samedi, mai 31, 2003

Le onzième fou arrive et il a le coeur de travers. Jusque là, on était 10, il fallait bien qu'on arrive à la onzième vibration et qu'elle soit hors du commun. J'ai appelé Popeye pour qu'il remette l'axe du coeur d'Elisa, tout droit comme un i, il fera son boulot, il l'a fait pour Lionel...
Suis paresseuse aujourd'hui, me sens comme dans les films de Darren Aronovsky, slow motion et accélération brutale, pourtant je resterais bien là, à me dorer au soleil.

vendredi, mai 30, 2003

Oui, effectivement, ca revient toujours... J'écris beaucoup dans mon petit carnet noir, une histoire que j'ai depuis longtemps au fond de la tête, un récit où l'on parlerait de lumière et d'ombres, de bonheur, de malheur, d'amour, de trahison, de haine et de sexe, la vie quoi! je mets de l'ordre partout, ça ira mieux pour démarrer, je lis, beaucoup, de tout, une bonne nourriture, me suis acheté le Pennac, un truc qui s'appelle le Cercle Magique, puis le dernier Coelho (ben oui, quoi?), il parle de sexe et il en parle bien, le vrai , l'honnête, j'y ai même trouvé quelques nouvelles idées. Je mange trois tonnes de légumes, ça change pas mal de choses, ça donne du peps, j'aurais jamais cru. Vu "The Salton See", pas terrible...envie de replonger dans des vieux Orson Welles, soif d'infos!

mardi, mai 27, 2003

Ben, j'ai beau me mettre devant un écran blanc et attendre l'inspiration, y a rien qui vient, pas envie de blogger... J'imagine que ça va revenir...

samedi, mai 24, 2003

Sentir confusément que l'on ne peut pas perdre ce que l'on a acquis. Remercier le ciel du bonheur qui est là, de la beauté présente où que l'on pose le regard. Des fleurs, une petite flamme et une musique douce, la promesse d'un bon repas et de l'amour à tous les étages. Je ne sais pas à qui je dois dire merci, j'ignore si ça va durer, mais pour l'instant j'en ai des frissons, et des larmes qui perlent sans y être invitées... J'ignore pourquoi, mais je sais, oui je le sais, dans ma peau, dans ma chair, aussi surement que l'éphèmère réalité qui m'enveloppe, je sais que mon père veille, qu'il est la cause de ce que je vis, je sais que ma mère, sans le savoir, continue l'oeuvre commencée. J'aimerais pouvoir donner la même chose à mes filles, les entourer d'une aura protectrice et de valeurs qui les rendront invincibles, imperméables à la petitesse et à la mesquinerie...
Bon, il semblerait que blogger se soit remis à fonctionner normalement. Une semaine de lenteur mortelle, tue un blog aussi surement qu'une flèche dans les mots... Vu Matrix, pas contente. Excepté quelques scènes mémorables, discussion sur le choix, et discours du grand architecte, rien de très marquant. Evidemment, il y a une surenchère d'effets spéciaux, à mon sens pas vraiment nécessaires, dommage, dommage. Attendons le troisième épisode pour savoir où veulent en venir les frères autistes. Suis en transformation radicale, une forme physique à retrouver absolument, mais ça vient. Les mesures radicales sont prises, reste à les appliquer. Il faut être fort pour survivre à l'immense NDE qui nous attend...héhé!!!

mercredi, mai 21, 2003

… La modernité a évacué la magie du monde. L’homme moderne, en dépit de sa richesse et de sa grande culture, s’est mis à souffrir d’une lacune spirituelle. La modernité s’occupe de problèmes économiques ou politiques, mais laisse en friche tous nos besoins d’essentiel. (Dariush Shayegan)

Pluie, pluie, pluie, arch ! On va bientôt se noyer… Ce soir j'irai rituellement m’enfermer dans une salle de cinéma et religieusement ingurgiter « Matrix Reloaded », en dehors des looks et effets spéciaux (à profusion si j’ai bien capté), c’est surtout la philosophie que les Washowsky veulent faire passer, qui m’intéresse. Plongeon à l’avance dans l’univers du magick chaos, cyborgs aux body piercés, torturés… Je me demande quand, l’homme et la machine deviendront intiment liés. Faudrait que j’aille faire un tour du côté des nanotechnologies, à quand les implants type « Johnny Mnemmonic » ? Faut que j’étudie les fréquences de près, les bonnes, les mauvaises et que je trouve plus d’infos sur le HAARP, si quelqu’un en sait plus, qu’il me fasse signe, un grand signe dans mon mailbox (rires).

