dimanche, septembre 07, 2003
Il y a des moments où la vie est aride, elle ressemble à la Sierra Nevada, quelques brousailles volant sur le sable, s’accrochant follement au crâne d’un boeuf égaré là depuis des siècles. Un vent sec et agressif souffle dans ma cervelle, aussi craquelée que le sol de ce désert insolent. Je retourne au fantôme de la galeries des saisons, j’ai beau le canarder comme une possédée avec mon fusil à pompes, il veut pas mourir…
Le jeudi 11 septembre à 14h46,
j’irai dans les Galeries de la Reine ou encore à 19h00 sur la Grand’Place, et je commettrai un Attentat Poétique (avec un tas d’autres gens, je l’espère), je libérerai un livre auquel je tiens comme à la prunelle de mes yeux, avec un petit mot pour celui qui le lira, la seule et unique raison pour laquelle ce livre à changé mon regard sur le monde… Ca va être dur de m’en séparer, c’est presque un collector, mais bon, it worth it!
A Paris, ça se passe à partir de 14h00, départ Point presse : Cinéma “L’Entrepot” (7&9 rue Francis de pressensé, 75014 Paris) et puis partout…
Cette idée est venue d’Italie, ça me plait ça!
Plus d'infos aux Editions Maelstrom
j’irai dans les Galeries de la Reine ou encore à 19h00 sur la Grand’Place, et je commettrai un Attentat Poétique (avec un tas d’autres gens, je l’espère), je libérerai un livre auquel je tiens comme à la prunelle de mes yeux, avec un petit mot pour celui qui le lira, la seule et unique raison pour laquelle ce livre à changé mon regard sur le monde… Ca va être dur de m’en séparer, c’est presque un collector, mais bon, it worth it!
A Paris, ça se passe à partir de 14h00, départ Point presse : Cinéma “L’Entrepot” (7&9 rue Francis de pressensé, 75014 Paris) et puis partout…
Cette idée est venue d’Italie, ça me plait ça!
Plus d'infos aux Editions Maelstrom
jeudi, septembre 04, 2003
Je viens de découvrir une pratique que je trouve fort intéressante et que j'aimerais faire débuter en Belgique. Il me plairait de laisser traîner partout où je passe, des livres que j'ai aimé et de pouvoir les suivre à la trace. D'en découvrir à l'arrière d'un bus, dans un café ou n'importe où...
Je reprends texto l'intro du site et avis aux intéressés...
C’est un jeu auquel les lecteurs peuvent jouer avec les livres.
Il a, peut être, été inventé en Amérique et on estime qu’il y a chaque jour 500 nouveaux lecteurs qui commencent à le pratiquer, dans le monde.
Presque 200.000 joueurs par an !
C’est pour cela que l’on trouve de plus en plus de livres dans des endroits étranges : sur le siège d’un autobus, sur un banc public, sur la table d’un bar...
Attention: ce ne sont pas des livres abandonnés ou perdus.
Ce sont des livres “libérés”.
Le nom Passe-Livre. Le cercle invisible des lecteurs a été inventé par la librairie Leggere per 2, qui a apporté deux nouvelles idées à l’idée originale du jeu. Passe-livre
Je reprends texto l'intro du site et avis aux intéressés...
C’est un jeu auquel les lecteurs peuvent jouer avec les livres.
Il a, peut être, été inventé en Amérique et on estime qu’il y a chaque jour 500 nouveaux lecteurs qui commencent à le pratiquer, dans le monde.
Presque 200.000 joueurs par an !
C’est pour cela que l’on trouve de plus en plus de livres dans des endroits étranges : sur le siège d’un autobus, sur un banc public, sur la table d’un bar...
Attention: ce ne sont pas des livres abandonnés ou perdus.
Ce sont des livres “libérés”.
Le nom Passe-Livre. Le cercle invisible des lecteurs a été inventé par la librairie Leggere per 2, qui a apporté deux nouvelles idées à l’idée originale du jeu. Passe-livre
Il y a deux foutus pigeons à la place de mon corbeau, j’aime pas les pigeons !
J’ai même dégoté, heureux hasard, un poème de Rimbaud, j’ignorais qu’il aimait les becs noirs, oiseaux dits de malheur, et pourtant…
Les corbeaux
Seigneur, quand froide est la prairie,
Quand dans les hameaux abattus,
Les longs angelus se sont tus...
Sur la nature défleurie
Faites s'abattre des grands cieux
Les chers corbeaux délicieux.
Armée étrange aux cris sévères,
Les vents froids attaquent vos nids !
Vous, le long des fleuves jaunis,
Sur les routes aux vieux calvaires,
Sur les fossés et sur les trous
Dispersez-vous, ralliez-vous !
Par milliers, sur les champs de France,
Où dorment des morts d'avant-hier,
Tournoyez, n'est-ce pas, l'hiver,
Pour que chaque passant repense !
Sois donc le crieur du devoir,
Ô notre funèbre oiseau noir !
Mais, saints du ciel, en haut du chêne,
Mât perdu dans le soir charmé,
Laissez les fauvettes de mai
Pour ceux qu'au fond du bois enchaîne,
Dans l'herbe d'où l'on ne peut fuir,
La défaite sans avenir.
