vendredi, septembre 30, 2005

la rage

Je crois que j'ai la rage, bientôt des filets de bave s'écouleront de ma bouche distordue. J'ai rêvé qu'un toubib me disait que j'étais en manque d'acier et que mon sang se disloquait. Drôle de rêve ou peut-être pas, c'est ma vie qui se disloque, qui dysfonctionne. je n'ai plus envie d'écrire et j'en meurs d'envie, je manque de temps, j'ai l'impression d'être submergée de choses inutiles, de perdre mon temps à des conneries et de ne jamais arriver à l'essentiel. Je me trouve trop faible, mais trop violente, impossible de faire la part des choses, je bouffe la gueule de tout le monde. Je n'arrive plus à retrouver la paix. Là, bordel de merde, j'ai vraiement besoin d'un miracle. Une chose imprévue qui me sorte de cette spirale, je m'aimais mieux quand j'étais frivole et inconsciente...

vendredi, septembre 23, 2005

22/09/05
Bientôt je serai là, dans un ailleurs, un autre monde, une extraction de la réalité pendant quinze jours, une autre dimension, d’autres gens, un nouveau monde. Que l’Argentine cesse de pleurer, j’y viens d’un pas chaloupé. Rencontre de cousins jamais vus auparavant et du « black Glacier ». ce que j’aime dans les voyages c’est les gens, des histoires qui marchent…

23/09/05
Voici où j’aimerais en arriver. Certaines phrases lues au gré d’un magazine ou l’autre mettent l’accent sur ce que l’on pense exactement au moment précis où on les lit. Dans le Vif/l’Express de cette semaine (je n’achète jamais ce canard) : « …en grec esoterikos signifie « de l’intérieur ». Forme de pensée, style d’imaginaire aux modes d’expression variés (littérature, poésie, musique, peinture) , l’ésotérisme s’apparente à une teinture inhibant des matériaux divers auxquels elle confère une couleur spécifique. Il repose sur une intuition primordiale : la nature renferme une harmonie universelle, d’origine divine ou non, dont l’homme peut faire éclore des principes en recourant à la puissance des symboles et des allégories. Cette connaissance – la gnose- permet de faire le lien entre l’âme et la nature vivante, peuplée d’entités intermédiaires telles que les anges, les saints et les esprits. «Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut» enseigne l’hermétisme, l’une des doctrines fondatrices de l’ésotérisme traditionnel. L’initié apprend à cheminer au-delà du réel, en suivant la voie tracée par ses maîtres. Il saisit les correspondances et les analogies entre le microcosme, c'est-à-dire l’homme, et le macrocosme, le monde, grâce à l’interprétation des textes prophétiques et le recours à des méthodes précises : l’alchimie, l’astrologie ou la méditation.»

Pour moi, il n’y a que la méditation que je pratique de façon sauvage, n’importe où (toujours le manque de structures) et les tarots pour l’expérimentation et l’interaction avec les autres. Les maîtres étant librement choisis et très souvent aléatoires, même si il m’arrive de plonger dans les bouquins d’Eliphas Levy, la plupart sont des textes de vulgarisation scientifique sur le DNA et les dernières découvertes de physique… Tout est lié pour moi, toujours les morceaux du puzzle. Mais je me dis de plus en plus que c’est en étalant toutes les pièces sur la table que je commencerai à voir une image se former.

jeudi, septembre 15, 2005


L’objet est lourd, je l’ai à peine touché, il sent bon l’encre fraîche, je l’ai caressé, à peine ouvert. Bien sûr, il y avait le « Brooklyn follies » d’Auster, mais je n’ai pas résisté à l’attrait de « Cosmos incorporated ». J’aimerais donner une dernière chance à Dantec, celle d’être moins compliqué, lui donner l’opportunité de me nourrir encore. En même temps, me suis procurée un hors série de « Science et Vie » sur l’émergence. Du chaos, mais pas de hasard, il est temps que j’établisse les connections de tous les sujets récemment (ou anciennement) découverts, devenir une synergiste et progresser dans la Faculté. J’aimerais juste trouver quelqu’un avec qui partager les connaissances, les découvertes…

lundi, septembre 12, 2005

J'ajoute aussi le Grenier de Loutre que j'aurais du installer ici depuis longtemps...Je soigne mes trois lecteurs.

vendredi, septembre 09, 2005

Un petit hommage à ceux qui prennent le temps de venir me lire et dont j'aime les écrits : Carnet Urbain

Incroyable, cette impression d’être là, sans être là. Je parle avec des têtes d’iceberg, impossible d’atteindre ou de voir les couches inférieures, pas de contact, pas de vraie communication. Mon Homme me manque, c’était la seule personne avec qui je communiquais vraiment. Un fantôme maintenant, hybride, et en perpétuelle et cynique transformation, si loin que j’en ai le vertige. Je voudrais retrouver les rires qui traînaient toujours au fond de ma gorge, le goût des petits bonheurs, mais ces salauds ont déguerpis en douce. Pour combler, je robotise. Suis-je responsable de tout ce foutoir… ?
Pour me consoler je parle aux corneilles, elles entendent mes pensées et m’accordent de temps en temps, une attention curieuse et minutieuse, le regard fixe, sans lâcher prise. Mon esprit est-il suffisamment chaotique que pour pouvoir appréhender leurs sages discours ? Elles me parlent de l’âme, celles qu’elles sont chargées de transporter, les âmes qui n’ont pas terminé leur parcours. Elles les accrochent à leurs plumes, miroir de l’arc en ciel, gouffre fascinant, reflétant les couleurs du cœur, et les déposent là ou les attend, la suite de leur chemin.

Mais aujourd’hui, j’ai un drôle de sentiment de rapprochement, comme si je pouvais m’installer dans la peau des autres et ressentir ce qu’ils sentent, pensent, bon ou mauvais. Première leçon des corneilles, le sentiment quantique.

mardi, septembre 06, 2005

Me suis paumée en haut, j’ai pas pris de petite laine et je me regarde toujours bouger comme un pantin. La preuve, je rêve de marionnettes. Ma main gratte mon crâne avec acharnement, mais rien n’y fait. Je reste spectateur. Il me faudrait une colère noire ou un bonheur imprévu, un miracle. Mais pourquoi me plaindre quand je vois tous ces gens en Louisiane, les regards effarés, l’incompréhension. La terre se fâche méchamment, et on s’obstine à ne pas vouloir comprendre. D’un autre côté, je ne me sens pas vraiment concernée, marre de la surenchère dans les medias, ça me donne la nausée, je n’ai pas tendance à faire l’autruche, mais là, c’est trop. Un doigt pointé, sur notre impuissance, sur notre faiblesse. A quoi bon pleurer si on ne peut rien faire, juste regarder la misère, être sidéré par l’incompétence. Constater l’hypocrisie…
J’ai la chance d’être ici, d’avoir un toit, d’être avec mes filles. Est-ce que celle-ci a assez de vitamines, faudrait l’emmener chez le dentiste. Ah, je dois réviser les calculs avec celle là, pendant que je fais mentalement la liste des courses et que je me demande comment devenir meilleure, si j’ai réussi mon concours, si un jour on va m’aimer comme je le mérite ?...Est ce que j’arriverai un jour à avoir suffisamment de souffle pour écrire ce que je veux… Bref, des petites préoccupations quotidiennes, comme devaient en avoir ceux qui sont là maintenant, flottant sur les eaux sales du Mississipi.