vendredi, septembre 26, 2003
Y a genre rien à la téloche, alors je me refais « K-Pax », pour le plaisir, pour Kevin Spacey (je l’aime presque autant que Billy Bob), pour les idées que ce film véhicule. L’égoïsme nous tuera, plus certainement qu’une bombe à neutrons. Dans ce film, l’intelligence du personnage lui sert à régler de manière humble et efficace, l’air de rien, les problèmes des autres. Il est fascinant, même avec un prénom aussi ridicule que Prot. En plus j’aime les fous, avec leurs irrémédiables « couac » de cervelle, leur univers, leur vision décalée, qui pourrait finalement être, si pas la meilleure, en tous cas, la bonne.
Au plus j’avance dans la vie, au plus je me dis que si on parvient à contrôler son cerveau, on pourra tout contrôler. Malheureusement (ou heureusement, qui sait ?), le cerveau est dans un corps dont il faut prendre soin, il faut que l’hôte puisse donner ses pleins pouvoirs, mais si le corps est abîmé, cela n’est, bien entendu, pas possible.
Je cherche aussi, avec le plus d’humilité possible (pas une mince affaire), l’oiseau bleu du bonheur, mais souvent, je m’use à des bricoles sans importance. On ne peut pas être essentiel, profond, allumé, kean, tout le temps ? C’est pourtant le but à atteindre, je voudrais sortir du robot, getting out of the machine, be a free spirit…
Question : Peut-on comparer l’espoir à la foi ?
Au plus j’avance dans la vie, au plus je me dis que si on parvient à contrôler son cerveau, on pourra tout contrôler. Malheureusement (ou heureusement, qui sait ?), le cerveau est dans un corps dont il faut prendre soin, il faut que l’hôte puisse donner ses pleins pouvoirs, mais si le corps est abîmé, cela n’est, bien entendu, pas possible.
Je cherche aussi, avec le plus d’humilité possible (pas une mince affaire), l’oiseau bleu du bonheur, mais souvent, je m’use à des bricoles sans importance. On ne peut pas être essentiel, profond, allumé, kean, tout le temps ? C’est pourtant le but à atteindre, je voudrais sortir du robot, getting out of the machine, be a free spirit…
Question : Peut-on comparer l’espoir à la foi ?
mercredi, septembre 24, 2003
Mina Kerozene is dead ! entendez Peter Murphy, voyez-le dans «The Hunger». Keroz, le rottweiler, ne laisse que quelques relents d’agressivité passive, le futur me dira si c’était nécessaire. Il n’y a que Mina, pas dénuée de punch, mais nettement plus calme, c’est déjà ça de gagné !
J’ai rêvé que j’étais à Baghdad, devant les épées de Sun Tzu (l’Art de la Guerre), tout semblait bordélique, mais aucun bâtiment n’était détruit. Bien entendu, dans ce rêve, je tombais amoureuse d’un irakien, un amour impossible, dont nous étions tous les deux conscients. Homme m’a dit ce matin : « ça c’est la burka assurée ! ». Dans mon rêve, il n’y avait pas de guerre des sexes pourtant...
J’ai rêvé que j’étais à Baghdad, devant les épées de Sun Tzu (l’Art de la Guerre), tout semblait bordélique, mais aucun bâtiment n’était détruit. Bien entendu, dans ce rêve, je tombais amoureuse d’un irakien, un amour impossible, dont nous étions tous les deux conscients. Homme m’a dit ce matin : « ça c’est la burka assurée ! ». Dans mon rêve, il n’y avait pas de guerre des sexes pourtant...
mardi, septembre 16, 2003
Je lis avec délectation le manuscrit que Claude m’a donné en pâture, il est temps que je fasse la même chose, écrire une foutue histoire avant de mourir, laisser quelques petites traces sur un énorme tableau chronologique, c’est la condition sine qua non d’une vie remplie ou réussie… Quoique, j’ai de plus en plus de doutes sur le souffle et la qualité de mes écrits (ne pas se laisser envahir par le manque de confiance, mon pire ennemi !). Le scénario est là, mais je n’ai pas encore de fin. Peut-être est-ce bien ? comme dit Stephen King : « Si vous savez où vous allez, votre lecteur le saura aussi ! », mais j’ai du mal à imaginer, un récit sans fin, ce n’est pas porteur, parfois je m’égare, arrête et plante tout là pour faire autre chose, de plus physique ou pragmatique et je perds le fil de ce que je voulais dire, écrire et par la même occasion, l’énergie primitive, primale, celle qui m’avait poussée à entamer le gâteau. J’en bouffe la moitié très vite, et puis j’ai plus faim. Là maintenant je me distrais avec un concours. Je ne peux plus écrire puisque je dois étudier, c’est drôlement sérieux un concours, et que c’est pour une excellente cause, on se fabrique les petites barrières qu’on peut, hein !
D’un autre côté, je sais que j’y reviendrai au gâteau, c’est une came, je ne peux pas m’en passer. Encore ce manque de structure !
En conclusion, j’ai deux ennemis à combattre, le manque de confiance et le manque de structure, c’est déjà pas mal de les avoir repérés.
D’un autre côté, je sais que j’y reviendrai au gâteau, c’est une came, je ne peux pas m’en passer. Encore ce manque de structure !
