Voilà, je bois un saké bien chaud, ça fait du bien par ce froid d'enfer... je regarde Homme dans le fond des yeux, noirs ils sont, avec une petite flamme d'amusement, toujours... Il a ca en commun avec Popeye, mais pas le sourcil maléfique... Popeye, je t'aime encore fort, j'arriverai pas à te décoller de mon coeur, parfois je pense à sa vie. Il a eu 18 ans en 1938, il était au mauvais endroit, au plus mauvais moment, mais il en parlait pas beaucoup... Il trouvait toujours le moyen de se marrer de tout.... Popeye a plein de noms, Quiri, Nano, Ruggero... Chele che gregna semper, ol Nano, bientôt : He who always laughs, comme she, who must be obey.
Je n'aime pas l'hiver, cette saison étouffante qui donne l'impression de ne jamais finir
lundi, janvier 06, 2003
Faudrait que je blogge, mais j'ai rien à dire... Juste c'est la tempête. J'ai perdu vingt ans en une soirée, je les ai pas encore récupéré, donc les possibilités de réflexions sont limitées, enfin en ce qui me concerne, je ne veux pas du tout généraliser... J'ai bu, dansé sur le Passenger d'Iggy et les Red Hot, I did give it away indeed!!! I roll it till the end... En début de soirée j'ai envoyé un SMS : "Let's drink!", on m'en a renvoyé un : " let's roll it till the end"...., j'ai répondu: "yeah baby!".... woaw woaw woaw!!!!
Puis j'ai dansé avec le prez, ex DNA addict, ex punk, et je lui chantais dans l'oreille: these boots are made for walking, and that's just what they'll do... Ce qui m'a valu une invitation à son anniversaire... Mes hommes étaient en forme, pas à dire, ils m'ont éblouie... Pourquoi, il m'arrive toujours des trucs comme au cinéma?
Puis j'ai dansé avec le prez, ex DNA addict, ex punk, et je lui chantais dans l'oreille: these boots are made for walking, and that's just what they'll do... Ce qui m'a valu une invitation à son anniversaire... Mes hommes étaient en forme, pas à dire, ils m'ont éblouie... Pourquoi, il m'arrive toujours des trucs comme au cinéma?
vendredi, janvier 03, 2003
Bowling for Columbine
3 janvier, j’accomplis, l'âme en paix, mon petit devoir de consommateur averti (entendez, je faisais les soldes), on m’appelle pour me proposer d’être l’avocat d’un film que je n’ai pas encore vu. Sans l’ombre d’une hésitation, j’avale mon hamburger, encore plus “quick” que d’habitude, pour me jeter sous une pluie battante et me diriger vers la salle de cinéma la plus proche.
Merci à “Bowling for Columbine”, pour l'économie de précieux euros, ils auraient été inutilement dépensés, oisivement, et surtout, surtout, sans réfléchir;
Car il s’agit bien d’une réflexion importante, cruciale que m’a proposé Michael Moore (Mr Average)… Un documentaire (déja rien que le mot documentaire est rébarbatif, quand je vais au cinema, c’est pour m’amuser!!), mais pour une fois, un documentaire attrayant, réalisé à coups d’interviews sarcastiques et souvent hilarantes, de caméras habilement dirigées et de propos explosifs, le bon Michael nous emmène dans l’actualité brûlante sur fond d’ “American Dream” , gentiment obsolète, et soulève deux questions cruciales: la violence et la peur qu’elle génère, et la façon dont ces deux pôles sont utilisés par les médias et les gouvernements pour entretenir, disons-le! une certaine forme de soumission. Une maladie insidieuse, qui ronge le monde, petit à petit…
Durant la vision de ce film, je me disais: “c’est bien, il soulève avec aplomb, des problèmes gros comme le monde, mais ce sera comme d’habitude, il nous laissera à nos questions, pauvres petits spectateurs perdus, sans nous donner de réponses , puisque, à priori, il n’y a pas de réponse … “
Mais non, il y va fort Michael, il dérange, bouscule, gêne et fait dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas dire, ou permet à ceux qui n’ont jamais eu la parole, d’exprimer enfin, la douleur et la frustration… ou peut-être une vérité que l’on aimerait entendre plus souvent… Tiens! mon estime est remontée à 180, pour Marilyn Manson (que je pensais être une pâle copie des Virgin Prunes), mais elle est par contre descendue loin en dessous de zéro, pour Charlton Heston, (je ne pourrai plus jamais voir Ben Hur, avec les mêmes yeux)…
Après avoir vu ce film, mon opinion a changé quant à la façon de traiter la peur et la violence qu’elle engendre, “Bowling for Columbine” pousse la pensée plus loin, invite à une (attention, grand mot!) responsabilisation…
J’ai pensé à la très belle phrase d’Hakim Bey, un poète qui sévit principalement sur le web : “Armez les esprits, pour désarmer les mains”. Et c’est bien ce à quoi Michael Moore s’attache, avec une conviction extrêmement, euh? désarmante, même si il le fait à la façon d’un bulldozer…
Il faudrait décidément démultiplier des gens comme lui, par 100, par 1000 ou à l’infini?
