Je me jette, d'un bord à l'autre du monde. Qu'est-ce que ça fait du bien de s'arrêter, de reprendre possession de soi-même, de voler du temps pour le modeler à son image, c'est bon de remodeler les mots. Maintenant je peux recommencer à écrire, pur plaisir, masochisme attendu. Je frôlais l'apoplexie, la crise de panique, j'arrivais plus à dire stop!
Un petit Chardonnay à 4 heures de l'après-midi, ah! Je reprends les carnets, là où je les avais laissés, le bic toujours coinçé dedans, en attente de la suite. Des carnets où je me demande si Satan a un but, si oui, quel est-il?
Une autre page me rapelle mon collègue, celui de qui je n'attendais rien et qui m'a drôlement surprise: "C'est quoi la féquence parfaite Ari?". "48" qu'il me dit le sourire en coin
"48?", je le regarde probablement avec un grand point d'interrogation dans les yeux
Il dit: "Douglas Adams", et le lendemain, il revient avec le livre. Il me fait penser à Popeye jeune, il a l'humour Kaurismakien, la même nationalité, ça doit rapprocher.
Autre moment des carnets, moments arrachés à l'étude, le côté sombre des hommes, pourquoi, la torture, la mort, pourquoi cette fascination...
Extrait du 10/11/2004, carnet vénitien:
..."J'aimerais que chaque mot trouve sa place et "résonne" dans le coeur de ceux qui liront. C'est l'unique moyen de faire d'un livre, une bombe. Eclairer l'amour que tout le monde oublie, exploser à la vue de tous, que la réalité soit "une". Que les mots deviennent aussi évidents que deux avions s'écrasant dans l'âme. Que vienne le jour où chacun sera son propre héros et celui de tous. Que chacun soit le Dieu protecteur de l'autre, s'oublier pour mieux se voir".
Extrait 03/02/2005
Je n'aime que les barbares, la poésie occulte et l'artillerie lourde. J'aime les cafés puants où je peux écluser des bières en faisant rires des routiers. J'aime la femme que je suis, mais pas celle que tu vois. je ne suis pas folle, pas morte, plus jeune. J'inventerai la première femme avec un look Clint Eastwood ou Steve MacQueen, ce charme là au féminin et j'aurai l'âme et les mots de d'Hubert Selby, un démon quoi.
Old Boy : "Ris, et le monde rira avec toi
Pleure, et tu pleureras tout seul.
jeudi, juin 30, 2005
mercredi, juin 29, 2005
Kalachnikov, kalachnikov!... ca pulse et s'accroche dans l'oreille, des chevaux galopant, c'est du serbo croate, je vous le jure. Bregovicz donne envie de s'oublier, de n'être plus qu'une note sauvage, une lame à se planter joyeusement dans le coeur. je me liquéfie dans le jardin, je revis, je veux continuer, pas de panique, l'horizon s'ouvre comme une gueule de crocodile. Un jour je danserai comme la gitane de "Gadjo Dilo", du naturel et de la ferveur. Instinct tribal toujours présent, dévorant mais caché. les déserts sont nécessaires à la progression, un symbole de l'apprentissage, j'ai de l'eau entre les doigts. Je plonge dans le livre d'Enoch, les anges sont tombés amoureux des femmes et autres polars qui me tiennent éveillée, parfois je dors, de moins en moins. Je n'ai vu qu'un film, non deux: "Old boy" tourne en boucle sur mon DVD, et je suis obsédée par Romain Duris, petite crapule perdue "de battre mon coeur s'est arrêté" (en fait il bat trop fort). Que Jean-Balthazar soit avec moi!
A cet examen de fous, Popeye flottait au dessus de moi comme la mariée dans "Underground". En attendant les résultats, je bois et je divague, j'ai d'absurdes conversations, je parle de nids de perruches à mes collègues qui rient sans savoir pourquoi. Pour me détendre pendant ces mois débiles, j'allais écouter les grenouilles dans le petit parc en bas de la rue de mon bureau, quel boucan! je regardais leurs joues se gonfler comme des chiques, ça me fascinait. Je suis transparente, moi qui ne l'ai jamais été, sensation étrange que celle là. La nuit je zappe et rencontre au détour Marcello et Nico dans la "Dolce Vita", tout devient surréaliste. Je suis au-delà, mais je ne sais pas au-delà de quoi?
A cet examen de fous, Popeye flottait au dessus de moi comme la mariée dans "Underground". En attendant les résultats, je bois et je divague, j'ai d'absurdes conversations, je parle de nids de perruches à mes collègues qui rient sans savoir pourquoi. Pour me détendre pendant ces mois débiles, j'allais écouter les grenouilles dans le petit parc en bas de la rue de mon bureau, quel boucan! je regardais leurs joues se gonfler comme des chiques, ça me fascinait. Je suis transparente, moi qui ne l'ai jamais été, sensation étrange que celle là. La nuit je zappe et rencontre au détour Marcello et Nico dans la "Dolce Vita", tout devient surréaliste. Je suis au-delà, mais je ne sais pas au-delà de quoi?
jeudi, juin 23, 2005
pffffff!
Hi!hi! me voilà subrepticement sortie d'un tunnel de calculs (pas aux reins)de géographie européenne, de "merde je savais pas que j'étais aussi nulle en français" et raccourcis clavier débiles dont je ne me servirai jamais. Ca n'a pas empêché ce qui me sert de cervelle d'entrer régulièrement dans des ébulitions colériques (foutus français qui disent non à euh! ben ils savent pas trop quoi en fait), mélancoliques (c'est quand que je serai riche?)ou neutres (c'est comment que je m'appelle encore?). Maintenant la voie est libre et je décompresse... je réfléchis et je reviens, enfin ché pas encore...
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