J’assouvis une part de ma frénésie «achetante». Des livres évidemment, des livres faciles à dévorer, comme Mercure ses enfants (J’ai en tête la peinture de Goya). Le dernier Pierre Bordage «Les Chemins de Damas», j’allais dire pour l’été, mais si il vit une semaine, ce sera bien. J’ai commencé, en bon goinfre, le «Et Après…» de Guillaume Musso. Je vais m’y vautrer comme dans un bain moussant aux huiles essentielles. Je le décortique et prend acte de sa construction, pour m’inspirer et me porter vers les mots que je pourrais moi-même écrire. Il est furieusement temps de cracher le noeud que j’ai au creux de l’estomac, d’évacuer ces années de macération, d’apprentissage, d’avancées et de reculs, extirper les peurs et les angoisses. Après j’irai m’acheter le CD de Roisin Murphy, ex madame Moloko, comme ça j’aurai le fond sonore pour les écrits sauvages.
Le compteur s'est remis en marche, un signe, j'en suis à 429 ;-)
jeudi, juillet 14, 2005
dimanche, juillet 10, 2005
Dimanche soir, temps pour un post impromptu..; Week-end mouvementé, précipité d'allez-retours chez ma maman qui va pas bien, moi qui voudrais mais qui peux pas grand chose. Tout ce qui est en mon pouvoir, c'est engueuler les toubibs, et là, il n'y avait pas de quoi, même qu'ils étaient parfaits, j'en revenais pas, passer ma rage est indispensable à la décompression. Juste une petite remarque assassine : "Votre mère ne souffre pas de vertiges, mais d'instabilité", un rien nerveux le toubib. Pour moi, c'est clair, elle tient pas sur ses pieds, genre biture du siècle, sauf qu'elle boit pas, mais pour lui c'est de l'instabilité. j'ai failli lui dire avec un accent bruxellois tendance exagération: "Oïe Oïe, exxxxcuuuuse-moi tsé, moi je fais pas bien la différence, dokteur euh, c'est comment ton nom déjà?".
Elle m'a fait peur ma mère, à jamais rien vouloir me dire pour me rassurer... Tempête écartée, fragile baobab de ma vie, je veux te garder longtemps, longtemps, si longtemps que j'aurai le temps de voir le temps s'effilocher, fais pas comme mon père qui croyait que je n'avais plus besoin de lui, je l'ai bien vu dans ses yeux, dans ses gestes. J'ai encore et toujours besoin de toi.
Maintenant j'écoute une mouche qui agonise, j'ai le coeur hachuré de doutes, je suis suspendue au dessus du vide, toujours. Je sais qu'elle est là, juste à une longueur de bras, un peu en arrière, sur la gauche, la mort notre meilleure compagne. Et puis ma fille, vient me montrer fièrement ses pieds tout propres en me disant, c'est mieux, non? elle est en phase je range tout, je mets de l'ordre, je nettoie, c'est vrai que c'est rassurant ça, avoir l'impression de s'éloigner du chaos, elle a les doigts chiffonés d'être restés trop longtemps à flotter dans l'eau. Je dis oui, c'est beaucoup mieux et elle s'en retourne vers la playstation en sautillant. Je devrais peut-être faire la même chose, replonger avec Lara et oublier tout le reste, m'arracher les cheveux et m'énerver sur les manettes, relire Hill ou Nick Tosches (j'attends le suivant, quelque chose avec l'enfer, je crois, mais pas de Dante). Je suis frustrée, j'ai "l'achetant", je veux des nouvelles godasses, des soutien-gorge, des CD, un MP3, des livres, un écran plat immense, des jeans, des restos de luxe, etc... mais c'est tellement futile, et tellement rassurant. Je manque de regard, de vision, la misère est trop étroite, je dois muer.
Elle m'a fait peur ma mère, à jamais rien vouloir me dire pour me rassurer... Tempête écartée, fragile baobab de ma vie, je veux te garder longtemps, longtemps, si longtemps que j'aurai le temps de voir le temps s'effilocher, fais pas comme mon père qui croyait que je n'avais plus besoin de lui, je l'ai bien vu dans ses yeux, dans ses gestes. J'ai encore et toujours besoin de toi.
