dimanche, juin 08, 2003

Je me cherche, faudrait-il que je m’imprègne d’une ambiance “Fight Club” pour écrire comme Chuck? parce que c’est bien là que je voudrais arriverrrrrrrrrRRR… r merde le r est coinçé. Là on est très près du vrai monde, même si c’est une métaphore. But then again, ce n’est pas moi, même si c’est moi un petit peu, j’avoue, j’aime ce genre de mecs, Miller, Bukowsky, Burroughs, des obsédés du cul. Question : Cela m’obsède-t-il aussi? Probablement, ni plus ni moins que tout le monde j’imagine. D’un autre côté, le sexe peut vous avoir des allures glauques, pas saines qui donne envie de déguerpir plus vite que son ombre. Puis parfois, c’est plus magique que le meilleur Disney, alors? Alors? Ça vous file un bon coup d’adrénaline dans la cervelle, ailleurs aussi faut dire, on est sur un nuage, bercés d’intimité, du corps et du goût de l’autre, se disant merde pourquoi on fait pas ça tout les quart d’heure? puis on passe à autre chose, chacun devant son clavier, autant que cette énergie là soit créatrice, non?
Journée super “on-fait-rien”, qu’à se laisser porter par la brise du rien, on lisote, j’envoie une machine (industriage linge), histoire de dire que je fais quelque chose, ça me laisse le temps de blogger, beaucoup blogger… j’avais prévu de faire des tomates farcies à la ricotta et aux herbes, je vais les faire par coeur, je crois! On fait les mauvais parents, laissant les enfants se caler devant le dégueulage de Cartoon network, paaaasss bieeeennnnn!!!.On chatouille la cervelle de l’autre, pour faire mousser l’intellect, une autre façon de faire l’amour , en somme.
Ah ben, non! les enfants sont intelligents, elles font coiffeuses à trente-six mille pinces, elles ont branché la radio sur Contact +, radio quatrième dimension, tellement qu’on se demande si elle est vraie, plus kitsch que ça , y a pas! N’empêche avec un gros petard, ça décroche l’estomac, on surfe sur des vagues musicales qu’on croyait impossibles. Mina dort, Keroz est à l’affutage de son AKA 47, Grina pense à la prochaine recette, entre alambic et athanor. Lola court. Et Homme pleure : c’est compliquéééééééé Unix! Je lui montre mes seins, il dit que ça va pas rendre les choses moins compliquées, mais que c’est agréable, je reviens devant mon écran, arf!
Homme dit : “yeeeesss! Je suis pas encore dieu mais je suis stagiaire! C’est pour ça que je l’aime, il veut devenir “root user”, il dit que c’est comme ça qu’on devient dieu. Moi, je sais pas, à mes heures je le suis aussi (dieu), puis parfois, rien qu’une petite crotte sans signification, comme quoi, tout est relatif.
L’orage s’étale, roule et ouvre ses grandes ailes de bruit, j’aime ça, il fait tout gris, menaçant. Dommage que je ne sois pas près de ma montagne chérie, sur le Montemisma quand l’orage est là, on a le sentiment que la fin du monde approche, les éclairs sont immenses et le bruit se répercute d’une montagne à l’autre, j’aime voir la nature qui se fâche. En 1992, j’ai senti les vibrations de la terre pour la première fois. J’ai d’abord cru que c’était un camion qui passait dans la rue, puis j’ai compris. Homme s’est levé comme un pet, a attrappé notre fille de deux mois et m’a dit: “ viens, on va se cacher en dessous de la table”. J’avais peur mais c’était trop drôle, lui ai répondu: “ben quoi! c’est pas San Francisco ici!!! A ce moment là, on a vu Popeye sortir de la chambre d’à côté, il était venu nous rendre visite, lui il rigolait. Il riait, merde! pendant que nous on était morts de trouille, il nous a dit : “maaaa, c’est un petit bazarrrrrr ça! Puis il est allé pisser. Bon d’accord, il en a vu d’autre, mais tout de même!

Suis sortie samedi, longtemps que je m’étais plus mêlée à la jungle urbaine, ça fait du bien. Pourtant, en partant j’étais assez mal dans ma peau. J’ai pris le chemin du Résidence Palace pour voir une pièce de théâtre en italien, déjà c’était bon de se retrouver rien qu’avec des ritals bruyants, chaotiques, désordonnés (ça change de ces foutus allemands avec qui je travaille!), il y avait comme un parfum de pays qui réchauffait les veines, puis suis descendue en ville pour retrouver Homme, il faisait doux, carressant. Après les italiens, je retrouvais les irish, dans un café digne des meilleures légendes celtiques… L’Irlande est probablement un petit bout d’Italie qui a du se détacher de la péninsule, ils sont pareils. Il ne m’a fallu que deux tequila pour retrouver mon état d’antan, pour sentir les canines pousser dans ma bouche et les pulsations au bout de mes doigts, je regardais les filles qui regardaient Homme avec avidité, l’une d’elle ressemblait à une biche aux yeux humides? Homme comme a son habitude ne voyait pas grand chose de tout ça!
Un faux mendiant médiéval qui faisait des tours de passe-passe, rôdait autour de moi. Je l’ai interrompu dans un de ses numeros, il a rétorqué : “au donjon, sorcièèèèèère!”. J’avais presque oublié combien les gens sont différents la nuit, plus beaux, plus riches… Le mendiant a enlevé sa bure et s’est retourné vers l’affiche qui annoncait le concert de Sandro; c’est lui qui a dessiné ça? En pointant Homme du regard. J’ai dit oui. “Il est excellent!, c’est vraiment excellent. Puis il nous a regardé: “VOUS ETES excellents! On s’est regardé en souriant, puis on a continué a boire. Depuis, je suis dans la ouate, la vie est belle… L’orage est passé.

