jeudi, juillet 31, 2003

Un jour, une petite fille dit a son petit frère : "Hier, c'est le passé ; demain, c'est le futur et aujourd'hui, c'est un cadeau,

c'est pour ca qu'on l'appelle présent. " (Andreanne 6 ans)
reçu ça dans mon mail, en plus c'est à Venise, mais je peux plus, ouinnnnnnnnnn, je veux y aller, j'appelle miss abondance, pourvois siouplaaaaaaaaaait...

Bonjour,

Le 30 août la première internationale de "The Human Stain" aura lieu,
pendant le Festival du Film à Venise. Pour supporter cet événement le
réalisateur Robert Benton de même que quelques membres du cast
(impressionant) seront présents: Nicole Kidman, Anthony Hopkins, Ed Harris,
Gary Sinise et Wentworth Miller. Le 30 (TV) et le 31 (print) août ils
donnent des interviews, et comme distributeur peut
nominer quelques journalistes pour ce junket exclusif et unique. Les
personnes intéressées doivent me contacter le plus vite possible, de
préférence avant demain matin!

Ceci dit avant demain matin, ça m'étonnerais qu'il y ait un miracle! J'en reçois encore souvent des comme ça, chaque fois, j'ai le coeur mordu.
J’ai le syndrome de la page blanche, je suis pourtant loin d’être une star adulée de la blogosphère (cfr. Le post d’Uther), je me verrais bien en Joplin: " come on ! take another little piece of my heart, now baby ! ! ! !. Enfin non, disons plutôt que c’est le syndrome du chaos : par où commence-je ? Pourquoi tant d’idées se bousculent-elles au creux de ma petite cervelle, un mélange… Je pense toujours à Marie Trintignant, suis accrochée à son sort, à sa lumière, à son proche devenir…
J’anticipe le week-end, je prépare, fais les courses mentalement, faut pas que j’oublie les mojitos, cette nuit je ferai comme Holly Hunter dans « Always », je réciterai ma liste de courses en dormant, et puis samedi on sortira, ou on restera à la maison à se la couler douce dans le jardin. 29 degrés annoncés, on s’écrasera, soutenus par de la musique brésilienne et le saxo de Stan Getz… On verra de quoi « ils » auront envie… J'aime bien laisser couler le temps.

mercredi, juillet 30, 2003

Comme dit Jimich, Marie Trintignant approche de la septième frontière, le fil d'argent est de plus en plus ténu... ça me rend triste et je me demande, à quoi, à quoi? bordel de merde, a-t-elle renoncé? Ca m'énerve les gens qui ont pas fini de vivre et qui s'en vont quand même. C'est la deuxième fois que j'y suis confrontée cette semaine... Je sens la main de Popeye sur ma nuque, il sourit et soulève son sourcil maléfique : "toa tu ete oun mauvaize herrrbe", en roulant tout ce qui peut rouler dans sa bouche, mais surtout les R...
Enfin je pense qu'il y a pas mal de gens qui sont de tout coeur avec elle, en ce moment, j'en suis certaine.
J’ai comme une brume épaisse dans la tête qui veut pas décoller. Hier on m’a demandé pourquoi j’écrivais ce carnet. J’ai réfléchi deux minutes (moins probablement) et répondu: pour avoir un retour direct sur ce que j’écris, pour m’exercer quotidiennement à l’écriture. J’ai commencé ce blog quelques mois après la mort de Popeye, c’est une façon de le garder vivant. Elle m’a répondu : ah oui ! tu veux aller à sa rencontre… Je n’avais pas vu ça sous cet angle là, mais en y réfléchissant, je me dis que c’est probablement le cas, une manière de rencontrer sa vie, ses rêves, ce qu’il a vécu ou ce qu’il aurait voulu vivre, une façon de disposer mon esprit à recevoir les signes adéquats. Popeye a encore une chose à me dire, j’ai encore des choses à exprimer.
En fin de compte, J’ai fait un déjeuner riche de rencontres en âmes soeurs…J’aimerais que ce soit comme ça tout le temps.
Je pense à Marie Trintignant, enfermée dans une profonde solitude, peuplée de tout ou de rien, entre la nuit et la lumière. J’aime bien la femme et la comédienne…

