jeudi, mai 06, 2004
mercredi, mai 05, 2004
mardi, mai 04, 2004
Je vais bientôt dégueuler ma vie, la régurgiter comme si elle n'avait plus d'importance... En a-t-elle jamais eu pour quelqu'un? Je pourrais être narcissique au point de me dire: "elle en a pour moi!", mais quel est l'intérêt si personne d'autre n'apprécie?
Je n'ai jamais été qu'une bouée. Maintenant dégonflée, je suis une vieille chambre à air cramoisie, je ne sers plus à personne, parce que le problème est là, je pensais qu'on m'aimait, mais en fait non!, je servais. Ustensile humain.
Toutes sortes d'usages m'étaient affublés; bouclier ou punching ball, maman ou putain. Je pensais qu'on crevait seul, mais je me rends compte qu'on est finalement TOUJOURS seul, à tout moment de sa vie...
Les mots "compagne" ou "compagnon", n'ont pas de signification réelle, on n'est là que pour servir l'intérêt de quelqu'un. J'étais fort naïve de penser que les gens pouvaient être là sans intérêt, juste pour aimer béatement, comme moi je l'étais, l'idiote qui ne pense qu'à aimer ou à trouver du bonheur, du bon temps, l'imbécile qui avait l'extrême cuistrerie de penser qu'elle avait des droits. Je comprends maintenant l'acharnement de certains à vouloir me "remettre à ma place", (soit au plus bas), surtout pas de prétention s'il vous plaît! Non mais! pour qui elle se prend celle-là? L'indignation leur dégoulinait par tous les pores, mais j'étais aveugle et téméraire.
Je n'ai jamais été qu'une bouée. Maintenant dégonflée, je suis une vieille chambre à air cramoisie, je ne sers plus à personne, parce que le problème est là, je pensais qu'on m'aimait, mais en fait non!, je servais. Ustensile humain.
Toutes sortes d'usages m'étaient affublés; bouclier ou punching ball, maman ou putain. Je pensais qu'on crevait seul, mais je me rends compte qu'on est finalement TOUJOURS seul, à tout moment de sa vie...
Les mots "compagne" ou "compagnon", n'ont pas de signification réelle, on n'est là que pour servir l'intérêt de quelqu'un. J'étais fort naïve de penser que les gens pouvaient être là sans intérêt, juste pour aimer béatement, comme moi je l'étais, l'idiote qui ne pense qu'à aimer ou à trouver du bonheur, du bon temps, l'imbécile qui avait l'extrême cuistrerie de penser qu'elle avait des droits. Je comprends maintenant l'acharnement de certains à vouloir me "remettre à ma place", (soit au plus bas), surtout pas de prétention s'il vous plaît! Non mais! pour qui elle se prend celle-là? L'indignation leur dégoulinait par tous les pores, mais j'étais aveugle et téméraire.
jeudi, avril 29, 2004
Trop étonnée de la synchronicité des événements, j'en ai oublié la syntaxe et la musique des mots, trop de “que” partout, dans le texte d'hier. Une foule d'idées contradictoires s'entrechoquent dans mon esprit, me laissant perplexe, indécise quant à la direction des choses à coucher sur le papier.
Les mots sont comme des poissons glissants, ils m'échappent, me reviennent tout argentés de douceur, mais cette écriture ci, sur ce blog, se crée dans l'instant, presque pas de réflexion, juste une pensée qui coule, j'en suis toujours à appeler la structure avec ferveur, elle vient doucement quand je suis en dehors de ce lieu facile.
Les mots sont comme des poissons glissants, ils m'échappent, me reviennent tout argentés de douceur, mais cette écriture ci, sur ce blog, se crée dans l'instant, presque pas de réflexion, juste une pensée qui coule, j'en suis toujours à appeler la structure avec ferveur, elle vient doucement quand je suis en dehors de ce lieu facile.
mercredi, avril 28, 2004
Il y a parfois, des matins maudits, ou magiques. Ce matin ressemble à une croisée de grands esprits. J'ai entamé hier, la lecture enchanteresse de la Nuit de l'Oracle, Paul Auster me ramène de façon abrupte à la soif d'écrire, l'envie de m'asseoir à une table, devant mon portable, et de me laisser aller, sans plus penser à rien d'autre, qu'à remplir cette page blanche avec des mots.
