lundi, octobre 27, 2003

J'ai discuté de médecine ayurvédique avec un italien qui me rappelait les frères de mon père, toujours une petite étincelle dans le regard. Paolo, le seul qui tienne encore debout, est le champion de l'étoile rebondissante. Dès que son regard se pose sur une femme, il est comme une torche. J'ignore si à presque nonante ans, il est toujours comme ça, fait longtemps que je l'ai pas vu, faut que je retourne me ressourcer, j'ai besoin de boire la sève des montagnes, besoin de vie, surtout aujourd'hui, c'est le jour pour aller gueuler dans les églises, la colère est lénifiante, il faut que j'exprime cette agressivité. aujourd'hui est jour d'acceptation d'une mort inexplicable au coeur des hommes, aujourd'hui on brûle à jamais le minuscule corps de la petite Elisa, devons nous aussi nous réjouir de l'avoir connue? La vie continue...et je m'appelle Atlas

samedi, octobre 25, 2003

Ma réflexologue me dit que j’ai un problème de territoire, j’ai pas du faire assez pipi partout dans le jardin, c’est certain, (si, si, les femelles font ça aussi, enfin, dans ma famille). Puis pour mes épaules, elle dit que je porte trop de poids, suis d’accord, mais y a pas le choix, j’espère juste ne plus devoir attendre trop longtemps pour oter du leste de mes frêles épaules de catcheur. Tout est une question de choix, et moi parfois, j’ai du mal à me décider, pour un truc ou pour l’autre, l’ange ou le démon, mais je sens très bien que le démon fait sa réapparition, je croyais être tranquillos, la paix. Ben non, face it! La mer de la tranquilité, c’est pas pour moi, c’est de plus en plus clair, évidant et troublant, un petit bonheur cool, ne le reste jamais très longtemps. En fait, tous les signes reviennent, le corbeau, Playstation, le vent et le froid et me rappellent à moi-même et à mon pauvre nombril, c’est pas : “connais-toi toi-même”, mais “occupe-toi de toi même”. J’aimerais mieux pas msieur l’agent tsssssssss (comme le Makintosh de Vian qui s’en va en faisant tssssssss!), foutez-moi la paix avec moi-même, je dois me supporter tous les jours. Le doute est une bête sans pitié.
Le petit Vagabond urbain a un an, bon anniversaire, may you have a long blog life?
Je me sers mon deuxième café, l’est pas assez sucré…

vendredi, octobre 24, 2003

Homme écoute Massive Attack dans son bureau, soirée bizarre, comme en suspens. Le chat veut sortir, il tourne autour de moi en miaulant tout son saoul, je ne céderai pas, suis dure moi. Oh! Il passe à “This Mortal Coil”(Homme, pas le chat), j’adore…let me infold you, here I’m, heeeere I am, waiting to hold you… je fumerais bien deux cigarettes, for you say, touch me not, come back tomorrow. Il me vient à l’esprit, l’image de l’ange, toujours. Il y a des années, à Florence, j’étais en voyage d’étude, dans une foule de florentins, avec une amie, on était entraînées, comme dans la chanson de Piaf, soudain , j’ai vu son regard s’accrocher à celui d’un superbe éphèbe, ils se regardaient, comme si plus rien d’autre n’existait, que leurs yeux qui s’aimaient, puis la foule a continué son travail de sape, et ils se sont éloignés à jamais. Quand il a disparu, elle s’est tournée vers moi, me disant avec un accent proche du désespoir, les yeux humides : “mais pourquoi, tu m’as pas poussé dans ses bras????
Ma cervelle est morte, je n'ai plus de cambui
ouvre moi ta porte, pour l'amour du jeu...
One day, I'm sure, I'll meet the son of a preacher...
C'est l'effet du "thanks God it's friday!"
Corbeau est là, face à moi, il attendait que je m’aperçoive de sa présence et il dit bonjour, ouvre le bec et tend le cou, et puis, il se laisse élégamment tomber du réverbère, joli, suis impressionnée là !

jeudi, octobre 23, 2003

It’s blogging time and the show must go on, hein ! deux jours pour digérer. Parfois, j’ai vraiment le sentiment d’être un monstre, parfois je me trouve très belle, mais en général, ça passe vite, trop vite. Parfois, je m’ausculte devant tous les miroirs, scrute le moindre défaut (j’en trouve des légions), me trouve splendide ou ridicule, grande ou petite, rose ou verte, noire ou dorée. Ma préférée, c’est le pourpre, prune, violet, cerise noire, comme mes cheveux…Souvent, et ici c’est le lieu parfait, je regarde beaucoup trop mon nombril, il faudrait pouvoir aller au delà (du nombril), regarder vraiment à l’intérieur, pouvoir tout détailler, millimétrer. Ca permettrait de réparer (on se refait pas, après tout moi aussi, je suis un ange), les dégats creusés par les coups de blues et les coups de la vie. Mais la chienne ne m’empêchera pas de l’aimer, d’ailleurs j’ai les dents qui poussent. Je me sens comme si j’avais pris de la coke sans en prendre. Evidemment, c’est pas discret, j’attire les yeux interrogateurs, ben quoi !
Parfois j’ai le sentiment d’être une ombre, passant totalement inaperçue, mais là, je suis comme une traînée de lumière et malgré la tristesse, je ris, du dedans vers le dehors, ça laisse des traces. J’aime bien ce mot «trace», je suis un monstre comme tout le monde, en fait…mais je manque un peu de force.

mardi, octobre 21, 2003

Voilà, c’est le chaos ! comment ne pas éprouver un sentiment d’injustice, de colère, face aux tricheries de la vie. Pourquoi reprendre aussi vite une enfant rose et si petite, elle n’a rien vu de ce monde. Juste un petit peu de tendresse et d’amour et beaucoup de souffrances depuis qu’elle est née. Un mois et demi, c’est pas long. J’ai le coeur qui chavire, j’ai envie de lever le poing vers cette énergie qui régit toutes les créatures. L’impuissance est le pire de tous les sentiments, on ne peut rien faire, juste être là, accepter sa décision à elle, comprendre sa fatigue, son refus…