dimanche, mai 30, 2004

Je tourne comme le chat, je cherche LE bon emplacement, je regarde mon Jameson passer dans mon gosier, j’attends l’effet… Les dimanches m’ont toujours ennuyé, vient d’aller voir “Kill Bill, deuxième opus”, vu Bill, at last. David Carradine est vraiment quelqu’un que j’aimerais rencontrer, j’aimerais avoir une conversation autour de deux verres au contenu sec et décapant, savoir ce qu’il a dans la tête, et peut-être qui sait, avoir une vision rapide et volée de son âme. Certaines personnes nous attirent irrésistiblement, miroir éphémère de soi. Devrais peut-être écrire des scénarii, redevenir critique de cinoche, écrire un best seller pour lui, initiatique bien entendu! gagner au lotto, does the miracle come close? Not yet, not now. Putain!!!!! Ce que la patience m’énerve, je vais finir par devenir sage à force, je suis sage, beaucoup trop, comme un volcan qui couve, un qui crachouille de temps en temps, mais qui n’a pas l’opportunité d’exploser, juste siffler un petit peu, ssssssssss! Voudrais me défaire de la tristesse qui me colle au coeur, aux tripes, elles deviennent muettes mes tripes, ca va pas, ca va vraiment pas! Je ne me reconnais plus.


Bon je m’installe Wolfie sur la plaque, je voudrais trouver le lien caché entre les éléments quantiques, la musique, le DNA, les spirales, la théorie des cordes, l’amour et les chamanes, je sais qu’il y en a un , évident, mais je suis aveugle. Va pour un “Laudate Dominum”, ça me donnera peut-être de l’inspiration, respiration. Musique et DNA sont assez proches. Ce lien est là, je le sens proche, insaisissable, je le touche en toute inconscience, j’aimerais le faire venir à la surface, le faire éclater, me taper sur le front, recevoir une pomme sur la tronche, avoir l’idée qui me tiendra debout, ça me donne froid, la chair de poule, la pelle d’oca… Finalement je crois que j’aimerais bien être Mozart, beuh non, c’est pas présomptueux, lui il né comme ça, non? Moi, je travaille pour le devenir, nan?

vendredi, mai 28, 2004

I'm not a grown up girl... ou le syndrome de Peter Pan, je veux garder mes rêves de petite fille.
I am the sun, I am the air, I am human and I want to be loved, just like anybody else...

dimanche, mai 23, 2004

Merci à Taliesin's log et MIR de m'accrocher à leurs superbes blogs, ça fait drôlement du bien à l'âme (et à l'égo aussi)...

jeudi, mai 20, 2004

Le 29 mai 2003, j’écrivais : Les démons ont fini de faire du bruit, de me narguer. Ils ne peuvent plus me présenter le miroir alouetiste de l’amour éternel, celui qu’on ne trouve jamais. Je ne regarde plus le vol des corbeaux. Pourtant, je les aimais, les invitais dans mon antre, pensant qu’ils pouvaient être mes amis, moi capable des les apprivoiser. Ils m’aveuglaient, installant un paravent devant l’amour vrai, là dans ma maison.
Alors, Mon Homme m’a montré sans le savoir, ce que serait le futur sans lui, il m’a fait entrevoir, dans une fenêtre de douleur, ce que je serais, si il n’existait pas. Il a fait fuir les démons, aussi surement qu’un ange de lumière, dont la seule présence leur aurait été insupportable, avec comme arme unique, un amour infini…
Il y a dans l’air, un parfum enivrant, rempli de désir et d’instinct. Il est doux de se laisser bercer par un rayon de miel doré, croyant que les démons sont loin, sachant aussi qu’ils risquent de revenir, mais que cette fois, nous saurons les faire fuir, d’un simple geste de la main, ouste! Parce qu’au fond des yeux noirs, je vois une lumière proche de la lueur du paradis. Pleins d’une promesse que toutes les femmes devraient voir dans les yeux de leur amant.