mardi, juillet 29, 2003

Je viens d’entamer « La Tragédie d’un Optimiste » de Myriam Anissimov, livre rescapé du vol de mon sac, pourquoi m’ont-ils laissé justement celui-là ?
Un titre qui me convient bien, l’indécrottable optimiste, un livre qui entre les lignes, me parle aussi de la vie de mon père, puisque c’est celle de Primo Levi. Sauf que Popeye n’était pas juif…
Je suis impatiente, j’aimerais déjà que ce soit vendredi, j’ai hâte de revoir Piou, de faire la connaissance d’Uther, dans un texte lu hier concernant les nanotechnologies, il y avait une référence à Tir Na Nog, Nanog étant le nom d’une protéine, inspiré directement des légendes celtiques… Puis je me suis rendue compte que notre rencontre aura lieu le 1er aout, début de la fête de Lughnasadh, célébration celtique du dieu Lug (soleil, lumière) et des récoltes… On va trouver un moyen digne de célébrer ce sabbath (héhé).

lundi, juillet 28, 2003

Bob Hope, le bien nommé est mort aujourd'hui à l'âge canonique de 100 ans...Il faut le faire!
Je me sens comme Zézette dans « Le Père Noël est une Ordure » : « ch’est tant mieux, parce qu’on a tout mélanzé », parlant du cadavre découpé quelques heures plus tôt.
Z’ai pas mélanzé de cadavre, juste les nanotechnologies (vertigineux, suis pas la fille du nain pour rien !) avec le DNA, la méditation, le contrôle de l’esprit sur le corps et les nouveaux révoltés qui s’ignorent. Je secoue et on verra bien le résultat...
Ca tape sur le système (endocrinien), probablement le yaourt à l’orange et au chocolat…ben oui, je rigole.
je peux pas lire, quelle torture...
J’ai pas mangé, je me suis remplie… de crasses… Pour me déculpabiliser, me suis acheté un yaourt, Ballade, maigre, seulement voilà, c’est à l’orange et au chocolat, j’avais pas vu, j’ai vu que l’orange et je me suis dis que ce serait rafraîchissant. C’est vraiment bizarre comme goût ! et surtout pas moins salissant. Il est parfois difficile de se tenir à une étique de vie, d’essayer de manger une nourriture correcte, juste parce que j’ai cette croyance, de plus en plus fondamentale, on est ce qu’on mange… On se construit ou on se remplit, (heureusement qu’on est pas ce qu’on boit, parce que là je tiens pas la route, argh ! Enfin euh, vous voyez ce que je veux dire).
Oups, j'appuie trop vite sur "publish"
De l’élasticité du temps
Il faudra un jour qu’on m’explique, si jamais quelqu’un avait une explication à donner, pourquoi lorsqu’on est heureux, le temps rétrécit, et pourquoi, au contraire, lorsqu’on s’ennuie, il s’étire comme du caramel mou ? Aujourd’hui, le caramel est très, très mou, il s’allonge lascivement, perdant toute consistance… J’ai failli racheter « Les Portes de la Perception »(je l’ai perdu-prêté, il y a longtemps), je n’aurais pas du hésiter, je rêve de Popeye et du Tibet ( je n’y suis jamais allée, mais j’en rêve) et cherche le lien qu’il pourrait y avoir entre les deux ?

vendredi, juillet 25, 2003

Il ne me vient jamais à l’esprit que les gens puissent mentir, ce n’est que lorsque le mensonge se présente dans toute son évidence, qu’il me saute à l’esprit…appelons ça carapace de naïveté. Moi c’est confiance « at first sight » et puis après on enlève des points.