En fin de compte, “Bowling for Columbine” est un film qui se défend par lui-même, mais c’est une pensée qui vient à l’esprit après l’avoir vu. Un film que tout le monde, absolument tout le monde, devrait voir…
3 janvier, j’accomplis, l'âme en paix, mon petit devoir de consommateur averti (entendez, je faisais les soldes), on m’appelle pour me proposer d’être l’avocat d’un film que je n’ai pas encore vu. Sans l’ombre d’une hésitation, j’avale mon hamburger, encore plus “quick” que d’habitude, pour me jeter sous une pluie battante et me diriger vers la salle de cinéma la plus proche.
Merci à “Bowling for Columbine”, pour l'économie de précieux euros, ils auraient été inutilement dépensés, oisivement, et surtout, surtout, sans réfléchir;
Car il s’agit bien d’une réflexion importante, cruciale que m’a proposé Michael Moore (Mr Average)… Un documentaire (déja rien que le mot documentaire est rébarbatif, quand je vais au cinema, c’est pour m’amuser!!), mais pour une fois, un documentaire attrayant, réalisé à coups d’interviews sarcastiques et souvent hilarantes, de caméras habilement dirigées et de propos explosifs, le bon Michael nous emmène dans l’actualité brûlante sur fond d’ “American Dream” , gentiment obsolète, et soulève deux questions cruciales: la violence et la peur qu’elle génère, et la façon dont ces deux pôles sont utilisés par les médias et les gouvernements pour entretenir, disons-le! une certaine forme de soumission. Une maladie insidieuse, qui ronge le monde, petit à petit…
Durant la vision de ce film, je me disais: “c’est bien, il soulève avec aplomb, des problèmes gros comme le monde, mais ce sera comme d’habitude, il nous laissera à nos questions, pauvres petits spectateurs perdus, sans nous donner de réponses , puisque, à priori, il n’y a pas de réponse … “
Mais non, il y va fort Michael, il dérange, bouscule, gêne et fait dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas dire, ou permet à ceux qui n’ont jamais eu la parole, d’exprimer enfin, la douleur et la frustration… ou peut-être une vérité que l’on aimerait entendre plus souvent… Tiens! mon estime est remontée à 180, pour Marilyn Manson (que je pensais être une pâle copie des Virgin Prunes), mais elle est par contre descendue loin en dessous de zéro, pour Charlton Heston, (je ne pourrai plus jamais voir Ben Hur, avec les mêmes yeux)…
Après avoir vu ce film, mon opinion a changé quant à la façon de traiter la peur et la violence qu’elle engendre, “Bowling for Columbine” pousse la pensée plus loin, invite à une (attention, grand mot!) responsabilisation…
J’ai pensé à la très belle phrase d’Hakim Bey, un poète qui sévit principalement sur le web : “Armez les esprits, pour désarmer les mains”. Et c’est bien ce à quoi Michael Moore s’attache, avec une conviction extrêmement, euh? désarmante, même si il le fait à la façon d’un bulldozer…
Il faudrait décidément démultiplier des gens comme lui, par 100, par 1000 ou à l’infini?