Un an plus tard (comme au cinéma!), ou presque, je me retrouve en enfer, pourtant, il y a ce même parfum dans l’air, le rayon de miel, mais les démons sont revenus à la charge, plus forts que jamais, mes deux mains, ma cervelle, mes pieds, ne suffisent pas à les éloigner, j’ai beau les attaquer sous tous les angles, ils résistent et cette fois je suis seule à essayer de les repousser, pendant que l’Homme leur tend les bras avec avidité, il a un nuage blanc devant les yeux. Je n’ai rien vu venir, trop occupée à porter des briques pour construire et à compter les sous pour l'avenir. Je ne vois plus le petit bout de paradis, que des ténèbres paralysantes et glauques.
Maintenant j’ai très mal au dos. Je ne sais plus ce que je porte, ni pourquoi.
Je lis des phrases qui me font pleurer : “”dans ce moment où la fuite est le seul geste qui empêche de hurler…”
Envie de jeter les bras vers l’arrière et de me redresser toute droite, pour me débarasser du poids mort, mort depuis trop longtemps. Je me sens comme une mère qui ne veut pas lâcher le cadavre de son bébé. L’heure de la libération n’arrive pas. Cette fois, elle se fait attendre, minaude, fait des pirouettes, se montre et se cache vite, m’énerve. La fuite est la seule attitude que je n’ai pas encore pratiqué dans cette vie, tout comme le chamanisme, mais je ne suis même plus capable de fuir, enlisée dans un marais-marasme, jusqu’à la gorge. Je vais devoir passer la fenêtre de douleur, mais j’en ai marre de la douleur, comme Corine Sombrun dans son Journal d’une apprentie chamane dit : “c’est con la douleur, ça empêche de donner, ça empêche d’apprécier les derniers jours. Les derniers instants. Ceux qu’on va regretter toute sa vie d’avoir mouillé de ses pleurs. Sourire, s’ouvrir. Ca ne sert à rien la douleur. C’est égoïste la douleur”.

Je voudrais juste savoir, comment on fait pour l’arrêter?

mardi, mai 18, 2004

J’ai compris, faut que je vomisse. La douleur, c’est comme alien, chez moi elle n’est pas accrochée aux poumons, mais aux tripes. Hayahuasca, c’est ce que l’apprentie chamane prend pour se nettoyer (comme dans Altered States : I’m gonna get the mother fucker !), parce qu’il s’agit bien d’un nettoyage, sérieux décrochage en vue. Je vais cueillir les champignons dans le bureau de mon boss…. Tsssss.
Mon âme se serait-elle enfuie ? Est-ce la conséquence du manque ? Peut-être que cette âme déçue, déserte le corps pour éviter la souffrance, un corps sans âme ne peut plus souffrir, presque plus, c’est juste un corps, coupable de non désir. Je retrouverai mon esprit dans un regard, mais pas n’importe lequel, pas n’importe où, pas n’importe comment, peut-être même pas n’importe quand. Je le sais. Quand je serai occupée à faire autre chose. Pour reprendre la citation préférée de l’Homme, empruntée à John Lennon : « Life is what happens to you while you are busy doing something else. »
A psalmodier intensément… en guise de prière. Je ne m’explique rien, incapable de comprendre ce qui m’arrive, mais les choses arrivent-elles ? Je trouve fatiguant (épuisant) de devoir toujours se considérer comme responsables de tout, parfois les choses arrivent, c’est tout, on n’est pas responsables, c’est juste comme ça. Et si je le suis, alors putain de bordel de merde !!! j’ai un sérieux karma négatif…

lundi, mai 17, 2004

Je ne veux pas renoncer à mon statut de baroudeur-déesse-femme, parce que j’aime ça. J’ai beau avoir l’âge que j’ai, l’aventure me tente toujours. La libération vient toujours à qui sait attendre. (bon ouais! Je suis pas très patiente, mais j’apprends!). Ce que j’attendais arrive, en mini doses, parcimonieuses. J’aime rencontrer des maîtres (on en croise tous), et apprendre, mais j’aime aussi qu’ils apprennent de moi. Jusqu’à présent j’avais vu l’apprentissage à sens unique. La force est là (nan, je refais pas Star Wars!).