L’Italie me manque, je n’ai pas envie de me passer d’y aller, de ne pas aller boire une Margherita au Caffe Del Tasso sur la Piazza Vecchia, de ne pas me promener dans les larges allées de l’Orio Center pour des dépenses crapuleuses, de ne pas entendre les planches grinçantes du vieux théâtre magnifique, de ne pas voir les montagnes de Vall’Alta et les sommets toujours pleins de neige, de ne pas voir le dos bombé et menaçant du Monte Misma, de ne pas voir les cousins « armoires à glace », plus moqueurs que tous les merles de la terre, de ne pas entendre le vieux Enzo qui dit : « Ciao Tesoro ! », de ne pas aller rendre hommage à Popeye et entendre les récriminations du village, parce qu’il n’aiment pas la photo que j’ai fais mettre sur la pierre tombale, pas envie de ne pas aller tremper mes pieds dans le lac, pas envie de me passer de tout ça… Esprit universel, pourvoie au manque s’il te plait, fais un miracle !

jeudi, juillet 24, 2003

Voilà un scoop que les medias n'épingleront pas Les militants nouveaux sont arrivés à lire de long en large et en diagonale, en tout cas moi, je me sens drôlement concernée, édifiant et rassurant aussi...
Sun = avec, Kronos = temps, avec le temps…
Synchronicité : l’occurrence simultanée de deux événements reliés par le sens et non par la cause.

La synchronicité, c’est à dire l’événement mais aussi l’importance qu’on lui accorde et le sens qu’on lui donne, témoignerait de la concordance entre le psychisme de l’individu et l’archétype avec lequel il RESONNE.

Vu :
un ange démon qui ressemblait à Johnny Depp dans « Don Juan De Marco », sur le quai téléphonant tout son saoul, impliqué dans sa conversation, il ne voyait rien autour de lui. J’étais comme le loup de Tex Avery, paralysée et avec la langue sur la tablette, on peut donc raisonnablement se dire que des mecs comme ça existent, oui oui ! j’en ai vu un en vrai…

Lu :
Une civilisation qui se construit sur l’axe du vivant n’est plus une civilisation de la connaissance mais de la reconnaissance. On se reconnaît avant de se connaître. Cela tient de la magie

mercredi, juillet 23, 2003

Bonne nouvelle!
Suite à une projection test marathon, Quentin Tarantino et son producteur Harvey Weinstein de Miramax ont décidé de distribuer KILL BILL en deux parties.

Pour sa quatrième réalisation, Quentin Tarantino a fait de KILL BILL un hommage à tout le cinéma d'action asiatique, Japon et Hong-Kong confondus. Uma Thurman y parcourt le monde et aligne les combats délirants pour assouvir sa vengeance. D'un scénario de 220 pages, il a réussi à tirer un montage de 3 heures. Encore trop semble-t-il pour l'exploitation en un bloc.

Vu chez mes copains de cinopsis.be
Plongée dans le soufre
La sauvagerie est-elle intacte ?
Non, juste de la raison
Boring
L’ennui mon frère
Une bête grise
De l’immonde qui sommeille
Ciel décharné
Les jours avancent, les mois passent et je me pose des questions, toujours. Parfois j’aimerais que cet auto-interrogatoire s’arrête, le temps d’un silence serein et salvateur. Ma cervelle a une vie propre, je n’ai presque pas de contrôle sur cette vie chaotique. S’asseoir et méditer, s’asseoir et méditer, s’asseoir et méditer…Ecrire… Trouver les mots, apaiser le coeur, mon corps est mort…je me sens comme un loup anesthésié…

WILD CHILD

All right Wild child full of grace
Savior of the human race
Your cool face

Natural child, terrible child
Not your mother's or your father's child
Your our child, screamin' wild
An ancient rulage of grains
And the trees of the night

Ha, ha, ha, ha

With hunger at her heels
Freedom in her eyes
She dances on her knees
Pirate prince at her side

Stirrin' into a hollow idols eyes
Wild child full of grace
Savior of the human race

Your cool face
Your cool face
Your cool face

Do you remember when we were in Africa?

James Douglas Morrison

mardi, juillet 22, 2003

Il y a tout un univers dans les yeux rieurs de Compay Segundo, respect, générosité, simplicité, tristesse, amour, passion brûlante et cuba libre. Quand il chante : "Te adoro mi vida, te chiero". Tout est dit. Splendide exemple de modéllisation. Une montagne de chaleur humaine.

