Il y a des moments où j’aimerais être Dieu, donner de la vie, insuffler de la joie à ceux qui en ont besoin, donner le courage de voir, de transcender, guérir les blessures du coeur et de l’esprit.
Même si je ne suis pas Dieu (“moi, je suis beaucoup mieux, je suis une femme”, c’est pas moi qui le dit c’est Brel! Bon ok! Il dit homme, mais il était miso), je suis sur cette terre pour ça, essayer de faire du bien, même si j’ai un caractère de cochon (parfois ça aide, quoiqu’on en dise!), même si je suis loin d’être parfaite, je suis là pour ça, à moi de faire avec, comme on dit ici. Donner est enivrant, au plus on donne, au plus on reçoit. Je fais une expérience depuis deux jours; à toutes les personnes que je croise, je souhaite mentalement, joie, amour, richesse, rire… Je ne fais pas le tri, c’est n’importe qui, n’importe comment, sans juger…
- Ma cervelle éclate, Homme me parle de To Many DJ’s (on est pas sur la même planète), il me dit: “ ouais, ils ont mixé “Push it” avec les Stooges (Passenger, j’adore!), et puis The Cult avec Andrea Doria, je vais voir si j’ai pas ça en MP3”, et il s’en va. C’est pour ça que je l’aime, pour sa tête qui navigue dans la stratosphère d’une autre galaxie.
Je disais, quand je serai grande, je serai coach. Je sais pourquoi Mère Theresa et soeur Emmanuelle font ce qu’elles font. C’est parce qu’elles prennent leur pied, ça pète mieux que les champignons mexicains (mangez-moi!).
Depuis deux jours, le retour est infernal. Les gens m’abordent, me sourient, me parlent, me regardent dans les yeux, comme si ils me connaissaient depuis longtemps, confiants. Il y en a qui disent bonjour (comme Crocodile Dundee à New York!), et des indifférents qui se souviendront d’une sensation étrange dans cinq minutes…
dimanche, juin 29, 2003
vendredi, juin 27, 2003
Je ne sais pas si c'est moi, mais aujourd'hui, y a de la tendresse partout, je vais finir par croire que Deepak Chopra a raison... J'ai mangé dans un resto tibétain, même si le décor était du plus haut kitsch et que la façade ne paie pas de mine, on a très bien mangé et dieu, ce que ces gens sont gentils et aimables! Ca fait du bien dans ce monde de super brutes...
Ce matin la chanson « Non, Non , rien n’a changé » des Poppies, me donne envie de retourner à mon adolescence, elle m’a rappelé mes douze ans, plein de ferveur et de passion, quand le monde semblait infiniment brillant. Je me souviens des danses psychédéliques qu’on inventait, de mes rencontres coup de foudre avec Rimbaud et Cocteau, puis plus tard avec Kerouac et Michel Lancelot, moi aussi je voulais regarder Dieu en face. Je me souviens de mes rêves de liberté absolue et de Henry Miller, de mes fantasmes sur les paradis artificiels et du dérèglement de tous les sens. Le début d’une rebéllion qui ne s’est toujours pas arrêtée. Non, rien n’a changé, trente ans plus tard, les rêves sont toujours les mêmes, seules les rencontres changent et m’enrichissent ; Wilson et Dantec, Palaniuk et tout récemment Nick Tosches, demain John Cowper Powys et la boucle est bouclée me ramenant à Miller. C’est juste qu’à 13 ou 14 ans, j’avais le sentiment d’être immortelle, seul critère qui a changé.
Bon anniversaire, à toi mon père qui n’est plus là pour te moquer de mes rêves, plus là pour rire de moi quand je pleurais parce que j’avais trois boutons sur le visage et que je me trouvais affreuse. Je sais que pour toi , j’ai toujours été la plus belle fille du monde, à tel point que tu trouvais que tous mes petits amis étaient laids, jamais assez bien pour moi.
J’ai décidé de passer cette journée à donner de la joie et de la bonne humeur à tous les gens que je croiserai, qui sait peut-être que j’aurai un petit signe de Popeye ? ? un baiser angélique, un souffle venu de l’au-delà, du cosmos…Ben quoi ! on peut rêver non ?
Bon anniversaire, à toi mon père qui n’est plus là pour te moquer de mes rêves, plus là pour rire de moi quand je pleurais parce que j’avais trois boutons sur le visage et que je me trouvais affreuse. Je sais que pour toi , j’ai toujours été la plus belle fille du monde, à tel point que tu trouvais que tous mes petits amis étaient laids, jamais assez bien pour moi.
J’ai décidé de passer cette journée à donner de la joie et de la bonne humeur à tous les gens que je croiserai, qui sait peut-être que j’aurai un petit signe de Popeye ? ? un baiser angélique, un souffle venu de l’au-delà, du cosmos…Ben quoi ! on peut rêver non ?
jeudi, juin 26, 2003
J’aime mon lit, doux et réparateur.
J’attends qu’Homme ait terminé « Villa Vortex » pour le dévorer avec avidité. Dantec est nettement moins lyrique que Nick Tosches, mais tout aussi efficace. Il faudrait que je replonge dans « Babylon Babies » pour me remettre dans l’ambiance. Le sous titre de Villa, Liber Mundi I, tout un programme ! c’est pas qu’il soit mégalo le petit Maurice, mais tout de même !
De temps en temps, au fil de la journée, un éclair de douleur me chavire, une découpe au scalpel dans le coeur, le tout additionné d’une entaille dans l’estomac. Petit, clair et sans bavure. C’est le pré-effet du 27 juin, date de la naissance de mon père. Je voudrais pouvoir décrocher mon téléphone, appeler, courir, tenir mon Popeye dans les bras. J’ai le souvenir de son corps imprimé contre le mien, quand il me serrait contre lui, qu’il y avait longtemps qu’on ne s’était pas vus. Je le sentais sourire, le soleil dans les yeux, du bonheur à fleur de peau...même si deux heures plus tard, on se disputait comme des charetiers…
J’attends qu’Homme ait terminé « Villa Vortex » pour le dévorer avec avidité. Dantec est nettement moins lyrique que Nick Tosches, mais tout aussi efficace. Il faudrait que je replonge dans « Babylon Babies » pour me remettre dans l’ambiance. Le sous titre de Villa, Liber Mundi I, tout un programme ! c’est pas qu’il soit mégalo le petit Maurice, mais tout de même !
