mardi, septembre 20, 2011

Griff l'invisible ou le magnifique?


I know who you are
You are me and the opposite of me
you are the question, i am the answer
you are the proton, i am the neutron
you are a magnetic field and i am light
Forever drawn to you .
Melody to Griff, in Griff the invisible.
Or Kamilla to Mr Gideon?? :)

mardi, septembre 13, 2011

Perrette dans le métro

M'en allant toute guillerette, tout comme Perrette, qui sur sa tête, portait ses projets en pagaille, aussi remplie d'innocence et de joie que la pauvrette de la fable, j'emprunte l'escalator journalier et je le vois de loin, il fait semblant de jouer de la guitare. Dans les oreilles, entre Trent Reznor et Dead can Dance, je me rapproche mais reste à bonne distance, technique je l'ignore. Soudain, il s'assied sur le bord du quai, gesticule, rit, s'esclaffe. Je regarde le marqueur, métro dans deux minutes, je regarde les quatre pelés autour de moi, personne n'esquisse le moindre geste. Je m'avance vers lui, I-pod, toujours sur les oreilles, je lui prend la main, grande, chaude et sèche, j'essaie de le tirer pour qu'il se relève, mais il résiste. Alors je le regarde loin dans les yeux et dis: "monsieur s'il vous plaît, levez-vous!" (il est probable que je gueule fort). Il répond: woo non, ça vaut pas la peine, son haleine pèse des litres d'alcool, il ne lâche pas ma main. Je fais des moulinets avec l'autre bras regardant les gens autour, language non verbal, aidez-moi bande de connards, tout en essayant de le tirer à nouveau. Il fait poids lourd, je lâche sa main et m'éloigne de deux mètres, métro dans une minute...Je me demande, est-ce que j'aurai la force de le tirer au moment fatiditique, on dit que dans ces moments là, la force est décuplée. En face, les gens s'affolent, mais tout à coup il se relève, recommence à danser en riant... Je monte dans la rame, tremblante comme un lapin qui vient d'échapper de justesse au fusil d'un chasseur acharné. La semaine commence très bien, je l'avoue sans honte, la honte n'étant pas une de mes émotions favorites.

samedi, septembre 10, 2011

Errances

"Ce que nous observons, n'est pas la nature en soi, mais la nature sujette à notre méthode de questionnement". Heisenberg.
Etrange, le mot" méta-programme" me traverse l'esprit. Intéressant de noter qu'il n'y a pas d'ordre et que oui, Dieu joue au dés (ou pas?). L'oeuf ou la poule, la cause ou l'effet. Des systèmes fantômes qui interfèrent les uns avec les autres, jusqu'à ce que nous découvrions, un fait, un événement, un signe parlant à nos filtres, dès ce moment la vie se fixe de façon immuable, le choix est fait sans que l'on s'en soit aperçu. Immuable ou irréversible, je n'aime pas ces mots, ils m'ennuient.
Par contre le vertige vient de la complémentarité et du paradoxe, ces mots là oui, je les adore, ils priment sur les causes et les effets. Le réel est à vivre avant d'être disséqué, jugé, catégorisé. le choix m'appartient, mais il y a des milliers de réalités et le jugement tue , plus qu'il ne met de l'ordre. "Il y a une erreur de l'intellect dans la fragmentation du réel. Cette erreur se perpétue dans une non-reconnaissance de ce réel et cette non reconnaissance enferme la pensée dans l'illusion". Dixit Morgan Salez, mon physicien favori.
Je me booste en m'associant à l'extrordinaire Tony, il éveille une force intérieure inexplorée, me pousse en avant, une fontaine de jouvence à goûter sans modération, vous êtes le maître de vos choix, mais aussi la victime, acceptez-les.
Persiste et signe dans un style lourd et inconvenant... Etat de chrysalide, curieuse de cette journée qui s'annonce enveloppante, week-end, freedom. Le hasard m'a fait relire un courrier d'Alexandre, riche et foisonnant de références sci-fi, il se laisse aller à ses anciennes passions, je plonge au coeur des WingMakers, comment étais-je passée à côté, je l'ignore. Rendez-vous avec Monsieur Malkovitch (nick name choisi), impatiente comme toujours. Je passe d'un monde à l'autre sans culpabilité.