Il m'est arrivé de rencontrer Tom Conti (le grec dissipé de Shirley Valentine ou le compagnon triste de Mr Lawrence, Merry Christmas) et de parler de musique avec lui, en plus d'être acteur, il est aussi musicien. Deux choses importantes sont ressorties de cette conversation: La musique est un art à part, direct, dans l'instant présent, en dehors de tous les autres, un langage en soi. Impossible de s'exprimer de cette façon par le biais de la peinture ou du cinéma. Il m'a dit aussi : "J'aime être seul, mais je ne suis pas un solitaire". Constat : c'est vrai qu'il y a une énorme différence.
Je suis éphémère, volatile, cette condition est terrible ou terriblement inconstante, je n'aime plus que la passion me porte, parce qu'elle me conduit le long de petits chemins étranges et tortueux, des chemins que je ne reconnais pas vraiment, mais où je me sens parfois bien, souvent mal, absurde non?
Bailar, bailar, esso es mi vida...

lundi, juillet 21, 2003

Il y a quelque chose de mystérieux, de magique dans la nature, j'arrive pas bien à définir quoi.
Les marches à travers les arbres, les montées où on sent tous les muscles de ses jambes (c'est bon d'avoir mal parfois!) et les poumons qui fatiguent (faut que j'arrête de fumer!). Les sous bois qui attirent comme quand on se trouve dans les hauteurs et que l'on est attiré vers le vide. Oui, il y a des moments où je suis bucolique (ben, quoi! ça vous arrive pas à vous???). A la fin de la ballade, une vielle dame qui nous regardait toute émerveillée m'a dit: "vous êtes très jolie madame!". j'ai répondu: "merci beaucoup Madame". J'étais pas jolie, c'était le bonheur qui suintait de partout, et puis la promenade, ça rend beau. Si on creuse plus loin, il y a une énergie, quand tout devient tout à coup plus scintillant, avec plus de relief, plus vert, plus beau, plus chatoyant. J'ai hâte d'emmener Piou et Uther dans les petits chemins qui montent et descendent autour du mont de l'absinthe.. c'est prédestiné...

vendredi, juillet 18, 2003

Dans le mode quantique on continue, Marylin Manson[>] a un blog, ouache!!!! j'aime beaucoup...
Je fais des rêves frénétiques et récurrents dans lesquels je dois accomplir une tâche, toujours la même mais n’y arrive pas, une action du type Danaïdes. Je prends la mesûre de la lettre X, dans ma vie, l’inconnu qui m’attire comme un trou noir et la physique quantique qui m’obsède, l’idée qu’il y a des mondes parallèles dans lesquels nos pensées deviennent des mondes réels. NoLand est un lieu quantique, je ne m’en étais pas rendue compte avant ce matin, un lieu où seules les vibrations s’expriment, sur les modes que nous désirons, un lieu où tout est en perpétuelle création, infiniment modulable, ils nous faut trouver les portes, les vortex qui vont nous permettre de passer dans une réalité totalement créée…
Dans le métro, une femme disait avec ferveur : « Ce n’est pas la réalité, ça c’est la réalité », en tapotant plusieurs fois de suite sur un livre. Je n’ai pas eu le temps de voir le titre, ni d’en entendre plus, je devais descendre, quelle frustration !

jeudi, juillet 17, 2003

"... La physique newtonienne faisait de nous des particules de matière. La physique quantique, elle, voit plutôt en nous quelque chose comme de l'excitation à partir de rien! des excitations d'énergie dynamique! Tout, cette table, ces verres de vin, vous et moi ne sommes que des ondulations, des vagues d'énergie dynamique.

Les vagues en mer naissent de la mer. Quant à nous, nous naissons du grand vide quantique... Quelque chose que l'0n pourrait comparer à un étang immobile, un étang d'énergie au repos, une mer de potentialités... Qui est une source d'énergie fantastique, la source de tout ce qui a été, de tout ce qui est et de tout ce qui sera."

