vendredi, mars 19, 2010

Symbolisation

Recollect me Darling (Demon), raise me to your lips, two undernourished egos, four rotating hips, hold on to me tighdly I am sliding scale, can't endure that you can inhale…
Tous les matins quand j'allume mon ordi, je suis confrontée à cette photo. Pilule bleue ou pilule rouge? Remarquez qu'il y a plusieurs rouges et une seule bleue. J'ai fais de Morpheus mon symbole. Tous les jours se pose le même choix, vais-je continuer à ronfler dans la matrice ou prendre le tunnel du lapin?
Marche en avant sur la scène de la vie. J'avance, c'est déjà ça. Mon cerveau est passé au congélateur, pas d'idées, calme plat. Me sens comme l'imprimante couleur au boulot "out of memory", je coince à la page 13. Je vois le viking au détour de tous les couloirs, parfois il me voit, parfois il me voit pas. Aperçu un tatouage, et une rangée de boucles d'oreilles.
Instant message : "heyyyy, beautiful avii :) ". Transmission impossible, first life interferences. Je n'ai pas encore trouvé l'inspiration automatique, elle me tombe dessus comme une grâce, de temps en temps. J'aimerais la contrôler, l'avoir à la demande, ne pas être calée, une boule dans la gorge. Mais le contrôle est une illusion.

lundi, mars 15, 2010

Peak!!!

Les échappées sublimes se succèdent, les moments magiques, une impression de perfection irremplaçable. Samedi j'ai vécu un instant extatique, bon endroit, bon moment. Bouche bée, une enfant qui voit un feu d'artifices pour la première fois. Je ressens les autres de plus en plus fort et de plus en plus juste. Je vois la manipulation arriver comme un char ou l'amour et le partage se distiller en gouttes d'or. Je vois leur beauté ou leur laideur. Sur SL les apparences ne sont pas à prendre en considération, elles sont toujours trompeuses. Seules les émotions traversent l'écran et s'accrochent à mon cœur. A l'autre bout du monde ou à côté de la porte, il y a une âme qui s'attache à la mienne, des âmes douces comme une brise sur la peau, j'en savoure toutes les nuances. L'âme d'un ours, celle d'un cerf, d'un loup ou d'un serpent.
Ce qui se passe à l'intérieur, le microcosme de mon cerveau, se reflète à l'extérieur.
Cadeau de ce matin, un regard noisette que je garde dans la tête, le cœur et le ventre. Je l'ai vu dès que j'ai tourné le coin de la rue. J'étais Dracula disant : "Voyez-moi, voyez-moi maintenant!". Et comme le hasard, auquel je ne crois pas du tout, fait bien les choses, il s'est rapproché de l'endroit où j'attendais. Beau visage buriné, abimé, du feu dans les yeux, une seconde intense, désir et douceur mélangés. He makes my day!

lundi, mars 08, 2010

Une journée particulière

Entre les illuminés qui vomissent des inepties (politiques et rabachées), les amoureux transis abandonnés par des pétasses sans coeur, ou le super mec qui fait une proposition à chier, je passe de montagnes russes en roller coaster, pour ne pas dire de Charybe en Scylla, belle métaphore monstrueuse...
Heureusement le soir venu, je retrouve les propos léger de mes potes et potesses dont l'humour guérit des blessures infligées par l'idiotie, ambiante ou pas, c'est selon! Finalement la compagnie des monstres, démons et autres vampires du Demonic est plus évidente que celle de manipulateurs hors pair. Mal m'en prends, je ne les vois jamais venir, appelons ca de la naïveté, enfin j'espère...

jeudi, mars 04, 2010

First class polish guy

Un peu de soleil, même dans l'eau froide, c'est bon. Rencontrer un sosie de Steve McQueen tous les soirs dans le train, c'est bon aussi, peut-être un peu plus élancé, ou un peu plus élégant. Un Steve polonais apparemment. Belles pommettes hautes, regard clair, les cheveux en brosse et la mâchoire pas trop carrée, juste ce qui est requis. Je me déguise en indifférente avec mon i-pod, mais je ne peux pas empêcher mes yeux de fuir par en dessous. J'ai le temps de le scruter sans qu'il s'en aperçoive, d'autant plus, qu'il est souvent très près de moi (he he! chassez le naturel, il revient au triple galop). Il a beau chipoter son journal, croiser et recroiser ses (longues) jambes, je sens sa présence, fort. Comme si il insistait... fantasme ou réalité. Il me renvoie à mon enfance, quand je ne voulais rater aucun épisode de "Au Nom de la Loi", déjà amoureuse de Jos Randall, wanted dead or alive. Mais comme dit un de mes potes sl , rien n'est vrai. J'aurais tendance à suivre la trajectoire, la question étant plutôt: " Qu'est-ce qui est vrai?". L'expérience dépend-t-elle vraiment de celui qui l'observe, et dans ce cas, qu'est-ce que mon esprit essaie de créer? Vrai que physiquement, il est proche de l'homme idéal, cela n'étant vrai que pour moi, ou peut-il y avoir un consensus? Suis certaine que pas mal de mes copines apprécieraient ma vérité... ha ha !

samedi, février 27, 2010

Ti amero per sempre...

