jeudi, avril 27, 2006
lundi, avril 24, 2006
Les gargouilles semblent être de plus en plus présentes. Tous les matins en buvant mon café je les contemple, essayant de déceler un mouvement furtif. Quel bonheur de découvrir l'affiche de Spiderman 3. J'aimerais une gargouille comme celle-là, accrochée à la flamboyante église qui encombre toutes mes fenêtres. La solitude est étrange, pas encore suffisamment productrice, en suspension. Je voudrais sortir de cet état de "non-faire", ce sentiment d'irréalité qui robotise et enferme. Passer de la pensée à l'acte. Mais la paresse, le report, la fatigue, les barrières, l'ignorance mangent le mouvement et la volonté. Au plus je dispose de temps au moins il est riche, il me manque un élan, une vision claire et acérée de ce qui me serait le plus utile. J'étudie mon modèle, apparemment difficile à suivre et à mettre en application, un bosseur assoiffé d'expériences sexuelles, empli d'un génie naturel, un jeune homme en colère (angry young men).
jeudi, avril 20, 2006
Me bourre de pralines, des manons, des à la cerise, des « you never know what you gonna get », compensation affective, effet de vide intense, incompréhension, perdition, lacher prise, tristesse, anéantissement de l’ego. Mon plus terrible problème est d’être trop naïve. Il n’est pas bon dans ce monde, d’avoir l’âme d’un enfant, toujours à la découverte. On se pique les doigts sur le dos de hérissons mal lunés, on s’écorche les jambes aux ronces invasives, ou bien aux orties agressives de ce que l’on croyait être de l’amour. J’affronte mon « boss », mais il n’y a pas de « tips and tricks » pour m’aider à contourner. Le chocolat n’apaise pas le feu, la lave, indélébile dans mon estomac. Je ne sais même plus comment rester tranquille, comment me comporter, comment être, impossible de prétendre. Je me sens fébrile, débile.
"...but the actuality of lovemaking meant that the only sense involved was the sense of touch, so all the frenzied excitement was absent. Real lovemaking, the lovemaking I had dreamed about for years, would require a "sense of reality" that made the visual stimulus unnecessary. I would one day label this sense "Faculty X"."
(Colin Wilson in Dreaming to some purpose).
(Colin Wilson in Dreaming to some purpose).
mercredi, avril 19, 2006
actions
Parfois quand on prie, ça marche ; Je me suis demandé si Popeye pouvait m’entendre. Je crois que oui. J’ai conscience d’être totalement en dehors de la réalité, mais c'est la mienne.
Lectures : « Cercueils sur mesure » Truman Capote, « Dreaming to some Purpose » Colin Wilson, je ne peux m’empêcher de revenir à mes vieilles amours, puisque ce sont les meilleures, puisque ce sont elles qui me galvanisent et me poussent en avant. Parfois la vie est lumineuse, surprenante, ou n’est-ce que le découlement logique des actions posées ?
Lectures : « Cercueils sur mesure » Truman Capote, « Dreaming to some Purpose » Colin Wilson, je ne peux m’empêcher de revenir à mes vieilles amours, puisque ce sont les meilleures, puisque ce sont elles qui me galvanisent et me poussent en avant. Parfois la vie est lumineuse, surprenante, ou n’est-ce que le découlement logique des actions posées ?
lundi, avril 10, 2006
Je suis de plus en plus happée par Elliot Perlman. Il existe un moment où tout devient parlant et rejoint une pensée maîtresse à laquelle on adhère. Je n’ai jamais compris comment les gens faisaient pour s’ennuyer, pour n’avoir pas de buts, pas d’envie, se laissant juste porter sur les vagues da la vie. Quelques petits rappels à l’ordre me font réaliser la chance que j’ai d’aimer les mots et d’avoir envie d’en jouer : « Quand les mots dansent pour vous, à domicile, il est possible de ne plus se sentir seule. Je n’avais pas la prétention de comprendre tous ces mots là, mais Simon m’a expliqué que, peu importait, de toute façon, ils restaient là à attendre sous leur couverture, qu’on ait besoin d’eux. » (E. Perlman, in Ambiguïtés)
Je ne résiste pas non plus à ce passage ci, tellement proche de ce que je vis: « Tu crois que les gens doivent s’impliquer ?
- C’est justement la question. J’ai toujours cru qu’il fallait s’impliquer dans les problèmes des autres. Les gens ne s’entraident pas suffisamment. C’est le…c’est probablement ce qui m’a tenu lieu de philosophie. Une philosophie pragmatique. La plupart des êtres sont… ils ne sont pas mauvais. Ils sont juste…
- Paresseux ? ai-je suggéré.
- Apathiques.
- Tu es sûr qu’ils ne sont pas mauvais ? ai-je insisté.
- Certains sont absolument mauvais, sans équivoque possible, mais la majorité ne le sont pas. La majorité des gens est apathique, ils n’ont pas conscience des choses, ils ont peur. Pour une bonne part, le mal qui est fait vient de gens qui ne sont pas mauvais du tout. »
(E. Perlman, in Ambiguïtés)
Je ne résiste pas non plus à ce passage ci, tellement proche de ce que je vis: « Tu crois que les gens doivent s’impliquer ?
- C’est justement la question. J’ai toujours cru qu’il fallait s’impliquer dans les problèmes des autres. Les gens ne s’entraident pas suffisamment. C’est le…c’est probablement ce qui m’a tenu lieu de philosophie. Une philosophie pragmatique. La plupart des êtres sont… ils ne sont pas mauvais. Ils sont juste…
- Paresseux ? ai-je suggéré.
- Apathiques.
- Tu es sûr qu’ils ne sont pas mauvais ? ai-je insisté.
- Certains sont absolument mauvais, sans équivoque possible, mais la majorité ne le sont pas. La majorité des gens est apathique, ils n’ont pas conscience des choses, ils ont peur. Pour une bonne part, le mal qui est fait vient de gens qui ne sont pas mauvais du tout. »
(E. Perlman, in Ambiguïtés)
11h11
Je regarde l'heure, bien entendu, il est 11h11. Peut-être existe-t-il une explication logique à ce phénomène. Parfois tout de même, lorsque je regarde, il est 22h22, changement, évolution, on reste cosmique de toute façon. Peut-être est-ce le flou artistique dans lequel ma vie baigne en ce moment. La seule sensation forte, c'est le manque, un vide au creux de l'estomac qui ne se remplit pas, quoique je fasse. Je crois que j'ai faim, mais quand je mange, je cale après trois bouchées. La tête est vide aussi, pas d'amour dans le moteur, dépeuplement annoncé, je savais que j'arriverais là, que le manque d'intimité, parfois lourd, encombrant, qui semblait insupportable, allait me transformer en cette bête vulnérable, sur le qui-vive. Je nage dans le futile, dans l'absurde, avec le sentiment que la vie n'a plus de sens, que les choses ne se déroulent pas dans le bon ordre, rien n'a d'importance, tout m'énerve, mon corps m'encombre avec ses besoins terre à terre. Mais où est la tendresse?
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