vendredi, octobre 29, 2004

J'ai les hormones qui se mélangent, ça fait chaos à l'intérieur et résonne dans les deux hémisphères. Je déshabille les peurs jusqu'à les voir bien clairement, y en a qui sont insidieuses, on croit qu'on a pas peur, puis si, on l'avait pas vue. Ca se planque bien ces petites bêtes là. Je pèle, je comprends de plus en plus de choses avec mon ventre, enfin c'est là que je sens et que j'écoute. Je retrouve invariablement Colin Wilson sur mon chemin. Faudrait vraiment que j'aille faire un petit tour en Cornouailles, tant qu'il est encore vivant, tant qu'il reste une chance de le rencontrer et de discuter avec lui. Fait longtemps que ça traîne. Mouvement à mettre en action. Le désir ne doit pas être assez brûlant. J'avais commencé une lettre : "Dear Mr Wilson...". J'ai pas été plus loin, encore une tite peur à évacuer.

vendredi, octobre 22, 2004

Après qu'on m'ait dit que j'étais merveilleuse, j'ai pris mon sac, l'ascenseur, 7 étages, en sortant par la porte tournante me suis allumé une cigarette, trop de vent, j'ai tourné, me suis retrouvée à me battre avec le soleil qui éblouissait mon regard, mis les écouteurs sur mes oreilles et commencé à marcher, "It Began In Afrika", j'avais envie de courir, comme Lola... emportée par le rythme, aujourd'hui, pas de bus, pas de métro, rien que mes pieds (aux semelles de vent, si, si j'ose!). J'ai pas lu, j'ai regardé les gens. Au début, ils semblaient tristes, mais au plus on avancait, au plus j'avais l'impression que ça s'animait, que l'idée du vendredi et le soleil faisaient du chemin dans leur têtes endormies. Maintenant, je suis à la maison et je sirote un mojito, en machouillant les feuilles de menthe (indispensable au plaisir). j'aimerais bien repartir, sortir, renifler l'odeur de la nuit, des gens dans la nuits. Thanks to Neo, he is retoxing the freak in me...

mercredi, octobre 20, 2004

… «Lorsqu’un être se trouve en résonance lucide avec la force incommensurable du réel, il entre en contact avec une dimension où la coïncidence devient loi et se fait véritablement « magique ». Cependant, contrairement à ce que colporte la rumeur, cette magie ne serait pas un pouvoir surnaturel sur le monde, mais simplement la découverte de ce que les Tibétains appellent le Drala, c'est-à-dire la sagesse du miroir cosmique. Drala est formé de "la", au dessus, et de "dra", ennemi, conflit : au-dessus des conflits, au-delà de l’ennemi. C’est donc une sagesse dépourvue d’agression.»
(In «Le jeu du Tao»).

Disons que je commence moi aussi à découvrir le « drala », c’est vertigineux et effectivement magique. J’ai lu cette phrase ce matin dans le train, à côté d’une dame qui lisait : «Terre nouvelle, les sauts de Gaia». Au-dessus (pas de l’ennemi, non !) de mes lunettes, je regardais un beau mec aussi, faut que je retrouve la vue des autres, alors je m’entraîne, c'est pour l'énergie sexuelle à transmuter.

lundi, octobre 18, 2004

Psychic

J’ai des lunettes pour la première fois de ma vie, qu’est-ce que je vois bien quand je lis maintenant, c’est comme si les mots prenaient une autre dimension… Je suis plongée dans la lecture de « Psychic Reality » de Bob Cracknell, j’aime beaucoup quand les déménageurs se mettent à écrire, des tripes mises en mots, d’autant plus qu’il doit son succès à Mister Wilson soi-même, Cracknell est le praticien de la Faculté X, un « Frank Black » britannique.
Mon compteur de posts reste ostensiblement bloqué à 380. j'expérimente l'espace que prennent les émotions, j'essaie de les détecter, d'ausculter le silence...

mercredi, octobre 13, 2004

blue

La solitude est la rançon de la non gloire, je l'ai connue si fort et si bien que j'en sais tous les recoins. je la croyais partie avec son grand manteau d'argent, mais voilà qu'elle se repointe. La seule différence, je sais quelle gueule elle a, je peux la voir venir avec son petit sourire cynique, son sac à malices, ses vomitifs et ses entourloupes. Bitch! you won't get me this time! Is God going to send a little boy blue for the little girl blue, pleazzzzzzzzeeeeee!
Ma tête est trop pleine d'autre chose pour m'encombrer d'elle, je dois choisir encore et toujours, parfois ça fatigue, j'aimerais bien me reposer un peu, poser ma tête sur une épaule qui pose pas de questions et plus penser à rien, juste être là et profiter de l'instant qui passe, le regarder passer, le prolonger...Bon! j'écoute Nina Simone OK!

mardi, octobre 12, 2004

think!