EMDR, Eyes Movement Desentization and Reprocessing, j'en sors et j'y suis allée essentiellement pour ça: "Le retraitement ne s'adresse pas seulement aux émotions mais aussi aux croyances négatives liées au traumatisme.
L'objectif sera donc d'identifier et d'évaluer ces croyances limitatives et d'y substituer des croyances constructives. On modifie ainsi la perception de l'événement à la lumière des ressources mentales et émotives positives nouvellement acquises."

Je croyais que j'avais pas été suffisamment présente, je croyais que j'étais une mauvaise fille, je croyais que je l'avais abandonné à son triste sort. J'en pouvais plus de voir la dernière bulle de vie au bord de ses lèvres, j'en pouvais plus de cette envie de vouloir le suivre. Prends moi avec toi, je sais pas où tu vas, mais je veux y aller aussi. Voilà ce que j'ai pensé, quand il a donné son dernier souffle. J'ai posé sa main sur ma tête comme une guenon perdue. J'aurais du hurler. Mais il est temps que je lâche prise et que j'arrête de suivre le même schéma que lui. Après l'homme tranquille, je découvre l'homme passionné. Il m'aimait trop, beaucoup trop, il m'étouffait de son amour mon père...
Hey! je reçois des insultes tout le temps. Réponse: "Arrête de les recevoir!". (pas con ça et ça marche en plus!)
Temps de libération pour tous les deux, temps de lever la main et de dire aurevoir. Sans regrets je continue le chemin, il sera différent du tien... Question déstabilisante: "devez-vous être fidèle à vous-même, ou a quelqu'un d'autre?". Ca me laisse sur le cul. La première réponse trop évidente et sans réfléchir est je dois être fidèle à moi-même, mais en deuxième vient, je ne dois pas construire mon malheur et qu'est-ce qui m'empêche d'être fidèle à quelqu'un d'autre en plus?
Réponse, si vous n'aviez pas fait ce que vous avez fait, vous l'auriez regretté, non?
Oui, oui, oui, mais l'heure est aux changements. Je suis sortie de là avec les jambes en cotton et de la ouate dans la tête. Je ne pensais à rien, incroyable mais vrai, un vide libérateur, ligne plate et révélatrice. E finito il tempo del purgatorio. Son sicura che sei in paradiso adesso, un giorno, ci rivedremo, ma non ancora, non ancora!

jeudi, février 25, 2010

Les pendules à l'heure

Déja vu! cesser de chercher puisqu'on me trouve. Renard apprivoisé, il m'a cernée doucement, pas de précipitation. Patience, persévérance, humour, intelligence. Rien de ce que j'avais imaginé, mais pourtant bien là, là depuis longtemps, en phase et dans le ton juste. Rires et fous rires, conversations à multiples couches, vivacité d'esprit et toujours le mot ou la phrase qui me calent... Euh! essentiellement masculin. Je me sens là où je dois être et il semble savoir où il se trouve. Mystère tout de même, j'ai le ventre en pagaille et la cervelle en perpétuelle question, mais je me sens bien, en phase. Il n'y a que moi pour imaginer d'invraisemblables montagnes russes. Quand il n'est pas là je meuble, je me déguise en loup, en amazone, en femme fatale, je danse, j'explore, je tire les cartes. Mais même quand il n'est pas là, il s'arrange pour y être tout de même. En tout lieu, à toute heure. A quand un voyage sur le Rescator, alchimie et aventures sur les 7 mers de l'imagination? Et oui, je reste indomptable. Rires. Il sait que je suis une emmerderesse.

mercredi, février 24, 2010

Je choisi de...

Exercice: "Writing Fiction for Dummies". Oui je suis dum! J'ai l'estomac chiffoné. Un petit serpent jaloux me torture les intestins. Quel est le choix? Mon premier chevalier servant m'a trahi, mon deuxième chevalier servant m'a trahi et j'ai trahi le troisième. Qui suis-je?
Réponse, un monstre? Une bête? Une boule électrique? L'éternelle jangleresse? L'énigme... Quelle est la foutue question? Et où est celui qui me la posera. There is no spoon, only your mind is bending, not the spoon. Quel est le choix? L'idéal, c'est un mec comme lui (photo) mais ce n'est qu'une image et elle ne suffit pas, une enveloppe agréablement cabossée. Je ne palpe rien. Message de MLD: "le pittbull s'en ira en temps voulu Mina! et elle sourit. Je crée un nouvel Ouroboros, je me mords la gorge, toute seule comme une grande. Univers je t'implore, il est temps de faire le bon choix, un signe, un souffle, une infime caresse pour m'indiquer le chemin... Mes yeux ne peuvent plus être des guides, l'âme doit prendre le relais. Choisir avec sagesse et définitivement. Débarasse-moi de l'incertitude qui fait valdinguer mon coeur d'une erreur à l'autre. Do you know the question, are you ready to ask it? You, man should know what to do. I take my role, i am here to inspire you.