Danah Zohar (ché pas si c'est son vrai nom, mais en tous cas c'est drôle)
Une pensée musicale pour Celia Cruz et Compay Segundo qui sont allés rejoindre une autre dimension...
Suis pas contente de moi… Au moment où j’écris cela, à cet instant précis, Maître Corbeau vient s’installer sur son réverbère, il boude et me tourne le dos, lui non plus n’est pas content de moi (quoi ! mais non, j’interprète pas !). Je vais lui envoyer une petite fixette spirituelle, pour voir si ça marche. Il lutte contre le vent, observe royalement les alentours. Si on se place dans une réalité quantique, nos atomes ne sont pas séparés et nous devrions pouvoir communiquer, Corbeau et moi, sans problèmes aucun. Voilà, il tourne son bec vers moi, nos petits photons se sont rejoints, l’espace d’un bref instant, nous avons fait partie de la même réalité, je l’aime, il m’aime et nous sommes heureux…

mercredi, juillet 16, 2003

Après "True Romance", je m'envoie "the Apostle", de et avec Robert Duval, Praise the Lord, he's allright! yeahhhhh!!! Alors lui dans la déjante, il fait très fort aussi. Dommage pour Alan Smithee qu'il ait pas les chaînes belges... Le filmfan de la VRT (Vlaamse Radio en Televisie), vaut son pesant d'or. Même pendant les vacances, ils passent de bons films. Dans le rôle du preacher à côté de ses pompes, Mister Duval ne fait pas dans la dentelle. Tout ça après "Urgence" (pluriel ou singulier?, enfin E.R, quoi!), je devrais arrêter de regarder la télé. Je devrais peut-être même, filer vers mon lit douillet et m'offrir quelques lignes du "Dictateur et son Hamac", après tout, Daniel Pennac, ça fait du bien, parfois...
La Malédiction « True Romance »
Si dans Pulp Fiction, il y a quelques scènes d’anthologie, que dire de True Romance ?
Suis allée voir le film deux ou trois fois en salle, puis, bien entendu, quand la cassette est sortie, je l’ai achetée, je l’ai prêtée et lorsqu’on me l’a rendue, il y a avait dedans une version enregistrée de Boyz, j’ai eu beau chercher à récupérer la précieuse bande, je ne l’ai jamais revue. Quand j’ai voulu la racheter, je ne l’ai plus trouvée, ni en K7, ni en DVD, True Romance semblait avoir fini d’intéresser les gens, mais pas moi. Souvent j’ai eu envie de revoir ce film. Il y a deux ou trois jours, le film est repassé à la Télé, évidemment je l’ai enregistré et regardé. Maintenant avec le recul, je trouve ce film encore meilleur, ce n’est qu’une suite de scènes anthologiques, dialogues mythiques, et une invraisemblable brochette d’acteurs, quelques superbes confrontations, notamment celle de Dennis Hopper avec Chris Walken, Christian Slater et Gary Oldman, le plus déjantés des proxénètes qu’il m’ait été donné de voir.
La rencontre Patricia Arquette, James Gandolfini, plus que musclée et finalement ce petit texte en voix off…

Alabama : Amid the chaos of that day, when all I could hear was the thunder of gunshots, and all I could smell was the violence in the air, I look back and am amazed that my thoughts were so clear and true, that three words went through my mind endlessly, repeating themselves like a broken record: you're so cool, you're so cool, you're so cool. And sometimes Clarence asks me what I would have done if he had died, if that bullet had been two inches more to the left. To this, I always smile, as if I'm not going to satisfy him with a response. But I always do. I tell him of how I would want to die, but that the anguish and the want of death would fade like the stars at dawn, and that things would be much as they are now. Perhaps. Except maybe I wouldn't have named our son Elvis.

Qu’on ne vienne pas me dire que True Romance est un mauvais film…

lundi, juillet 14, 2003

Rencontré Owen, un blogger que je ne connaissais pas, et la belle Piou, autour de qui la présence d’Uther flottait comme un voile dansant. En dehors des trente premières secondes, où les corps sont surpris de se découvrir dans la réalité, j’ai eu le sentiment d’avoir rencontré une amie. Une amie que je n’aurais pas vu de longue date. Quelqu’un venu d’une planète commune, mais de qui j’aurais été séparée.
Beaucoup de choses à se dire et une conversation qui voltigeait d’un sujet à l’autre, sous le soleil avec force vin blanc. Piou est arrivée, les bras chargés de cadeaux, j’espère juste que les personnes qui les ont volé auront du plaisir à lire les livres et à boire le bon vin blanc… Ma première expérience de l’autre côté du miroir est douce et me donne envie de recommencer ou de continuer. Certainement de continuer.