"Whatever your mind can conceive and believe it can achieve. Most ideas are still born and need the breath of life injected into them through definite plans of immediate ACTION. " N. Hill.

Ce mec est un guru pour moi, en 1937 il avait tout compris et le titre de son livre est un leurre, le miroir d'Alice, ne vous y fiez pas, il y a deux grilles de lecture possibles, bien précises, on est prêt à voir la bonne ou pas, c'est aussi con que ça.

Pour moi, il n'y a plus de retour en arrière possible, j'ai ouvert des portes et suis obligée de parcourir le chemin, âpre, rocailleux, je me tords les pieds à chaque pas, j'ai la tête en sang à force de réfléchir, j'ai cessé de dormir et je m'écorche les bras à tous les buissons, je passe des nuits à pleurer parce que j'ai l'impression de me tromper, la journée je ne suis plus que détermination et constate les résultats positifs, je suis le lapin blanc et regarde, expérimente ce qu'il veut bien me montrer. Il y a une indescriptible force qui me pousse en avant et me fait avancer comme une mécanique, je sais qu'au bout, il y a quelque chose d'extra-ordinaire, quand j'y serai, je vous en parlerai... mais je crois que je ne suis pas au bout de mes peines, tout ça ne fait que commencer. J'ai cherché à rencontrer ce que je pressentais, toute ma vie, cette réalité invisible que l'on ne peut voir que lorsqu'on parvient à changer sa perception , à changer les paradygmes, mais putain qu'est ce que c'est dur!!! au plus j'avance, au plus je suis seule.

mardi, octobre 05, 2004

J'aimerais bien rencontrer Nick Tosches ou Jésus Christ, je veux apprendre des choses tout le temps...

lundi, octobre 04, 2004

Semailles

Incroyable constat de se rendre compte qu’au plus on est dans le juste, au plus les gens dont la petite vie est bien balisée, essaient de vous persuader que vous avez tort, que vous vous tromper de chemin, ça c’est dans le meilleur des cas, dans le moins bon, on essaie systématiquement de démolir tous vos arguments, sans se rendre compte que finalement on s’enfonce tête la première dans sa petite misère rassurante, contemplation ostentatoire de son kiki à soi tout seul et vision que l’on veut globale par le très petit bout de la lorgnette. Conclusion on se barde de clichés et autres lieux communs. (Je peux bailler ?)
Le discrédit, la (con)descendance et le mépris étant des armes à grande utilisation. Quelqu’un qui sort des normes c’est angoissant, ça fait peur, il faudrait, si on accepte le discours, pouvoir se remettre en question, et ça, c'est dur, je veux dire une profonde envie de changement. Lâcher toutes ses anciennes croyances pour en finir avec les prisons de nos esprits, après tout, on récolte toujours et très exactement, ce que l’on sème (s’aime) à tous points de vue, richesse, misère, maladie ou bonheur... Trouver les compagnons de route, mind alliance (MontAlsem).
La mort ne doit-elle pas nous trouver vivants ?

Chanson : « I’m gonna live, I’m gonna live, I’m gonna live, until I die ! » The Frank
Lecture : Pamphlet : « Contre l’Amour », portrait saisissant des couples actuels et de leurs petites et grandes misères, comparaison judicieuse entre démocratie et mariage, des libertés extrêmement balisées des deux côtés, et on s’impose ça tout seul comme des grands, autant savoir pour éviter d’entrer dans le schéma, c’est de Laura Kipnis.
Cela dit, j’ai bien failli le foutre au feu, mais comme je suis en phase "persiste et signe", les découvertes sont en fonction, délirantes et enivrantes souvent.
Cinema : revu « Matrix » premier volet, en pleurant, est-ce grave docteur ???
Découverte : je me plonge dans les ondes hertziennes, le spectre radio et le spectre cérébral, toujours entrain de chercher des liens…