De temps en temps, au fil de la journée, un éclair de douleur me chavire, une découpe au scalpel dans le coeur, le tout additionné d’une entaille dans l’estomac. Petit, clair et sans bavure. C’est le pré-effet du 27 juin, date de la naissance de mon père. Je voudrais pouvoir décrocher mon téléphone, appeler, courir, tenir mon Popeye dans les bras. J’ai le souvenir de son corps imprimé contre le mien, quand il me serrait contre lui, qu’il y avait longtemps qu’on ne s’était pas vus. Je le sentais sourire, le soleil dans les yeux, du bonheur à fleur de peau...même si deux heures plus tard, on se disputait comme des charetiers…
mercredi, juin 25, 2003
Réveillée à quatre heures, plus dormi, alors je surfe, sur ce site par exemple, une vraie mine pour moi, autre réalité
Selon J. Narby : " Je savais que de nombreux peuples chamaniques utilisaient d'autres images que le " serpent cosmique " pour expliquer la création de la vie, parlant notamment d'une corde, d'une liane, d'une échelle ou d'un escalier d'origine céleste, qui relie le ciel et la terre. Mircea Eliade a montré que ces différentes images formaient un thème commun, qu'il a appelé l'axis mundi, ou l'axe du monde, et qu'il a retrouvé à travers les traditions chamaniques des cinq continents. Selon Eliade, l'axis mundi permet d'accèder à l 'au-delà et au savoir chamanique, car il existe un " passage paradoxal " réservé normalement aux morts, que les chamanes réussissent à emprunter de leur vivant ; et ce passage est très souvent gardé par un serpent, ou un dragon. Le chamanisme, pour Eliade, est l'ensemble des techniques permettant de négocier ce passage, d'atteindre l'axe, d'acquérir le savoir qui lui est associé et de le ramener - la plupart du temps dans le but de guérir les gens ".
mardi, juin 24, 2003
Je n’ai plus envie de cynisme, j’en ai trop bouffé durant les années 80. Le cynisme, c’est la négation de soi-même et des autres. Je le sais pour l’avoir vécu de près, pour en avoir vu partir sur une lame suicidaire, vautrés dans un discours qui se mord la queue, condamnés à y rester, souvent satisfaits à l’idée que cynisme rimait avec intelligence, ils ont été emportés par une marée noire, pire que l’Exxon Valdez.
Moi aussi je l’ai été, plongée dans une sartro-existentialo-nausée in the wind, puis j’en ai eu marre de regarder mon nombril, d’être avec les mêmes quatre ou cinq individus bêtement méchants et désabusés, ils me ressemblaient de moins en moins. Mais bon, on se cherche quand on a dix sept ans, hein ? Maintenant je regarde ça, du haut d’une tour de condescendance apitoyée, genre : « ouais ! continuez à tourner en rond les petits, moi j’en ai fini avec ces conneries, I’m too old for this shit ! Je vous tend la main, suivez-moi, si vous voulez ».
Un jour, j’ignore pourquoi, j’ai décidé que la seule direction vers le bonheur était l’optimisme, dans tous ses états, sous toutes les coutures…que la seule possibilité de vie, c’était l’ouverture vers les autres, vers la vie, vers l’amour, vers la générosité…
Tiens ! mon corbeau est de nouveau là, il semblerait qu’il arrive chaque fois que je décide de blogger. Aujourd’hui il me fait face, je ne sais pas qui observe l’autre ? Il m’offre une petite danse, comme un chaman indien, levant et baissant la tête en rythme, il étire ses ailes très haut, puis en laisse reposer une sur le bord du réverbère (façon Martha Graham !), penche la tête sur le coté, comme un berger allemand, décidément, il a de l’humour…
Moi aussi je l’ai été, plongée dans une sartro-existentialo-nausée in the wind, puis j’en ai eu marre de regarder mon nombril, d’être avec les mêmes quatre ou cinq individus bêtement méchants et désabusés, ils me ressemblaient de moins en moins. Mais bon, on se cherche quand on a dix sept ans, hein ? Maintenant je regarde ça, du haut d’une tour de condescendance apitoyée, genre : « ouais ! continuez à tourner en rond les petits, moi j’en ai fini avec ces conneries, I’m too old for this shit ! Je vous tend la main, suivez-moi, si vous voulez ».
Un jour, j’ignore pourquoi, j’ai décidé que la seule direction vers le bonheur était l’optimisme, dans tous ses états, sous toutes les coutures…que la seule possibilité de vie, c’était l’ouverture vers les autres, vers la vie, vers l’amour, vers la générosité…
Tiens ! mon corbeau est de nouveau là, il semblerait qu’il arrive chaque fois que je décide de blogger. Aujourd’hui il me fait face, je ne sais pas qui observe l’autre ? Il m’offre une petite danse, comme un chaman indien, levant et baissant la tête en rythme, il étire ses ailes très haut, puis en laisse reposer une sur le bord du réverbère (façon Martha Graham !), penche la tête sur le coté, comme un berger allemand, décidément, il a de l’humour…
lundi, juin 23, 2003
There is a line between life and death. Edna McCauley crossed over that line and came back. Now no one she touches will ever be the same. (Resurrection)
Difficile de rester à l’intérieur, quand dehors le vent est chaud, doux et caressant… De plus, j’ai passé tout le week end à l’extérieur à me vautrer avec allégresse dans tout ce que la nature a de meilleur à offrir.
Mon corbeau est là, blotti contre sa copine, ils ont l’air de se faire des confidences, puis des calins, ils regardent dans la même direction et résistent, tant bien que mal, au vent qui soulève leurs plumes presque bleues. Dans ma tête je pense : « Bird ! make me a bird sign ! Alors il penche la tête vers la droite et ouvre une de ses ailes toute grande et continue à me regarder comme si il attendait la suite, il a l’air de dire quelque chose à sa corbine, elle se tourne vers moi aussi, le bec interogatif, ça alors !
Difficile de rester à l’intérieur, quand dehors le vent est chaud, doux et caressant… De plus, j’ai passé tout le week end à l’extérieur à me vautrer avec allégresse dans tout ce que la nature a de meilleur à offrir.