vendredi, juin 06, 2003

Revu mon petit jeune, enfin petit, il a deux têtes (une et demi ?) de plus que moi, des longs cheveux blonds cendrés toujours attachés, des yeux comme Mel Gibson, une dégaine « Playstation »...Bon, je m’arrête là…Je vois à travers lui comme à travers un verre d’eau… Son ignorance ostentatoire de moi, me fait marrer, et je peux pas m’empêcher de rire quand il vient se planter à côté de moi dans le métro, parfois il s’assied juste en face de moi et me fixe bien droit dans les yeux et quand je ne le vois pas, il passe devant moi, presque en me rasant, histoire d’être certain que je l’aie bien vu ! Mina rit à l’intérieur et à l’extérieur. Je me demande si un jour, il aura le courage de me parler. Chat et souris, oui, mais si il me poursuit, c’est tout de même lui la souris. Il ne voit pas le néon, « attention danger ! », cela dit, c’est peut-être aussi la seule chose qui l’intrigue, après tout, je pourrais presque être sa mère, ça aussi, ça me fait marrer ! ! !
La colère est passée, maintenant il est temps d’agir, de chercher mon bonheur ailleurs, avec quelqu’un de plus compréhensif que mon Don Quichotte de boss. Je l’aime bien (il aurait du le comprendre !), mais faut pas pousser. Je veux bien devenir Sancho si on me témoigne un peu de considération. Là, c’est la goutte, il a dépassé les bornes de la muflerie et de l’incompréhension. J’ai mis mon collier en fulgurite, je me carre sur mes sabots et souffle par les naseaux, advienne que pourra.
Il me reste un goût de cendres dans la bouche, il passera, je le sais, tout passe, sauf la mort de ceux qu’on aime.

jeudi, juin 05, 2003

Ah ouais, j'oubliais, vous bousculez pas tous pour mettre des comments, ché plus ou donner de la tête (de lion!).
Ouais, Keroz est révéillée!!!
Oggi, giorno malvaggio ! Y a des jours comme ça, on se sent comme une crotte, pas moyen de décoller. Pour l’instant j’aimerais être un cheval, pour les coups de sabots, et un lion, pour le déchiquetage. Aujourd’hui, je m’en donnerais à coeur joie. Et vas-y que je t’envoie mon joli pied quelquepart. Et tchac ! prend ça connard ! ! ! Parfois je me demande si la colère est saine ? moi, elle me pourrit la vie. Je deviens enragée, plus moyen de m’arrêter de ruminer (quand je ne peux pas l’exprimer) ou de hurler, si j’ouvre les vannes…, mais quand je hurle, je suis hors du monde, comme en transe, une sale tache émotionnelle qui courcircuite le bon sens…

Une petite lumière dans le ciel d’acier, j’ai rencontré Taty Lauwers ce midi. Elle est mon égérie bouffe, ma bible culinaire du moment, elle est telle que je l’imaginais, simple, humble, positiviste, cherchant toujours à apprendre, à échanger…C’est déjà ça de pris sur la rage. Je voulais un signe, je l’ai eu. Parfois je suis naïve (souvent même), j’attends un petit signe gentil, indiquant, c’est par là ! ! j’avais un choix à faire, j’hésitais encore ce matin dans le train, maintenant j’hésite plus.

mercredi, juin 04, 2003

L'homme qui songe est un dieu‚ l'homme qui pense un mendiant. (HÖLDERLIN)
Time for blogging again, isnt’it ? J’ai successivement rencontré : un très vieux chinois avec des bâtons d’encens dans les mains, Tommy Lee Jones en garde de la sécurité et le mangeur d’oranges, il mange tout le temps un fruit et il sent le shampoing, toujours avec les cheveux légèrement humides. Il suffit en fait, de regarder autour de soi pour être étonné toutes les trois secondes. Pour être émerveillé par la bizarrerie, l’étrangeté, le décalage des gens.
La synchronicité du moment : la Tradition Primordiale, racine spirituelle de toutes les religions. Par exemple suis allée manger au Shanti (trop mangé d’ailleurs !) et j’ai vu l’annonce d’une conférencière qui, soit disant diffuse les enseignements de Thot (Hermès Trismégiste pour nous !). D’après Guénon, c’est impossible, les liens avec la tradition primordiale ayant été définitivement rompus et ce depuis l’extinction des Templiers. Le livre que je lis, Le Cercle Magique, en parle aussi, mais de façon plus simple, elle, (l’auteur dont je ne me souviens plus du nom) fait un rapport direct entre le dieu Celte Esus (oui, oui !), le dieu Pan et Jésus, bien que ce soit Joseph d’Arimathie qui raconte l’histoire du « Maître ». Je crois que nous pouvons (les occidentaux), retrouver cette tradition, à condition de l’adapter à notre époque, d’y mettre une couche « techno-chamanique ». D’ailleurs j’aimerais bien en rencontrer un ce soir, de chaman ! il a peut-être des réponses à donner, ou des questions à poser… after all, tout est interactif !