Maintenant j'écoute une mouche qui agonise, j'ai le coeur hachuré de doutes, je suis suspendue au dessus du vide, toujours. Je sais qu'elle est là, juste à une longueur de bras, un peu en arrière, sur la gauche, la mort notre meilleure compagne. Et puis ma fille, vient me montrer fièrement ses pieds tout propres en me disant, c'est mieux, non? elle est en phase je range tout, je mets de l'ordre, je nettoie, c'est vrai que c'est rassurant ça, avoir l'impression de s'éloigner du chaos, elle a les doigts chiffonés d'être restés trop longtemps à flotter dans l'eau. Je dis oui, c'est beaucoup mieux et elle s'en retourne vers la playstation en sautillant. Je devrais peut-être faire la même chose, replonger avec Lara et oublier tout le reste, m'arracher les cheveux et m'énerver sur les manettes, relire Hill ou Nick Tosches (j'attends le suivant, quelque chose avec l'enfer, je crois, mais pas de Dante). Je suis frustrée, j'ai "l'achetant", je veux des nouvelles godasses, des soutien-gorge, des CD, un MP3, des livres, un écran plat immense, des jeans, des restos de luxe, etc... mais c'est tellement futile, et tellement rassurant. Je manque de regard, de vision, la misère est trop étroite, je dois muer.
jeudi, juillet 07, 2005
Après la canicule, le déluge...elle est sur le bateau de Noé. Psyché (j'aime l'idée de l'oeuvre au noir surtout quand on a le sentiment d'y être et d'accomplir), merci de ton commentaire et oui; il y a du boulot pour tout lire, rares sont ceux qui y arrivent comme Ragnar le viking d'outre atlantique, avec un émetteur-récepteur dans les cheveux ou ce vagabond d'outre atlantique (c'est un signe), arpentant les rues de Chicago, en Fred-Elvis is still in the building and quite alive...Parfois la vie est généreuse et en plus c'est gratuit. Là, je me retrouve comme Sonny Liston après un combat, fourbu, mais heureux, roué de coups, mais satisfait. Qui sait je deviens peut-être maso (ça c'est vraiment pour rire!). Juste, j'apprécie l'effort, ça m'a pris 40 ans, mais quel augmentation de perception, ca vaut le détour de l'âge.
Je me ballade de plus en plus souvent, seule, dans le petit parc en bas de la rue de mon bureau. C'est le jardin secret, une féérie rien que pour moi. j'ai vu "for my eyes only", une brume se lever entre les gouttes de pluie et trois rayons de soleil comme spot d'éclairage, version "je te fais un gros plan", guettant les grenouilles, ces bestioles là pratiquent l'amour violent et en fanfare, mais rien, pas un bruit, juste des parfums enivrants qui donnent envie de respirer à plein poumons. J'aurais voulu m'asseoir en rond et rester là pour l'éternité.
Suite aux messages desdits Ragnaroko et Fred, je me demande si je ne suis pas trop ésotérique parfois, je me dis qu'il faudrait développer, s'étaler, s'alonger plus en grand, mais après tout, je suis une nana, et les nanas elles expliquent rien, elles attendent qu'on (les hommes) devine presque tout (quoi!). J'aime ces hommes là, mais je suis heureuse aussi de savoir qu'une autre guerrière se promène sur mes phrases, un gué dont elle pourrait se servir, un passage... Plus on grandit, plus on aime.
Je me ballade de plus en plus souvent, seule, dans le petit parc en bas de la rue de mon bureau. C'est le jardin secret, une féérie rien que pour moi. j'ai vu "for my eyes only", une brume se lever entre les gouttes de pluie et trois rayons de soleil comme spot d'éclairage, version "je te fais un gros plan", guettant les grenouilles, ces bestioles là pratiquent l'amour violent et en fanfare, mais rien, pas un bruit, juste des parfums enivrants qui donnent envie de respirer à plein poumons. J'aurais voulu m'asseoir en rond et rester là pour l'éternité.
Suite aux messages desdits Ragnaroko et Fred, je me demande si je ne suis pas trop ésotérique parfois, je me dis qu'il faudrait développer, s'étaler, s'alonger plus en grand, mais après tout, je suis une nana, et les nanas elles expliquent rien, elles attendent qu'on (les hommes) devine presque tout (quoi!). J'aime ces hommes là, mais je suis heureuse aussi de savoir qu'une autre guerrière se promène sur mes phrases, un gué dont elle pourrait se servir, un passage... Plus on grandit, plus on aime.
samedi, juillet 02, 2005
Mon compteur de posts est toujours bloqué à 380, drôle non?
Je commence à lire: Le Jeu de la vie, chapître I, Le Jeu. Première question: "vais-je y participer?". Sans cette question, pas la peine de se faire mal.
Deuxième question: "Ai-je le choix?" Ah! ben non. On y est, qu'on le veuille ou non. On peut toujours rester en retrait, faire semblant de rien. Se laisser bercer par l'illusion...Les illusions. Je suis une princesse charmante, un jour peut-être. Je suis un charmant baroudeur, un jour certainement. je suis un guerrier qui ne s'enlèvera pas le combat de la peau, les rails sont là, aussi clairs et étincelants qu'un jour d'été. Quand le relief se fait plus intense et que le vert devient plus profond, comme si les choses n'avaient plus d'ombre. Le Jeu dont on ne comprend jamais les règles, un puzzle, une énigme à résoudre. L'atout majeur, la cervelle, des trésors là dedans, l'univers de tous les possibles... J'ai un fan (n'est-ce pas Ragnar?), une autre cervelle est suffisante pour continuer.
