mardi, janvier 17, 2006

Ouf!

Dernière étape passée, évacuée, envoyée. Plutôt bien je crois, mais qui sait, résultat très final en Juillet. Patience mise à rude épreuve... Maintenant, organisation, triage, nettoyage, focus book to write. Lecturophagie galopante, Le "Roi des Juifs" et un truc qui m'a attirée comme un "électron libre". Je vais cuisiner dans le chaudron, au mois de mars je déménage et je me ferai un intérieur de sorcière. L'autre jour ma fille m'a demandé: "Maman, est-ce qu'on est toutes des sorcières???"
J'ai répondu: "Oui mon petit amour, sauf les connes!". Ca l'a fait marrer. L'Homme m'a trouvé un loft qui fait château médiéval, il m'attendait (le loft), me laissant le temps de me dépatouiller de la mélasse contrainte, attente, étude, rien dans la tête, mais un petit peu tout de même. Je souffle d'aise comme rarement, même si les blessures sont présentes, elles se transforment doucement en cicatrices.
Extérieur de moi : bureau, je fais semblant de travailler, mais il faut aussi que je mette de l'ordre dans cette montagne de papiers accumulés au fil des "j'ai pas le temps".
Intérieur de moi : de plus en plus bouillonant, envie d'aller vers les autres.

vendredi, janvier 13, 2006

Nick again

Moi aussi, je veux être un éboueur de Dieu. Lundi vers 17 heures, j'irai m'acheter le "Roi des Juifs". J'aurai tout le temps du monde pour le dévorer, le digérer, le régurgiter avec rage. Lundi vers 17 heures, je commencerai à être libre, même si ça me fait peur, ça m'enchante aussi! j'irai dans une foire du livre quelconque, pour le rencontrer. Je lui dirai : "je m'appelle Mina, et bientôt j'écrirai comme toi, l'élève dépassera le maître, tu veux bien m'apprendre ce que je ne sais pas encore, je ne pourrai me défaire de ma nature de vampire. Je suis libre des mes choix, pour autant que quelqu'un puisse jamais être libre. Je sais qu'il me comprendra, simplement parce qu'il ne peut en être autrement, même si j'ai pas une gueule de biche, ma tronche de baroudeur devrait faire l'affaire, à côté de la sienne, c'est du pipeau, je sais, mais le coffre y est...
Extérieur de moi, musique Irish...
Intérieur de moi, la confusion, boostage, je vais y arriver, en tirant la langue, dans les deux sens du terme, ce sera dur mais j'y arriverai, puis je ferai na na na ! Après retour à l'écriture et à l'acharnement, retour à vous, au monde des blogs.
Parfois j'ai même peur des mots, mais l'affranchissement n'est pas loin.
Je me devais d'écrire un vendredi 13.

vendredi, décembre 16, 2005

attendre

L’attente infernale a recommençé. Question primordiale : comment faire cesser la torture ? A part mourir, je n’entrevois pas de solutions. Est-ce moi-même qui freine, qui m’empêche de vivre, d’être là dans le présent et non dans un passé en dents de scie ou un futur hypothétique ?. J’entends pourtant une voix lancinante au creux de mes neurones : « Lâche pas, lâche pas ! ». Et j’imprime au plus profond de ma chair ces mantras qui transforment l’esprit : What your mind can conceive and BELIEVE it can achieve, et puis cet autre qui résonne et prend de plus en plus de signification ; Don’t think you are, know you are !
Le diable en moi s’est éveillé, un volcan qui sommeillait, maintenant en éruption et qui me rend à cette nature sauvage, un flot de lave s’écoule et je ne parviens pas à le canaliser, il charrie la frustration, la vérité, le mensonge, l’attente, le désir, le sexe, l’amour.
On m’a dit, l’amour est partout. Faut-il connaître une recette secrète pour savoir comment le saisir? Je sais pourtant que dès que je cesserai d’attendre, les choses viendront à moi comme une rivière d’apaisement.

