vendredi, janvier 29, 2021

Cauchemar, le vide sidéral

Au début, elle ne voyait pas...puis cet horrible cauchemar est revenu. Elle tombe dans le vide, un vide abyssal, plus de protection, pas de quartier. Au bout il y a la mort, des ténèbres étouffantes qui la menacent, elle et les siens. C'est pour ça qu'elle a peur des avions, des ascenseurs et des fenêtres diaboliques qui emportent ceux qui osent se pencher au dehors. Ceux à qui elle tient plus qu'à sa propre vie. Elle en a fait de ces violents cauchemars. Ils sont en slow motion, un chassis qui mange un bras et fait valser sa victime au dehors. Elle tombe et tombe dans un abîme sans fin, un oeil noir, énorme la regarde. Dans une autre vie, une défenestration , qui sait d'où vient cette peur? Elle a passé sa vie à faire le saut de l'ange, sans remords, sans jamais se retourner. 

Parfois c'était la catastrophe, parfois un baiser à l'éternité. Elle se sent comme dans le film "La Haine", pendant la chute elle murmure: "jusqu'à présent tout va bien. "




mercredi, janvier 27, 2021

La Vie comme un Roman

Premier exercice du master Doug Kennedy: écrivez votre quotidien comme si c'était un roman... Perplexe je suis, je dois bien l'avouer. Je peux éventuellement tout transformer à la troisième personne. Elle se lève la tête dans le brouillard, sait elle encore quel jour on est? Peu importe, plus que 2 nuits et c'est la sortie de prison. Dix sept ans de galère administrative, comme les 17 ans de mariage. Allumage de l'ordi et plongeon dans sa vie virtuelle, celle où elle ressemble à une bomba sexy et classy à la fois. Elle pense, de l'émotion, de l'émotion, c'est ça qui est important non? Tous les maîtres scriptor le disent, sans émotion, pas d'accroche, pas de lien avec ce lecteur qu'il faut séduire à tout prix. La séduction, elle connaît, une pratique naturelle chez elle. Signe d'abandon à la petite enfance pense-t-elle, besoin égotique et névrotique d'être vue, tout le temps, tout le temps, sinon elle meurt, elle cesse d'exister, comme cet objet quantique qu'on ne regarde pas, délaissé, humilié, ni vivant, ni mort. Le chat! Alors, elle retrouve l'amant, elle danse, elle parle, de tout, de rien, et lui, il est comme le loup face à l'agneau, il se pourlèche les babines en prévision d'une séance sexe qui ne saurait tarder. Seulement voilà, elle n'est pas d'humeur, l'esprit toujours embrumé par des rêves de midinette. Regarde moi, vois moi maintenant. Ce "voyez moi maintenant", celui de Dracula quand il désire Mina, lorsqu'affamé il pose un regard sur elle, amour éperdu, perdu dans le temps, jamais il ne pensait la revoir. Et pourtant la voilà, à la fois fragile et forte. Elle sait ce qu'elle veut et ce prince l'intrigue. La bête a disparu pour laisser place à cet homme magnifique qui la dévore déjà. Elle pose un masque sur son visage, mais pour qui me prenez-vous monsieur. Elle fait mine de s'enfuir, tout en espérant qu'il la suive. Il fait mieux. Il disparaît pour mieux réapparaître devant elle. Il lui prends la main et dit : "Permettez-moi de me présenter, Prince Vlad De Sequai, votre serviteur :). Elle cède, hypnotisée, déjà dans la passion.

C'est le rêve qui la hante depuis la nuit des temps, à travers toutes ses vies, elle a cherché l'autre pièce de son chaotique puzzle. Là, dans le virtuel, elle a des chances de le revoir et de revivre le rêve de l'embrasement soudain, total , complet. Même si elle quitte cette réalité fabriquée, son esprit reste là, elle anticipe déjà son prochain retour. Quelle robe, quels bijoux, quel yeux vais-je choisir, qu'il tombe en extase, pâmoison qu'elle pense mortel. Plonger dans les mots encore et encore, refuge, libération, elle décolle et se lance, ailes déployées, mordorées, un éclat de soleil sur les plumes noires, le cœur solidement accroché à ses rêves. Retour vers l'écran du réel, elle ouvre Spotify, allume une cigarette, ajoute le son, choisi Franz Zimmer, du velours pour ses oreilles. Le cappuccino dégringole lentement, le long de sa gorge et elle repart de plus belle. La vie c'est du cinéma, elle veut que sa vie soit un film perpétuel dans lequel, bien évidemment elle est la star. Évoluant au gré des notes, elle voit ces chevaliers de Sangreal, chevauchant des montures puissantes, stratégiquement ordonnés, galop séculaire. La charge finale, panache irrémédiable, c'est la mort qui les attend. A chaque fois, elle est obligée de ramener ses pensées vers l'écran, l'autre, dans ce monde parallèle qui tombe en lambeau.


mercredi, octobre 21, 2020

Under water love

Musique du jour: Under water love...


