vendredi, juillet 29, 2011

Philip K

Une semaine avec le crane dans un étau, quel signe faut-il y voir? Je grince des dents. En attendant je lis du K.Dick à la volée. Irrésistible après avoir vu "L'Agence", Adjustment team, écrit en 1954.
Indéniable, ce type a quelque chose pour moi, alors je décortique, "Mr Bloodmoney". Syndrome du dimanche matin, sauf que dimanche c'est tous les jours. Je lis, j'écris, je fume, je bois mon café, en boucle... Jusqu'à présent, tout va bien. Je me demande combien de livres il a écrit, biblio impressionante et une dizaine de ses bouquins adaptés au cinéma dont l'indémodable "Blade Runner". Mais son Exégèse fascine, un homme qui fonctionne en strates et réseaux, ce n'est plus faculté X, c'est dimension X. Dantec n'a rien inventé, son Darquandier et sa neuromatrice son nés dans le cerveau bouilli de Philip K, de ses détours et spirales on ne peut plus productifs. Si seulement le mien pouvait fonctionner idem... J'approche dangereusement des strates et des réseaux, ça m'obsède depuis longtemps. Je sais, ça pèse des tonnes (clin d'oeil!).

dimanche, juillet 24, 2011

Vampires

Le nez devant la page presque blanche... Je ne m'élance pas, en replis, en arrière, in the background. Qui je suis est ici est ce que je suis, ou sur un autre écran, plus privé. Quand j'écris, j'existe. La vie revient au bout de mes doigts, en étroite connection avec l'esprit, le mien ou le collectif, j'ai exactement 30 jours devant moi, pour boucler mon histoire et en faire des synapses, plus ou moins bien entrelacées. Je ne sais pas où je vais, mais j'y vais, sans connaître la fin qui sera sans doute le meilleur moyen d'étancher la faim qui me ronge.
Hier soir, j'ai transformé Shaytan en vampire, ca me fait penser au Memnoch d'Anne Rice, quand Lestat rencontre le démon, charmeur, manipulateur, tellement bien ancré dans sa fausse vérité. Mais Shaytan n'est pas de ceux-là, même si il en a le nom. On peut tout refuser sur SL, mais le lien entre un vampire et son vassal ou compagnon est indestructible, même après la mort, les abysses sont là pour les récupérer. Once you are in Bloodlines, you stay in Bloodlines! c'est comme:
#1 - The first rule of Fight Club is, you do not talk about Fight Club.
#2 - The second rule of Fight Club is, you DO NOT talk about Fight Club.
#3 - If someone says stop, goes limp, taps out, the fight is over.
#4 - Two guys to a fight.
#5 - One fight at a time.
#6 - No shirts, no shoes.
#7 - Fights will go on as long as they have to.
#8 - If this is your first night at Fight Club, you have to fight.
la chasse est ouverte...

samedi, juillet 23, 2011

Le temps

Je me souviens de la poétique démonstration d'Edward Norton dans" l'illusioniste", il fait passer une orange, d'une main à l'autre, en expliquant que le temps peut être très lent ou très rapide. Non seulement le temps à ces qualités, si on peut appeler ça des qualités, de devenir élastique, mais aussi de s'imprimer plus ou moins vite dans nos esprits. Le temps se lie aux souvenirs mais les efface très vite, il s'incruste pour un temps, si on peut dire, que l'on pourrait considérer comme magique, dans nos corps avides de sensations, presque par surprise et puis il s'efface comme les volutes de fumées produites par un souffle rauque. Il fait voyager, beaucoup voyager... On m'a dit un jour que je voyagerais beaucoup, j'ai répondu non, mais il (celui qui m'a dit ça) a précisé, que je voyagerais beaucoup avec mon esprit. 15 ans plus tard, je me dis qu'il devait avoir raison, encore une histoire de temps. Je voudrais, tout comme le Jean-Jacques de David Foenkinos, devenir le temps, pouvoir aller vite et puis très lentement, mortellement lentement, faire suer ceux qui attendent, les envoûter et les enserrer comme un boa constrictor qui s'enroulerait autour du cou de ceux qui vont trop vite et ne pensent pas à moi, moi le temps. (oui, oui, je souris!), ou bien les laisser seuls et les regarder, entre deux portes, ne pas m'avancer dans la pièce et ne pas reculer. J'aime l'idée, toujours d'après Foenkinos, que la personne qui me regarde se dise: "elle a un rapport érotique aux portes". Mais là je m'égare et redeviens moi, suivant les méandres du temps qui passe...