jeudi, mars 25, 2010

demon, Demon on the screen...

Quand le diable n'est pas là, le Démon vient en douce pour me chatouiller l'esprit et le ventre. Aucun lieu ne lui est inconnu, mais le Démon s'ennuie beaucoup et n'aime pas la bêtise (comme je le comprends!), ca le rend cynique et moqueur. Un temps maintenant qu'il m'enchante de sa présence, me respire, devine, taquine et m'aligne selon ses pensées. Notre avidité, nos égos n'ont pas de limites, il sait jouer et je le lui rends bien, m'entraînant sur son chemin, lascif, langoureux, comme tout démon qui se respecte et puis disparaissant en me laissant le goût du défi, le goût de lui, me laisse sur ma faim pour mieux m'intriguer la fois suivante? Soupir!! Je me demande parfois, à quel métal je suis forgée, quelque chose des gitans? Des vikings? Des celtes?
Nous nous sommes revus hier, là même où nous nous sommes rencontrés, lieu de perdition par excellence, mais sourds et aveugles à tout ce qui se tramait autour de nous, pris dans le jeux des mots et des âmes mêlées. You are beautiful and dangerous, as usual he says...

mercredi, mars 24, 2010

Jésus, le diable et moi.

Jésus est amoureux de moi (no comment). Mais, il y a un mais, je suis amoureuse d'un beau diable, sorti d'on ne sait quelle boîte, enfin oui, je le sais (non c'est pas un italien), et me place face au dilemme cornélien entre le bien et le mal? Quoique j'ai des doutes sur une marge, une limite séparant l'un de l'autre…
Un beau diable donc, qui rêve dans mes pénates et craque les codes d'entrée de ma maison? Duuh!! Alors mes pensées s'évadent, non pas vers le bon Jésus mais vers cet être buissonnier qui rêve, une paille à la bouche, de ce qu'il me dira, fera, dessinera, c'est selon, son humeur. Il passe son temps à me réveiller en me demandant si je dors. Comment pourrais-je dormir quand des yeux de braise (bleue la braise) me scrutent aussi intensément?

En attendant, bien m'en a pris de replonger allègrement dans les lignes de madame Vargas, son nom me fait irrémédiablement penser à la pub Carglas, Carglas répare…Bla, bla, blahh. Grâce à elle je retrouve instantanément l'amour des mots bien torchés et de la lecture hilarante. Si ce n'était un livre, je dirais que c'est du gaz et que son "Petit Traité de Toutes les Vérités sur l'Existence" me réjouit plus que de raison. Pour exemple ce matin dans le train, lorsque je ne peux résister à m'esclaffer sur ses mots ironiques et absurdes, le passager face à moi me regarde tout dépité et dit: "J'aimerais bien lire ce que vous lisez!" Là je ne fais ni une ni deux et lui montre illico la couverture du bouquin dont la photo du frigo infesté de magnets (j'ai le même à la maison et les magnets n'ont absolument aucune signification) ne laisse aucun doute sur les sens que Vargas donne aux dites vérités. Hé hé!!! Il dit: le frigo ne laisse aucun doute sur le propos, et me montre son petit Patrice Van Eersel. Je comprends derechef que le pauvre à bien du mal à se réjouir avec une telle lecture. La mort c'est pas pour rigoler, enfin jusqu'à preuve du contraire.

Mais revenons-en à mon diable, qui comme tous les diables brûle très fort, charme et hypnotise sans en cacher une miette, il faut bien que j'avoue qu'il jette un grand trouble en mon cœur qui se met à brûler au même rythme que ses yeux qui me chavirent, me laissent perplexe et pantoise, des fois… Il m'installe dans une réflexion profonde sur la différenciation que font les êtres comme lui, entre l'amour et le sexe. Différence incompatible avec le fait que je sois un ange gris tombé du ciel, et pour qui l'un ne va pas sans l'autre. Un vague souvenir de mars et vénus devraient me mettre sur la voie, mais je rechigne à m'accrocher à une philosophie aussi puérile. Troublée par mon ascendance Viking qui me fait basculer vers la gent masculine (diabolique si possible), aussi certainement qu'une loutre aime jouer dans l'eau cristaline des rivières qu'elle affectionne. Font-elles, les petites futées, la différence entre le plaisir et le plaisir?

mardi, mars 23, 2010

Every day is a learning day...

Faut que je replonge dans mes Vargas, ça fait trop longtemps. Malgré le fait que je m'étais juré de ne plus acheter de nouveaux livres avant d'avoir lu les précédents, je continue à les collectionner compulsivement. Un écureuil fou qui fait des provisions pour l'hiver. Je cesserai de lire le jour de ma dernière respiration. D'ici là, je m'arrangerai avec moi-même. Je suis à nouveau dans un état extatique sur SL, un perpétuel sourire accroché aux lèvres. Les hommes m'étonnent de plus en plus, me font rire. Ceux que je rencontre ont ceci de commun, d'une part l'intelligence, d'autre part un côté animal qu'ils ne peuvent pas dissimuler, mais le plus incroyable, c'est l'effet que j'ai sur eux, ce qu'ils me disent de moi, ce qu'ils m'apprennent sur moi-même. Je vogue de surprises en découvertes toutes plus riches les unes que les autres et finalement la seule question qui me préoccupe est de savoir si il y a une limite. J'apprends à aimer ceux que j'avais placés dans la case inséparable amour/haine, pendant des années… J'apprends leur tendresse, leur faiblesses, leur forces et leur chaleur. Je me sens comme une diane chasseresse qui aurait laissé les armes à la maison et qui tout à coup commencerait à parler à ses proies, à les caresser et puis à les adorer, sans plus trouver le courage de les tuer. J'espère juste ne pas mourir de faim.

