samedi, juin 12, 2010

Mon coeur sur la gachette

Un seul être ne me manque plus et rien n'est dépeuplé. Référence interne et certitude, émotions et sentiments partagés, comme si on était issus de la même âme. Jamais ressenti ça, surtout découverte d'une plénitude que je ne connaissais pas. J'étais toujours dans le "worst case scenario", mais accompli le bon mouvement sans le savoir et maintenant je suis dans la "perspective de l'oiseau", contre plongée et vue d'en haut et mon coeur parle, un langage aussi limpide que l'eau d'une rivière sauvage. En une journée le monde a changé, un engrenage fou vient de se mettre en marche et je ne pense pas qu'il y ait quelque chose qui puisse l'arrêter. Une vision claire, une certitude, mais je doutais, comment ne pas douter? Je pensais m'être trompée pour la centième fois, en ayant pourtant un sentiment contradictoire. Mon ventre ne pouvait pas mentir, ca me semblait impossible, il martelait au rythme de mon coeur, deep down you know it's him! Quel cadeau, bon sang, quel cadeau!!! Je vais aller me coucher face contre terre, sur les marches de l'église et remercier cet univers qui est allé au delà de mon imagination. C'est pas que j'avais pas crié en demandant, mais je n'y croyais peut-être pas assez. Le désir brûlant était là, mais en amour on ne sait jamais si la persévérance est de mise, je me voyais marcher sur un chemin funèbre, celui que j'avais toujours emprunté. J'avais enlevé l'épine de mon pied mais pensait qu'elle était toujours là. Comme un membre disparu qui continue à vous gratter... J'expérimente le "Don't think you are, know you are!". Maintenant, que la vie nous soit douce et que nos rêves arrivent et dans l'abondance. I pull the Trigger et vaya con Dios!
Trigger, est un mot anglais qui signifie "détente" ou "gachette", rien ne pouvait me correspondre mieux qu'un homme qui choisit de porter ce surnom.

dimanche, juin 06, 2010

Nick, l'homme qui me consolera toujours

"Vous comprenez, il fallait vraiment que j'aille en enfer. J'avais, pour ainsi dire, le mal du pays". (Nick Tosches, in "Confessions d'un Chasseur d'Opium").

Ecrire, écrire, écrire....brèche dans le coeur, océan maudit, la pluie s'écrase sur les carreaux, je peux pleurer, ca ne se remarque pas. Une partie de moi est une poupée de pixel. Suis une bête enfermée dans un coral sans lumière, cognant les murs. J'ai mis une demi heure à tuer une mouche, mais je l'ai bien écrasée. Je me demande si on grandit un jour, si on peut vraiment apprendre des erreurs passées? En quoi est-ce important pour moi de ne pas apprendre, ou de ne pas avoir la sagesse de voir ce que je ne peux pas changer? La réponse est dans la question? je me roule en boule et je prends de la distance, comme Vargas. Probablement normal que le chasseur se fasse attaquer de temps en temps et qu'il doive soigner ses blessures... ce sera quoi? des cicatrices et puis l'oubli? rappelez -moi de vous parler de la mouche. Je regarde la tronche de Nick, il me console mieux que l'opium dont il est avide, un homme qui ne ment pas, un homme qui ne se ment pas, lucide et cynique. J'adore quand il pose un jugement: "La seule connaissance qui vaille en matière de vins est celle des gens qui savent la véritable âme du vin, c'est le vinaigre... des paysans bien plus compétents que ces connards (newyorkais) bourrés de fric qu'on escroque en leur faisant croire que le vin appelle d'autres commantaires que "bon", "mauvais" ou "ferme ta gueule et bois un coup".
Ok Nick, je bois, merci de ta compagnie, elle me réchauffe les tripes, celles, les tripes, qu'on bouffe sans commentaires... Voilà le soleil, la pluie c'est passager. En plus, Johnny Depp et moi on a les mêmes goûts, je pourrais pas demander mieux comme références... Ah oui! elle pissait tout le sang qu'elle avait engorgé la mouche.

Avec sa maison de prod' Infinitum Nihil, l'acteur vient d'obtenir les droits de La Main de Dante de Nick Tosches, un livre publié en 2002, considéré comme génial par certains, incompréhensible par d'autres...