En fin de compte, “Bowling for Columbine” est un film qui se défend par lui-même, mais c’est une pensée qui vient à l’esprit après l’avoir vu. Un film que tout le monde, absolument tout le monde, devrait voir…
jeudi, janvier 02, 2003
Le soir du nouvel an, au service des urgences, on soigne principalement des delirium tremens, des pancréatites, des crises de goute et on remédie aux tentatives de suicides... mais je continue à croire qu'il y a moyen de tirer quelque chose de positif de la race humaine... Euh, non, je suis pas trop conne, pourquoi?
mercredi, janvier 01, 2003
On a regardé “Le Voyage de Chihiro”, écouté la chanson de Malika, Lakme, entendu Farinelli, suivi du Laudate Dominum de Wolfie, Mozart sais faire valser l’échelle d’ADN et faire mal quand il faut, pour que ca fasse extrêmement plaisir…et puis Homme était pas content, alors il a MP3tisé Tom Tykwer et son Lola Rent… (Lola, c’est moi, je suis comme Louis XIV, mais je suis pas l’état, juste Lola…)
Faut pas se demander si la perfection existe, maintenant c’est Arno, dans une version revue et corrigée par Goran Bregovicz du “Oooooh la la la , c’est magnifique!”
Ca m’a fait penser à la chapelle Sixtine, et la main de l’homme et celle de dieu, parfois elles se rejoignent (si!si!)…. Ca m’a fait penser à la réunion qu’on a eu pour la mort de Luc, quand Nixon a rien trouvé de mieux à faire, que de mettre le “Alleluiah” de Jeff Buckley sur la platine (oui, un vinyl)… J’ai jamais vu autant de monde chialer en même temps… ca m’a fait penser au dernier anniversaire, quand Luc est venu me voir, avec sa perforatrice magique, Nixon était déguisé en ange, moi en sorcière et je revois nos ombres dansantes sur le mur blanc, ses ailes et mon chapeau pointu, pendant que Luc déposait dans toutes les mains disponibles, des anges perforés, pas plus grands qu’une abeille… Puis tous les wachoteurs sont arrivés, habillés de longues robes oranges et affublés de masques qui faisaient penser au tueur de “Scream”, ils distribuaient des minis tracts sectaires: “Si ta vie Washotte, de cinq à sept, viens nous voir…” et puis forcément, ça m’a fait penser à Thierry (un Tchairy-poète, sans mobylette), Thierry qui a installé tous ses spectacles dans des hangars, éclairant les usines de faste et de fous… Tout Zola dans un spectacle de deux heures, j’espère qu’il y a des liégeois qui ont vu ça, pas que des putes aux guillemins, de temps en temps un magicien arrive…
Mais c’est bien connu, les magiciens meurent vite et violemment, trois tonneaux dans une voiture trop rapide, et hop! Plus de magicien…
Moi, je revenais de Venice, pas Venise, Venice, California, avec une vie à l’envers et du rêve plein la cervelle…
Je dis à l’homme: “Imagine, que t’es sur un canal de Venise (Italie), et que t’entendes Farinelli, chanter… Tout se perd sur les canaux, on ne sait pas d’où vient la voix, mais c’est comme dans Merlin l’Enchanteur… ça nous a pas empêché de se faire un Bellini au Florian, la peau des fesses, mais putain, ça vaut le coup… A Venise, il n’y a que la musique ou le silence…Bon un coup de Pomerol! Je dis à l’homme qu’il est un ours mal léché, parano de surcroit, Et l’homme répond, la parano ce n’est que de la lucidité poussée à l’extrême… Bon! Vous allez m’aimez maintenant, oui? Merde quoi!
Faut pas se demander si la perfection existe, maintenant c’est Arno, dans une version revue et corrigée par Goran Bregovicz du “Oooooh la la la , c’est magnifique!”