vendredi, mars 19, 2010

Symbolisation

Recollect me Darling (Demon), raise me to your lips, two undernourished egos, four rotating hips, hold on to me tighdly I am sliding scale, can't endure that you can inhale…
Tous les matins quand j'allume mon ordi, je suis confrontée à cette photo. Pilule bleue ou pilule rouge? Remarquez qu'il y a plusieurs rouges et une seule bleue. J'ai fais de Morpheus mon symbole. Tous les jours se pose le même choix, vais-je continuer à ronfler dans la matrice ou prendre le tunnel du lapin?
Marche en avant sur la scène de la vie. J'avance, c'est déjà ça. Mon cerveau est passé au congélateur, pas d'idées, calme plat. Me sens comme l'imprimante couleur au boulot "out of memory", je coince à la page 13. Je vois le viking au détour de tous les couloirs, parfois il me voit, parfois il me voit pas. Aperçu un tatouage, et une rangée de boucles d'oreilles.
Instant message : "heyyyy, beautiful avii :) ". Transmission impossible, first life interferences. Je n'ai pas encore trouvé l'inspiration automatique, elle me tombe dessus comme une grâce, de temps en temps. J'aimerais la contrôler, l'avoir à la demande, ne pas être calée, une boule dans la gorge. Mais le contrôle est une illusion.

lundi, mars 15, 2010

Peak!!!

Les échappées sublimes se succèdent, les moments magiques, une impression de perfection irremplaçable. Samedi j'ai vécu un instant extatique, bon endroit, bon moment. Bouche bée, une enfant qui voit un feu d'artifices pour la première fois. Je ressens les autres de plus en plus fort et de plus en plus juste. Je vois la manipulation arriver comme un char ou l'amour et le partage se distiller en gouttes d'or. Je vois leur beauté ou leur laideur. Sur SL les apparences ne sont pas à prendre en considération, elles sont toujours trompeuses. Seules les émotions traversent l'écran et s'accrochent à mon cœur. A l'autre bout du monde ou à côté de la porte, il y a une âme qui s'attache à la mienne, des âmes douces comme une brise sur la peau, j'en savoure toutes les nuances. L'âme d'un ours, celle d'un cerf, d'un loup ou d'un serpent.
Ce qui se passe à l'intérieur, le microcosme de mon cerveau, se reflète à l'extérieur.
Cadeau de ce matin, un regard noisette que je garde dans la tête, le cœur et le ventre. Je l'ai vu dès que j'ai tourné le coin de la rue. J'étais Dracula disant : "Voyez-moi, voyez-moi maintenant!". Et comme le hasard, auquel je ne crois pas du tout, fait bien les choses, il s'est rapproché de l'endroit où j'attendais. Beau visage buriné, abimé, du feu dans les yeux, une seconde intense, désir et douceur mélangés. He makes my day!

lundi, mars 08, 2010

Une journée particulière

Entre les illuminés qui vomissent des inepties (politiques et rabachées), les amoureux transis abandonnés par des pétasses sans coeur, ou le super mec qui fait une proposition à chier, je passe de montagnes russes en roller coaster, pour ne pas dire de Charybe en Scylla, belle métaphore monstrueuse...
Heureusement le soir venu, je retrouve les propos léger de mes potes et potesses dont l'humour guérit des blessures infligées par l'idiotie, ambiante ou pas, c'est selon! Finalement la compagnie des monstres, démons et autres vampires du Demonic est plus évidente que celle de manipulateurs hors pair. Mal m'en prends, je ne les vois jamais venir, appelons ca de la naïveté, enfin j'espère...

jeudi, mars 04, 2010

First class polish guy

Un peu de soleil, même dans l'eau froide, c'est bon. Rencontrer un sosie de Steve McQueen tous les soirs dans le train, c'est bon aussi, peut-être un peu plus élancé, ou un peu plus élégant. Un Steve polonais apparemment. Belles pommettes hautes, regard clair, les cheveux en brosse et la mâchoire pas trop carrée, juste ce qui est requis. Je me déguise en indifférente avec mon i-pod, mais je ne peux pas empêcher mes yeux de fuir par en dessous. J'ai le temps de le scruter sans qu'il s'en aperçoive, d'autant plus, qu'il est souvent très près de moi (he he! chassez le naturel, il revient au triple galop). Il a beau chipoter son journal, croiser et recroiser ses (longues) jambes, je sens sa présence, fort. Comme si il insistait... fantasme ou réalité. Il me renvoie à mon enfance, quand je ne voulais rater aucun épisode de "Au Nom de la Loi", déjà amoureuse de Jos Randall, wanted dead or alive. Mais comme dit un de mes potes sl , rien n'est vrai. J'aurais tendance à suivre la trajectoire, la question étant plutôt: " Qu'est-ce qui est vrai?". L'expérience dépend-t-elle vraiment de celui qui l'observe, et dans ce cas, qu'est-ce que mon esprit essaie de créer? Vrai que physiquement, il est proche de l'homme idéal, cela n'étant vrai que pour moi, ou peut-il y avoir un consensus? Suis certaine que pas mal de mes copines apprécieraient ma vérité... ha ha !