mardi, mai 20, 2003

j'ai besoin de matière, mais la seule matière que je réussis à manier plus ou moins correctement sont les mots, jusqu'à présent...
J’ai des pensées qui partent dans tous les sens, j’arrive pas à me concentrer sur un truc bien précis. Comment trouver la structure (discipline ?) qui me manque. Moi qui ai toujours eu le mot discipline en horreur, j’en viens à le voir comme le seul moyen de me sortir du chaos. Logique ça ! La logique non plus ne me ressemble pas, même si elle me fascine, j’y suis totalement hermétique. Pour l’instant je surfote sans but, passant du site du Soir, celui de Matrix, à des hypothèses possibles sur l’avenir des blogs, pour finalement atterrir chez Monsieur F, pas mal du tout… Mais je continue à zigzaguer, plutôt que d’emprunter la ligne droite…

lundi, mai 19, 2003

Cette nuit, j’étais avec Popeye, il est venu me chercher au boulot et m’a emmenée dans un endroit dont l’entrée ressemblait à un pub Irlandais, on y accédait par un escalier en colimaçon, mais une fois arrivés en haut, il y avait des tables et des chaises à l’air libre, avec une vue sur une grande clairière. J’ai regardé à droite, une grande étendue d’eau, claire, cristalline. Du fond de l’eau est arrivé un superbe poisson argenté, avec une très grande queue, comme un voile et un long nez mobile. Puis, Popeye m’a empoigné pour danser, quand on a commencé, je me disais que j’y arriverais jamais, j’avais peur qu’il tombe et qu’il se casse les os, on est parti vers le fond de la clairière…on s’est retrouvé chez lui, dans une chambre mezzanine et on est allés se coucher, je me suis tournée pour dormir et j’ai senti la tête de Popeye contre mon dos, secouée de tremblements, je me suis rendue compte qu’il pleurait, alors je l’ai pris dans mes bras je lui ai dit : « tu me manques tellement », il a répondu, « toi aussi tu me manques ». Je me suis réveillée avec un doute affreux. Ceux qui sont morts continuent-ils à nous aimer ? est-ce possible qu’on leur manque ? Mais il n’y avait rien d’angoissant dans ce rêve, puis en analysant, j’ai trouvé ceci :

Poisson
Dans les images des peuples indo-européens, le poisson, emblème de l'eau, est symbole de fécondité et de sagesse. Caché dans les profondeurs de l'Océan, il est pénétré par la force sacré de l'abîme. Le poisson à cause de sa présence dans les profondeurs nous suggère l'existence de choses mystérieuses et inaccessibles. Elles nous attirent même si nous ne pouvons pas tout à fait les connaître. Par exemple, la véritable nature de Dieu nous échappe et nous n'en savons que ce qu'il a bien voulu nous dire dans les Écritures et la révélation chrétienne. Le poisson qui nage dans les profondeurs avec aisance et beauté nous suggère d'entrer dans une démarche de connaissance du mystère de Dieu.

Eau
Source de vie, de purification et de régénérescence du corps et de l’esprit, l’eau, jusque dans les traditions les plus anciennes, ondule sur ces trois vagues de symboles. De l’eau germinale et fécondante à l’eau baptismale ou lustrale, en passant par l’eau miraculeuse, thérapeutique, nectar d’éternité et l’eau diluviale, purifiante et régénérante, elle porte en elle la mémoire du monde et le secret des Dieux. Elle est signe de fertilité, de pureté, de sagesse, de grâce et de vertu.

Les escaliers, montées, descentes, cavalcades, trains, etc sont le symbole des rapports amoureux.
Monter ou descendre des sentiers escarpés, des échelles, des escaliers, symbolise l'acte sexuel.
Monter peut-être un symbole de croissance, de développement, de promotion sociale.
Descendre un symbole de dégénérescence, de mort, de difficultés au travail.