Mon corbeau est là, blotti contre sa copine, ils ont l’air de se faire des confidences, puis des calins, ils regardent dans la même direction et résistent, tant bien que mal, au vent qui soulève leurs plumes presque bleues. Dans ma tête je pense : « Bird ! make me a bird sign ! Alors il penche la tête vers la droite et ouvre une de ses ailes toute grande et continue à me regarder comme si il attendait la suite, il a l’air de dire quelque chose à sa corbine, elle se tourne vers moi aussi, le bec interogatif, ça alors !
samedi, juin 21, 2003
vendredi, juin 20, 2003
Mon corbeau lutte contre le vent, tout gonflé sur son lampadaire, dominant avec fierté une autoroute chargée. De temps en temps il tourne son regard vers moi, étonné sans doute, qu’il y ait quelqu’un à sa hauteur…
Certaines rames de métro sont pourvues de portes complètement électroniques, plus de poignées… ça ne m’arrange pas. Il y a juste une petite lumière qui s’allume au moment de les ouvrir et il faut y coller son pouce (enfin si j’ai bien compris !), mais avec moi ça marche pas, je reste invariablement enfermée en dedans ou en dehors du wagon, jusqu’à ce que quelqu’un doive monter ou descendre, ou qu’une âme charitable comprenne mon malheur. Idem, avec les portes qui s’ouvrent toutes seules, elles se referment sur moi. J’ai l’impression d’être Lara Croft, épreuve des pendules à lames acérées; respirer, évaluer, passer vite, stopper avant la suivante, respirer etc. Ca me donne le sentiment d’être totalement invisible, même les portes ne me voient pas.
Ou alors, je ne suis pas assez électrique pour les chatouiller, trop ou pas assez magnétique. Pourtant, j’ai des mains de guérisseur, les portes doivent pas aimer qu’on essaie de les guérir.
Je dors debout, voilà ce qui arrive quand on se laisse emporter par un jeu « evil » jusqu’à deux heures du mat…
Certaines rames de métro sont pourvues de portes complètement électroniques, plus de poignées… ça ne m’arrange pas. Il y a juste une petite lumière qui s’allume au moment de les ouvrir et il faut y coller son pouce (enfin si j’ai bien compris !), mais avec moi ça marche pas, je reste invariablement enfermée en dedans ou en dehors du wagon, jusqu’à ce que quelqu’un doive monter ou descendre, ou qu’une âme charitable comprenne mon malheur. Idem, avec les portes qui s’ouvrent toutes seules, elles se referment sur moi. J’ai l’impression d’être Lara Croft, épreuve des pendules à lames acérées; respirer, évaluer, passer vite, stopper avant la suivante, respirer etc. Ca me donne le sentiment d’être totalement invisible, même les portes ne me voient pas.
Ou alors, je ne suis pas assez électrique pour les chatouiller, trop ou pas assez magnétique. Pourtant, j’ai des mains de guérisseur, les portes doivent pas aimer qu’on essaie de les guérir.
Je dors debout, voilà ce qui arrive quand on se laisse emporter par un jeu « evil » jusqu’à deux heures du mat…
mercredi, juin 18, 2003
Next ! Je me sens déconnectée, j’ai trop peu de temps, trop peu de structure, pas suffisamment branchée sur mon objectif. Se débarrasser de la culpabilité, trouver le moyen de s’organiser, faut-il en venir à une vie monastique, pour réussir ce que l’on entreprend ? (j’ai toujours rêvé d’être un moine shaolin, comme Kwai Chang Caine), Je finis par le croire, se concentrer sur l’intuition et ne plus en démordre, continuer les recherches pour Faculté X, je les ai un peu perdu de vue, toujours rien de neuf sur le haarp et pas de nouvelles de Monsieur Ward, très discret en ce moment…Pendant que Homme se perd dans le PHP et bases de données MySQL, je me perds dans mon désordre, il est temps de faire une prière à Ghost Dog :
In the words of the ancients, one should make his decision within the space of seven breaths. It is a matter of being determined and having the spirit to break through to the other side.
JE RESPIRE SEPT FOIS…
In the words of the ancients, one should make his decision within the space of seven breaths. It is a matter of being determined and having the spirit to break through to the other side.
JE RESPIRE SEPT FOIS…
mardi, juin 17, 2003
Le dernier post de Geradon, et les commentaires de Darnziak me renvoient comme un boomerang vers Popeye. Vers mon père, et je m’interroge sur le fascisme et ses conséquences, pas forcément perçu de la même façon par tout un chacun.
Dans 10 jours, Il Nano aura 83 ans. Aujourd’hui il est désintégré, mais sa voix résonne et résonnera toujours dans mon esprit, dans celui de mes filles, chez les gens qui l’ont aimé. Je l’entends encore me dire, et malgré ce qu’il a vécu : « Le Duce a fait beaucoup de bien à l’Italie ». La position des italiens par rapport au fascisme, a toujours été ambigue. Embrigadé au début, prisonnier ensuite…Je ne connaissais pas les opinions politiques de mon père, il n’en a jamais parlé. Maintenant je cherche dans les livres de Primo Levi, dans des conversations avec ma mère, à retrouver l’expérience qu’il a vécue. J’ai cette photo de lui, un noir/blanc, lui dans un avion, il est en Ethiopie (l’Afrique l’a vraisemblablement fasciné), accrochées à la photo, deux médailles dont celle de la 11ème armée, puis sur le bec de l’avion, une retouche très grossière, pas d’insigne, pas d’appartenance, une grosse tache noire qui couvre probablement, une méchante croix gammée ou la croix de Malte. Une chose est certaine, Popeye a laissé dans cette guerre, les plus belles années de sa jeunesse, parti à 18, revenu à 26 ans. Les camps allemands et puis russes, la longue marche pour revenir vers l’Italie. A son retour (1,75m), il pesait 42 kilos. Tout ça pour être envoyé vers les mines de Charleroi, ces sales ritals qui venaient enlever le pain de la bouche des belges, ça vous rappelle quelque chose ?
Traité donc, comme un fasciste, puis comme un juif et enfin, comme un sale nègre, difficile de se faire une opinion, non ?
