mercredi, août 17, 2005

Nouvelle liste: Brooklyn follies et le Dantec "Cosmos Incorporated", je les veux, puis surtout la bio de Colin Wilson écrite par lui-même "Dreaming to some purpose", 7 livres 19, que sur le web, malheureusement, avis à un généreux donateur.
Puis je me cherche un jeu, ché pas lequel, tout en me disant que j'ai vraiment pas de temps à perdre avec ça...
Me suis acheté un jus d'orange-banane, mais la banane stagne dans le fond de la bouteille, quand je bois elle reste coincée dans ma gorge... Bon d'accord, la muse inspiration ne me visite pas beaucoup en ce moment, au plus je pense à une histoire à raconter, au plus j'ai la tête qui se vide façon syphon, ça gargarise pas mais c'est pour bientôt. Je me perds dans des surfs absurdes comme celui d'hier, Voychnik ou voychnek manuscript, enfin je crois, même plus certaine. J'ai perdu le focus, l'alignement et je râle en faisant "tssssssssss", je râle tout le temps, je suis petite avec des grandes oreilles, j'm'aim po, pi j'ai pas envie de me rendre aimaaaable. j'ai envie de croiser les bras , puis de crachouiller de temps en temps sur les gens qui m'embêtent (faut beaucoup boire, ils sont légion, comme les démons

jeudi, août 11, 2005

Cerveau dans la ouate, proche de l'état commateux. Je pense tellement que j'ai fini pas prendre un xanax pour arrêter ça, arrêter le flot le bouillonement, les interférences, impossible de penser en ligne droite, ça m'énerve. Perdu la ou les cibles, je dois être en train de loucher pour la ou les retrouver. Eparpillage, écharpillage... Je lis des trucs sur l'immortalité.

mardi, août 02, 2005

Trois petits jours, un petit tour au bord du lac Leman, dos brûlé, piqures de moustiques partout partout. Mon amie qui est paûmée, amoureuse d'un drôle qui se croit tout permis. Impression irréelle et gens largués qui se la pètent tout de même. J'ai réussi, moi, Mossieu (Mdame!), j'ai un harem et beaucoup de sous. Faut avoir l'air gentil et faire semblant, vu que le mossieu qu'a réussi arrose généreusement de toutes sortes d'alcool (moi aussi je veux réussir et arroser tout le monde). Bon aller, je l'aime bien, mais je sais pas pourquoi, je ne supporte pas les gens qui se vante d'un tas de trucs, écouter leurs monologues me fatigue. je fais oui, oui, avec la tête tout en pensant que j'aimerais bien passer à autre chose, genre une vraie conversation, qu'est-ce que t'as vraiment dans les trippes, qu'est-ce que t'es capable de faire pour quelqu'un que tu aimes vraiment, qu'est-ce que t'as dans la tête, ton foutu cerveau te sert-il à faire autre chose que de l'argent? je me disais ça tout en regardant la splendeur à nos pieds, le lac, la brume, les montagnes et l'impression inneffable de tranquilité que ce paysage dégage. Au moins je me serai rempli les yeux, le coeur sec, juste rencontré une fille, discrète liseuse, imprégnée de vie, comme un tableau impressionniste, des petites touches riches qu'elle laissait apercevoir de temps en temps. Touche de patience, d'intérêt et flamme dans le regard. c'est ce que je n'ai pas vu chez les autres, un regard lumineux, un regard qui dit je suis vivant.

mardi, juillet 26, 2005

Not the end

Death is not the end, devrais-je me répéter cette phrase comme une litanie...ou bien: " This is the end, my only friend, the end.... (bruit d'hélico en fond sonore)... La mort devient, est, demeure, prend de la place, ne m'effraie pas. Mais il faut bien admettre qu'elle a toujours été bien gentille avec moi. Pas de violence et le rite de passage est respecté. De quoi me plains-je?? qu'il y en ait un peu trop pour l'instant? qu'elle se rappelle à mon bon souvenir un peu trop souvent? Oui, certainement. Dois-je faire très vite ce que j'ai à faire? est-ce le message? perd pas ton temps, la vie est courte. zhoul! La vie c'est par où encore?

Là, c'est là, maintenant, tout de suite, pas d'taleur...
J'ai cherché pour rien, la chanson du Moribond, je veux qu'on rie, je veux qu'on chante...
C'est ce qu'il voulait et ça ne m'étonne pas, il aurait été bien de pouvoir dire: "mort d'avoir trop vécu". Mais a-t-il vraiment vécu?
La semaine dernière, je buvais un whisky en sa compagnie, il m'avait offert "le bocal" traditionnel, avec un plaisir évident, il piquait juste du nez un peu plus que d'habitude, il est la belgitude personnifiée, cet Emile dont parle si bien la chanson de Brel...il est mort le 21 juillet, c'est choisi, délibéré comme date.

Depuis je ne cuisine plus que des plats belges, salade liégeoise, boulets sauce lapin, je pensais me lancer dans la fabrication de la "Djote", cette tarte que personne n'aime à part ma mère et moi, et pourquoi pas ce porc à la "berdouille", une sorte d'hommage au fils de Breughel, je m'en rendais pas compte. Il y a toujours de la noblesse, même là où l'on croit qu'il n'y en a pas, faut avoir le regard aiguisé, j'aimerais me réveiller plus souvent.

dimanche, juillet 24, 2005

attendre...

