mercredi, avril 14, 2004

Im not the one I thought I would be... Lonesome cow girl!

jeudi, mars 25, 2004

Il serait préférable d’apprivoiser plutôt que de tuer, d’aplanir au lieu de couper. J’aime cette sœur qui m’a défendue tout au long des années vachardes, je ne peux donc raisonnablement pas la tuer.
Le moine m’aide à faire le tri, à voir dans mon cœur, à regarder flotter les mauvaises pensées et à les suivre des yeux lorsqu’elles s’en vont, à savoir d’où elles viennent. Sur les cendres, il faut reconstruire, s’inventer un phoenix doré et joyeux.

mardi, mars 23, 2004

Raziel était beau et puissant. Il se nourrissait impunément du sang de ses victimes, sans se soucier de leurs cris et de leur souffrance. Il était le premier de sa race à expérimenter de nouveaux pouvoirs, à inventer, à créer. Rien ne lui résistait… Mais sa chance et sa fierté, son orgueil démesuré, ont attisé la jalousie de Kane. Kane le chef des vampires, supposé être leur Dieu à tous. Le jour ou Raziel s’avança vers Kane en lui disant : « regarde, Maître, voici le pouvoir qui mettra notre race au dessus de tous », et déploya sous son regard, une superbe paire d’ailes moirées, Kane ne le supporta pas, c’était lui qui devait montrer le chemin et non cet arrogant à qui tout semblait destiné.
Pour se débarrasser de Raziel et le punir, il le précipita dans les éternels abysses de feu, pensant ainsi en finir avec son capricieux élève.
Le feu fit son travail, mais Raziel revint à la vie sous une autre forme, le visage défiguré et les ailes en lambeaux, seulement reconnaissable à la puissance de ses mouvements, à cette façon sensuelle qu’il avait de se déplacer, gracieux comme un fauve.
Dorénavant, il ne se nourrirait plus du sang, mais des âmes de ses victimes, cherchant à retrouver ses frères et Kane, pour les affronter tous.

Mes ailes sont calcinées, je sens l’odeur âcre qu’elles dégagent. Debout, au bord du précipice qui pourrait m’engloutir, je regarde le fond, fascinée par le magma. Mon corps n’est que souffrance, mon esprit une éclaboussure qui encombre et mon cœur est à nu, on peut le voir, rouge et meurtri. Autour de moi, tout est désolation et fumée. Plus rien ne sera comme avant, je n’ai qu’une pensée en tête, il faut que je tue ma sœur bien-aimée, cette furie violente, aussi froide que le marbre de Rome, celle qui m’a protégé de tout, y compris de moi-même. Celle qui a mis dans mon cœur le goût de la vengeance et le mépris des autres. Celle dont l’orgueil étouffant détruit mes cellules, à petit coup de pensées pointues. Celle qui m’a bercé de mensonges égoïstes, mais consolé aussi des misères agressives, la soeur qui m’a permis d’être forte lorsque les autres me mettaient en quarantaine, elle toujours, qui leur faisait peur et leur glaçait la sang, me laissant ricaner, me gausser de leur petitesse. Difficile! Opération périlleuse que celle d’abattre une guerrière, entraînée à tous les combats. J’envisage le poison ou la surprise, j’aimerais avoir le courage de lui couper la tête d’un coup de sabre, sans remords. Mais je l’aime, c’est elle qui me vêtit de cette armure d’acier, étincelante et pure… Qui me protégera, lorsqu’elle ne sera plus là, qui ?

Have more fun!!! Playstation 2!

mercredi, mars 17, 2004

Je me sens petite, moche, insignifiante, blessée, vulnérable, en colère, en tristesse, en guerre, en paix, aveugle, mon corps n’a plus d’existence propre, mon âme se barbouille de ressentiment, je me lève tous les jours en me disant « the show must go on », mais je ne vois pas bien pourquoi je dois jouer dans le show, je suis un pur robot, je ne veux plus rien sentir, je ne veux plus aimer, je veux devenir un moine, seule à méditer au fond d’une cellule blanche. Satan, mon plus proche ami, prend pitié de la misère qui me bouffe ! Je suis prête à te vendre cette âme barbouillée pour avoir un cœur léger, libéré de son enchaînement douloureux. Je veux des semelles de vent, pas ce boulet qui me trahit. Je veux marcher en sautillant, pas avec cette tête basse, d’un pas lourd, proche de celui d’un éléphant. Moi qui n’était que vie, je m’approche de la mort, elle me semble de plus en plus attrayante… A quoi bon continuer à vivre le mythe des Danaïdes ou celui de Sisyphe, la réponse à mes questions est probablement de l’autre côté, dans cet au-delà mystérieux. Peut-être n’y a-t-il pas de réponse, mais alors ce sera le néant et dans le néant salvateur, plus rien n’existe, même pas la souffrance.

vendredi, février 27, 2004

Je me demande si il est possible de traduire en mots, les hurlements du coeur? Là, je ne vois pas bien!

mercredi, février 25, 2004

Cette nuit, un grand loup noir et gris m’a sauvée du désespoir. Je rêvais de pourriture, ma salle de bain ressemblait à un lieu du crime, façon « Seven », tout se déglinguait autour de moi, et puis, je me suis retrouvée dans une grande salle, aménagée comme une salle de zoo, et il est arrivé, bondissant sur un monticule de terre. J’ai couru vers lui et plongé mes mains dans sa douce fourrure et j’ai posé ma tête contre la sienne, je sentais sa truffe humide contre mon oreille, il a poussé un petit grognement bref et s’est dégagé, j’ai continué à le caresser, profitant de cette fourrure riche et dense, il semblait heureux, moi aussi je l’étais… Il a disparu, laissant dans mon cœur une trace étrange, une empreinte de force…

lundi, février 02, 2004

La vie est comme une cigarette avec un pétard dedans, on ne sait jamais A QUEL MOMENT il va exploser. Les contes de fées existent, mais les cauchemars aussi, on passe de l’un à l’autre, sans avoir le temps de se rendre compte de ce qui s’est passé.
A la fin, au seuil de la mort, on se dira : « c’était quoi ça ? », « Oh merde ! c’était ma vie… ». Euh, y a moyen d’avoir encore un petit peu de bon temps s’il vous plaît ? Je voudrais encore un peu de tendresse et des bisous ? Non ? Euh… mais c’est parce qu’il y a certaines choses que j’aimerais revoir de plus près ? Juste une petite analyse, histoire de ne pas refaire les mêmes conneries dans ma prochaine vie ? Y a pas moyen, bon, OK ! Va falloir que je fasse avec ce que j’ai alors ? Vraiment ? Nan, j’y crois pas. Je vais m’asseoir et réfléchir, je vais avoir une idée, je vais voir le soleil, empêcher mon cœur d’éclater, avaler la boule dans la gorge…
Dehors, une dame se bat contre le vent et la pluie, dans ce paysage de désolation grisâtre, il ne manque que les gibets pour se pendre. Voici ma prière :
« Frères humains qui après nous vivez, n’ayez contre nous vos cuers endurcis… » (François Villon)