Dans 10 jours, Il Nano aura 83 ans. Aujourd’hui il est désintégré, mais sa voix résonne et résonnera toujours dans mon esprit, dans celui de mes filles, chez les gens qui l’ont aimé. Je l’entends encore me dire, et malgré ce qu’il a vécu : « Le Duce a fait beaucoup de bien à l’Italie ». La position des italiens par rapport au fascisme, a toujours été ambigue. Embrigadé au début, prisonnier ensuite…Je ne connaissais pas les opinions politiques de mon père, il n’en a jamais parlé. Maintenant je cherche dans les livres de Primo Levi, dans des conversations avec ma mère, à retrouver l’expérience qu’il a vécue. J’ai cette photo de lui, un noir/blanc, lui dans un avion, il est en Ethiopie (l’Afrique l’a vraisemblablement fasciné), accrochées à la photo, deux médailles dont celle de la 11ème armée, puis sur le bec de l’avion, une retouche très grossière, pas d’insigne, pas d’appartenance, une grosse tache noire qui couvre probablement, une méchante croix gammée ou la croix de Malte. Une chose est certaine, Popeye a laissé dans cette guerre, les plus belles années de sa jeunesse, parti à 18, revenu à 26 ans. Les camps allemands et puis russes, la longue marche pour revenir vers l’Italie. A son retour (1,75m), il pesait 42 kilos. Tout ça pour être envoyé vers les mines de Charleroi, ces sales ritals qui venaient enlever le pain de la bouche des belges, ça vous rappelle quelque chose ?
Traité donc, comme un fasciste, puis comme un juif et enfin, comme un sale nègre, difficile de se faire une opinion, non ?
dimanche, juin 15, 2003
Finalement, ce qu’il y a de bien, c’est tout ce qu’on dit sans les mots, avec les yeux, le sourire, le corps, j’aime bien ce langage là, mais il est volatile, éphémère, impossible d’écrire un regard, la sensation de plongeon, ça y est je naaaageeeee, ou bien, Bouh! Qu’il fait sombre ici. Mon estomac me cause bruyamment, pourtant j’ai encore rien mangé, je dois faire comme Homme, il ratisse les armoires en disant : je dois trouver quelque chose pour faire tchomp! Tchomp! Quand il fera chaud, j’irai m’écraser quelquepart à l’ombre du soleil, avec un livre évidemment.
samedi, juin 14, 2003
Un long cri qui vient du ventre, vibre dans l’oesophage, se prolonge dans la bouche, se répercute dans la boîte cranienne, pour s’exhaler enfin à la face de la lune. Incantation à la Dame du rêve et de l’imaginaire, j’ai une affection toute particulière pour sa face pleine, joufflue, mystérieuse. Ce matin il fait noir et l’orage menace, raclant sa gorge immense, je l’attends pendant, qu’une mouche m’agace, j’attends ses cris de rage et son énergie, mais il tarde et se fait désirer comme un amant capricieux.
Je vais retourner à mon éleveur de serpent, pas résisté à acheter “Night Train”, même si Nick Tosches raconte l’histoire d’un boxeur (Sonny Liston), qui à priori ne m’intéresse pas, quand c’est lui qui écrit, je veux bien m’y plonger, m’y rouler. D’ailleurs, comment résister à ceci? :
“Un livre fantastique sur une vie qui a commencé dans les ténèbres et n’a cessé de s’y enfoncer jusqu’à ce que la mort devienne la seule lumière possible. Nick Tosches est un écrivain extraordinaire.”
Hubert Selby Jr.
vendredi, juin 13, 2003
J’aime pas les banquiers sauf un, j’aime Ettore, quand je l’appelle, il dit (j'entends son sourire dans le téléphone), Signora, bundiuuuuuuuu!!!! formule polie, entre le buenas dias, Buon die, buona giornata. Rien que pour ça je l’attraperais par les deux oreilles et je lui collerais un patin d’enfer (pourquoi y en a pas des comme lui ici??). Le jour où Popeye est mort, enfin le lendemain, suis allée voir Ettore qui faisait semblant de rien. Qui a continué à l’italienne: “Signora , moi je suis au courant de rien”, dans ses yeux je voyais “combinazione”, avec les miens je lui disais merci, grazie de pas m’emmerder dans un moment pareil, Ettore barbichette, y a du soleil dans tes yeux….
Attention! Qu’on ne s’y trompe pas, Ettore est très sérieux, comme un banquier doit l’être, il a juste levé les mains vers le ciel, la cigarette au bec, en faisant hè!
Attention! Qu’on ne s’y trompe pas, Ettore est très sérieux, comme un banquier doit l’être, il a juste levé les mains vers le ciel, la cigarette au bec, en faisant hè!
J’ai pas encore décidé si j’aime les vendredi 13 ou pas. Jusqu’à présent, j’aime pas, mais il me reste une quinzaine d’heures pour balancer d’un côté ou de l’autre. En plus, après minuit, ce sera la pleine lune. Faut pas que je sorte aujourd’hui ! Je regarde le ciel bleu, j’ai envie de m’enfuir, de me promener, d’être sur un marché et de flâner d’une échoppe à l’autre, renifler les fruits et les légumes, acheter des lasagnes aux asperges chez l’italien, m’arrêter devant les épices, voir, toucher, sentir. Prendre trois cageots de fraises et faire une orgie (de fraises !), m’asseoir à une terrasse et siroter un petit vin blanc sec et très frais et observer les passants, essayer de savoir qui ils sont, ce qu’ils pensent, où ils vont…plonger mes yeux bien loin, dans les regards, durs, tendres, tristes ou rieurs…Etre comme Bruno Ganz dans les «Ailes du Désir », penchée vers eux à écouter leurs pensées. I’m a healer.
jeudi, juin 12, 2003
8h40 du matin et il fait déjà chaud, me sens bizarre. Dans le train, je me dirige vers les portes de sortie, je pense à « Playstation », je fonce tout droit, je vois quelqu’un assis à la lisière de mon regard, je crois que c’est monsieur Fruit, je me mets devant la porte, prête à bondir hors du train, par hasard je tourne la tête à gauche, c’est Playstation, tout sérieux, avec des petites lunettes sur le nez (aaahhhhhhhhhhh, des lunettes, c’est trop ça !). Je m’enfuis. Bien entendu, je le retrouve quelques minutes plus tard, devant les dernières portes, du dernier wagon de métro. 20 centimètres.
Aurevoir, à demain…shhhuuut.
