“I can tell you with no ego that this is my finest blade. If, on your journey, you should encounter God... God will be cut.” (Hattori Hanzo, alias Sonny Chiba)
Quentin, Quentin, Quentin, l’homme qui fait déjà sourire rien qu’au générique. Déjà là on sait qu’on va s’amuser, on sait que les deux heures qui vont suivre vont être jubilatoires. Même si cette fois, il n’a pas beaucoup travaillé son scénario (boucles simplifiées), il a beaucoup bichonné sa mise en scène, musique et images donnent dans le kitsch le plus absolu. Qui oserait mêler des arrangements de James Last dans sa bande son (il a du écouter Contact+ la dernière fois qu’il est venu à Bruxelles) et mettre autant d’hectolitres de sang dans ses images, sans que ça passe pour le pire des films gore? Je me prosterne, Monsieur Tarantino, est le seul à transformer ses personnages en figures charismatiques, surtout les plus méchants, et d’aller, pour ce faire, rechercher des acteurs qu’on pensait à la retraite, je pense à Daryl Hannah et à “mon” Kwai Chang Caine, alias David Carradine, pour en faire des tueurs caricaturés à l’extrême, oscillant entre les mélancoliques mangas et le prolifique cinema de Hong Kong, dont il est allé rechercher quelques figures (Sonny Chiba)… Même Homme trouvait ça bien, c’est tout dire, il trouve que Quentin fait de ses actrices des “Top Biches”, c’est la première fois que je l’entends dire qu’Uma Thurman est drôlement bien et que vieillir lui va si bien, et puis, il a pu me glisser avec humour : “Tu vois que James Last c’est in”.
Ca risque de le devenir, oui! On est le 11 du 11