Mon esprit ne m'appartient plus, mon corps est pris à la gorge, collé au murs virtuels par toutes les sensations que je partage avec vous. Etrange réalité, à la fois si vraie, elle peut sembler dérisoire à certains, mais elle est magique pour moi. Toutes les émotions sont là, m'emportent comme une immense vague, me laissant pantelante sur la jetée, le ventre mangé par un buisson ardent, incessant, troublant. J'ai trop longtemps ignoré mon corps qui prend sa revanche, je ne contrôle plus rien, perdue au fond des regards de braises, de ces mains qui caressent, trouvent l'incandescence, me révèlent à moi même. La douceur me trouble bien plus que l'âpre contact que j'avais fait mien. Le pieux mensonge est dérisoire, face à l'amour, face à l'érotisme déployé, nuage sur lequel je m'allonge sans honte, je ne suis plus en contrôle et c'est cela qui me terrorise, je marche dans un épais brouillard attirée par des lucioles brillant au loin. Les amarres lâchent les unes après les autres, je me sens comme le Tristan de "L'Eternel Retour", entre Yseult la blonde ou Yseult la noire. 

Le muscle qui me sert de coeur est affolé par la vision que vous avez de moi, miroir où je me vois toute entière, une déesse. Est-ce moi? Et qui est ce "moi" qui m'échappe, glisse le long d'une pente, ou grimpe le long d'une montagne secrète. Un "moi" transcendé par vos yeux, par votre regard. A découvrir, à explorer. Le "non" n'est plus de mise. J'obéis à vos caresses comme un instrument, je deviens symphonie sous les doigts qui explorent, de mon corps nait une musique baroque, tumultueuse, tueuse. Une partie de moi doit mourir, je le sais. La détestation de ce corps que je trouvais encombrant. Dans toute ma naïveté, je pensais cette barrière infranchissable, et voilà qu'un flot m'emporte vers un paradis inconnu, votre chaleur, votre tendresse, votre érotisme brûlant m'électrise, mon sang devient lave, la brûlure sous la peau est constante, état second, décalage de conscience, le sexe en feu qui en redemande encore et encore... 

Mon cerveau n'est encombré que de quelques mots, je vous veux, je vous aime, encore, encore! Toutes les relations, mes rencontres avec les hommes ont été violentes, par ma faute, je ne savais pas qui ils étaient. Je veux me détacher de l'égo agissant sans pitié comme un serial killer. Devenir vulnérable et faible pour aller me lover dans vos bras qui m'enlacent. Me libérer de l'emprise d'un cerveau qui m'a tenue en laisse pendant des années, travail de sape constant. 

Laissez moi maintenant, toute à ma découverte, je marche lentement sur un chemin parsemé de baisers longs, langoureux, tranquilles, ils me laissent une trace de soleil au fond des veines. Je mords à pleine dents vos chairs généreuses, me promène sur vos pénis glorieux, goûtant vos parfums, vos semences, je fais la moisson de ces mots qui me bouleversent, suspendue à vos lèvres charnues, attendant la prochaine caresse, le prochain mot doux, murmurés au creux de mes oreilles. Je dépose mes armes sanglantes à vos pieds, je n'en ai plus besoin à présent.

jeudi, octobre 15, 2020

Lelutka Experience - Lake Evolution Head

Pendant que tous les gouvernements et surtout les médias, s'excitent à vouloir nous faire croire qu'un terrible virus va nous anéantir, qu'ils nous font croire que zombieland c'est maintenant, qu'ils inventent de mauvais vaccins, nous baladent en détournant notre attention de la 5G, du traçage intensif, de la restriction de nos libertés, laissant libre cours aux banques, industriels nous isolent de nos contemporains, enfin nous inventent comme dit Philippe Guillement "un Foutur" de merde. 

J'ai choisi de me choisir le futur que j'aurai choisi, construit avec les consciences qui s'éveillent bel et bien dans notre société, je participe au basculement spirituel en suivant le Lapin Blanc et cherchant à éliminer les impossibles barrières du temps. Comment? En créant mon propre univers, en écrivant, dispersant le peu de savoir que je peux partager? En me servant aussi des synchronicités (sujet d'un article à venir).

Changement

En attendant, je continue mes tribulations sur les terres de SL.  Des paysages époustouflants, des nouveaux magasins, des têtes et des corps qui évoluent. J'ai décidé de passer de ma tête de Lelutka Simone, à celle de Lake Evolution, toujours avec Lelutka, plus de grâce, de surprises et d'améliorations possibles. 

Kami/Lelutka Simone dernière photo avant transformation, c'est ça: 


La transformation commence ici avec Lake Evolution



Et puis ça, après moultes chipotages et l'aide précieuse de Murgatroid Mincemeat, qui a fait preuve d'une patience d'ange avec moi, quelques essayages (beaucoup, de peaux, d'yeux, de shapes...Finalement j'ai opté pour une Deetalez, version couleur vampire ;) Eux aussi, sujet d'un article à venir. 