Sais pas pourquoi, je pense à cette pub idiote pour le Shampoing truc, celle où la nana s’envoie en l’air (elle orgasmise à cause de son shampoing), dans les toilettes d’un avion. Alors là ! faudra qu’on m’explique comment elle fait pour pas mettre une goutte de flotte sur sa mini-robe noire en soie de chine, (z’avez déjà vu l’évier dans les toilettes d’un avion ? puis la place, faut être contorsionniste !), qu’on m’explique aussi, comment tous les passagers (par le truchement d’un secret micro ?), peuvent entendre ses gémissements de pétasse. Quand elle sort de la toilette, toute pimpante et le cheveux brushé au poil près, on se pose des questions. Si moi je fais ça, ce sera avec l’oeil rouge et le cheveux spagha, sans compter les taches, déchirures et autres désagréments. Le mec qui a pensé à ce scénario, a de la gélatine à la place de la cervelle.
Relire « Choke », pour les quelques passages érotiques et techniques de baise dans les wawas d’un zinc…évidemment, c’est moins propre.
Aurevoir, à demain…shhhuuut.
Sais pas pourquoi, je pense à cette pub idiote pour le Shampoing truc, celle où la nana s’envoie en l’air (elle orgasmise à cause de son shampoing), dans les toilettes d’un avion. Alors là ! faudra qu’on m’explique comment elle fait pour pas mettre une goutte de flotte sur sa mini-robe noire en soie de chine, (z’avez déjà vu l’évier dans les toilettes d’un avion ? puis la place, faut être contorsionniste !), qu’on m’explique aussi, comment tous les passagers (par le truchement d’un secret micro ?), peuvent entendre ses gémissements de pétasse. Quand elle sort de la toilette, toute pimpante et le cheveux brushé au poil près, on se pose des questions. Si moi je fais ça, ce sera avec l’oeil rouge et le cheveux spagha, sans compter les taches, déchirures et autres désagréments. Le mec qui a pensé à ce scénario, a de la gélatine à la place de la cervelle.
Relire « Choke », pour les quelques passages érotiques et techniques de baise dans les wawas d’un zinc…évidemment, c’est moins propre.
mercredi, juin 11, 2003
Il paraît que je dois être sage. Quand j’étais petite, je comprenais bien le sens de ce mot. Mais au fil du temps et des années, sa signification m’a totalement échappé. Je me dis: être quoi ? ? ça veut dire quoi? Autre hypothèse, après moult cassages de dents et prises de pelles, je suis parvenue à développer une certaine forme de sagesse, une qualité parallèle qui n’a plus rien à voir avec le mot initial.
Je me sens légère, presque comme si j’étais pas là, dans un ailleurs, dans ce blog, avec les autres bloggers, un monde parallèle sans visages ou presque, voguant à l'intérieur de moi… J’aimerais rentrer à la maison, acheter une bouteille de Prosecco sur le chemin, mettre à peine les pieds dans le bureau de Homme, lui dire ; ça te dirait d’aller rire, boire et pleurer au lit ?
Je me sens légère, presque comme si j’étais pas là, dans un ailleurs, dans ce blog, avec les autres bloggers, un monde parallèle sans visages ou presque, voguant à l'intérieur de moi… J’aimerais rentrer à la maison, acheter une bouteille de Prosecco sur le chemin, mettre à peine les pieds dans le bureau de Homme, lui dire ; ça te dirait d’aller rire, boire et pleurer au lit ?
Quand je tape www, mon ordi ajoute ça automatiquement, Piou je lutte pas contre, il a bon gout, j'insiste pas, pourtant je ne vais pas plus chez elle que chez les autres, mais j'imagine qu'il y a comme un signe.... D'ailleurs j'aimerais la passer devant mon écran, la journée, je sais aussi que j'aurais une fâcheuse tendance à perdre mon temps et à oublier la structure. Chez Piou, j'ai aussi découvert le site de Maïa pas à dire, elle arrache!!!
mardi, juin 10, 2003
Griffonné ce WE
Synchronicité again, Katherine Neville a tout mit dans son roman, L’axe de la terre, Aghartta, l’omphalos, les runes, les gitans-forgerons (j’ai passé 6 mois à la bibliothèque à faire des recherches sur eux), la constellation d’Orion, Alexandre le Grand et de mystérieux manuscrits et le Christ, j’avais juste pas pensé à mêler les nazis et Hitler a tout ça. Mon histoire doit changer son clavier d’épaule… J’écoute Gainsbourg : « Oh my lady heroïne… ».
Pour continuer dans la même veine, je me suis acheté « Le Successeur de Pierre », Jean-Michel Truong, on reste sur le même chemin…
Synchronicité again, Katherine Neville a tout mit dans son roman, L’axe de la terre, Aghartta, l’omphalos, les runes, les gitans-forgerons (j’ai passé 6 mois à la bibliothèque à faire des recherches sur eux), la constellation d’Orion, Alexandre le Grand et de mystérieux manuscrits et le Christ, j’avais juste pas pensé à mêler les nazis et Hitler a tout ça. Mon histoire doit changer son clavier d’épaule… J’écoute Gainsbourg : « Oh my lady heroïne… ».
Pour continuer dans la même veine, je me suis acheté « Le Successeur de Pierre », Jean-Michel Truong, on reste sur le même chemin…
Retour à Xanadu, arrivée de mon deuxième soi dans la réalité rugueuse à étreindre, penchant avec nostalgie, la tête par la fenêtre. J’aimerais mieux être au bord de la mer à écrire. Ma collègue a collé la photo d’Alan Rickman près de son bureau, c’est agréable à regarder, j’aime bien ce mec, excellent comédien, souvent très mal utilisé… J’ai adoré son « Winter Guest ».
Un yogi tea plus tard, je ne suis toujours pas plus réveillée, pas entendu la sonnerie ce matin, levée en catastrophe, maintenant je compense... La mise en place des rouages se traîne lamentablement. Revu Mr Playstation, j’ai cru un moment qu’il s’était coupé les cheveux, puis non, j’hallucinais déjà. Comme d’hab, tous les deux collés sur le dernier mur du dernier wagon de métro, rendez-vous tacite, je te regarde pas, tu me regardes pas, à demain !
Le week end était trop bon, j’ai du mal à m’en remettre.
