Second Homm’s definition for me.
Après Tradskin, voilà que je deviens un générateur de chaos. J’aime beaucoup cette définition, qui à mon sens, pourrait finalement éclairer le comportement de pas mal de femmes. Je suis heureuse de me voir décerner ce titre, puisque pour moi « chaos » est synonyme d’anarchie, de reconstruction et de liberté et j’adore l’idée du battement d’ailes qui provoque un tsunami.
J’ai découvert quelques feuillets étranges sur les bancs du petit parc d’Ixelles, près du bac à sable. Ils semblaient avoir été arrachés d’un carnet de feuilles en papier recyclé, comme ceux qu’on peut trouver chez « Sequoia », ou peut-être Schleiper. En dehors de la lettre « Aleph », qui a toute de suite attiré mon attention, on y mentionnait, si j’ai bien compris, la date du 11 septembre, le reste est dans un alphabet que je ne comprends pas… Dans la numérologie, le 11 est une vibration cosmique.
vendredi, mars 14, 2003
mercredi, mars 12, 2003
Merci à ceux qui ont pensé à moi dans les blogdor, ça me fait drôlement plaisir!!!
Quel temps étrange, un ciel tout gris lourd et baveux, mais sous les nuages, le soleil, un peu maladif, mais soleil tout de même. J’ai repris mon train de déprimés, mais je ne les ai pas regardé, j’ai ouvert « La Main de Dante » et plongé mes yeux vers les lignes, j’en suis à un exposé sur la symbolique cabalistique de la trinité, du chiffre 666, du nom d’Adam (la triade parfaite) et de celui de Jésus. Notez que Jésus est symboliquement l’exacte moitié (333), 30 ans de vie, 3 ans de prédication, trois piques dans les côtes avant de mourir à 33 ans; exacte moitié de celui de ce cher Lou (Cypher)… Faut il le considérer comme une moitié à l’envers, je veux dire comme supérieur à 666 (il se trouve avant dans l’ordre numérique), ou y voir le non aboutissement ?
Je ne suis pas encore arrivée au bout de l’explication complexe, puisque Tosches passe de la symbolique chrétienne, l’alphabet Hébreu et Grec, à la cabale. Je renoue avec mes anciennes amours, la Kabbalah juive, m’a toujours fascinée, même si je n’y comprends pas grand chose... J’ai vu la lettre « aleph » pour la première fois, sur la carte du Bateleur, le 1 du commencement, le commencement où tout est ouvert et à construire, le début de la voie initiatique. J’aime bien ce Bateleur, escamoteur médiéval, ont le voit faire un tour de passe-passe, avec des objets étalés sur une table à trois pieds, quatre cotés, trois pieds, elle ne peut donc pas, en toute logique tenir debout, mais c’est lui qui avec sa baguette et son savoir-faire, parvient à la faire tenir. Ce chemin se termine sur la lame de tarot que je préfère, Le Fou, le Mat (en italien matto veut dire fou), cette lame boucle le cercle de la vie et ne porte pas de numéro, enfin c’est le zéro ou encore le 22 cosmique, encore un chiffre répété.
Tout ça pour dire, que Nick Tosches m’aide définitivement à ignorer la torpeur qui m’entoure, dès que je replonge dans son livre, je suis comme happée par les signes et c’est avec un plaisir non dissimulé, (je ris ou souris toute seule), que je me laisse emporter dans ses phrases. Fuck les déprimés ! ! !
Quel temps étrange, un ciel tout gris lourd et baveux, mais sous les nuages, le soleil, un peu maladif, mais soleil tout de même. J’ai repris mon train de déprimés, mais je ne les ai pas regardé, j’ai ouvert « La Main de Dante » et plongé mes yeux vers les lignes, j’en suis à un exposé sur la symbolique cabalistique de la trinité, du chiffre 666, du nom d’Adam (la triade parfaite) et de celui de Jésus. Notez que Jésus est symboliquement l’exacte moitié (333), 30 ans de vie, 3 ans de prédication, trois piques dans les côtes avant de mourir à 33 ans; exacte moitié de celui de ce cher Lou (Cypher)… Faut il le considérer comme une moitié à l’envers, je veux dire comme supérieur à 666 (il se trouve avant dans l’ordre numérique), ou y voir le non aboutissement ?