dimanche, mai 18, 2003

Transporter, c’est ce que je viens de regarder avec beaucoup de plaisir. Bon ok, ça fait pas dans la dentelle, mauvais scénar, mauvais réalisateur, ça vole pas haut, mais Jason Statham, c’est de la testostérone pure, quelques jolies scènes de castagne version Tekken Tag qui font baver, un mélange d’Eddy, de Hoarang et presque du Jackie Chan, un combat dans le cambui qui vaut le détour et beaucoup de casse de bagnole, du simple , carré direct, faut pas penser… Un regret : ce genre de film dans les mains d’un John Woo, j’aurai plus rien à redire, les autres sont incapables de faire des plans larges, on voit rien c’est frustrant. Rien à faire j’aime ça! Mais si vous avez l’occasion de voir un jour “Carton Rouge” (Mean Machine), ne vous privez pas, dans celui-là, Jason est au sommet, un fou qui s’appelle “The Monk”, j’aime pas le foot, mais dans ce film là j’ai aimé, c’est pour dire…

samedi, mai 17, 2003

Suis allée au Delhaize, acheté une floppée de légumes, des vitamines en bouquet, puis des tournesols et des pivoines. Quel plaisir de respirer le parfum des fleurs et puis celui des légumes, d’y mettre le visage entier et d’inspirer du bonheur simple. Dans le village où j’habite, il y a une église gothique, complètement disproportionnée par rapport à la taille du village, pour aller du magasin à chez moi, ça grimpe, et si je veux aller plus vite, je passe par les marches de l’église (une petite centaine). En fait le mont de l’Absinthe, est un ancien lieu de pélerinage, les pénitents montaient les marches à genoux… Quand je les prends (pas à genoux!), je prie, une prière très personnelle, je ne suis pas chrétienne, mais j’ai besoin de puiser-donner dans l’inconscient collectif, de demander et de remercier cette force qui me donne de la joie… Puis la moitié de sang rital doit y être pour quelque chose. Popeye était comme ça aussi, il se foutait de la tronche des prêtres et des vieilles bigottes, il comptait les veuves en me disant en riant: “elles ont surement tué leur mari!!!”, surtout depuis le jour où son père l’a gifflé sur les marches de l’église. Il avait 34 ans et rentrait en Italie pour les vacances. Depuis qu’il travaillait en Belgique, à la mine, puis en tant que soudeur, il envoyait de l’argent à ses parents régulièrement, mais son père exigeait qu’il aille à la messe tous les dimanches qu’il passait au village. Le discours du prêtre a pas plu à Popeye, il s’est mis en colère (déjà ça c’était rare!) et il a dit en sortant, j’y remettrai plus les pieds, la giffle est partie aussi vite…il n’y est plus jamais retourné, sauf dans son cercueil.

vendredi, mai 16, 2003

Dans mon train du matin (oui, le mien), il y a une grosse dame toute rose, habillée de rose, le visage rose, la peau rose, depuis quelques jours, elle lit un bouquin dont le titre est : « Ecoute ton Corps », parfois elle a carrément un vase avec des fleurs sur la tablette, il y a deux jours c’était du muguet, elle ne lève pas les yeux de son livre. Puis, depuis quelques jours, matin et soir, je vois un mec qui ressemble à Guy Pierce, je peux pas m’empêcher de regarder ses mains, histoire de voir si il n’y a pas laissé quelques inscriptions. En fait je rêverais de voir ça, mais il n’est peut-être pas conscient de cette ressemblance, surtout si il n’a pas vu « Memento ». C’est le train des liseurs, journaux et bouquins, en fait c’est le train le moins trash que j’ai pris. On tape pas la carte, personne sent mauvais et les ouvrières qui le prennent, viennent de chez Delvaux (les sacs), un train chic, en somme ! En montant le petit chemin qui me mène vers le quai, je pensais à Guénon et à la furieuse ressemblance (encore une !) entre lui et H.P. Lovecraft, ils ont le même visage long avec le menton en avant, ils sont aussi de la même époque. La seule différence c’est que Lovecraft a le regard fou et égaré, tandis que Guénon affiche un air serein et confiant. Puis mes pensées ont glissé vers la symbolique des nombres, synchronie encore, puisque les trois derniers livres que j’ai lu en parlent. La trinité, le chiffre sept, l’octave et le 10 reviennent sans cesse. Un scientifique va même chercher sa symbolique dans l’échelle d’ADN (danse, musique, tarot , yi-king), et avance qu’elle est la base de tout. A creuser, ça me fascine.