Johnny pourrait jouer le rôle principal, celui d'un écrivain contemporain nommé Nick Tosches (oui, comme l'auteur).

vendredi, juin 04, 2010

A dream that i can speak to...

"My heart was wrapped up in clover, the night i looked at you" (Etta James). Le coeur emballé dans tous les mots qu'il dit... je ne peux m'empêcher de penser à Victor Hugo et son " un seul être vous manque et tout est dépeuplé". J'ai les chocottes et les mains moites, est-ce que j'ai la permission d'espérer, est-ce que mon âme peut s'envoler vers lui, même si c'est loin, même si l'impossible est au rendez-vous? Ici vient le moment d'expérimenter ce que dit Napoleon Hill: "what your mind can conceive and believe, it can achieve". Bien entendu, mon cerveau carbure, fait des bulles et des boucles infernales. Que ferais-je pour l'homme que j'aime? Réponse: que ne ferais-je pas pour l'homme que j'aime? Je me connais, quand je veux quelque chose, rien ne m'arrête, ou peu de choses peuvent le faire, sinon lui. Les vagues étaient douces au début et je m'empêchais de croire en quoi que ce soit, mais elles ont grandi, doucement, l'air de rien. Des pièces dorées qui s'emboîtent parfaitement, les unes après les autres, jusqu'au moment ou on se dit : "est-ce vraiment vrai? Chaque fois que je me suis trouvée face à l'amour, j'ai toujours douté, est-il ce que je veux, est-il l'homme de ma vie? (grands mots hein!). Ici c'est une évidence, la question ne m'a même pas effleuré, je sais, c'est tout, je le sais! et j'y crois, une croyance qui est accrochée à mes tripes depuis que je suis née. Mais est-ce que je peux lâcher prise et me laisser bercer? Univers est-ce que j'ai la permission de me laisser aller, et de me dire, cette fois il n'y aura pas de chute, juste une ascension progressive?

samedi, mai 29, 2010

Rêvé d'un bébé tigre...

Dormi comme une planche, douze heures d'affilée. Vive l'énergie qui circule, ponctué de : ouvrir, laisser circuler, oser être soi, aimer... avoir le pouvoir du "faire" (oui comme la barre de "faire"lol), être ici et maintenant. Profonde méditation dirigée vers lui. La réponse dans le rêve, animal irrésistible.
Un tigre domestiqué : un excellent choix sentimental, quid d'un bébé tigre? excellent choix sentimental à l'état d'embryon? amitiés durables... Ce bébé tigre ne m'appartenait pas mais venait se réfugier chez moi. Petit tigre, âgé de quelques mois, prend de plus en plus de place dans mon coeur, il s'installe, s'allonge, s'étire, machouille le bois de mon lit. Il roule sur lui-même, attend les caresses, m'offre un semblant de rugissement qui me fait rire. Il prend tellement de place, que j'en oublie ce qui existe autour de moi. Quand il n'est pas là il me manque, le temps s'étire en spirales, en volutes lascives. Plus rien ne détourne mon esprit de sa présence. Il a ses lois, et je m'aperçois qu'elles sont semblables aux miennes.

mercredi, mai 26, 2010

Je suis moi, j'entends, je sens et je vois...

J'adore quand il s'endort dans mon lit et que je le retrouve le lendemain, ronflant sans vergogne, il envahit l'espace quand je ne suis pas là, il rêve... J'aimerais être un neurone et voyager dans son esprit, savoir à quoi il pense... il est libre et me laisse libre et cela devient de plus en plus précieux, son amitié m'est chère, sa présence un régal. Evidemment pas de quotidien, pas d'habitudes mais on apprivoise la bête sauvage qui sommeille au fond de nos estomacs. Avec lui pas besoin de mentir ou d'inventer, on exorcise l'animal maudit, il sait qui je suis, je sais qui il est, l'échange est le maître-mot et jamais je n'ai eu autant le sentiment d'être dans ce mode d'égalité totale. Pas de domination, pas de prise de tête, pas de manipulation malsaine. C'est tellement extraordinaire de pouvoir être soi-même, d'être compris à demi mot, de pouvoir rester sans rien dire et de se sentir en confiance, pas de demandes, pas d'attentes. Enfin j'essaie de ne rien attendre de vivre dans les instants qu'il m'offre, chaque moment est un cadeau, une merveille généreuse à chérir et à ranger dans mon coeur.