Je ne suis pas encore arrivée au bout de l’explication complexe, puisque Tosches passe de la symbolique chrétienne, l’alphabet Hébreu et Grec, à la cabale. Je renoue avec mes anciennes amours, la Kabbalah juive, m’a toujours fascinée, même si je n’y comprends pas grand chose... J’ai vu la lettre « aleph » pour la première fois, sur la carte du Bateleur, le 1 du commencement, le commencement où tout est ouvert et à construire, le début de la voie initiatique. J’aime bien ce Bateleur, escamoteur médiéval, ont le voit faire un tour de passe-passe, avec des objets étalés sur une table à trois pieds, quatre cotés, trois pieds, elle ne peut donc pas, en toute logique tenir debout, mais c’est lui qui avec sa baguette et son savoir-faire, parvient à la faire tenir. Ce chemin se termine sur la lame de tarot que je préfère, Le Fou, le Mat (en italien matto veut dire fou), cette lame boucle le cercle de la vie et ne porte pas de numéro, enfin c’est le zéro ou encore le 22 cosmique, encore un chiffre répété.
Tout ça pour dire, que Nick Tosches m’aide définitivement à ignorer la torpeur qui m’entoure, dès que je replonge dans son livre, je suis comme happée par les signes et c’est avec un plaisir non dissimulé, (je ris ou souris toute seule), que je me laisse emporter dans ses phrases. Fuck les déprimés ! ! !
Il y a deux jours, Homme m’a donné une carte postale sur laquelle on voit une nana, priant les yeux tournés vers le ciel, une aura balisant le crâne, un mouchoir dans les mains, avec le baseline suivant : « Believe in good movies ». C’est une pub pour le cinéma Styx, incontestablement la salle la plus crade et la plus épique de Bruxelles, mais son propriétaire est un passionné. J’avais vu cette carte de loin, de façon distraite, me disant que cette fille me ressemblait, je n’avais pas vu ce qu’il y était écrit. Homme me connaît bien, il sait que les "movies" ont beaucoup d’importance pour moi, il m’arrive probablement de ressembler à cette image quand je suis dans une salle de cinéma, exactement dans cet état extatique, comme en prière, avec la lumière du projecteur derrière la tête, comme l’aura de cette passionaria.
Mon coup de foudre avec le cinoche, je le dois à Cocteau, un mercredi après-midi, dans une salle de cinéma improvisée, à l’Enfant Jésus (oui chez les nonnes !), où j’étais interne, autant vous dire que c’était la seule distraction de la semaine. Je suis allée à la première séance (deux était prévues), et je n’ai pas décollé de ma chaise pendant 4 heures, terminant, non pas par des applaudissements, mais par un signe de croix, dans cet état second, proche du nirvana. Je venais de découvrir, tout à la fois, le mythe d’Orphée, une superbe histoire d’amour, des images surréalistes et magiques, où toute la gamme des gris, noirs et blancs (au pluriel) venait de m’être offerte et last but not least, la fatalité mais surtout la beauté de la mort, sous les traits incomparables de Maria Casarès. Casarès, c’est Arletty avec de la classe, une voix suave et profonde, une voix qui fait des volutes de fumée… Voilà pourquoi la mort, dans mon esprit, a toujours été une fumeuse de cigarettes.