jeudi, mai 15, 2003

Un tour sauvage dans des blogs inconnus, me laisse un goût de manque, une question au bord des lèvres : « suis-je donc comme ces gens là, à tourner sans cesse autour de moi-même ? ceci dit, c’est le principe de base, mais tout de même…Non ! tous ne sont pas semblables, je voulais en découvrir de nouveaux, mais j’ai rien vu, pfiouw !
Homme dit que le blog est un phénomène de mode et qu’il disparaîtra bientôt… Peut-être a-t-il raison…Je me demande si la volonté première est de raconter sa vie, ou si l’on est mené par une simple envie d’écrire, de communiquer quelque chose d’important. Certains ont une bonne patte et devraient aller plus loin. D’un autre côté on pourrait peut-être voir le blog comme un nouveau moyen littéraire…enfin voilà…

Hier soir j’ai regardé le début de « Un Divan à NY », en attendant de voir « The Yard », finalement, je me suis endormie et j’ai rien vu, sauf Luc Honorez faisant son petit speech sur Ackerman. La seule fois que je me suis endormie dans une salle de cinéma, c’est en voyant «Les rendez-vous d’Anna », alors Ackerman hein ! Je me dis qu’il est bon qu’un type comme Poelvoorde soit arrivé sur la scène belge. Je suis totalement hermétique au cinéma de Delveau, par exemple. Je n’aime que les sauvages et les déjantés. Je crois fermement que Tarantino (ferait bien de s’y remettre) est le fils spirituel d’Orson Welles (dont je suis une fan inconditionelle)… Sont trop sexy ces mecs là…Je ne peux pas détacher l’homme de l’oeuvre, ça forme un tout, alors question sex appeal, Delveau fait pas le poids…

mercredi, mai 14, 2003

Je cite Ouahad répondant à ma question sur la manipulation: (voir les shout outs)
« si... mais à partir du moment où on le sait, je me demande si ça a encore de l’importance... à partir du moment où on le sait on peut choisir de l’accepter ou pas, et finalement d’en jouer, ce qui se révèle souvent être un avantage... »
Oui, on peut choisir d’être manipulés ou non, mais qu’en est-il de la manipulation à grande échelle, qu’en est-il de ceux qui ne s’en rendent pas compte, qui ne savent pas? ? ?
Le passage qui m’intéresse est : y-a-t-il une troisième voie ???
J’aurais tendance à penser qu’il y a une troisième force, quelque chose comme un élan évolutionniste, la force d’aller de l’avant, d’exister. Le chiffre trois en lui même est une révélation. On sort de la dualité contraignante, dualité qui est une illusion.
Le positif et le négatif ne font que s’équilibrer, mais si quelque chose doit en sortir, il faut l’intervention d’une troisième force.
Exemple, une fermeture éclair, le côté droit et gauche, ne seraient rien sans la glissière et la force qui la tire vers le haut ou vers le bas. Ton texte d’hier est révélateur ; il y a toi, elle, mais l’amour est absent, par conséquent pas de construction possible…
Tu vois ce que je veux dire ?
On pourrait utiliser la même méthode pour accéder à un état différent, il faut trouver la troisième force, celle qui nous tirera de la torpeur matérialiste… A part le savoir, la connaissance, ou encore : « être informé de », je ne vois pas comment on peut faire, à chacun de définir sa troisième voie (force), peu importe comment on l’appelle…enfin, c'est ce que je pense :-)

mardi, mai 13, 2003

Je suis au fond de la classe, près du chauffage et je regarde par la fenêtre, la lèvre légèrement soulevée par le poing qui s’enfonce dans la joue. J’entends vaguement une voix monocorde, en fond sonore, je ne veux pas qu’on me dérange, que l’on me sorte de ma rêverie, sinon je mords : « quand je serai grande, je serai célèbre, je ferai chanteuse de rock comme Patty Smith ou Siouxie, j’aurai les yeux mauves et des télés partout dans ma maison, un cinéma perso dans ma cave et j’inviterai tous mes amis. On regardera euh ? ? ? ? ? Blade Runner, Mort à Venise, Orange Mécanique, Mad Max, Eraserhaed, Rocky Horror Picture Show, et je chanterai : « there is a light… ».
Suis grande (enfin tout est relatif !), suis pas Siouxie, suis pas (encore) célèbre, mais suis plus heureuse que Patty Smith et j’ai presque mon cinéma perso…
Je suis en mysticisme absolu ce matin, j’écrirais bien des prophéties, juste pour voir si ça marche. Par exemple : bientôt nous serons totalement sous le contrôle des amerloques, ils auront la possibilité de manipuler nos cerveaux comme bon leur semble (si le Haarp sert à ça, entre autres, je vous le prouverai, mais l’appât du gain et la séduction suffisent amplement pour le moment), de faire de nous des petits robots obéissants.
Deuxième prophétie et bonne nouvelle, il y a des gens qui peuvent résister à cela, il faut les trouver et apprendre à faire comme eux, déjouer la manipulation…attention aussi au discrédit et à ceux qui vous disent : « tout cela n’existe pas, c’est de la foutaise… » Ce sont les pires.
Bon j’arrête là mes élucubrations, déjà je vous annonce pas la venue d’un nouveau messie…mais j’aimerais bien ! (héhé).

