lundi, novembre 08, 2004

Le reve du loup

Les rêves parfois, m'emballe trop fort. Je voulais m'installer devant la télé, regarder Bacri et Emilie Duquenne, dans "Une femme de ménage", mais je vois des roses partout. J'ai des conversations avec des gens qui marchent à l'envers, ça met du chaos dans l'âme. Impossible d'écrire mille pensées à la fois, c'est un flot indomptable, un mot saisi ici et là, des secondes magiques. Dans ce rêve virtuel on ne rencontre que des esprits, un peu comme au paradis, mais on est souvent déçu par la réalité des corps et de la chair, on a peur de décevoir et de n'avoir que cette enveloppe à présenter. Je sais que la danse me transforme, qu'elle éblouit, c'est la tribu que j'ai en moi, qui tout à coup fait surface et séduit, détachée de ma volonté, un éclat sauvage qui ne parle que d'instinct, une louve de l'autre côté de la rive. Cet animal est présent, depuis que j'écris, depuis longtemps, même si c'est présomptueux, c'est ce que je ressens, c'est le regard que je donne parfois, je rêve tout haut...

mercredi, novembre 03, 2004

J’ai le cœur qui fait des petits bonds et pas envie de travailler, après 4 jours de congé à me plonger dans « Civilisation III », je n’ai plus pied dans la réalité, au moins, je cesse de penser, je dors bien, l’activité trépidante a cessé dans mon crâne, maintenant je peux reprendre mes réflexions.
Après les mails de Frank D à propos de mon blog, j’ai les ailes qui poussent et qui cherchent le soleil (nan, mon nom n’est pas Icare !).
« Solid » est le mot qui pourrait exprimer mon état d’esprit actuel, j’avance… Il y a encore quelques tiraillements vers l’arrière, des mauvaise habitudes à éliminer, mais j’avance (nan, pas comme un âne !), l’horizon s’ouvre à nouveau. Il peut toujours s’ouvrir. Souvent quand on vieillit, on pense que l’univers rétrécit, jusqu’à ce qu’on se rende compte que c’est seulement notre esprit qui devient plus petit, engoncé dans ses habitudes et ses routines, ses mécanismes erronés. Pas toujours évident de changer, d’ouvrir, parce qu’évidemment, ça ne se fait pas sans douleur, et la douleur personne n’en veut. Pourtant, comme dit ma théologienne de copine : « on doit tous morfler pour comprendre, c’est dommage, mais c’est la seule manière d’apprendre ». Qu’est-ce qu’elle m’a fait rire ce jour là.