Mon coup de foudre avec le cinoche, je le dois à Cocteau, un mercredi après-midi, dans une salle de cinéma improvisée, à l’Enfant Jésus (oui chez les nonnes !), où j’étais interne, autant vous dire que c’était la seule distraction de la semaine. Je suis allée à la première séance (deux était prévues), et je n’ai pas décollé de ma chaise pendant 4 heures, terminant, non pas par des applaudissements, mais par un signe de croix, dans cet état second, proche du nirvana. Je venais de découvrir, tout à la fois, le mythe d’Orphée, une superbe histoire d’amour, des images surréalistes et magiques, où toute la gamme des gris, noirs et blancs (au pluriel) venait de m’être offerte et last but not least, la fatalité mais surtout la beauté de la mort, sous les traits incomparables de Maria Casarès. Casarès, c’est Arletty avec de la classe, une voix suave et profonde, une voix qui fait des volutes de fumée… Voilà pourquoi la mort, dans mon esprit, a toujours été une fumeuse de cigarettes.
mardi, mars 11, 2003
Il fut un temps où j’avais des émotions, j’étais capable d’éprouver de la haine, de l’amour, de la passion… Là je suis en “stand-by”, paralysée, je sais, ça va pas durer, faut que je trouve un bout de révolte.
Bon, j’essaie, peut-être que si je me dis des mots ca va marcher…
Alex Proyas, c’est le premier qui me vient à l’esprit… décolorer, oublier, changer de boulot, maiiiiiison, fonctionnaires-enculés-kafka (oui c’est un seul mot ça), jeter, fleurs, Bill le boucher cordonnier, Lulu, je tousse, cigarette, sel, acheter, Irlande, les cons vont baver, oui, non…
Quatre heures du mat, j’ai pas de frissons, je pense à Popeye, au frère jumeau mort-né de Popeye, se pourrait-il qu’il n’ai fonctionné qu’à moitié, perpétuellement en manque de l’autre? En tous cas, il me manque à moi, surtout en ce moment, l’un ou l’autre…
Homme, dessine-moi un Popeye…
Bon, j’essaie, peut-être que si je me dis des mots ca va marcher…
Alex Proyas, c’est le premier qui me vient à l’esprit… décolorer, oublier, changer de boulot, maiiiiiison, fonctionnaires-enculés-kafka (oui c’est un seul mot ça), jeter, fleurs, Bill le boucher cordonnier, Lulu, je tousse, cigarette, sel, acheter, Irlande, les cons vont baver, oui, non…
Quatre heures du mat, j’ai pas de frissons, je pense à Popeye, au frère jumeau mort-né de Popeye, se pourrait-il qu’il n’ai fonctionné qu’à moitié, perpétuellement en manque de l’autre? En tous cas, il me manque à moi, surtout en ce moment, l’un ou l’autre…
Homme, dessine-moi un Popeye…
lundi, mars 10, 2003
L’air me manque, l’oxygène devient rare parmi les fonctionnaires. Le matin, je prends le train des dépités, désillusionnés, résignés et qui sait, peut-être désespérés… Je ne veux pas devenir comme eux, me laisser infecter par le virus de la torpeur et de l’apathie. C’est trop lancinant pour moi, comme si j’étais tout à coup trop proche, d’une gangrène déclarée, d’un bubon prêt à éclore, laissant échapper son pus noir, infiniment contagieux… Ici, je me sens comme Ripley débarquant sur cette planète étrange, où dans une grotte profonde et mystérieuse, reposent tous ces oeufs gigantesques… Je n’irai pas pencher mon visage au dessus de l’un d’eux, attendant que l’horreur explose…
jeudi, mars 06, 2003
... Vivons heureux en attendant la mort... Pierre Desproges
Dans mon cas, la mort est accessoire, c'est surtout le "vivons heureux" qui m'intéresse, comment y arriver, comment faire mieux, plus mieux et encore plus.
je continue à lire la "Main de Dante" avec avidité, mais par petites touches. Cela me permet de détacher chaque phrase importante. J'ai l'impression qu'il n'y a que ça, des idées et des phrases importantes:
...Il (Dieu) m’avait accordé : ce don qui me permet d’avoir conscience de l’invraisemblable faveur céleste que représente chaque instant de notre existence, chaque inspiration et chaque expiration; ce don qui me permet de me rendre compte que la vraie source de nos malheurs et de nos chagrins, c’est nous-mêmes ; que pour être libres il nous suffirait de laisser éclore la franchise absolue que la peur étouffe en nous...