Ma fille me dit que lorsque les chats ronronnent, ils prient, je suis absolument prête à le croire.
Je commence à lire: Le Jeu de la vie, chapître I, Le Jeu. Première question: "vais-je y participer?". Sans cette question, pas la peine de se faire mal.
Deuxième question: "Ai-je le choix?" Ah! ben non. On y est, qu'on le veuille ou non. On peut toujours rester en retrait, faire semblant de rien. Se laisser bercer par l'illusion...Les illusions. Je suis une princesse charmante, un jour peut-être. Je suis un charmant baroudeur, un jour certainement. je suis un guerrier qui ne s'enlèvera pas le combat de la peau, les rails sont là, aussi clairs et étincelants qu'un jour d'été. Quand le relief se fait plus intense et que le vert devient plus profond, comme si les choses n'avaient plus d'ombre. Le Jeu dont on ne comprend jamais les règles, un puzzle, une énigme à résoudre. L'atout majeur, la cervelle, des trésors là dedans, l'univers de tous les possibles... J'ai un fan (n'est-ce pas Ragnar?), une autre cervelle est suffisante pour continuer.
Ma fille me dit que lorsque les chats ronronnent, ils prient, je suis absolument prête à le croire.
jeudi, juin 30, 2005
Je me jette, d'un bord à l'autre du monde. Qu'est-ce que ça fait du bien de s'arrêter, de reprendre possession de soi-même, de voler du temps pour le modeler à son image, c'est bon de remodeler les mots. Maintenant je peux recommencer à écrire, pur plaisir, masochisme attendu. Je frôlais l'apoplexie, la crise de panique, j'arrivais plus à dire stop!
Un petit Chardonnay à 4 heures de l'après-midi, ah! Je reprends les carnets, là où je les avais laissés, le bic toujours coinçé dedans, en attente de la suite. Des carnets où je me demande si Satan a un but, si oui, quel est-il?
Une autre page me rapelle mon collègue, celui de qui je n'attendais rien et qui m'a drôlement surprise: "C'est quoi la féquence parfaite Ari?". "48" qu'il me dit le sourire en coin
"48?", je le regarde probablement avec un grand point d'interrogation dans les yeux
Il dit: "Douglas Adams", et le lendemain, il revient avec le livre. Il me fait penser à Popeye jeune, il a l'humour Kaurismakien, la même nationalité, ça doit rapprocher.
Autre moment des carnets, moments arrachés à l'étude, le côté sombre des hommes, pourquoi, la torture, la mort, pourquoi cette fascination...
Extrait du 10/11/2004, carnet vénitien:
..."J'aimerais que chaque mot trouve sa place et "résonne" dans le coeur de ceux qui liront. C'est l'unique moyen de faire d'un livre, une bombe. Eclairer l'amour que tout le monde oublie, exploser à la vue de tous, que la réalité soit "une". Que les mots deviennent aussi évidents que deux avions s'écrasant dans l'âme. Que vienne le jour où chacun sera son propre héros et celui de tous. Que chacun soit le Dieu protecteur de l'autre, s'oublier pour mieux se voir".
Extrait 03/02/2005
Je n'aime que les barbares, la poésie occulte et l'artillerie lourde. J'aime les cafés puants où je peux écluser des bières en faisant rires des routiers. J'aime la femme que je suis, mais pas celle que tu vois. je ne suis pas folle, pas morte, plus jeune. J'inventerai la première femme avec un look Clint Eastwood ou Steve MacQueen, ce charme là au féminin et j'aurai l'âme et les mots de d'Hubert Selby, un démon quoi.
Old Boy : "Ris, et le monde rira avec toi
Pleure, et tu pleureras tout seul.
Un petit Chardonnay à 4 heures de l'après-midi, ah! Je reprends les carnets, là où je les avais laissés, le bic toujours coinçé dedans, en attente de la suite. Des carnets où je me demande si Satan a un but, si oui, quel est-il?
Une autre page me rapelle mon collègue, celui de qui je n'attendais rien et qui m'a drôlement surprise: "C'est quoi la féquence parfaite Ari?". "48" qu'il me dit le sourire en coin
"48?", je le regarde probablement avec un grand point d'interrogation dans les yeux
Il dit: "Douglas Adams", et le lendemain, il revient avec le livre. Il me fait penser à Popeye jeune, il a l'humour Kaurismakien, la même nationalité, ça doit rapprocher.
