jeudi, juillet 31, 2003

Un jour, une petite fille dit a son petit frère : "Hier, c'est le passé ; demain, c'est le futur et aujourd'hui, c'est un cadeau,

c'est pour ca qu'on l'appelle présent. " (Andreanne 6 ans)
reçu ça dans mon mail, en plus c'est à Venise, mais je peux plus, ouinnnnnnnnnn, je veux y aller, j'appelle miss abondance, pourvois siouplaaaaaaaaaait...

Bonjour,

Le 30 août la première internationale de "The Human Stain" aura lieu,
pendant le Festival du Film à Venise. Pour supporter cet événement le
réalisateur Robert Benton de même que quelques membres du cast
(impressionant) seront présents: Nicole Kidman, Anthony Hopkins, Ed Harris,
Gary Sinise et Wentworth Miller. Le 30 (TV) et le 31 (print) août ils
donnent des interviews, et comme distributeur peut
nominer quelques journalistes pour ce junket exclusif et unique. Les
personnes intéressées doivent me contacter le plus vite possible, de
préférence avant demain matin!

Ceci dit avant demain matin, ça m'étonnerais qu'il y ait un miracle! J'en reçois encore souvent des comme ça, chaque fois, j'ai le coeur mordu.
J’ai le syndrome de la page blanche, je suis pourtant loin d’être une star adulée de la blogosphère (cfr. Le post d’Uther), je me verrais bien en Joplin: " come on ! take another little piece of my heart, now baby ! ! ! !. Enfin non, disons plutôt que c’est le syndrome du chaos : par où commence-je ? Pourquoi tant d’idées se bousculent-elles au creux de ma petite cervelle, un mélange… Je pense toujours à Marie Trintignant, suis accrochée à son sort, à sa lumière, à son proche devenir…
J’anticipe le week-end, je prépare, fais les courses mentalement, faut pas que j’oublie les mojitos, cette nuit je ferai comme Holly Hunter dans « Always », je réciterai ma liste de courses en dormant, et puis samedi on sortira, ou on restera à la maison à se la couler douce dans le jardin. 29 degrés annoncés, on s’écrasera, soutenus par de la musique brésilienne et le saxo de Stan Getz… On verra de quoi « ils » auront envie… J'aime bien laisser couler le temps.

mercredi, juillet 30, 2003

Comme dit Jimich, Marie Trintignant approche de la septième frontière, le fil d'argent est de plus en plus ténu... ça me rend triste et je me demande, à quoi, à quoi? bordel de merde, a-t-elle renoncé? Ca m'énerve les gens qui ont pas fini de vivre et qui s'en vont quand même. C'est la deuxième fois que j'y suis confrontée cette semaine... Je sens la main de Popeye sur ma nuque, il sourit et soulève son sourcil maléfique : "toa tu ete oun mauvaize herrrbe", en roulant tout ce qui peut rouler dans sa bouche, mais surtout les R...
Enfin je pense qu'il y a pas mal de gens qui sont de tout coeur avec elle, en ce moment, j'en suis certaine.
J’ai comme une brume épaisse dans la tête qui veut pas décoller. Hier on m’a demandé pourquoi j’écrivais ce carnet. J’ai réfléchi deux minutes (moins probablement) et répondu: pour avoir un retour direct sur ce que j’écris, pour m’exercer quotidiennement à l’écriture. J’ai commencé ce blog quelques mois après la mort de Popeye, c’est une façon de le garder vivant. Elle m’a répondu : ah oui ! tu veux aller à sa rencontre… Je n’avais pas vu ça sous cet angle là, mais en y réfléchissant, je me dis que c’est probablement le cas, une manière de rencontrer sa vie, ses rêves, ce qu’il a vécu ou ce qu’il aurait voulu vivre, une façon de disposer mon esprit à recevoir les signes adéquats. Popeye a encore une chose à me dire, j’ai encore des choses à exprimer.
En fin de compte, J’ai fait un déjeuner riche de rencontres en âmes soeurs…J’aimerais que ce soit comme ça tout le temps.
Je pense à Marie Trintignant, enfermée dans une profonde solitude, peuplée de tout ou de rien, entre la nuit et la lumière. J’aime bien la femme et la comédienne…

mardi, juillet 29, 2003

Je viens d’entamer « La Tragédie d’un Optimiste » de Myriam Anissimov, livre rescapé du vol de mon sac, pourquoi m’ont-ils laissé justement celui-là ?
Un titre qui me convient bien, l’indécrottable optimiste, un livre qui entre les lignes, me parle aussi de la vie de mon père, puisque c’est celle de Primo Levi. Sauf que Popeye n’était pas juif…
Je suis impatiente, j’aimerais déjà que ce soit vendredi, j’ai hâte de revoir Piou, de faire la connaissance d’Uther, dans un texte lu hier concernant les nanotechnologies, il y avait une référence à Tir Na Nog, Nanog étant le nom d’une protéine, inspiré directement des légendes celtiques… Puis je me suis rendue compte que notre rencontre aura lieu le 1er aout, début de la fête de Lughnasadh, célébration celtique du dieu Lug (soleil, lumière) et des récoltes… On va trouver un moyen digne de célébrer ce sabbath (héhé).