vendredi, mai 14, 2004

Je ne crois plus en rien ! Me suis acheté le livre de Siri Hustvedt, « Tout ce que j’aimais », dédié à qui ? On se le demande… Je crois que les femmes aiment décidément plus fort que les hommes, plus de conscience ou d’inconscience… dans les extrêmes ou dans la fuite. Aussi acheté «Le Journal d’une apprentie Chamane», j’espère que je vais pouvoir expérimenter, déjà que mon boss est persuadé que j’ai semé des champignons hallucinogènes dans les plantes de son bureau. J’ai juste replanté celle que j’avais renversé, puis effectivement, y a des champignons au look étrange, on devrait peut-être essayer pour voir (« Voir » comme Carlos Castaneda). Ca fait longtemps que le chamanisme me tourne autour et que je fais semblant de rien, mais les signes, souvent, ne trompent pas, je sais qu’un jour il faudra que j’y plonge, entrer en transe, oublier la dualité et aller au-delà, un rêve… euh! un jour comme aujourd’hui par exemple…

mercredi, mai 12, 2004

L’univers respire, vous l’entendez ? Il inspire entre en expansion, et expire violemment, se contracte. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Si on ne respire pas avec lui, on est coincé, perdu dans ses poumons gigantesques… Je viens de me brûler la langue et suis prise au piège dans un poumon d’acier, dans un moment de contraction intense. Je cherche le dénominateur commun entre l’ADN et les vibrations universelles, les cordes de la théorie pourraient-elles se présenter sous la forme d'une spirale, sous la forme d’une échelle qui tourne sur elle-même. Et si oui, quelle en est la signification philosophique ou spirituelle ? On dit que les chamans voient cette échelle dans leurs visions, on dit que leur savoir atavique vient de cette vision, qu’ils guérissent parce qu’ils ont une connaissance intrinsèque de la génétique.
L’échelle ADN est semblable, en petit, à cet univers gigantesque, et on le sait depuis longtemps. Enfin, les magiciens le savent depuis longtemps. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas…

jeudi, mai 06, 2004

Tout bien réfléchi, si! j'en ai des "comments". Rasez lui les cheveux, ajoutez un zeste de barbiche, vous obtiendrez le portrait de mon homme. Un détail tout de même, je ne peux plus dire MON homme. En plus, ils ont le même âge!

mercredi, mai 05, 2004



NO COMMENT!!!

mardi, mai 04, 2004

These boots are made for walking... and that's just what they'll do...
One day these boots (héhé) are gonna walk all over you...
Je vais bientôt dégueuler ma vie, la régurgiter comme si elle n'avait plus d'importance... En a-t-elle jamais eu pour quelqu'un? Je pourrais être narcissique au point de me dire: "elle en a pour moi!", mais quel est l'intérêt si personne d'autre n'apprécie?
Je n'ai jamais été qu'une bouée. Maintenant dégonflée, je suis une vieille chambre à air cramoisie, je ne sers plus à personne, parce que le problème est là, je pensais qu'on m'aimait, mais en fait non!, je servais. Ustensile humain.
Toutes sortes d'usages m'étaient affublés; bouclier ou punching ball, maman ou putain. Je pensais qu'on crevait seul, mais je me rends compte qu'on est finalement TOUJOURS seul, à tout moment de sa vie...
Les mots "compagne" ou "compagnon", n'ont pas de signification réelle, on n'est là que pour servir l'intérêt de quelqu'un. J'étais fort naïve de penser que les gens pouvaient être là sans intérêt, juste pour aimer béatement, comme moi je l'étais, l'idiote qui ne pense qu'à aimer ou à trouver du bonheur, du bon temps, l'imbécile qui avait l'extrême cuistrerie de penser qu'elle avait des droits. Je comprends maintenant l'acharnement de certains à vouloir me "remettre à ma place", (soit au plus bas), surtout pas de prétention s'il vous plaît! Non mais! pour qui elle se prend celle-là? L'indignation leur dégoulinait par tous les pores, mais j'étais aveugle et téméraire.