vendredi, juillet 11, 2003

la tempête de mon coeur s'est enfin apaisée, après moult dialogues télépathiques avec une grive, que dis-je, une splendide grive, téméraire et curieuse... J'ai porté à ma douceur de mère, le cinquième rêve et un petit dauphin kitsch, arrivé sur notre table de nuit, on ne sait comment, un signe probablement... les enfants ont un contact direct avec le ciel, c'est certain.

Demain je rencontre Piou et je me fais une joie de causer avec elle autour d'un Halve Half (vin blanc et mousseux mélangés), typiquement belge...

mercredi, juillet 09, 2003

La boucle est bouclée, il me faut toujours un temps d’adaptation avant d’accepter les choses, pour me blinder et affronter. J’ai besoin d’un temps de retrait, besoin de m’enfermer avec moi-même et de réfléchir, de trouver le silence, de regarder avec distance le flux des pensées négatives, il faut s’arrêter et trouver la force de renverser la vapeur, de la faire tourner dans le bon sens, de l’adapter à une vision qui deviendra créatrice…

Quand j’étais à côté de mon père, mon Popeye, lui dans le coma, moi dans les limbes, j’ai pensé aux livre de Sogyal Rinpoché, le livre tibétain de la vie et de la mort, je me suis demandé si la transition se déroulait bien pour lui, je n’ai lu ce livre que pour arriver à ce moment là, pensé aux lamas qui mouraient assis et en prière, écouté Rino, l’infirmier, qui me disait : “C’était un type tranquille, ton père, je le sens “. Oui, tranquille est le mot exact et Rino était un sage, un ange tombé du ciel au bon moment, un ange qui savait rendre sa dignité à un mourant, je l’ai aimé tout de suite et me suis souvenue, dans les moments de souffrance, de cette phrase sybiline : “N’oublie pas que tu as une famille et des enfants, que tu as une vie… Une famille oui, et le clan de montagnards, sans cesse autour de moi, pour me rattraper si jamais je tombais. Mes highlanders ne parlent pas, ils agissent, très vite, déploient une aura de force dont on ne les soupçonne pas, une force qui s’exprime dans le détail et l’attention de chaque instant. Je sais que tout le monde n’a pas cette chance…
Alors, ma mère, ma douceur, ma mauvaise herbe, t’as une montagne à côté de toi, maintenant!

mardi, juillet 08, 2003

La principale maladie de cette société, c’est la peur. Pour l’instant je fais beaucoup d’efforts pour ne pas me laisser envahir ou dépasser par cette maladie rampante.
L’énergie est la seule réponse, encore faut-il la trouver…

vendredi, juillet 04, 2003

Voilà ! de retour de mon petit tour, petit slalom entre les gouttes, mangé un énorme spaghetti bolo, toujours seule dans mon grand bureau, j’écoute Goldfrapp avec les pieds sur la table, puis je tombe sur ça :

Nous sommes des poussières d’étoiles roulant et dansant dans les remous et les tourbillons de l’infini. La vie est éternelle, mais les expressions de la vie sont éphémères, momentanées, transitoires.
Suis toute seule au bureau, c’est post-nucléaire, comme si c’était la fin du monde, mais que par dépit, perdue dans ce monde solitaire, j’aie décidé de travailler tout de même, attendant anxieusement que le téléphone sonne, qu’une trace de vie se révèle enfin. Tout est désert, je peux faire ce que je veux, danser sur les tables, démonter le fax pour voir comment c’est à l’intérieur… euh, fumer peut-être? Mais je peux surtout lire, surfer, manger des biscuits en mettant des miettes partout, baver, crachouiller, personne n’est là pour constater… Après la lecture d’un article sur le rapport entre le DNA et les connaissances des chamanes, je viens de découvrir ceci avec ravissement HP dans toute sa splendeur ordinaire, Howard , qui me ramène doucement vers les vampires et le fantastique, j’avais presque oublié mon amour passionnel pour ces bêtes là, trop préoccupée à essayer de trouver des lambeaux de connaissances qui viendront nourrir ce site et la Faculté Wilsonienne…