J’ai même dégoté, heureux hasard, un poème de Rimbaud, j’ignorais qu’il aimait les becs noirs, oiseaux dits de malheur, et pourtant…
Les corbeaux
Seigneur, quand froide est la prairie,
Quand dans les hameaux abattus,
Les longs angelus se sont tus...
Sur la nature défleurie
Faites s'abattre des grands cieux
Les chers corbeaux délicieux.
Armée étrange aux cris sévères,
Les vents froids attaquent vos nids !
Vous, le long des fleuves jaunis,
Sur les routes aux vieux calvaires,
Sur les fossés et sur les trous
Dispersez-vous, ralliez-vous !
Par milliers, sur les champs de France,
Où dorment des morts d'avant-hier,
Tournoyez, n'est-ce pas, l'hiver,
Pour que chaque passant repense !
Sois donc le crieur du devoir,
Ô notre funèbre oiseau noir !
Mais, saints du ciel, en haut du chêne,
Mât perdu dans le soir charmé,
Laissez les fauvettes de mai
Pour ceux qu'au fond du bois enchaîne,
Dans l'herbe d'où l'on ne peut fuir,
La défaite sans avenir.
mercredi, septembre 03, 2003
Je traînasse, l’écriture ne vient pas, se fait désirer, attendre, je cherche une étincelle, regarde évoluer les volutes de fumée de cigarettes, le long des murs plastifiés d'un bureau vide. J’aimerais me sauver d’ici, plus vite que prévu, de toute façon, je suis totalement inadaptée à ce lieu de travail. Je poursuis une descente, façon Amélie Nothomb, dans Stupeur et Tremblement (orthographe du titre dont je ne suis pas certaine, je n’en ai lu que quelques pages, exaspérée par le ton et le style), voudra-t-on encore de moi demain ? Comment pourrais-je être à la hauteur d’un travail dont les contours sont proches du flou le plus artistique. Une collègue m’a dit ce matin : « Ici, il ne faut pas comprendre, il faut se faire lobotomiser ». Ca m’inquiète, moi qui essaie de garder ma cervelle en ébullition ! ! !
Je me rassure et romantise, me disant que Miller s’est aussi anesthésié dans des boulots de ce type, lui et bien d’autres. Hélas ! je ne suis pas Miller, mais je crois que je m’en fiche. Le tout étant de survivre, et ça j’y parviens assez bien, enfin jusqu’à présent. Deux ans à tirer avant d’être libre, avant de m’envoler et de faire ce que j’aime…
On a que les limitations qu’on s’offre, mais peut-être aussi, que sans les limitations, la liberté serait trop vertigineuse, même si j’aime le vertige et les bords de précipice.
Je pensais que l’âge me rendrait plus raisonnable, mais non, il me rend seulement plus calculatrice, plus souple…
Je me rassure et romantise, me disant que Miller s’est aussi anesthésié dans des boulots de ce type, lui et bien d’autres. Hélas ! je ne suis pas Miller, mais je crois que je m’en fiche. Le tout étant de survivre, et ça j’y parviens assez bien, enfin jusqu’à présent. Deux ans à tirer avant d’être libre, avant de m’envoler et de faire ce que j’aime…
On a que les limitations qu’on s’offre, mais peut-être aussi, que sans les limitations, la liberté serait trop vertigineuse, même si j’aime le vertige et les bords de précipice.
Je pensais que l’âge me rendrait plus raisonnable, mais non, il me rend seulement plus calculatrice, plus souple…
mardi, septembre 02, 2003
Déjà moins dur aujourd’hui, je vais aller roupiller pendant deux heures dans une réunion d’unité. C’est toujours drôle ça, écouter le boss parler, pfffffff ! ! ! Je suis pourtant certaine que dans la vie courante, il doit être fort intéressant. Il l’est quand il se laisse porter par ses passions, Fitzcaraldo ou Compostelle (la marche) ou la musique (il joue de la vielle).
Je n’arrive pas à désengourdir ma cervelle, à enlever l'ouate qui forme une couche insonorisante. Je n’entends pas assez ce que je pense et ça m’énerve. Il faudrait que je recommence à tirer les tarots pour affermir le muscle de l’intuition. Par ailleurs il serait bon d’arrêter de fumer, cela fera un excellent exercice pour la volonté…
Je n’arrive pas à désengourdir ma cervelle, à enlever l'ouate qui forme une couche insonorisante. Je n’entends pas assez ce que je pense et ça m’énerve. Il faudrait que je recommence à tirer les tarots pour affermir le muscle de l’intuition. Par ailleurs il serait bon d’arrêter de fumer, cela fera un excellent exercice pour la volonté…
lundi, septembre 01, 2003
Rentrée... pas de joli Playstation, pas de corbeau, rien que de la pluie…Les heures n’ont jamais été aussi longues. On remet les compteurs à zéro, soupir, j’aimais mieux la maison. A midi trente tapante, J’irai me consoler en lisant « Le Doute Nécessaire », ce cher Monsieur Wilson devrait pouvoir me remonter un peu le moral, en chute très libre.
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