Ca m’a fait penser à la chapelle Sixtine, et la main de l’homme et celle de dieu, parfois elles se rejoignent (si!si!)…. Ca m’a fait penser à la réunion qu’on a eu pour la mort de Luc, quand Nixon a rien trouvé de mieux à faire, que de mettre le “Alleluiah” de Jeff Buckley sur la platine (oui, un vinyl)… J’ai jamais vu autant de monde chialer en même temps… ca m’a fait penser au dernier anniversaire, quand Luc est venu me voir, avec sa perforatrice magique, Nixon était déguisé en ange, moi en sorcière et je revois nos ombres dansantes sur le mur blanc, ses ailes et mon chapeau pointu, pendant que Luc déposait dans toutes les mains disponibles, des anges perforés, pas plus grands qu’une abeille… Puis tous les wachoteurs sont arrivés, habillés de longues robes oranges et affublés de masques qui faisaient penser au tueur de “Scream”, ils distribuaient des minis tracts sectaires: “Si ta vie Washotte, de cinq à sept, viens nous voir…” et puis forcément, ça m’a fait penser à Thierry (un Tchairy-poète, sans mobylette), Thierry qui a installé tous ses spectacles dans des hangars, éclairant les usines de faste et de fous… Tout Zola dans un spectacle de deux heures, j’espère qu’il y a des liégeois qui ont vu ça, pas que des putes aux guillemins, de temps en temps un magicien arrive…
Mais c’est bien connu, les magiciens meurent vite et violemment, trois tonneaux dans une voiture trop rapide, et hop! Plus de magicien…
Moi, je revenais de Venice, pas Venise, Venice, California, avec une vie à l’envers et du rêve plein la cervelle…
Je dis à l’homme: “Imagine, que t’es sur un canal de Venise (Italie), et que t’entendes Farinelli, chanter… Tout se perd sur les canaux, on ne sait pas d’où vient la voix, mais c’est comme dans Merlin l’Enchanteur… ça nous a pas empêché de se faire un Bellini au Florian, la peau des fesses, mais putain, ça vaut le coup… A Venise, il n’y a que la musique ou le silence…Bon un coup de Pomerol! Je dis à l’homme qu’il est un ours mal léché, parano de surcroit, Et l’homme répond, la parano ce n’est que de la lucidité poussée à l’extrême… Bon! Vous allez m’aimez maintenant, oui? Merde quoi!
Hier soir, qui était un soir comme tous les autres soir, enfin presque, à part que tout le monde se sent obligé de faire quelque chose de spécial, j’ai regardé “The Rules of Cedar House”… Un bon feu dans la cheminée, une bonne bouffe (sans rien renverser bar terre!), une bonne (très bonne) bouteille de St Emilion Puisseguin sous la main…j’aurais pas du, mais je pleurais environ toutes les deux minutes… Il n’y a que dans les films que l’on peut rencontrer des gens aussi gentils, généreux, avec un esprit grand comme le monde… Avec cette tendresse imprimée dans le regard (enfin non! En cherchant bien, j’en connais!). Michael Caine, il m’arrache le coeur ce mec pfffff, il est un époustouflant… Hier soir, dieu sait pourquoi, ça m’allait droit au coeur, sans doute à cause de Popeye, sans doute parce que je me disais: “bordel quelle chance on a là! Nous, dans notre petite belle maison. (Homme dit qu’elle est glamour, l’a peut être pas tort!)
Ca fait un an qu’on est là, à se la couler douce. Un an que l’on a, après 11 années de galère, le sentiment d’être à l’abri. On sait pertinamment bien que c’est une illusion, mais on se laisse bercer (l’oeil en alerte tout de même, on nous y reprendra pas deux fois, l’appart aux cafards, on a donné). J’entendais Popeye, avec son accent arracheur de sourires : “ma vouzetes bien laaaaaaaa, malheurrrrrreux!” (un mélange d’italien, de carolo et de wallon…). Je l’entendais rire et ça résonnait…Popeye a trouvé une nouvelle famille.
Après, pour soulever ce trop plein d’émotions, on s’est envoyé “Galdiator”, on avait besoin d’une bonne dose de sang, de têtes élégamment coupées… Chassez le naturel.. hein! Ou peut-être explorer les deux parts de soi-même, la part du diable…
Ca fait un an qu’on est là, à se la couler douce. Un an que l’on a, après 11 années de galère, le sentiment d’être à l’abri. On sait pertinamment bien que c’est une illusion, mais on se laisse bercer (l’oeil en alerte tout de même, on nous y reprendra pas deux fois, l’appart aux cafards, on a donné). J’entendais Popeye, avec son accent arracheur de sourires : “ma vouzetes bien laaaaaaaa, malheurrrrrreux!” (un mélange d’italien, de carolo et de wallon…). Je l’entendais rire et ça résonnait…Popeye a trouvé une nouvelle famille.
Après, pour soulever ce trop plein d’émotions, on s’est envoyé “Galdiator”, on avait besoin d’une bonne dose de sang, de têtes élégamment coupées… Chassez le naturel.. hein! Ou peut-être explorer les deux parts de soi-même, la part du diable…
Inscription à :
Articles (Atom)