En conclusion, j’ai deux ennemis à combattre, le manque de confiance et le manque de structure, c’est déjà pas mal de les avoir repérés.
dimanche, septembre 14, 2003
vendredi, septembre 12, 2003
J’ai commis hier, deux attentats poétiques, le premier en gare de Moensberg, j’ai libéré mon «Sur la Route» de Jack Kerouac, 20 ans qu’il dormait dans ma bibliothèque, j’essaie d’anticiper son devenir, j’aurais aimé voir la tête de la personne qui l’a trouvé, mais je joue le jeu.
Puis l’après-midi à 14h48, je me suis rendue à l’église St Michel, une cathédrale aussi belle que notre Dame de Paris, sur la droite, dans la chapelle illuminée de bougies et décorées d’anges, j’ai laissé sur une chaise « L’Empire des Anges », je suis restée là un moment, à rôder, regardant par les grilles aux saintes volutes, mais je n’ai vu personne. Je suis restée assise quelques instants à prier les anges de m’aider à faire de bons choix et me suis dirigée nonchalammant vers la sortie.
Aux alentours de l’église, il y a peu de passage, je respirais le vent doux et me laissais caresser par les rayons de soleil, je suis allée sur la gauche descendant vers la Grand’Place, je marchais me disant qu’il était peu probable que j’aie la chance de trouver moi aussi, un livre sur le chemin, je l’avais à peine pensé, qu’il s’est révélé, collé contre une vitrine sale. Un livre qui me persuade une fois de plus que le hasard n’existe pas.
Un vieux qui a vécu, l’auteur est italien (hein !), Ignazio Silone, le titre «Du Grain sous la Neige», et la dédicace est la suivante, en haut de la première page à droite, il est écrit dans une encre vieillie « Jean Capiaux, 1953 », en dessous au bic bleu, «50 ans plus tard, dédié à un ami inconnu, 11/09/2003».
Quel plaisir, une joie diffuse m’envahit, j’en boirai chaque mot, dont il y aura, j’en suis certaine, une leçon à tirer.
Puis l’après-midi à 14h48, je me suis rendue à l’église St Michel, une cathédrale aussi belle que notre Dame de Paris, sur la droite, dans la chapelle illuminée de bougies et décorées d’anges, j’ai laissé sur une chaise « L’Empire des Anges », je suis restée là un moment, à rôder, regardant par les grilles aux saintes volutes, mais je n’ai vu personne. Je suis restée assise quelques instants à prier les anges de m’aider à faire de bons choix et me suis dirigée nonchalammant vers la sortie.
Aux alentours de l’église, il y a peu de passage, je respirais le vent doux et me laissais caresser par les rayons de soleil, je suis allée sur la gauche descendant vers la Grand’Place, je marchais me disant qu’il était peu probable que j’aie la chance de trouver moi aussi, un livre sur le chemin, je l’avais à peine pensé, qu’il s’est révélé, collé contre une vitrine sale. Un livre qui me persuade une fois de plus que le hasard n’existe pas.
Un vieux qui a vécu, l’auteur est italien (hein !), Ignazio Silone, le titre «Du Grain sous la Neige», et la dédicace est la suivante, en haut de la première page à droite, il est écrit dans une encre vieillie « Jean Capiaux, 1953 », en dessous au bic bleu, «50 ans plus tard, dédié à un ami inconnu, 11/09/2003».
Quel plaisir, une joie diffuse m’envahit, j’en boirai chaque mot, dont il y aura, j’en suis certaine, une leçon à tirer.
Cher Ange d'Elisa,
Je voudrais que tu interviennes pour moi, auprès de la petite Elisa, qui se bat en ce moment pour garder le fil de sa vie, pourrais-tu s’il te plait, faire les réparations nécessaires pour que son cœur et son cerveau fonctionnent normalement. Emplis son minuscule corps de forces vives et de joie, avec tout l’amour qui traîne autour, il y a de l’énergie dont tu peux te servir…
Pourrais-tu mettre du baume dans le cœur de ses parents afin qu’ils voient la situation de façon positive (je sais, ils sont déjà très courageux), qu’ils réussissent à envisager le meilleur et à oublier le discours des médecins, souvent trop scientifique et réducteur, ils ne tiennent pas compte de l’âme et de la volonté, aveuglés par les symptômes et les voyants lumineux. Ne laisse pas s’immiscer la peur dans nos veines, accroche des sourires sur nos visages tendus, pour qu’Elisa voie que nous sommes tous heureux de l’accueillir parmi nous. Nous sommes tous proches et ensemble, pour te faire cette demande et nous te remercions déjà de ce qui va arriver.
Je voudrais que tu interviennes pour moi, auprès de la petite Elisa, qui se bat en ce moment pour garder le fil de sa vie, pourrais-tu s’il te plait, faire les réparations nécessaires pour que son cœur et son cerveau fonctionnent normalement. Emplis son minuscule corps de forces vives et de joie, avec tout l’amour qui traîne autour, il y a de l’énergie dont tu peux te servir…
Pourrais-tu mettre du baume dans le cœur de ses parents afin qu’ils voient la situation de façon positive (je sais, ils sont déjà très courageux), qu’ils réussissent à envisager le meilleur et à oublier le discours des médecins, souvent trop scientifique et réducteur, ils ne tiennent pas compte de l’âme et de la volonté, aveuglés par les symptômes et les voyants lumineux. Ne laisse pas s’immiscer la peur dans nos veines, accroche des sourires sur nos visages tendus, pour qu’Elisa voie que nous sommes tous heureux de l’accueillir parmi nous. Nous sommes tous proches et ensemble, pour te faire cette demande et nous te remercions déjà de ce qui va arriver.
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