vendredi, octobre 17, 2003

Je viens d’entamer la lecture du bouquin de David Servan-Schreiber (vous voyez que j’écoute les signaux ! et que j’agis, han), et m’en vais de ce pas, essayer les méthodes préconisées… Si je ne peux pas devenir immortelle, je peux essayer de prolonger, faut que je sois solide, je veux être solide, je ne veux pas que mon corps me lâche et m’empêche d’aller là où je l’ai décidé.
Je regarde un groupe de japonais, écoutant doctement une jeune dame qui fait des grands gestes, accentués par une farde qu’elle tient à bout de bras. Je n’arrive pas à distinguer si ce sont de grands ados ou des adultes, ils ont disparu ?
Parfois la durée d’un événement est tellement courte, qu’on se demande si c’est réellement arrivé. Ai-je vraiment vu ces japonais ? D’un autre côté, ça n’a aucune importance, sinon, celle de me distraire de mon texte, de couper le fil qui me guide ou peut-être, de m’y rattacher ? Les rencontres avec les anges se passent comme ça. Un moment ils sont là et il suffit qu’on tourne le regard pour qu’ils disparaissent.
Bon ! je vais prendre le mélange d’air froid et de soleil, et réfléchir sur le chemin qui mène à mon sandwich Carpaccio…
J’aime bien le 17 et les vendredi (faut-il accorder vendredi ?). J’écoute les signaux, regarde les signes, je ne fais même que ça. Un être perpétuellement en recherche, rien n’arrive par hasard, absolument rien, c’est juste à nous de comprendre, le pourquoi et le comment, le message à saisir, lors d’une rencontre, d’un événement ou d’une phrase prononcée en catimini, l’air de rien. Ce soir, bouffe entre copines dans un resto baroque, plaisir anticipé des retrouvailles et du bavardage intensif, confrontation de personnalités et frictions, des quarantenaires en ribotte, lumineuses et très visibles. Oui, mes amies sont visibles, je les aime…

mardi, octobre 14, 2003

J’attends, les yeux levés vers le plafond, que l’inspiration entre par mon crâne et qu’elle s’étire jusqu’à mes orteils. Je me rends compte, que j’ai beaucoup changé depuis un an. Certains traits de caractères, qui m’étaient essentiels, ont filé droit à la poubelle. Je n’ai plus besoin de plaire, pas comme avant, pas de la même façon. J’ai beau chercher, je ne les retrouve plus. Par contre, j’ai le sentiment d’être plus solide, de mieux savoir ce que je veux. Le seul problème, c’est que mon corps se rebelle, il donne de méchants signaux, je les comprends, mais ne peux pas les écouter, pas maintenant, pas tout de suite. « Sois sage, Oh ma douleur, et tiens-toi plus tranquille ».
J’aime voir mes filles grandir, évoluer, il m’est de plus en plus difficile de leur faire des reproches, d’agir comme un « parent chiant », pourtant, à certains moments, c’est nécessaire ! J’aime l’Homme, qui vit dans sa bulle, dans ce monde que je comprends fort bien, souvent loin de moi, mais en même temps, toujours prêt à réagir si je marche sur le côté, il me connaît mieux que personne. J’aime ma mère, ma maman, ma douce, qui d’année en année se rapproche de moi, donne de plus en plus d’elle même, a de plus en plus besoin de moi, autant que j’ai besoin d’elle. Les gens qui nous entourent, sont la seule chose qui importe, les murs sur lesquels on peut s’appuyer, ce qui nous empêche de nous éparpiller. Seuls importe les gens, les rencontres, les interactions, les émotions que l'on procure et que l'on reçoit, le reste, le matériel, les objets, ne sont que poussière. Seul importe, la force des sentiments que l’on est capable d’éprouver. Voilà comment je me sens en ce moment…

vendredi, octobre 10, 2003

Je me ballade et me perds dans les mots des autres, j’adore ça…mais pas toujours, parfois je me sens comme une coquille hermétique, presque ésotérique… Ces mots me redonnent le goût des miens. Je suis entre deux petites parenthèses douces, je triche un petit peu avec le temps et profite de la chaleur ambiante, les lecteurs toujours présents, par touches impressionnistes, j’aurais tort de m’en priver, non?
Plaisir de causer un peu avec Ragnaroko et de savoir qu’il est là loin, juste un océan de distance, plaisir à lire les commentaires d’Olive, Piou et Uther… Plaisir de savoir qu’il y a des silencieux parfois mystérieux, parfois cristallins.
Je la regarde s’éloigner, son cartable “girafe” sur le dos, je lui ai dit de se dépêcher, mais elle continue a son rythme nonchalant, la petite couette de cheveux blonds, balançant entre les deux oreilles du cartable. Jamais elle ne se hâtera, je le sais, elle fera tout à cette cadence tranquille et moi je garderai le souvenir de sa petite main douce au creux de la mienne, elle est comme du miel, dégouline de tendresse et de caresses qu’elle est impatiente de donner. Moi non plus, j’aime pas qu’on me bouscule. L’amour de Popeye continue à vivre dans nos veines, je reproduis le schéma qu’il a gravé dans toutes les cellules de mon corps, “la famiglia” est bien là, autour de nous comme une vapeur rassurante, Popeye est là, avec sa main sur ma nuque, il me guide, me conduit là où il aurait voulu que j’aille, pas tous les jours facile à suivre. Pas tous les jours facile de survivre au manque, à l’insécurité.

jeudi, octobre 09, 2003

La mort approche toujours subrepticement, elle s’accroche à mes os, les écrase et les dissout, broie mes vertèbres de ses mains d’acier, elle s’accroche comme un pitbull. L’ange n’entend pas mes prières, j’irai crier au milieu d’une église pour que ça résonne fort, que les vibrations de ma voix s’envolent vers lui ou un autre. Une nuit, j’ai rêvé que j’engueulais Dieu, debout le poing levé vers le ciel, pleine de hargne et de rancoeur…

lundi, octobre 06, 2003

Je viens d’entrer en période glaciaire littéraire, je veux dire hibernation dans l’écriture, je n’ai pas la prétention de faire de la littérature. Pour l’instant, je me bats avec des problèmes numériques et verbaux, et me perds dans une infernale routine. Ma tête est aussi creuse qu’une citrouille d’Halloween, je vais bientôt pouvoir servir de décor orange et sardonique…