Autre moment des carnets, moments arrachés à l'étude, le côté sombre des hommes, pourquoi, la torture, la mort, pourquoi cette fascination...
Extrait du 10/11/2004, carnet vénitien:
..."J'aimerais que chaque mot trouve sa place et "résonne" dans le coeur de ceux qui liront. C'est l'unique moyen de faire d'un livre, une bombe. Eclairer l'amour que tout le monde oublie, exploser à la vue de tous, que la réalité soit "une". Que les mots deviennent aussi évidents que deux avions s'écrasant dans l'âme. Que vienne le jour où chacun sera son propre héros et celui de tous. Que chacun soit le Dieu protecteur de l'autre, s'oublier pour mieux se voir".
Extrait 03/02/2005
Je n'aime que les barbares, la poésie occulte et l'artillerie lourde. J'aime les cafés puants où je peux écluser des bières en faisant rires des routiers. J'aime la femme que je suis, mais pas celle que tu vois. je ne suis pas folle, pas morte, plus jeune. J'inventerai la première femme avec un look Clint Eastwood ou Steve MacQueen, ce charme là au féminin et j'aurai l'âme et les mots de d'Hubert Selby, un démon quoi.
Old Boy : "Ris, et le monde rira avec toi
Pleure, et tu pleureras tout seul.
mercredi, juin 29, 2005
Kalachnikov, kalachnikov!... ca pulse et s'accroche dans l'oreille, des chevaux galopant, c'est du serbo croate, je vous le jure. Bregovicz donne envie de s'oublier, de n'être plus qu'une note sauvage, une lame à se planter joyeusement dans le coeur. je me liquéfie dans le jardin, je revis, je veux continuer, pas de panique, l'horizon s'ouvre comme une gueule de crocodile. Un jour je danserai comme la gitane de "Gadjo Dilo", du naturel et de la ferveur. Instinct tribal toujours présent, dévorant mais caché. les déserts sont nécessaires à la progression, un symbole de l'apprentissage, j'ai de l'eau entre les doigts. Je plonge dans le livre d'Enoch, les anges sont tombés amoureux des femmes et autres polars qui me tiennent éveillée, parfois je dors, de moins en moins. Je n'ai vu qu'un film, non deux: "Old boy" tourne en boucle sur mon DVD, et je suis obsédée par Romain Duris, petite crapule perdue "de battre mon coeur s'est arrêté" (en fait il bat trop fort). Que Jean-Balthazar soit avec moi!
A cet examen de fous, Popeye flottait au dessus de moi comme la mariée dans "Underground". En attendant les résultats, je bois et je divague, j'ai d'absurdes conversations, je parle de nids de perruches à mes collègues qui rient sans savoir pourquoi. Pour me détendre pendant ces mois débiles, j'allais écouter les grenouilles dans le petit parc en bas de la rue de mon bureau, quel boucan! je regardais leurs joues se gonfler comme des chiques, ça me fascinait. Je suis transparente, moi qui ne l'ai jamais été, sensation étrange que celle là. La nuit je zappe et rencontre au détour Marcello et Nico dans la "Dolce Vita", tout devient surréaliste. Je suis au-delà, mais je ne sais pas au-delà de quoi?
A cet examen de fous, Popeye flottait au dessus de moi comme la mariée dans "Underground". En attendant les résultats, je bois et je divague, j'ai d'absurdes conversations, je parle de nids de perruches à mes collègues qui rient sans savoir pourquoi. Pour me détendre pendant ces mois débiles, j'allais écouter les grenouilles dans le petit parc en bas de la rue de mon bureau, quel boucan! je regardais leurs joues se gonfler comme des chiques, ça me fascinait. Je suis transparente, moi qui ne l'ai jamais été, sensation étrange que celle là. La nuit je zappe et rencontre au détour Marcello et Nico dans la "Dolce Vita", tout devient surréaliste. Je suis au-delà, mais je ne sais pas au-delà de quoi?
jeudi, juin 23, 2005
pffffff!
Hi!hi! me voilà subrepticement sortie d'un tunnel de calculs (pas aux reins)de géographie européenne, de "merde je savais pas que j'étais aussi nulle en français" et raccourcis clavier débiles dont je ne me servirai jamais. Ca n'a pas empêché ce qui me sert de cervelle d'entrer régulièrement dans des ébulitions colériques (foutus français qui disent non à euh! ben ils savent pas trop quoi en fait), mélancoliques (c'est quand que je serai riche?)ou neutres (c'est comment que je m'appelle encore?). Maintenant la voie est libre et je décompresse... je réfléchis et je reviens, enfin ché pas encore...
Inscription à :
Articles (Atom)