jeudi, juillet 03, 2003

Voilà fini le « Morvern Callar », encore plus vite que prévu, suis sortie de chez Caroline en clignant des yeux, comme si je m’extrayais d’un tunnel, éblouie par la lumière, il ne fait pourtant pas sombre dans ce snack…j’ai un vide, je reste sur ma faim. Maintenant j’hésite entre le John Cowper Powys ou le Burroughs, y a bien « Le Joueur », dans le fond de mon tiroir, mais suis pas sure d’avoir envie de lire du Dostoïevski là…
retrouvé un vieux de la vieille, quand je surfais pleine d'espoir et de naïveté, sur un web encore libertaire, Guillermito [>]

Rituel Playstation, pas concluant, on s’est fait un petit ballet chez le libraire, je passe devant, on fait semblant de pas se voir, je descends, il suit, il met ses lunettes, et m’ignore, ça m’exaspère, il gagne du terrain, j’aime pas ça, je replonge dans Morvern Callar:
« … les deux autres me fixent du regard et alors je soupire un bon coup puis je lance : moi vous savez, si j’écris des bouquins c’est à cause du style de vie qui va avec, voilà. Un écrivain ça reste là à fumer et à tourner en rond pour trouver l’inspiration. C’est un style de vie qui a plein d’avantages pour moi, vachement plus que de bosser dans un supermarché à se lever le matin quand ça pèle en se disant qu’y a encore trente neuf ans à tirer avant la retraite. Alors quand on écrit on peut faire cinq minutes de pause, aller voir par la fenêtre, se faire un café ou prendre une douche.
Ils se penchent tous les deux en avant en faisant oui de la tête. Je propose des cigarettes mais ils fument pas. Je m’allume une Silk Cut avec le briquet plaqué or. »

Voilà, et c’est comme ça tout le temps, complètement inconsciente la Morvern, elle me fascine, pas de questions existentielles, ce qu’elle veut, elle prend ou jette et arrange choses et événements comme elle l’entend. Je vais le terminer aujourd’hui, après y aura comme un vide qu’il faudra que je comble, je sais pas encore comment…

mercredi, juillet 02, 2003

ce soir je m'éclate chez Jimich [>]
J’ai passé l’heure de midi dans le monde de Morvern Callar, une écossaise déjantée, avec un genou phosphorescent, qui boit du Southern Comfort Limonade (comme Janis?) et qui n’a vraiment peur de rien. En fait, au plus j’avance dans le récit, au plus ça me fait penser à du Caldwell ou du Steinbeck, version scottich et contemporaine. Agréable d’être transporté ailleurs, de ne plus voir les murs gris et les immeubles d’en face, d’oublier l’autoroute et le métro en bas. Ca me met en manque de musique aussi, envie d’entendre des nouveaux trucs, d’acheter le dernier Goldfrapp, vu la chanteuse qui à l’air d’une poupée de cire. Morvern écoute The Can, This Mortal Coil, Cocteau Twins, des vieux souvenirs…
Explore NoLand [>]
Depuis trois jours, chaque fois que je me lève pour faire quelque chose, j’oublie ce que je voulais faire, faut que je revienne à mon point de départ pour me souvenir. Temps que je reprenne mes vitamines. Comme je disais hier, aujourd’hui est un autre jour. Je n’ai pas encore vu mon corbeau, mais j’ai vu Playsation, je m’étais préparée à ne pas le voir de toutes les vacances, vraisemblablement, il n’est pas étudiant. Tout à coup, à la librairie, une ombre derrière moi, quand je me retourne, il regarde en l’air, je paie mon paquet de Camel et je descends vers le quai, forcément, il me suit quelques secondes plus tard, je le regarde… Aujourd’hui, Playstation me fait un petit signe de tête et me sourit, alors je le lui renvoie, comme un miroir. Miroir est le terme exact, je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression qu’on est semblables. Depuis le début, son visage m’est familier, et quand je dis familier, je pense à ma famille (Paolo, Lorenzo…), le frère que je n’ai jamais eu. J’ai envie de lui demander si il n’a aucun message étrange à délivrer ? Je veux dire un message qui lui semblerait étrange, mais qui serait clair pour moi.
On est assis là, pendant huit longues minutes, je fantasme, je me vois lui donnant l’adresse de ce site, ce serait facile, rien à dire, juste un petit papier à pousser vers lui et il saurait tout. Puis, je me demande si il se passe la même chose dans sa tête ou si c’est juste moi qui me monte le ciboulot toute seule ? Je souris, je ne peux pas m’en empêcher, de temps en temps, je jette un regard vers lui, lui aussi mais pas en même temps, je le sens ! Le métro débouche et on avance tous les deux vers la dernière rame, il va au fond du wagon et se met à « ma » place… une minute plus tard je sors, il regarde ailleurs…Le rituel est accompli.