Je suis assez fière du résultat, ne pense pas changer pendant un moment, j'ai adopté aussi le Bake on Mesh, le "foutur" des avatars sur SL. Et vous, vous en pensez quoi? 

Musique du jour: Where is my baby?



Que la force des âmes soit avec vous!


samedi, septembre 26, 2020

Gino Mckee, the man who wanted the world to smile...And me too :)

Gino MACKEE has a Wonderful project called "My 100 smiles project". The native name is Forensixpert, which is quite funny too, and of course, it's an honour to participate to his project and spread it like it should be. 

You can see all these wonderful pics on his FLICKR page, he also have a Gallery Inworld. 

But I should let him speak:
"I have started 100 Smiles project with the hope to spread the good vibes of the power of a smile in the days of Covid Pandemic. The idea of the masks, we are wearing are hiding our smiles from each other, hit me when I realized my smiles are not visible to people I meet and greet in my daily routine.
The project took me a full month, 97 avataras, 62 different people, thousands of shots and endless hours of editing."

My special thanks to everyone who supported and still supporting the project with their smiles, cups of coffee and donations!

Keep smiling!

So Heartwarming when you meet pople like him on SL, and there are numerous other artists out there, still to be to be discovered. :))))

Gino MCKEE's Project flickr page: https://www.flickr.com/photos/10284251@N04/ 






vendredi, septembre 25, 2020

La minute scientifique, le temps, le réel et le sexe.

"Ecoute le vent, il chante. Ecoute le silence, il parle. Ecoute ton coeur, il sait". 

Proverbe amérindien. 

Double causalité

Belle image non? elle symbolise tout simplement comment plier ou faire changer le temps, selon la théorie de la double causalité de Philippe Guillemant, suivi avec passion depuis 2010. Grand vertige pour moi.

Révélation: Passé, futur et présent son superposés et SIMULTANE. Ce que nous avons fait par le passé, influence notre présent et bien entendu notre futur, jusque là tout va bien. Ce qui devient intéressant c'est que d'après cette théorie, il est possible, sous certaines conditions, de changer son futur, mais aussi, son passé!! Oui j'ai beaucoup regardé Twilight Zone ;) et pourtant... Mais tout cela me donne des frissons et de l'espoir pour un meilleur futur.

Qu'est-ce qui est réel Néo? Et autres lois quantiques, l'histoire du chat ;)

Petite conférence, pas toujours évident mais surtout édifiant.



Ceci est particulièrement vrai sur Second Life ou rien n'est réel mais semble pourtant bien réel pour ses utilisateurs. Autre nouvelle absurde, le cerveau physique, n'est pas le siège de la pensée, ni de la conscience qui est quantique et hors espace temps, extérieure à nos corps qui ne sont que des véhicules. Facile à exploiter sur SL, non? 

Plus de corps physiques, juste des avatars qui embrassent leur âme. On se rencontre à travers nos "soi digitaux" dessinés comme des oeuvres d'art en mouvement, changeant constamment de forme au fur et à mesure des nouveautés proposées par les utilisateurs.
Même si la majorité des gens est là pour le sexe, ils se font parfois happer dans une expérience sacrée qui touche au mystique. La conscience s'empare de l'âme et la transcende. C'est cette même expérience qui les fait revenir et les rend adeptes. Je dis bien parfois, tout le monde n'est pas forcément prêt à vivre cela, mais ont ils une âme?
A suivre :P

jeudi, septembre 24, 2020

Zay

Sur SL, on est tous schizophréniques, toutes les parts de nous-même peuvent s'exprimer. Zay, c'est l'aventurière, la pirate, l'exploratrice. Zay alias TankGirl, la mouche, celle qui traîne toujours dans la tête et se cogne contre les parois de l'esprit, comme Zobbi. Elle a été la proie du démon, avalé par son ombre, elle l'a suivi au fond de la gorge du Dragon, elle traîne ses os décharnés et sa folie douce. Change de look en laissant la part tribale dépasser, elle se refait un nouveau passé pour avoir l'opportunité d'entrer dans le futur, oui mais quels futurs? Oui au pluriel, parce qu'on peut décider. Leçon apprise durant mon absence. La question essentielle qui traverse nos esprits, celui de Kami et Zay

Tank 2019


Musique du jour: Massive Attak, My angel, chanson favorite du démon


Zay marche sur le fil du rasoir, vacillante et pas très sûre d'elle-même, se plonge dans le brouillard en espérant voir l'impossible lumière. Efface les images, va de retro Tomasz!!!
Le coeur en cage et personne pour le libérer. Elle semble invincible, ce n'est qu'une illusion, à la moindre insulte, elle appelle Kami désespérement. Elle appelle la guerrière.

Trouver le futur adéquat, c'est la mission, poser une intention, choisir un animal, un symbole, attendre de les voir, pour savoir si c'est la bonne direction, voilà comment on se sert des synchronicités. Animal, un tapir, symbole, la croix Maltaise, celle des chevaliers.