Un yogi tea plus tard, je ne suis toujours pas plus réveillée, pas entendu la sonnerie ce matin, levée en catastrophe, maintenant je compense... La mise en place des rouages se traîne lamentablement. Revu Mr Playstation, j’ai cru un moment qu’il s’était coupé les cheveux, puis non, j’hallucinais déjà. Comme d’hab, tous les deux collés sur le dernier mur du dernier wagon de métro, rendez-vous tacite, je te regarde pas, tu me regardes pas, à demain !
Le week end était trop bon, j’ai du mal à m’en remettre.
lundi, juin 09, 2003
Congé, vacances, le pied! je jette (ou jète?) un très rapide coup d’oeil dans le miroir, très vite comme ça j’ai l’impression d’être bien, j’enfile une tenue d’indien pour aller me dorer dans l’ombre, le soleil en direct c’est trop pour moi, je vois plus rien quand je me mets juste en dessous, pour lire, c’est embêtant. Me suis endormie dans le bureau, réveillée dans mon lit, bizarre! Les visites chez les beaux parents, ça porte à conséquence parfois.
M’enfin, on a bu du bon St Emilion et papoté de rien toute la soirée, ça me tue… J’ai pleuré 4 ou 5 fois en regardant des photos de Popeye, pourquoi, mais pourquoi elle a sorti les photos de notre mariage, le jour de la fête des pères. Popeye pensif, Popeye riant, Popeye qui me raconte une blague, Popeye “oeil maléfique” en gros plan, pffffff!
Je vois Bogart en dessin animé qui cherche Bugs Bunny, le lapin danse le mambo, est-ce que j’hallucine?
Ce jardin est un paradis, je vous le dis, au frais sous un grand arbre protecteur, Homme a fait sa première commande divine : chmod175, moi je veux bien le croire, mais le jardin…je préfère mettre mon nez dans son cou, qu’il soit divin, j’en doute pas, Homme, pas le jardin…
M’enfin, on a bu du bon St Emilion et papoté de rien toute la soirée, ça me tue… J’ai pleuré 4 ou 5 fois en regardant des photos de Popeye, pourquoi, mais pourquoi elle a sorti les photos de notre mariage, le jour de la fête des pères. Popeye pensif, Popeye riant, Popeye qui me raconte une blague, Popeye “oeil maléfique” en gros plan, pffffff!
Je vois Bogart en dessin animé qui cherche Bugs Bunny, le lapin danse le mambo, est-ce que j’hallucine?
Ce jardin est un paradis, je vous le dis, au frais sous un grand arbre protecteur, Homme a fait sa première commande divine : chmod175, moi je veux bien le croire, mais le jardin…je préfère mettre mon nez dans son cou, qu’il soit divin, j’en doute pas, Homme, pas le jardin…
dimanche, juin 08, 2003
Je me cherche, faudrait-il que je m’imprègne d’une ambiance “Fight Club” pour écrire comme Chuck? parce que c’est bien là que je voudrais arriverrrrrrrrrRRR… r merde le r est coinçé. Là on est très près du vrai monde, même si c’est une métaphore. But then again, ce n’est pas moi, même si c’est moi un petit peu, j’avoue, j’aime ce genre de mecs, Miller, Bukowsky, Burroughs, des obsédés du cul. Question : Cela m’obsède-t-il aussi? Probablement, ni plus ni moins que tout le monde j’imagine. D’un autre côté, le sexe peut vous avoir des allures glauques, pas saines qui donne envie de déguerpir plus vite que son ombre. Puis parfois, c’est plus magique que le meilleur Disney, alors? Alors? Ça vous file un bon coup d’adrénaline dans la cervelle, ailleurs aussi faut dire, on est sur un nuage, bercés d’intimité, du corps et du goût de l’autre, se disant merde pourquoi on fait pas ça tout les quart d’heure? puis on passe à autre chose, chacun devant son clavier, autant que cette énergie là soit créatrice, non?
Journée super “on-fait-rien”, qu’à se laisser porter par la brise du rien, on lisote, j’envoie une machine (industriage linge), histoire de dire que je fais quelque chose, ça me laisse le temps de blogger, beaucoup blogger… j’avais prévu de faire des tomates farcies à la ricotta et aux herbes, je vais les faire par coeur, je crois! On fait les mauvais parents, laissant les enfants se caler devant le dégueulage de Cartoon network, paaaasss bieeeennnnn!!!.On chatouille la cervelle de l’autre, pour faire mousser l’intellect, une autre façon de faire l’amour , en somme.
Ah ben, non! les enfants sont intelligents, elles font coiffeuses à trente-six mille pinces, elles ont branché la radio sur Contact +, radio quatrième dimension, tellement qu’on se demande si elle est vraie, plus kitsch que ça , y a pas! N’empêche avec un gros petard, ça décroche l’estomac, on surfe sur des vagues musicales qu’on croyait impossibles. Mina dort, Keroz est à l’affutage de son AKA 47, Grina pense à la prochaine recette, entre alambic et athanor. Lola court. Et Homme pleure : c’est compliquéééééééé Unix! Je lui montre mes seins, il dit que ça va pas rendre les choses moins compliquées, mais que c’est agréable, je reviens devant mon écran, arf!
Homme dit : “yeeeesss! Je suis pas encore dieu mais je suis stagiaire! C’est pour ça que je l’aime, il veut devenir “root user”, il dit que c’est comme ça qu’on devient dieu. Moi, je sais pas, à mes heures je le suis aussi (dieu), puis parfois, rien qu’une petite crotte sans signification, comme quoi, tout est relatif.
Journée super “on-fait-rien”, qu’à se laisser porter par la brise du rien, on lisote, j’envoie une machine (industriage linge), histoire de dire que je fais quelque chose, ça me laisse le temps de blogger, beaucoup blogger… j’avais prévu de faire des tomates farcies à la ricotta et aux herbes, je vais les faire par coeur, je crois! On fait les mauvais parents, laissant les enfants se caler devant le dégueulage de Cartoon network, paaaasss bieeeennnnn!!!.On chatouille la cervelle de l’autre, pour faire mousser l’intellect, une autre façon de faire l’amour , en somme.