Entamé la lecture de « Morvern Callar », d’Alan Warner, une belle découverte, même s’il n’a pas du tout le même style, Warner me rappelle Salinger. Faudrait que j’arrête d’acheter compulsivement des bouquins à tout va. Je les entasse dans les non lus, et de temps en temps je puise comme dans un trésor, j’adore ça ! J’en ai partout, dans et sur ma table de nuit, sur la table de la salle à manger, dans le bureau, dans le tiroir de mon bureau (notamment « La religion de Ratés » de Nick Tosches, je me le réserve pour les grands jours), pas encore dans la toilette, ni dans la salle de bain, mais ça ne saurait tarder… Faudra que je m’interdise l’entrée de chez Libris pendant quelques temps, sous peine de ne plus savoir où les ranger…

mardi, juillet 01, 2003

J’imagine le cosmos ou l’inconscient collectif comme un gros magma (type matmos dans Barbarella). Une chose dans laquelle il est possible de puiser, encore faut-il trouver le moyen de le faire.
Parfois, j’y arrive, mais je ne parviens pas à reproduire l’expérience de façon volontaire. Elle se déclenche par hasard, augmentant tous les niveaux de perceptions et de conscience, en fonction d’un mot, d’une lecture spécifique, d’une phrase, d’une image ou encore d’une musique. Probablement aussi, les hormones.
Il m’arrive alors de me demander si tout cela est chimique, l’osmose de certaines cellules provoque-t-elle le bonheur? Après tout, on fabrique des endorphines, de l’adrénaline, ou de la mélatonine, rien de spirituel la dedans, juste une accélération de production. Si c’est spirituel, c’est tout aussi immatériel. Pas d’explication logique, pourtant nous sommes faits d’un tas de pensées impalpables, ce n’est pas pour ça qu’elles existent ou n'existent pas. Imaginer que la pensée produite soit purement chimique, est presque inadmissible pour moi, pourtant…
Me suis réveillée emmêlée, sachant pas quel jour on était (j’écris érait, errait), en retard. Pas envie aujourd’hui, ça fait au moins une semaine que j’ai plus vu Playstation, et le corbeau n’est pas là, je ne savais pas que les corbeaux prenaient des vacances, y a des jours comme ça. J’allume une cigarette avec un briquet kitsch, ça passe le temps…Le temps alterne aussi vite que mon humeur.

temps qui n'est rien d'autre, le tien, le mien, celui qu'on veut nôtre. Oui, il m'arrive d'insérer dans le lecteur, un vieux Charles Aznavour, j'adore "Les Comédiens".

D’ailleurs ce temps, je l’ai, pour penser, écrire, me laisser aller ou me rattraper, le temps de gondoler ou de filer droit. Aujourd’hui, il est élastique, un moment c’est vite, et l’autre s’étire comme une flaque de pétrole sur la mer, reflet de mon angoisse, y a des jours comme ça… Je viens d’identifier la boule dans l’estomac, elle grandit avec le gris du ciel, j’arrive pas à maîtriser, j’ai un sale pressentiment, une aura de danger qui plane, je la sens comme si elle était palpable, gluante, je voudrais être bien dans mon corps, mais il me renvoie à mon coeur, mal à l’aise…J’aimerais être Scarlett O’Hara et me dire : « But after all, tomorrow is another day ! ».