Mais pas facile d'atteindre cette franchise absolue, pas facile d'oublier que la mort est là, présente à chaque instant. je tâcherai déjà d'oublier la peur, cela devrait être un bon début.
Dans mon cas, la mort est accessoire, c'est surtout le "vivons heureux" qui m'intéresse, comment y arriver, comment faire mieux, plus mieux et encore plus.
je continue à lire la "Main de Dante" avec avidité, mais par petites touches. Cela me permet de détacher chaque phrase importante. J'ai l'impression qu'il n'y a que ça, des idées et des phrases importantes:
...Il (Dieu) m’avait accordé : ce don qui me permet d’avoir conscience de l’invraisemblable faveur céleste que représente chaque instant de notre existence, chaque inspiration et chaque expiration; ce don qui me permet de me rendre compte que la vraie source de nos malheurs et de nos chagrins, c’est nous-mêmes ; que pour être libres il nous suffirait de laisser éclore la franchise absolue que la peur étouffe en nous...
Mais pas facile d'atteindre cette franchise absolue, pas facile d'oublier que la mort est là, présente à chaque instant. je tâcherai déjà d'oublier la peur, cela devrait être un bon début.
lundi, mars 03, 2003
Nous sommes le 03/03/03, superbe trinité si il en est… Je ne sais pas encore si c’est un bon jour pour moi, l’avenir le révélera sans doute. J’ai appris une chose ces derniers temps : il ne faut pas se repaître trop vite d’une victoire que l’on croit acquise. Ne pas s’oublier dans des certitudes qui cristaliseraient la cervelle aussi certainement que la glace recouvre le lac. Ne pas oublier que le chacal rôde à chaque instant et que son oeil torve vous surveille inlassablement. Je ne passe malheureusement jamais inaperçue… Mais Popeye veille ou inspire les âmes qui peuvent venir à mon secours, je me demande souvent, si il a retrouvé la Grina, si ils se concertent sur la ligne à suivre. Popeye savait une chose : la Grina et moi, nous sommes de la même race, il éclatait souvent de rire en voyant la ressemblance se manifester de façon aussi probante, c’est probablement la raison pour laquelle, parfois, il ne détachait pas ses yeux de moi.
J’ai fouillé dans son sac noir, celui qui ressemble au sac de Mary Poppins, et qui contient toute sa vie, enfin, les objets qui ont compté pour lui… Il y en avait peu.
Suis tombée sur une vieille photo noir et blanc où l’on voit Popeye comme je ne l’ai jamais vu. Il a vingt ans, tout sourire, il est assis sur un char d’assaut en Albanie, avec un copain. Je suis certaine que c’est une femme qui a pris cette photo. D’abord à cause du sourire, ensuite, parce que dans les signatures au dos de la photo, on y voit celle d’une femme…une image inconnue, qui me ramène à tout ce que j’ignore de lui, et que j’aimerais maintenant collectionner.
J’ai fouillé dans son sac noir, celui qui ressemble au sac de Mary Poppins, et qui contient toute sa vie, enfin, les objets qui ont compté pour lui… Il y en avait peu.
Suis tombée sur une vieille photo noir et blanc où l’on voit Popeye comme je ne l’ai jamais vu. Il a vingt ans, tout sourire, il est assis sur un char d’assaut en Albanie, avec un copain. Je suis certaine que c’est une femme qui a pris cette photo. D’abord à cause du sourire, ensuite, parce que dans les signatures au dos de la photo, on y voit celle d’une femme…une image inconnue, qui me ramène à tout ce que j’ignore de lui, et que j’aimerais maintenant collectionner.
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