Ah ben, non! les enfants sont intelligents, elles font coiffeuses à trente-six mille pinces, elles ont branché la radio sur Contact +, radio quatrième dimension, tellement qu’on se demande si elle est vraie, plus kitsch que ça , y a pas! N’empêche avec un gros petard, ça décroche l’estomac, on surfe sur des vagues musicales qu’on croyait impossibles. Mina dort, Keroz est à l’affutage de son AKA 47, Grina pense à la prochaine recette, entre alambic et athanor. Lola court. Et Homme pleure : c’est compliquéééééééé Unix! Je lui montre mes seins, il dit que ça va pas rendre les choses moins compliquées, mais que c’est agréable, je reviens devant mon écran, arf!
Homme dit : “yeeeesss! Je suis pas encore dieu mais je suis stagiaire! C’est pour ça que je l’aime, il veut devenir “root user”, il dit que c’est comme ça qu’on devient dieu. Moi, je sais pas, à mes heures je le suis aussi (dieu), puis parfois, rien qu’une petite crotte sans signification, comme quoi, tout est relatif.
L’orage s’étale, roule et ouvre ses grandes ailes de bruit, j’aime ça, il fait tout gris, menaçant. Dommage que je ne sois pas près de ma montagne chérie, sur le Montemisma quand l’orage est là, on a le sentiment que la fin du monde approche, les éclairs sont immenses et le bruit se répercute d’une montagne à l’autre, j’aime voir la nature qui se fâche. En 1992, j’ai senti les vibrations de la terre pour la première fois. J’ai d’abord cru que c’était un camion qui passait dans la rue, puis j’ai compris. Homme s’est levé comme un pet, a attrappé notre fille de deux mois et m’a dit: “ viens, on va se cacher en dessous de la table”. J’avais peur mais c’était trop drôle, lui ai répondu: “ben quoi! c’est pas San Francisco ici!!! A ce moment là, on a vu Popeye sortir de la chambre d’à côté, il était venu nous rendre visite, lui il rigolait. Il riait, merde! pendant que nous on était morts de trouille, il nous a dit : “maaaa, c’est un petit bazarrrrrr ça! Puis il est allé pisser. Bon d’accord, il en a vu d’autre, mais tout de même!
Suis sortie samedi, longtemps que je m’étais plus mêlée à la jungle urbaine, ça fait du bien. Pourtant, en partant j’étais assez mal dans ma peau. J’ai pris le chemin du Résidence Palace pour voir une pièce de théâtre en italien, déjà c’était bon de se retrouver rien qu’avec des ritals bruyants, chaotiques, désordonnés (ça change de ces foutus allemands avec qui je travaille!), il y avait comme un parfum de pays qui réchauffait les veines, puis suis descendue en ville pour retrouver Homme, il faisait doux, carressant. Après les italiens, je retrouvais les irish, dans un café digne des meilleures légendes celtiques… L’Irlande est probablement un petit bout d’Italie qui a du se détacher de la péninsule, ils sont pareils. Il ne m’a fallu que deux tequila pour retrouver mon état d’antan, pour sentir les canines pousser dans ma bouche et les pulsations au bout de mes doigts, je regardais les filles qui regardaient Homme avec avidité, l’une d’elle ressemblait à une biche aux yeux humides? Homme comme a son habitude ne voyait pas grand chose de tout ça!
Un faux mendiant médiéval qui faisait des tours de passe-passe, rôdait autour de moi. Je l’ai interrompu dans un de ses numeros, il a rétorqué : “au donjon, sorcièèèèèère!”. J’avais presque oublié combien les gens sont différents la nuit, plus beaux, plus riches… Le mendiant a enlevé sa bure et s’est retourné vers l’affiche qui annoncait le concert de Sandro; c’est lui qui a dessiné ça? En pointant Homme du regard. J’ai dit oui. “Il est excellent!, c’est vraiment excellent. Puis il nous a regardé: “VOUS ETES excellents! On s’est regardé en souriant, puis on a continué a boire. Depuis, je suis dans la ouate, la vie est belle… L’orage est passé.
Suis sortie samedi, longtemps que je m’étais plus mêlée à la jungle urbaine, ça fait du bien. Pourtant, en partant j’étais assez mal dans ma peau. J’ai pris le chemin du Résidence Palace pour voir une pièce de théâtre en italien, déjà c’était bon de se retrouver rien qu’avec des ritals bruyants, chaotiques, désordonnés (ça change de ces foutus allemands avec qui je travaille!), il y avait comme un parfum de pays qui réchauffait les veines, puis suis descendue en ville pour retrouver Homme, il faisait doux, carressant. Après les italiens, je retrouvais les irish, dans un café digne des meilleures légendes celtiques… L’Irlande est probablement un petit bout d’Italie qui a du se détacher de la péninsule, ils sont pareils. Il ne m’a fallu que deux tequila pour retrouver mon état d’antan, pour sentir les canines pousser dans ma bouche et les pulsations au bout de mes doigts, je regardais les filles qui regardaient Homme avec avidité, l’une d’elle ressemblait à une biche aux yeux humides? Homme comme a son habitude ne voyait pas grand chose de tout ça!
Un faux mendiant médiéval qui faisait des tours de passe-passe, rôdait autour de moi. Je l’ai interrompu dans un de ses numeros, il a rétorqué : “au donjon, sorcièèèèèère!”. J’avais presque oublié combien les gens sont différents la nuit, plus beaux, plus riches… Le mendiant a enlevé sa bure et s’est retourné vers l’affiche qui annoncait le concert de Sandro; c’est lui qui a dessiné ça? En pointant Homme du regard. J’ai dit oui. “Il est excellent!, c’est vraiment excellent. Puis il nous a regardé: “VOUS ETES excellents! On s’est regardé en souriant, puis on a continué a boire. Depuis, je suis dans la ouate, la vie est belle… L’orage est passé.
vendredi, juin 06, 2003
Revu mon petit jeune, enfin petit, il a deux têtes (une et demi ?) de plus que moi, des longs cheveux blonds cendrés toujours attachés, des yeux comme Mel Gibson, une dégaine « Playstation »...Bon, je m’arrête là…Je vois à travers lui comme à travers un verre d’eau… Son ignorance ostentatoire de moi, me fait marrer, et je peux pas m’empêcher de rire quand il vient se planter à côté de moi dans le métro, parfois il s’assied juste en face de moi et me fixe bien droit dans les yeux et quand je ne le vois pas, il passe devant moi, presque en me rasant, histoire d’être certain que je l’aie bien vu ! Mina rit à l’intérieur et à l’extérieur. Je me demande si un jour, il aura le courage de me parler. Chat et souris, oui, mais si il me poursuit, c’est tout de même lui la souris. Il ne voit pas le néon, « attention danger ! », cela dit, c’est peut-être aussi la seule chose qui l’intrigue, après tout, je pourrais presque être sa mère, ça aussi, ça me fait marrer ! ! !