vendredi, mai 21, 2010

Double vision

Patchwork ou collage, la nature et les parfums dans l'air, enivrants; Une heure au bord d'un lac à regarder les canards et les oies barboter, attendant une pitance, certainement due , selon leur opinion. Quelques carpes qui font semblant d'être agressives et ses yeux devant les miens, constamment, comme si un deuxième écran venait s'installer devant l'autre, le vrai. Plus de différence entre une réalité et l'autre. J'aimerais me balader avec les lui, mais plus dans cette nature docile. Non, une sauvage, rebelle, à se demander, on fait quoi si on rencontre un ours? On se prosterne, on baisse les yeux, on s'enfuit comme un dératé? Découverte d'un article sur l'ADN, celui qui confirme ce que je pense depuis longtemps, ce dont j'avais l'intuition une intuition s'apparentant à une croyance encrée au profond, Sress, agir sur votre ADN, si je ne vais pas à l'ADN, il vient à moi, je lis en sirotant un verre de vin blanc frais, je vois ses yeux entre les lignes, je l'entends me parler de sa vie, je le vois fumer son gros petard, peinard, il s'endort dans mes phrases et s'éveille et continue la conversation, sa vie, la mienne, l'amour et la connerie des gens, l'océan qui nous sépare, amitié précaire et précieuse. De moins en moins de jours qui passent sans qu'on ne se parle de tout et de rien, une danse, une caresse, on s'endort ensemble et on s'éveille aussi.

mercredi, mai 12, 2010

L'amour selon Vargas

..." Camille puisait ainsi son énergie vitale à deux sources : la composition musicale et le Catalogue de l'Outillage professionnel. Dix ans plus tôt, elle comptait aussi sur l'amour, mais elle en avait beaucoup rabattu sur ce vieux truc rabâché de l'amour. L'amour vous donnait des ailes pour mieux vous scier les jambes, ça ne valait donc pas trop le coup. beaucoup moins le coup qu'un Cric Hydraulique 10 tonnes, par exemple. En gros, avec l'amour, si vous n'aimiez pas quelqu'un , il restait, et si vous aimiez quelqu'un, il s'en allait. Un système simple, sans surprise qui engendrait immanquablement un grand ennui ou une catastrophe. Tout cela pour vingt jours d'émerveillement, non , ça ne valait pas le coup.L'amour qui dure, l'amour qui fonde, l'amour qui fortifie, anoblit, sanctifie, épure et répare, enfin tout ce qu'on imagine sur l'amour avant d'avoir vraiment essayé de se servir du truc, c'était une foutaise. Voilà où Camille, après de longues années d'essayages, après pas mal de déboires et une rude détresse, en était arrivée. une foutaise, une duperie pour naïfs, une trouvaille pour narcissiques. autant dire que Camille était devenue, en ce qui regardait l'amour, une semi-dure à cuire et n'en éprouvait, ni regret, ni satisfaction. Avoir tenu le coup à la cuisson ne l'empêchait pas d'aimer Lawrence avec sincérité, à son idée."... (Fred Vargas in, L'Homme à l'envers)

Voilà en résumé où je me retrouve moi aussi au niveau de l'amour, mais pour moi pas de Lawrence, juste un Lakota qui me dit que je suis du clan des Ours, bien qu'on me dise être une Cougar, (Lawrence, dans l'Homme à l'Envers, étudie les ours et les loups). Notre point commun? un démon qui nous ronge de l'intérieur. Pas de rencontres fortuites, peut-être est-il là pour m'exorciser? Mes sources, l'écriture et tout ce qu'on peut raconter sur le cerveau et l'ADN. Là, pour un certain moment, je m'arrête pour réfléchir, je profite de l'élasticité du temps pour élaborer un plan, pour regarder une improbable "soeur Anne" venir à ma rencontre, pour inspecter au profond quelques secrets retors, pour lever un coin du voile et continuer à monter le puzzle qui se construit peu à peu. Pas d'échecs, que du retour d'informations ou même une opportunité. J'en appelle à l'esprit du grand Dauphin, pour me porter sur LA vague, celle qui va me soulever de terre. je sais qu''elle m'attend, je sais que si je ne la prends pas maintenant, elle reviendra, toujours.