vendredi, septembre 09, 2005

Un petit hommage à ceux qui prennent le temps de venir me lire et dont j'aime les écrits : Carnet Urbain

Incroyable, cette impression d’être là, sans être là. Je parle avec des têtes d’iceberg, impossible d’atteindre ou de voir les couches inférieures, pas de contact, pas de vraie communication. Mon Homme me manque, c’était la seule personne avec qui je communiquais vraiment. Un fantôme maintenant, hybride, et en perpétuelle et cynique transformation, si loin que j’en ai le vertige. Je voudrais retrouver les rires qui traînaient toujours au fond de ma gorge, le goût des petits bonheurs, mais ces salauds ont déguerpis en douce. Pour combler, je robotise. Suis-je responsable de tout ce foutoir… ?
Pour me consoler je parle aux corneilles, elles entendent mes pensées et m’accordent de temps en temps, une attention curieuse et minutieuse, le regard fixe, sans lâcher prise. Mon esprit est-il suffisamment chaotique que pour pouvoir appréhender leurs sages discours ? Elles me parlent de l’âme, celles qu’elles sont chargées de transporter, les âmes qui n’ont pas terminé leur parcours. Elles les accrochent à leurs plumes, miroir de l’arc en ciel, gouffre fascinant, reflétant les couleurs du cœur, et les déposent là ou les attend, la suite de leur chemin.

Mais aujourd’hui, j’ai un drôle de sentiment de rapprochement, comme si je pouvais m’installer dans la peau des autres et ressentir ce qu’ils sentent, pensent, bon ou mauvais. Première leçon des corneilles, le sentiment quantique.

mardi, septembre 06, 2005

Me suis paumée en haut, j’ai pas pris de petite laine et je me regarde toujours bouger comme un pantin. La preuve, je rêve de marionnettes. Ma main gratte mon crâne avec acharnement, mais rien n’y fait. Je reste spectateur. Il me faudrait une colère noire ou un bonheur imprévu, un miracle. Mais pourquoi me plaindre quand je vois tous ces gens en Louisiane, les regards effarés, l’incompréhension. La terre se fâche méchamment, et on s’obstine à ne pas vouloir comprendre. D’un autre côté, je ne me sens pas vraiment concernée, marre de la surenchère dans les medias, ça me donne la nausée, je n’ai pas tendance à faire l’autruche, mais là, c’est trop. Un doigt pointé, sur notre impuissance, sur notre faiblesse. A quoi bon pleurer si on ne peut rien faire, juste regarder la misère, être sidéré par l’incompétence. Constater l’hypocrisie…
J’ai la chance d’être ici, d’avoir un toit, d’être avec mes filles. Est-ce que celle-ci a assez de vitamines, faudrait l’emmener chez le dentiste. Ah, je dois réviser les calculs avec celle là, pendant que je fais mentalement la liste des courses et que je me demande comment devenir meilleure, si j’ai réussi mon concours, si un jour on va m’aimer comme je le mérite ?...Est ce que j’arriverai un jour à avoir suffisamment de souffle pour écrire ce que je veux… Bref, des petites préoccupations quotidiennes, comme devaient en avoir ceux qui sont là maintenant, flottant sur les eaux sales du Mississipi.

mardi, août 23, 2005

Trouver les voies magiques, c'est notre futur. Exercice 1; sortir de son corps et se considérer de l'extérieur, se voir d'en haut, arrêter la pensée au moment où elle se forme et la rediriger ou la diriger, tout simplement. Ecouter sa propre musique, entendre l'univers qui résonne, tellement difficile de retrouver l'air qui fait la chanson, faut-il cesser de rêver? A peine les mots de cette question se forment-ils dans ma cervelle, que ma peau se révolte, juste l'idée hérisse. Ce serait comme arrêter de vivre. Je ne regarde plus assez mes copines quantiques (les corneilles), mais elles se rappellent parfois à mon souvenir, toujours symboliques et mystérieuses...

mercredi, août 17, 2005

Nouvelle liste: Brooklyn follies et le Dantec "Cosmos Incorporated", je les veux, puis surtout la bio de Colin Wilson écrite par lui-même "Dreaming to some purpose", 7 livres 19, que sur le web, malheureusement, avis à un généreux donateur.
Puis je me cherche un jeu, ché pas lequel, tout en me disant que j'ai vraiment pas de temps à perdre avec ça...
Me suis acheté un jus d'orange-banane, mais la banane stagne dans le fond de la bouteille, quand je bois elle reste coincée dans ma gorge... Bon d'accord, la muse inspiration ne me visite pas beaucoup en ce moment, au plus je pense à une histoire à raconter, au plus j'ai la tête qui se vide façon syphon, ça gargarise pas mais c'est pour bientôt. Je me perds dans des surfs absurdes comme celui d'hier, Voychnik ou voychnek manuscript, enfin je crois, même plus certaine. J'ai perdu le focus, l'alignement et je râle en faisant "tssssssssss", je râle tout le temps, je suis petite avec des grandes oreilles, j'm'aim po, pi j'ai pas envie de me rendre aimaaaable. j'ai envie de croiser les bras , puis de crachouiller de temps en temps sur les gens qui m'embêtent (faut beaucoup boire, ils sont légion, comme les démons

jeudi, août 11, 2005

Cerveau dans la ouate, proche de l'état commateux. Je pense tellement que j'ai fini pas prendre un xanax pour arrêter ça, arrêter le flot le bouillonement, les interférences, impossible de penser en ligne droite, ça m'énerve. Perdu la ou les cibles, je dois être en train de loucher pour la ou les retrouver. Eparpillage, écharpillage... Je lis des trucs sur l'immortalité.

mardi, août 02, 2005

Trois petits jours, un petit tour au bord du lac Leman, dos brûlé, piqures de moustiques partout partout. Mon amie qui est paûmée, amoureuse d'un drôle qui se croit tout permis. Impression irréelle et gens largués qui se la pètent tout de même. J'ai réussi, moi, Mossieu (Mdame!), j'ai un harem et beaucoup de sous. Faut avoir l'air gentil et faire semblant, vu que le mossieu qu'a réussi arrose généreusement de toutes sortes d'alcool (moi aussi je veux réussir et arroser tout le monde). Bon aller, je l'aime bien, mais je sais pas pourquoi, je ne supporte pas les gens qui se vante d'un tas de trucs, écouter leurs monologues me fatigue. je fais oui, oui, avec la tête tout en pensant que j'aimerais bien passer à autre chose, genre une vraie conversation, qu'est-ce que t'as vraiment dans les trippes, qu'est-ce que t'es capable de faire pour quelqu'un que tu aimes vraiment, qu'est-ce que t'as dans la tête, ton foutu cerveau te sert-il à faire autre chose que de l'argent? je me disais ça tout en regardant la splendeur à nos pieds, le lac, la brume, les montagnes et l'impression inneffable de tranquilité que ce paysage dégage. Au moins je me serai rempli les yeux, le coeur sec, juste rencontré une fille, discrète liseuse, imprégnée de vie, comme un tableau impressionniste, des petites touches riches qu'elle laissait apercevoir de temps en temps. Touche de patience, d'intérêt et flamme dans le regard. c'est ce que je n'ai pas vu chez les autres, un regard lumineux, un regard qui dit je suis vivant.