lundi, mai 12, 2003

J’attends la sortie de « Matrix Reloaded », j’attends un bon décapage de cervelle, fresh blood, nourriture et énergie. Je retombe en jeunesse, mais avec tout ce que j’ai appris en bonus. Ca me permet de savourer chaque minute, chaque seconde qui passe, d’en mesurer la portée, de savoir quelle influence aura le présent sur le futur. Je dois devenir un accumulateur d’énergie, et la délivrer quand il n’y aura plus moyen d’en amasser, fabriquer ma boule de feu. Puis, qu’elle ressemble au champignon des explosions nucléaires, version positive. Je ne veux pas de mort mais plutôt un trop plein de vie à déverser autour de moi. Ma main guérit, soulage, adoucit… Je vous assure que c’est vrai. Quand je touche, je sais.
Yes it’s bright ! ! !
La souffrance est-elle un moteur pour l’écriture, tout comme le cynisme ou la condescendance ? La souffrance est-elle une ressource pour la création ?
Je l’ai cru pendant longtemps, mais non.
La souffrance PEUT être un moteur, mais pas forcément. J’ai rarement été aussi heureuse, et l’envie d’écrire grandit, un bouton qui ne demande qu’à s’ouvrir, j’ai une histoire sur le bout du cerveau, mais s’écrira-t-elle un jour ? J’en ai douté pendant longtemps, j’en doute de moins en moins à présent. Parce qu’on est toujours son propre pire ennemi, parce qu’on s’interdit de faire, de dire certaines choses, l’auto censure est plus ravageuse que la critique extérieure…

J’expérimente le cycle, le cercle, la symbolique des chiffres, la circulature du quadrant (comme dit Guénon). Le chiffre 9 est partout dans ma vie, c'est le chemin, il sera le symbole de l’âge mur, signe de l’occultiste qui cherche. Je suis aussi en année 9, fin d’un cycle, début d’un nouveau, le commencement naît de la fin. Jamais je n’avais ressenti ça aussi fort. J’ai le sentiment que tout est là, en germe, prêt à éclore, à éclater. Je veux donner et encore donner et puis recevoir aussi. L’amour est une énergie très porteuse, plus que la haine ou la colère…

jeudi, mai 08, 2003

Ce matin j’avais une idée de post, puis je l’ai paumée, cervelle en passoire… J’ai entamé la lecture de René Guénon, mais seigneur, qu’est-ce qu’il est compliqué ! son style est distant, froid, ampoulé, au détriment de ce qu’il expose, qui, cela dit, est fort intéressant… Monsieur Ward me fait penser à Guénon, intéressant et ennuyeux. Je l’ai revu, d’après lui, et jusqu’à preuve du contraire, le HAARP n’est rien d’autre que ce que l’on prétend qu’il est (j’ai de sérieux doutes la dessus !), il avance le fait que c’est un projet militaire qui doit rester secret, que c’est ce qui le rend suspect aux yeux des citoyens que nous sommes, qu’il ne faut pas céder aux « conspiracy theory » qui planent dans l’air du temps, il faut avoir l’esprit critique et ne pas croire à la rumeur… C’est de bonne guerre, je continuerai donc à faire des recherches. Question : si ce projet est aussi peu suspect pourquoi la Commission l’a-t-elle officiellement rejeté, le jugeant dangereux pour l’environnement ?
D’après lui, parce que la Commission est totalement manipulée par les lobbyistes dont les intérêts sont purement commerciaux. Euh ? possible encore, mais pas certain.