Attendre... Attendre... Encore attendre. Faudrait que j'arrête, quelle prison. Parfois je m'aperçois dans un miroir et détourne très vite le regard. C'est moi cette petasse? j'aime pas!
S'il te plaît Popeye, un éclair, un miracle, t'es le seul homme qui m'aimait vraiment, le seul à me dire depuis que je complexe: " Si t'étais vraiment comme tu dis, tu serais vraiment laide" et de partir dans un grand rire moqueur, et moi qui pleure et qui rit en même temps.
J'attends ton retour, je scrute le vide pour y découvrir les signes de ta présence, je voudrais trouver le pont qui me mène vers toi, le "tender blue boy" qui comblera le vide. Parce que, rien à faire, on a tous des gouffres à remplir avant de mourir.
Là, je suis sur mon cheval dans le désert, fait chaud, j'arrive plus à garder la tête haute, les mots, les gestes (les miens surtout) n'ont plus aucun pouvoir, l'univers est une vaste plaine, pas d'eau, pas de relief et des morts-vivants, juste un entre-deux-chaises même pas comfortable. J'ai perdu des bulles quelquepart.

Cracher la vengeance et tuer ceux qui ont fait de moi ce que je suis, un serial-killer de papier. Modus operandi à trouver, une touche de mysticisme serait la bienvenue et même un peu de magie noire serait du plus bel effet, voodoo child. La sorcière, la réponse est là, le côté obscur doit se réveiller. Je voudrais beaucoup de sang, il me faudrait donc, un vampire, appelons le Goran (ça fait slave), pour les noms on a l'embarras du choix. J'ai besoin d'un ou d'une "Slayer", oublions Buffy et Van Helsing. Mon slayer sera gris, tâché de fautes impardonnables (Popeye reviendra d'entre les morts). J'aurais besoin d'un Tyler Durden, un secoueur de conscience, d'un livre sacré et puis d'un corbeau (pour transporter les âmes). Au final, une rédemption est nécessaire, c'est ce qui m'a marqué dans "Bad Lieutenant". Après tout, il faut savoir pardonner, se pardonner, la mission la plus périlleuse.
Il y a des phrases que je ne me pardonne pas, elles sont la cause de cette lancinante attente. Tip-ex.

jeudi, juillet 14, 2005

J’assouvis une part de ma frénésie «achetante». Des livres évidemment, des livres faciles à dévorer, comme Mercure ses enfants (J’ai en tête la peinture de Goya). Le dernier Pierre Bordage «Les Chemins de Damas», j’allais dire pour l’été, mais si il vit une semaine, ce sera bien. J’ai commencé, en bon goinfre, le «Et Après…» de Guillaume Musso. Je vais m’y vautrer comme dans un bain moussant aux huiles essentielles. Je le décortique et prend acte de sa construction, pour m’inspirer et me porter vers les mots que je pourrais moi-même écrire. Il est furieusement temps de cracher le noeud que j’ai au creux de l’estomac, d’évacuer ces années de macération, d’apprentissage, d’avancées et de reculs, extirper les peurs et les angoisses. Après j’irai m’acheter le CD de Roisin Murphy, ex madame Moloko, comme ça j’aurai le fond sonore pour les écrits sauvages.

Le compteur s'est remis en marche, un signe, j'en suis à 429 ;-)

dimanche, juillet 10, 2005

Dimanche soir, temps pour un post impromptu..; Week-end mouvementé, précipité d'allez-retours chez ma maman qui va pas bien, moi qui voudrais mais qui peux pas grand chose. Tout ce qui est en mon pouvoir, c'est engueuler les toubibs, et là, il n'y avait pas de quoi, même qu'ils étaient parfaits, j'en revenais pas, passer ma rage est indispensable à la décompression. Juste une petite remarque assassine : "Votre mère ne souffre pas de vertiges, mais d'instabilité", un rien nerveux le toubib. Pour moi, c'est clair, elle tient pas sur ses pieds, genre biture du siècle, sauf qu'elle boit pas, mais pour lui c'est de l'instabilité. j'ai failli lui dire avec un accent bruxellois tendance exagération: "Oïe Oïe, exxxxcuuuuse-moi tsé, moi je fais pas bien la différence, dokteur euh, c'est comment ton nom déjà?".
Elle m'a fait peur ma mère, à jamais rien vouloir me dire pour me rassurer... Tempête écartée, fragile baobab de ma vie, je veux te garder longtemps, longtemps, si longtemps que j'aurai le temps de voir le temps s'effilocher, fais pas comme mon père qui croyait que je n'avais plus besoin de lui, je l'ai bien vu dans ses yeux, dans ses gestes. J'ai encore et toujours besoin de toi.

Maintenant j'écoute une mouche qui agonise, j'ai le coeur hachuré de doutes, je suis suspendue au dessus du vide, toujours. Je sais qu'elle est là, juste à une longueur de bras, un peu en arrière, sur la gauche, la mort notre meilleure compagne. Et puis ma fille, vient me montrer fièrement ses pieds tout propres en me disant, c'est mieux, non? elle est en phase je range tout, je mets de l'ordre, je nettoie, c'est vrai que c'est rassurant ça, avoir l'impression de s'éloigner du chaos, elle a les doigts chiffonés d'être restés trop longtemps à flotter dans l'eau. Je dis oui, c'est beaucoup mieux et elle s'en retourne vers la playstation en sautillant. Je devrais peut-être faire la même chose, replonger avec Lara et oublier tout le reste, m'arracher les cheveux et m'énerver sur les manettes, relire Hill ou Nick Tosches (j'attends le suivant, quelque chose avec l'enfer, je crois, mais pas de Dante). Je suis frustrée, j'ai "l'achetant", je veux des nouvelles godasses, des soutien-gorge, des CD, un MP3, des livres, un écran plat immense, des jeans, des restos de luxe, etc... mais c'est tellement futile, et tellement rassurant. Je manque de regard, de vision, la misère est trop étroite, je dois muer.