vendredi, décembre 02, 2005

Gorillaz


Pas envie, mais alors là pas du tout envie de travailler, j'écouterais bien un bon petit "Gorillaz", calée dans un fauteuil, près d'un bon feu. Margerita dans une main, cigarette dans l'autre (on se refait pas, quoique!). J'oublie le mot "motivation" (nette tendance à doubler les choses en ce (mo)ment, surtout les mots), il n'a plus le même pouvoir sur moi. Je croiserais bien les bras et puis si on m'embête, je dirai: "m'en fous". J'ai un côté schtroumpf grognon, moi j'aime pas la confiture.
En dehors de moi : la pluie, le froid et la grisaille...
Intérieur de moi : Printemps, espoir et flemardise, un grattage, j'ai rien perdu, je peux continuer à jouer, à force de me gratter la tête et puis les "Win for Life", je serai riche et chauve, enfin, je pourrai m'acheter des supers moumoutes.
Je commence vraiment à raconter n'importe quoi, manque-je d'inspiration? doutes sur mes capacités à écrire correct, mais je m'en fous, je pourrais le chanter sur tous les tons.
Je me refais tous les "Angélique" avec mes filles, c'est tellement kitsch qu'elles trouvent ça génial. Je leur ai appris à crier "Geoffrey, Geoffrey!" quand on entend au loin quelqu'un qui boite. Ben! savez quoi? elles adorent et moi aussi, au bout du deuxième elles sont accros, demain : Angélique et le Roy, la où l'on revoit le beau Samy Frey en Cheik cruel et sado maso. Il y a tout dans "Angélique" du sexe, de l'aventure, de la romance et de la violence et même du mystère...

jeudi, décembre 01, 2005

J'ai toujours pas dégelé, mes mains glacées collent à la souris, mon écran s'embue, je bois des litres de thé brûlant, mais rien ne change. C'est les os, endurcis par l'attente. Je ne suis que cela, attente, pas de plus horrible sentiment que celui-là, ça paralyse, rend la tête creuse, tributaire d'une réponse positive ou négative. Si j'ai réussi, je me saoule, juste pour oublier combien j'aurai attendu. Quant au ratage, je n'arrive même pas à l'envisager. Coquille out, coquille in. Je suis petée à l'attente et ça donne mal aux tripes. Je parviens tout de même, durant un bref instant, à me remonter aux endorphines, mais alors, je ne dors plus. Pendant que je ne dors pas je pense sans penser à rien, à mille choses. Mille choses c'est comme rien. Ce chaos est usant, je vais mordre, une morsure générée par le dépit et non pas la colère ou la peur. Tous les gens que je croise me posent la même question : "et alors? t'as les résultats??". Et moi je me plie en deux de désespoir et je fais: "naaaannn!". Puis se voulant rassurants ils disent: "ah, ouais, c'est long hein!". Ca vous a un petit côté condamné à mort qui me plaît pas.

jeudi, novembre 24, 2005

J’avais oublié ce qu’avoir froid voulait dire, ce froid me va droit dans les os et au cerveau. En plus, les diables de la météo annoncent un hiver «rude». Arch ! je vais mourir, les os congelés, puis je me briserai comme dans «Demolition Man».
Je ne veux plus me laisser posséder par les mauvaises vibrations de la lucarne clignotante, elle m’exaspère, cracheuse de nouvelles déprimantes, je m’ennuie. J’aimerais mieux «Batman Begins», j’ai encore appris des choses sur la détermination. C’est drôle, je n’aime pas trop Christian Bale (cordialement détésté dans «Amercian Psycho»), mais là, après «The Machinist» et «Batman», je reviens à une vision plus juste. Il ne me plait toujours pas, mais c’est un excellent acteur, faut que j’arrête de ne pas voir, de m’enfermer dans des petits jugements à la con…

vendredi, octobre 28, 2005

15h57. Petite expérience pour savoir si je suis toujours capable d'aligner deux mots avec une tête creuse??? Je reviens d'une planète où je n'écrivais pas, de l'autre côté de l'Atlantique à contempler toutes les nuances de bleu des glaciers argentins, des pinguouins (euh?) Magellans et des cormorans.Ce n'est pas tant ce que j'ai vu, mais plutôt l'empreinte que ce pays a laissé en moi et le fait qu'il soit immense et que l'esprit s'y perde, soufflant de la brume vers un hypothétique horizon. Une macération est nécessaire.

J'ai rêvé de dragons qui étaient précisément des "léviathans". Moi, je n'étais qu'un petit dragon qui ne parvenait pas à se tenir debout. Me souviens pas des flammes, probablement parce que j'en ai fini avec les crachouillages.