mercredi, mai 07, 2003

Ce qui ne nous détruit pas, nous rend plus fort, c’est vrai ! et il est parfois bon aussi de se rendre compte de sa propre connerie. Cette prise de conscience amène des changements radicaux, effectivement moins de frivolité, mais aussi moins de dispersion, de temps perdu. Après une transformation radicale. Il me reste à mettre en application les décisions que j’ai prises il y a quelques temps.
Je suis « in mezzo al camin de mia vita » (Dante Alighieri), ressourcée et avec de l’énergie à canaliser correctement… Etrange aussi, comme le passé peut vous revenir au visage et vous donner un sentiment de justice rendue, mais un sentiment sans aucune rancune, juste se dire avec détachement : « il ou elle a payé son du », et même trouver que finalement la facture est élevée… Ca me conforte juste dans mes opinions et ma façon d’appréhender les choses. Dans ce passé difficile, je n’ai pas été détruite, ça m’a rendu plus forte, c’est bien de le constater, d’avoir la chance d’un retour positif, bien de savoir que le mensonge et la manipulation ne paient pas..
Ca doit être le début de la sagesse…

mardi, mai 06, 2003

J'attends l'heure de partir d'ici et trépigne d'impatience, je vais rejoindre l'amour en ville et on va au cinéma...
Je continue à être dans cet état d’éveil où tout me semble plus clair et plus intense, je suis plus présente, plus attentive, j’ai un sentiment de pouvoir sur les choses et sur moi-même, le sentiment de voir les gens, de mieux les comprendre. J’aimerais faire durer, j’essaie d’analyser exactement ce qui se passe, de décortiquer le cheminement.
L’origine de cette sensation est souvent due à un choc émotionnel, positif ou négatif, dans mon cas, c’est un coup de malheur-bonheur qui a tout déclenché.

lundi, mai 05, 2003

Il pleut, j’ai mis la veste de Popeye, bien sûr, elle est trop grande pour moi, mais je l’aime. Pendant un moment, marchant sous la pluie, j’ai eu l’impression d’être lui. Il (je) déambulait tranquillement dans les rues de son village. Tranquille, est le mot qui définit le mieux Popeye. Il l’a toujours été, jamais je ne l’ai vu s’énerver, il était toujours calme, égal. Cette sérénité n’empêchait pas la force, je me sentais protégée, je savais très bien que si je courais un danger, Popeye aurait été là, avec ses grandes mains à balayer les intrus, grondant comme un orage dans les montagnes. Il lui arrivait souvent de me tenir par le cou, lorsque nous marchions ensemble, j’adorais ça, je me sentais comme un lapin qu’on a attrapé par les oreilles et qui peut plus bouger, tout coincé mais heureux.
La jeunesse de Popeye n’a pourtant été peuplée que de violences et de douleur. La guerre, l’emprisonnement, le manque de travail à son retour, l’expatriation, les mines… Mais malgré cela, ou peut-être grâce à cela, il gardait toujours le sourire, toujours prêt à blaguer, à raconter des bêtises. Tout était sujet à plaisanteries, même la guerre. La seule chose dont il ne parlait jamais , dont il ne pouvait pas rire, c’était de son emprisonnement dans les camps allemands. Ma mère m’a dit : « Là, je crois qu’il a été torturé, humilié… ». Pourtant il n’avait ni rancœur, ni haine.
Aujourd’hui la nature est plus intense à regarder, les arbres, les fleurs se découpent de manière plus nette, plus significative. J’ai l’impression de voir les choses comme l’un des vampires d’Anne Rice, en savourant beaucoup plus ce qui m’entoure…comme si je pouvais toucher l’entièreté des choses qui m’enveloppent, d’un seul geste. J’ai pris mon café dehors accompagnée de quelques gouttes de pluie rafraîchissantes.
En fait, je suis morte dans la nuit de vendredi à samedi, la frustration, la colère, la méfiance, l’impatience ont disparu. Une nouvelle vie commence, elle est comme protégée des dieux…

vendredi, mai 02, 2003

Ce soir, je suis comme ces gargouilles hurlantes... Le coeur est mort
Ce midi, j’ai croisé la route d’un mec roux, pas mal baraqué, pas très grand. C’est pas que j’ai un faible pour les roux, mais celui-là ramassait un petit chat noir, mort, et tout ensanglanté, il pleurait tout doucement, au même rythme que le sang du chat qui coulait. Je suis restée paralysée, lui demandant, c’est le vôtre ? Il a fait oui avec la tête en s’en allant. J’avais le coeur tout fendillé, et il m’a fallu au moins deux minutes avant de reprendre mon chemin. Je le regardais s’éloigner avec l’espoir fou et enfantin qu’il y avait peut-être encore quelque chose à faire…C’est le signe de la « beresina » que je vois accourir à grands pas, un oeil de cyclone dont je n’arrive pas à m’éloigner, une catastrophe annoncée…