Ce n'est que lorsque j'arrive à la librairie que j'apprends qu'Hubert Selby Junior est mort hier, j'achète le Libé et lis :
“ Hubert Selby mourait souvent. Mais il revenait toujours, arborant son beau sourire, et ses yeux bleus si pleins de vie. Cette fois-ci, il ne reviendra pas. Mes saints sont toujours sortis de l'enfer, et à présent, après sa disparition, il n'y a plus de saints. Le monde a changé. Hier, tandis qu'il agonisait, le ciel d'ici, à New York, était noir et gorgé de pluie. Aujourd'hui, il a retrouvé la couleur de ses yeux à lui....”, le petit article continue, il est signé Nick Tosches...
Si ce n'est pas un message synchronistique, alors jamais plus je ne recevrai de signes. Selby est le premier homme de ma vie, il m'est arrvé en plein coeur avec son “Démon” de malheur. ( Easton Ellis n'a rien inventé, Selby l'avait fait avant lui). Auster est venu plus tard, s'avançant doucement, à pas nonchalants, atteignant sans en avoir l'air, ma cervelle et l'organe qui me sert aujourd'hui de coeur. Ce n'est que très récemment que la rencontre violente avec Nick Tosches a eu lieu. Ca va, j'ai compris, maintenant que mon cerveau est libéré des entraves (études, examens, etc.), je peux à nouveau me plonger dans les mots et les images. J'irai voir “Kill Bill 2”, dans les jours qui viennent.
Ce n'est que lorsque j'arrive à la librairie que j'apprends qu'Hubert Selby Junior est mort hier, j'achète le Libé et lis :
“ Hubert Selby mourait souvent. Mais il revenait toujours, arborant son beau sourire, et ses yeux bleus si pleins de vie. Cette fois-ci, il ne reviendra pas. Mes saints sont toujours sortis de l'enfer, et à présent, après sa disparition, il n'y a plus de saints. Le monde a changé. Hier, tandis qu'il agonisait, le ciel d'ici, à New York, était noir et gorgé de pluie. Aujourd'hui, il a retrouvé la couleur de ses yeux à lui....”, le petit article continue, il est signé Nick Tosches...
Si ce n'est pas un message synchronistique, alors jamais plus je ne recevrai de signes. Selby est le premier homme de ma vie, il m'est arrvé en plein coeur avec son “Démon” de malheur. ( Easton Ellis n'a rien inventé, Selby l'avait fait avant lui). Auster est venu plus tard, s'avançant doucement, à pas nonchalants, atteignant sans en avoir l'air, ma cervelle et l'organe qui me sert aujourd'hui de coeur. Ce n'est que très récemment que la rencontre violente avec Nick Tosches a eu lieu. Ca va, j'ai compris, maintenant que mon cerveau est libéré des entraves (études, examens, etc.), je peux à nouveau me plonger dans les mots et les images. J'irai voir “Kill Bill 2”, dans les jours qui viennent.
mardi, avril 27, 2004
Zed is dead babe, Zed is dead!
Je bouffe du brou de noix, amer je vous le dis! Sortie d'un long tunnel, enfin presque, je ne vois pas encore la lumière, mais je sais qu'elle est là. Faut-il s'accrocher à ses illusions? faut-il laisser tomber et ne plus rien espérer. Mais arrêter d'espérer, c'est un peu comme mourir, non? Si on attend plus rien, à quoi bon continuer? Il y a juste les rails sur lesquels je me suis engagée... Je crois que je vais aller m'acheter le dernier Paul Auster. J'ai rêvé un jour!
Je bouffe du brou de noix, amer je vous le dis! Sortie d'un long tunnel, enfin presque, je ne vois pas encore la lumière, mais je sais qu'elle est là. Faut-il s'accrocher à ses illusions? faut-il laisser tomber et ne plus rien espérer. Mais arrêter d'espérer, c'est un peu comme mourir, non? Si on attend plus rien, à quoi bon continuer? Il y a juste les rails sur lesquels je me suis engagée... Je crois que je vais aller m'acheter le dernier Paul Auster. J'ai rêvé un jour!
Inscription à :
Articles (Atom)