La colère est passée, maintenant il est temps d’agir, de chercher mon bonheur ailleurs, avec quelqu’un de plus compréhensif que mon Don Quichotte de boss. Je l’aime bien (il aurait du le comprendre !), mais faut pas pousser. Je veux bien devenir Sancho si on me témoigne un peu de considération. Là, c’est la goutte, il a dépassé les bornes de la muflerie et de l’incompréhension. J’ai mis mon collier en fulgurite, je me carre sur mes sabots et souffle par les naseaux, advienne que pourra.
Il me reste un goût de cendres dans la bouche, il passera, je le sais, tout passe, sauf la mort de ceux qu’on aime.
La colère est passée, maintenant il est temps d’agir, de chercher mon bonheur ailleurs, avec quelqu’un de plus compréhensif que mon Don Quichotte de boss. Je l’aime bien (il aurait du le comprendre !), mais faut pas pousser. Je veux bien devenir Sancho si on me témoigne un peu de considération. Là, c’est la goutte, il a dépassé les bornes de la muflerie et de l’incompréhension. J’ai mis mon collier en fulgurite, je me carre sur mes sabots et souffle par les naseaux, advienne que pourra.
Il me reste un goût de cendres dans la bouche, il passera, je le sais, tout passe, sauf la mort de ceux qu’on aime.
jeudi, juin 05, 2003
Oggi, giorno malvaggio ! Y a des jours comme ça, on se sent comme une crotte, pas moyen de décoller. Pour l’instant j’aimerais être un cheval, pour les coups de sabots, et un lion, pour le déchiquetage. Aujourd’hui, je m’en donnerais à coeur joie. Et vas-y que je t’envoie mon joli pied quelquepart. Et tchac ! prend ça connard ! ! ! Parfois je me demande si la colère est saine ? moi, elle me pourrit la vie. Je deviens enragée, plus moyen de m’arrêter de ruminer (quand je ne peux pas l’exprimer) ou de hurler, si j’ouvre les vannes…, mais quand je hurle, je suis hors du monde, comme en transe, une sale tache émotionnelle qui courcircuite le bon sens…
Une petite lumière dans le ciel d’acier, j’ai rencontré Taty Lauwers ce midi. Elle est mon égérie bouffe, ma bible culinaire du moment, elle est telle que je l’imaginais, simple, humble, positiviste, cherchant toujours à apprendre, à échanger…C’est déjà ça de pris sur la rage. Je voulais un signe, je l’ai eu. Parfois je suis naïve (souvent même), j’attends un petit signe gentil, indiquant, c’est par là ! ! j’avais un choix à faire, j’hésitais encore ce matin dans le train, maintenant j’hésite plus.
Une petite lumière dans le ciel d’acier, j’ai rencontré Taty Lauwers ce midi. Elle est mon égérie bouffe, ma bible culinaire du moment, elle est telle que je l’imaginais, simple, humble, positiviste, cherchant toujours à apprendre, à échanger…C’est déjà ça de pris sur la rage. Je voulais un signe, je l’ai eu. Parfois je suis naïve (souvent même), j’attends un petit signe gentil, indiquant, c’est par là ! ! j’avais un choix à faire, j’hésitais encore ce matin dans le train, maintenant j’hésite plus.
mercredi, juin 04, 2003
Time for blogging again, isnt’it ? J’ai successivement rencontré : un très vieux chinois avec des bâtons d’encens dans les mains, Tommy Lee Jones en garde de la sécurité et le mangeur d’oranges, il mange tout le temps un fruit et il sent le shampoing, toujours avec les cheveux légèrement humides. Il suffit en fait, de regarder autour de soi pour être étonné toutes les trois secondes. Pour être émerveillé par la bizarrerie, l’étrangeté, le décalage des gens.
La synchronicité du moment : la Tradition Primordiale, racine spirituelle de toutes les religions. Par exemple suis allée manger au Shanti (trop mangé d’ailleurs !) et j’ai vu l’annonce d’une conférencière qui, soit disant diffuse les enseignements de Thot (Hermès Trismégiste pour nous !). D’après Guénon, c’est impossible, les liens avec la tradition primordiale ayant été définitivement rompus et ce depuis l’extinction des Templiers. Le livre que je lis, Le Cercle Magique, en parle aussi, mais de façon plus simple, elle, (l’auteur dont je ne me souviens plus du nom) fait un rapport direct entre le dieu Celte Esus (oui, oui !), le dieu Pan et Jésus, bien que ce soit Joseph d’Arimathie qui raconte l’histoire du « Maître ». Je crois que nous pouvons (les occidentaux), retrouver cette tradition, à condition de l’adapter à notre époque, d’y mettre une couche « techno-chamanique ». D’ailleurs j’aimerais bien en rencontrer un ce soir, de chaman ! il a peut-être des réponses à donner, ou des questions à poser… after all, tout est interactif !
La synchronicité du moment : la Tradition Primordiale, racine spirituelle de toutes les religions. Par exemple suis allée manger au Shanti (trop mangé d’ailleurs !) et j’ai vu l’annonce d’une conférencière qui, soit disant diffuse les enseignements de Thot (Hermès Trismégiste pour nous !). D’après Guénon, c’est impossible, les liens avec la tradition primordiale ayant été définitivement rompus et ce depuis l’extinction des Templiers. Le livre que je lis, Le Cercle Magique, en parle aussi, mais de façon plus simple, elle, (l’auteur dont je ne me souviens plus du nom) fait un rapport direct entre le dieu Celte Esus (oui, oui !), le dieu Pan et Jésus, bien que ce soit Joseph d’Arimathie qui raconte l’histoire du « Maître ». Je crois que nous pouvons (les occidentaux), retrouver cette tradition, à condition de l’adapter à notre époque, d’y mettre une couche « techno-chamanique ». D’ailleurs j’aimerais bien en rencontrer un ce soir, de chaman ! il a peut-être des réponses à donner, ou des questions à poser… after all, tout est interactif !
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