'ai rencontré Homme, c'est le premier film qu'on a regardé ensemble, encore un signe. Ca lui a plu.
Dimension cachée (inconscient), dimension sacrée (sexe), j'aimerais être héroïque, parfois je le suis, humaine, lâche, grandiose, médiocre, A Lady and a tramp, prisonnière de cette foutue dualité. Pourtant, the fucking asshole se ballade à côté de moi, tout près, une certitude impalpable, I believe! Est-ce que vous me voyez, sur mon foutu cheval blanc, au galop, l'épée dressée vers le vent...