mardi, août 12, 2003

Is this me?

lundi, août 11, 2003

Un post intéressant chez Neokraft
Petit taureau, je veux, j’exige de voir avant de croire. Je VEUX qu’il me parle.
Vous pouvez me raconter toutes les salades que vous vous voudrez, je n’y croirai pas. Je ne serai que révolte, cynisme et désinvolture.
Elle tourne le dos dans une attitude renfrognée, boudeuse, arrête de respirer jusqu’à ce qu’il arrive quelque chose, comme Soupalognonycrouton dans Astérix chez les Corses…

Je sais, je sais que je suis enfermée dans ma bulle de petites misères et je cogne souvent contre la paroi transparente, cherchant une fissure, une brèche, une ouverture, vers moi-même, vers les anges, vers les morts et les vivants.
Pourquoi suis-je là ? Quelle est ma mission ? Servir les autres ? Ne faut-il pas bien se porter pour les servir ?
- Non !
Je suis prête à sortir du cocon, mais ne trouve pas l’impulsion, la croyance, la confiance, la foi.
Je me souviens d’un instant d’une autre vie, juste une image, je suis une belle dame adulée, marchant sur une place pavée, toute de noir vêtue, j’entends le bruit des roues de bois, les sabots des chevaux. Pas un instant de mort, ni de tristesse, rien d’extraordinaire, juste l’instant d’une autre vie, une petite porte vers la passé, une autre vie, ailleurs. Est-ce un rêve ?
Ce livre que je lis me semble être un doux rêve, l ‘inaccessible étoile. J’ai pourtant le sentiment que pour moi, ce rêve ne se révélera pas, il me manque quelque chose, je ne sais pas encore quoi ?
Merci à Uther pour ce livre et merci à celle qui a eu le courage de l’écrire et de le partager.
Nous sommes le 11.
Hier soir, la lune envoyait ses rayons dans mon lit, je la regardais rousse et presque pleine, observant son regard oblique, jamais je n’arriverai à dormir, alors autant discutailler avec elle, elle plus proche de l’orange sanguine que de l’astre de nuit. Mais elle est la mère des rêves et n’a pas tardé à m’envoyer chez Morphée, me donnant à voir d’agressifs objets volants (certainement pas identifiés), de forme cubique et tournoyant sur eux-mêmes. Leurs bombardements faisaient surgir de la terre une myriade de crochets rouges, bien alignés à flan de montagne, je les observais d’un bunker, comme une troglodyte, inatteignable, sans l’ombre d’une angoisse…

vendredi, août 08, 2003

Homme m’a offert une souris sans fil, ça me fait tout drôle de ne plus être reliée, je me sens comme une marionnette que l’on aurait affranchie, comme si le fil disparu marquait la fin de l’esclavage, excepté qu’il n’y a pas d’esclavage, enfin, je crois…

Je lis le livre que Piou m’a offert (La Vie devant ses Yeux, de Laura Kasischke), j’aime beaucoup, j’aime le glissement insidieux d’une petite vie parfaite vers la folie, la conscience d’un autre moi, sombre et incontrôlable, qui prend petit à petit le dessus. Ce livre me fait penser à «Fight Club» en beaucoup plus étouffé, plus discret, un «Fight Club» impressioniste, mais les images subliminales sont là, prenant de plus en plus d’espace, panique et angoisse s’installent, une mérule envahissante qui englouti un bonheur trop fabriqué, trop technique.
Il faut toujours avoir conscience du fou qui sommeille, de son côté sombre, il faut se laisser envahir, l’accepter tel qu’il est, pas toujours évident quand on ne le trouve pas forcément beau, quand cet être stupide ou révolté vous regarde avec un oeil cynique, ricanant, se moquant de votre petite vie bien construite. Bref, « une petite vie bien construite, ne le reste jamais très longtemps ».
Si ça c’est pas un beau slogan, je ne m’appelle plus Mina…du pur salami spam…

jeudi, août 07, 2003

Je traîne, je me traîne, il fait pourtant nettement moins chaud, insidieuse impression que ce blog devient un chaudron à banalités, qu’il y manque l’essentiel. J’ai de la ouate dans la tête, tout est cotonneux, aplani, sans relief, phase IV, la descente, préparation des pieds pour donner la poussée salvatrice…

mercredi, août 06, 2003

Euh non ! je m’appelle Numéro 6

Le midi, en lieu et place de la cafétéria, où la bouffe est quand même dégueulasse, je squatte un bureau vide. Une table, une armoire vide, un ordi et un téléphone débranchés, c’est proche de la cellule monacale, je me rends compte que j’aime ça, pour lire et pour écrire, pas de décors inutiles, rien qui accroche le regard, on peut entrer à l’intérieur de soi ou s’oublier, c’est selon. J’ai un projet qui me trotte dans la tête…

Ce matin j’ai senti le souffle et l’odeur de Popeye, ça m’a réveillé, il était là, j’ai reniflé le creux de mon épaule, espérant retrouver le parfum familier, mais il avait disparu. Je sais qu’il n’aurait pas voulu que je pleure le jour anniversaire de sa mort (hier). Un jour que je lui demandais où il voulait être enterré. Il m’a répondu en riant: « jette-moi dans le pré d’à côté, c’est bon comme ça ! »

Bonjour chez vous !